ça peut aussi être une matraque.
Clairement. Ou un coude. Mais c'est toujours le même problème : faut les empêcher de nuire sans leur faire de bobo, ce qui est possible dans l'imaginaire populaire et dans celui de certains magistrats, mais malheureusement pas toujours sur le terrain.
Je ne dis évidemment pas qu'il faut laisser carte blanche à tous les gros bras qui aiment cogner sur les jeunes... ça ne ferait qu'empirer les choses à terme, dans une escalade de violence. Mais quand l'éducation n'a pas fonctionné, et que les sommations n'ont rien donné, un moment donné faut juste être plus fort qu'eux le temps de rétablir le dialogue... sinon ce sont les civils autour qui morflent et ça c'est pas du tout cool.
Notons qu'ils n'ont pas peur de l'arme même après que leur compagnon de loisirs s'est pris un pruneau dans le bide.
C'est des jeunes en bande... dans le feu de l'action personne ne réfléchit. Normal.
Un jour j'ai foncé droit sur un type qui venait de foutre un coup de machette à un de mes potes. Le mec avait encore la machette, il me voyait arriver, c'était sûr que j'allais me faire ouvrir, et j'y suis allé quand même. Aucune peur, aucune émotion. Juste un boulot à faire.
Et pour le coup j'ai eu raison, j'ai pas pris de coup de machette...
On peut pas utiliser la logique habituelle, froide et intelligente, quand il est question de situations de vie ou de mort, extrêmes comme celles-ci. L'humain ne fonctionne plus exactement de la même manière, et devient complètement -- de l'extérieur en tout cas -- irrationnel et imprévisible.
Un des gros défauts de la loi sur la légitime défense et des diverses doctrines d'usage de la force pour les forces de l'ordre, c'est justement de penser qu'on puisse continuer à fonctionner normalement dans des états seconds d'extrême urgence comme ceux-ci. C'est pas le cas.
David