Salut les copains,
aujourd'hui j'ai merdé. Sans grande conséquence pour l'instant et c'est tant mieux.
Je souhaite partager ce moment avec vous.
Contexte:
Avant-hier un mec casse ma voiture en rentrant dedans de face avec la sienne, ma femme qui conduisait n'a rien, je n'étais pas là. C'est ma première voiture sympa, nous passions nos vacances avec "à la roots" et avions un attachement affectif au véhicule. Le mec en question raconte n’importe quoi, mets la pression à ma femme pour lui faire signer le constat qu'il a trafiqué. Elle est forte elle l'envoie chier. Juste un peu de tôle et de l'administratif conflictuel à venir.
Je suis totalement blasé par les évènements et malgré une excellente soirée en famille hier je reste tendu.
*Il s'écoule deux jour entre les deux événements, ils n'ont aucun lien entre eux mis à part l'explication de mon état d'esprit.*
Faits:
Nous rentrons chez nous, madame traverse la route au passage piéton une vingtaine de mètres avant moi, elle porte une belle robe qui lui va très bien.
Une voiture passe et klaxonne, je vois deux mecs dedans l'air libidineux et hilare.
Et la je pète un fusible, j'ajuste la voiture en train de passer, Mae-Geri bien propre dans la portière. Pôm! Je ponctue d'un tonitruant "Tu klaxonnes pas ma femme, c*nnard!" En même temps au ralenti dans ma tête "Mais quel con je suis!"
Je reprend mes esprits et réalise que j'ai les bras encombrés d'un pull et d'une veste. Je vois la voiture faire demi tour. J’hésite à balancer les vêtements par dessus la clôture du voisin. J'oublie que je peut juste courir et disparaître au coin de la rue. Au lieu de ça je traverse la rue tout en saisissant mon téléphone portable et mimant une prise de photos tandis qu'ils approchent. Ils se garent en vrac, sortent et approchent de moi en marchant vite, ils ont le look sweat/casquette du quartier d'à côté, ça pue. Je range le portable dans ma sacoche.
Je recule vers chez moi au coin de la rue(20m). Je vois ma femme proche de la porte de l'immeuble et lui dit de reculer, de rentrer et d’appeler les bleus.
Ils commencent à m'apostropher et en approchant mais jamais à moins de 3 mètres. Je reste face à eux et parle fort, les mains ouvertes devant moi, en reculant lentement.
-1"T'es con, pourquoi t'as fait ça? T'as défoncé ma caisse!"
-M"Fallait pas siffler ma femme."(Oui je suis con...)
Ma femme tient la porte de l'immeuble ouverte depuis l'intérieur, je lui fourgue les vêtements dans les bras et lui dit de fermer.
-1"T'as pas vu que j’essayais d'éviter un gamin?!?"(Il n'y avait pas d'enfant dans le coin.)
-M"Ah pardon, excusez moi, on va réparer la voiture alors."
-2"put**n je vais appeler les flics."
-M"Oui, s'il vous plaît, merci. On va trouver une solution"
A ce moment la je jette un œil vers ma femme et l'entrée très proche, elle tient encore la porte ouverte.
Je pivote, la pousse dans le hall et ferme la porte dans un mouvement.
Les deux mecs tournent en bas de l'immeuble un moment en klaxonnant.
J'en profite pour noter la plaque de la voiture.
Ma femme me passe une soufflante bien méritée, je ne fais pas le malin, j'ai déconné, je m'en veux.

Je suis d'habitude d'un naturel très calme et totalement "évitant", j'étais dans un mauvais jour et j'ai merdé.
Finalement je n'en mène pas large, ça aurait pu très mal se passer et rien ne garantit que nous n'aurons pas de mauvais moments dans les jours qui arrivent.