Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest en cours (2014)  (Lu 19350 fois)

04 octobre 2014 à 06:09:09
Réponse #25

justin80


le vent se lève, il faut tenter de vivre

12 octobre 2014 à 14:01:52
Réponse #26

Meow


sans commentaire...



Ben justement j'aimerai bien un commentaire qui m'explique ce que je suis censé comprendre de ce tableau ; un "sans commentaire" sous-entend une évidence qui ne l'est pas pour moi ; à part la belle faute sur le Bill(es) Gates évidement !

Attention, détecteur de poutine activé. ;)
DON'T PANIC !

12 octobre 2014 à 14:13:45
Réponse #27

DavidManise


Je pige pas non plus.

Ce que je sais c'est que le virus est moins virulent ET que c'est une mauvaise nouvelle. 

Mauvaise nouvelle parce que plus de gens seront atteints sans en mourrir, et donc que l'épidémie durera plus longtemps avec au final un nombre à peu près égal de morts directs, mais un beaucoup plus grand nombre d'effets secondaires sur le climat social et la qualité de vie des gens. 

Les épidémies dont les virus tuent vite et à 100% ne durent pas longtemps, et ça fout un bordel monstre localement pendant un court laps de temps.  Une épidémie qui tue lentement et pas tout le monde, en revanche, perturbe fortement le tissus social pendant longtemps et sur un vaste territoire.

Là concrètement, je rappelle les bases :

- faut un contact direct d'une muqueuse ou d'une plaie (porte d'entrée) avec une bonne quantité d'un fluide corporel de personne ayant des symptômes déclarés (un postillon infecte rarement la personne qui le reçoit, un jet de vomi dans l'oeil devient réellement risqué : 2/3 d'être infecté environs).
- les personnes en incubation ne sont pas contagieuses.
- l'incubation dure jusqu'à 21 jours

Ebola en France créerait une grosse psychose (concrètement c'est déjà presque le cas) mais concrètement il n'irait pas bien loin. 

La conduite à tenir est simple : protéger les muqueuses et toute plaie ouverte des fluides corporels d'un malade.  Ca se fait avec une procédure très simple qui réduit le risque à presque rien : lunettes, masque, gants, et vêtements de protection.

Après on peut imaginer des scénari catastrophiques de mutation du virus aussi.  Comme ça on flippe encore plus et les effets secondaires du virus sur la société augmentent.

C'est comme les mails qui préviennent de ne pas ouvrir un mail avec un soi-disant virus dedans.  C'est la volonté des gens de s'en protéger et d'alerter leurs proches qui constitue le vrai virus...

Flippez pas.  Comprenez la mécanique et si vous en sentez le besoin, préparez le matos.  Ca ne servira probablement à rien mais ça vous tranquilisera.  Et ça c'est déjà utile en soi ;)

Des bisous ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

12 octobre 2014 à 15:07:23
Réponse #28

Patapon


Ouaip!

Je suis d'accord avec ça. Le plus ennuyeux, chez nous, c'est ls effet sur le comportement. En plus on est pile poile dans une période où les gens vont commencer à moucher gras  :glare:

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

12 octobre 2014 à 17:47:48
Réponse #29

cosmikvratch


Ben justement j'aimerai bien un commentaire qui m'explique ce que je suis censé comprendre de ce tableau

tu comprends ce que tu veux! ;)

je l'avais surtout mis pour illustrer la faiblesse de l'OMS (peu de fonds engagés par rapports aux états, et moins de personnel sur le terrain que MSF), et le nombre ridicule de personnel envoyé par la France.

ça a pu évoluer depuis d'ailleurs...

j'ai beau être habitué, je reste quand-même pantois à chaque fois de voir que la simple perspective d'avoir quelques cas en France émeut plus que les milliers de victimes bien réelles à quelques heures d'avion (je parle des médias, pas de ce forum)...
Life's a bitch (and then you die)

12 octobre 2014 à 18:20:29
Réponse #30

Bomby




Là concrètement, je rappelle les bases :

- faut un contact direct d'une muqueuse ou d'une plaie (porte d'entrée) avec une bonne quantité d'un fluide corporel de personne ayant des symptômes déclarés (un postillon infecte rarement la personne qui le reçoit, un jet de vomi dans l'oeil devient réellement risqué : 2/3 d'être infecté environs).
- les personnes en incubation ne sont pas contagieuses.
- l'incubation dure jusqu'à 21 jours

(...)
La conduite à tenir est simple : protéger les muqueuses et toute plaie ouverte des fluides corporels d'un malade.  Ca se fait avec une procédure très simple qui réduit le risque à presque rien : lunettes, masque, gants, et vêtements de protection.

Merci.

Ce que tu rappelles correspond bien en effet aux bases, à ma connaissance, bases qui sont paradoxalement insuffisamment rappelées dans les médias (et  de façon presque inversement proportionnelle à la place réservée dans les mêmes médias à la propagation de l'émoi causé par les perspectives d'arrivée en Europe de la maladie).

La conduite à tenir est certes simple, en tout cas dans les principes, mais j'ai quand même l'impression qu'on est déjà au-delà de ce qui pratique couramment pour la plupart des maladies infectieuses. Elle demande un matériel de protection complet (combinaison complète) qui ne me semble pas aussi répandu que d'autres protections usuelles mais moins complètes. Idéalement, il faut également rapidement placer le patient en chambre à basse pression, etc...

Donc ce n'est pas forcément si simple à traiter en pratique, d'ailleurs tous les hôpitaux ne sont pas centres de référence.

Mon intention n'est clairement pas de vouloir jouer à se faire peur, bien au contraire, mais je pose ici la question qui me vient à l'esprit depuis un moment, au cas où quelqu'un aurait des réponses.

Je comprends donc les éléments suivants : la maladie n'est pas contagieuse pendant la période d'incubation; le malade n'est donc contagieux qu'une fois les symptômes déclarés, le risque de contagion semble être faible au stade de l'apparition des premiers symptômes; une fois la maladie identifiée, la conduite à tenir est relativement simple (mais le matériel ad hoc n'est pas forcément disponible partout).

Du coup, le point critique semble être celui de l'identification de la maladie lorsque elle se déclare et que les symptômes apparaissent mais je n'ai pas l'impression qu'à ce jour des informations suffisantes aient été largement diffusées à propos de ce stade critique.

Ceux-ci sont usuellement décrits ainsi :

Citer
La maladie à virus Ébola est une maladie virale aiguë se caractérisant souvent par : l’apparition brutale de fièvre, une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des maux de tête et une irritation de la gorge. Ces symptômes sont suivis de vomissements, de diarrhées, d’éruptions cutanées, d’insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes.

Source (déjà donnée plus tôt dans le fil): http://www.sante.gouv.fr/maladie-a-virus-ebola

Et, justement, quelles sont les préconisations pour faire rapidement la différence entre Ebola et un autre virus, par exemple grippal, lors de l'apparition des premiers symptômes d'Ebola (alors que ceux-ci, a priori, ne semblent pas particulièrement distinctifs) ?

Et existe-t-il, du fait de l'arrivée en Europe du risque Ebola une conduite à tenir particulière en cas d'apparition de symptômes de ce type (que j'hésite à appeler "équivoques") ?

Un tour rapide sur Google me donne par exemple cette réponse-là : http://www.atlantico.fr/decryptage/fievre-maux-tete-et-gorge-courbatures-comment-reconnaitre-symptomes-virus-ebola-francois-bricaire-1801079.html, mais je ne la trouve pas très satisfaisante ni suffisamment explicite.

Un test de diagnostic semble exister, dans quel cas est-il indiqué ? Comment y accéder ? Etc...

Merci par avance à ceux qui auraient des éclairages précis à apporter car, comme l'évoque Hurgoz un peu plus haut, juste au début de la saison "grippale", si on peut éviter des confusions regrettables, on évitera aussi de développer une pychose injustifiée...

Cordialement,

Bomby
« Modifié: 13 octobre 2014 à 09:09:45 par Bomby »

12 octobre 2014 à 20:27:39
Réponse #31

fry


Les mesures sont simples et maximalistes:

Cas suspect: tous les sujets qui manifestent une fièvre à 38° ou plus, revenant dans un délai inférieur à 21 jours des destinations suivantes: Guinée Conakry, Libéria, Sierra Léone, Nigeria, République démocratique du Congo.

A partir de là, il est impératif d'appeler le 15 pour une régulation médicale. Le médecin régulateur déterminera au gré des éléments du cas particulier, s'il s'agit d'un cas exclu, d'un cas possible ( entraînant le transport immédiat par une unité SMUR locale en tenue de protection intégrale ), ou d'un cas très symptomatique / excrétant ( cad avec diarrhées, vomissements, saignements, ceux là seront directement pris en charge par le SMUR du centre de référence même très lointain, pour éviter tout intermédiaire... sauf urgence vitale bien sûr ).

Les cas exclu ne le seront qu'après conférence à trois entre médecin régulateur du centre 15, médecin de l'INVS, et médecin infectiologue référent de l'ESR régional.

Devant tout cas possible, aucun geste de premier secours ne devra être entrepris par les premiers témoins, ils seront pratiqués par le SMUR à son arrivée en tenue complète.

Le rôle du secouriste est:

- D'identifier le cas possible.
- D'appeler le 15 pour solliciter un avis sans délai.
- Une fois le cas confirmé, isoler géographiquement le malade ( dans une pièce ou autre ), ne pas l'approcher, empêcher quiconque de l'approcher. Jusqu'à l'arrivée du SMUR.




Edit, je n'ai pas répondu à certaines questions de Bomby:


Le diagnostic de certitude ne peut être obtenu immédiatement, le prélèvement sanguin étant considéré comme hautement pathogène il doit être envoyé au centre national de référence dans un confinement et de sécurité de niveau P4 ( le plus haut existant ), ces précautions amène à plusieurs heures au moins l'obtention d'un diagnostic de certitude, en attendant le patient sera au mieux placé dans une chambre à pression négative en centre de référence régional.
« Modifié: 12 octobre 2014 à 20:42:00 par fry »

12 octobre 2014 à 20:32:44
Réponse #32

wolf


Les mesures sont simples et maximalistes:

Cas suspect: tous les sujets qui manifestent une fièvre à 38° ou plus, revenant dans un délai inférieur à 21 jours des destinations suivantes: Guinée Conakry, Libéria, Sierra Léone, Nigeria, République démocratique du Congo.

A partir de là, il est impératif d'appeler le 15 pour une régulation médicale. Le médecin régulateur déterminera au gré des éléments du cas particulier, s'il s'agit d'un cas exclu, d'un cas possible ( entraînant le transport immédiat par une unité SMUR locale en tenue de protection intégrale ), ou d'un cas très symptomatique / excrétant ( cad avec diarrhées, vomissements, saignements, ceux là seront directement pris en charge par le SMUR du centre de référence même très lointain, pour éviter tout intermédiaire... sauf urgence vitale bien sûr ).

Les cas exclu ne le seront qu'après conférence à trois entre médecin régulateur du centre 15, médecin de l'INVS, et médecin infectiologue référent de l'ESR régional.

Devant tout cas possible, aucun geste de premier secours ne devra être entrepris par les premiers témoins, ils seront pratiqués par le SMUR à son arrivée en tenue complète.

Le rôle du secouriste est:

- D'identifier le cas possible.
- D'appeler le 15 pour solliciter un avis sans délai.
- Une fois le cas confirmé, isoler géographiquement le malade ( dans une pièce ou autre ), ne pas l'approcher, empêcher quiconque de l'approcher. Jusqu'à l'arrivée du SMUR.

Tout est dit  :love:
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

12 octobre 2014 à 20:34:45
Réponse #33

AC


Même questions que Bomby... Jusqu'à hier je me satisfaisais du discours qui disait en gros "Ebola c'est une maladie de pays pauvres". Mais sur sept hôpitaux occidentaux qui traitent des patients, il y a déjà deux contaminations de personnels soignants (en Espagne et maintenant au Texas, sauf faux positif). Ça concerne vraisemblablement des gens qui connaissaient les risques et les procédures, et qui avaient du matériel de protection à volonté.

Une pensée pour les professionnels de santé et secouristes en tous genres qui sont en première ligne et qui risquent d'avoir plus de boulot que d'habitude pendant les épidémies saisonnières de grippe et de gastro...

Avec un peu de chance le virus ne résistera pas à l'hiver chez nous, vu que son environnement naturel est plutôt chaud et humide.

12 octobre 2014 à 21:20:15
Réponse #34

Bomby


Merci Fry !

(...)
Cas suspect: tous les sujets qui manifestent une fièvre à 38° ou plus, revenant dans un délai inférieur à 21 jours des destinations suivantes: Guinée Conakry, Libéria, Sierra Léone, Nigeria, République démocratique du Congo.
(...)

Si je comprends bien, à ce stade au moins, les cas suspects ne concernent que des personnes revenant des destinations à risque et les risques de contamination  secondaires "à la maison" ne sont pas suffisamment significatifs pour faire l'objet de protocoles particuliers.

Je suppose cependant que, lorsqu'un cas suspect est identifié, les protocoles en vigueur conduisent à un dépistage systématique dans l'entourage ?

Cordialement,

Bomby

12 octobre 2014 à 22:37:58
Réponse #35

fry


Tous les sujets contact direct du cas confirmé sont mis en quarantaine après entente entre ARS, centre 15 et centre de référence.
Ils ne sont eux-même pas à risque pour leur entourage puisque n'est contagieux qu'un patient symptomatique, et qu'il faut au minimum 2 jours d'incubation au virus dans les tranches observées les plus basses.

Ils sont donc menés sans précaution particulière pour l'heure, dans un centre qui sera capable de les confiner et les surveiller, cette fois avec toutes les précautions d'usage, en attendant que les symptômes ( et donc l'infectiosité ) apparaissent, ou pas.

12 octobre 2014 à 22:50:27
Réponse #36

Tekkel


Parmi les pistes sur la propagation :

- Les chercheurs évoquent celle des rites funéraires.
J'en déduis qu'il s'agirait d'être en contact plus ou moins prolongé avec un décédé du virus.

Sachant que les rites funéraires français ( et canadiens ? ) sont différents de ceux des pays concernés par la pandémie, cela donne une raison de moins de s'affoler. ;#

source : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs103/fr/

15 octobre 2014 à 19:44:29
Réponse #37

zapi


c'est un peu étonnant le peu de morts en Afrique pour une maladie si contagieuse et si mortelle, alors que tout le monde s'accorde a dire que c'est une epidemie catastrophique, j'ai l'impression que le nombre plus ou moins réel de décès est caché pour éviter des réactions vis a vis des pays où sévit la maladie.

15 octobre 2014 à 19:58:33
Réponse #38

fry


Près de 4500 morts en 8 mois j'ai du mal à qualifier ça de " peu de morts ", sachant que plus d'une dizaine de pays et d'ONG luttent avec acharnement depuis son début pour circonscrire comme ils le peuvent le développement de la maladie.

Dans les trois pays les plus concerné, les nouveaux bulletins OMS confirment une mortalité approchant les 70%, fidèle aux chiffres connus de la souche Zaïre, qui est la plus mortelle et celle concernée par cette flambée.

Les proportions bien moindres décrites par le passé sont secondaire à la grande confusion qui règne sur place, notamment la difficulté à obtenir un diagnostic de certitude pour tous du fait du manque d'infrastructure en laboratoire P4 mobiles, de nombreux cas de fièvres hémorragiques étant en fait dus à des fièvres de Marburg, Lassa, Crimée-Congo, ou fièvres de la vallée du Rift, d'autres fièvres hémorragiques endémiques dans la région et bien moins mortelles qu'Ebola bien que graves.

Je ne pense pas que quiconque cherche à minimiser le nombre de morts du côté des instances officielles, puisque ONG comme ONU tirent la sonnette d'alarme dans les médias en prévenant qu'ils sont dépassés de manière quotidienne afin d'entraîner sursauts mondiaux et dons spontanés en finances ou en logistique.

Il y a probablement sur place des cas méconnus du fait de la méfiance de la population qui cherche parfois à cacher les malades et les morts à leur gouvernement, mais les proportions connues actuellement sont certainement très proche de l'avancée de l'épidémie. 

15 octobre 2014 à 20:26:00
Réponse #39

DavidManise


Un petit lien pour le personnel hospitalier.  Utile aussi pour les pompiers, forces de l'ordre et autres si jamais vous n'avez pas été briefés.  Et pour les citoyens évidemment...

http://www.syndicat-infirmier.com/Ebola-recommandations-pour-les.html

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

15 octobre 2014 à 22:43:34
Réponse #40

Moleson


Je pense que l'on a un problème sérieux. C'est manifestement nettement plus infectieux que l'on veut bien nous le montrer. Autrement il n'y a aucune raison qu'aux US et en Espagne il ait 3 contaminations du personnel soignants. On peut ergoter pendant des siècle, pour que des personne porteurs de combi classe IV s'infecte même s'il y a eu des erreurs de manip, le pathogène doit être hautement contagieux.

Les courbes de progressions montrent un épidémie hors de tout contrôle avec une progression exponentielles typique des épidémies incontrôlées. Au début ça va lentement, mais après ça explose.

La transmission orale, est toujours niées dans les médias, sauf que plusieurs études montres qu'une transmission avec contact direct est possible. Et ça date pas de hier http://www.nature.com/srep/2012/121115/srep00811/full/srep00811.html

Il y de grande chance que le virus subisse une sélection pour un virus plus facilement transmissible (le strain le plus virulent survit). Avec chaque infection la probabilité augmente.

La gestion d'un seul malade dans notre système de santé en prenant les précautions requises. C'est 40 personnes x 4 (pour faire 24/24) et compter 90 min pour équiper et déséquiper une personne soignante. Outre le problème de nombre de personnes et de temps il faut avoir les personnes compétente. Donc en Europe on peut soigner selon nos standard un poignées d'infectés.

Finalement l'humain étant ce qu'il est et j'en fais partie, le nombre de personne qui vont vouloir soigner les personnes atteinte risque de fondre comme une peau de chagrin dès que suffisamment se seront infectées.





Bref j'ai comme un mauvais sentiments en ce qui concerne notre karma proche, entre EbolA, IS et la crise économique. Ne pas oublier qu'Ebola va avoir un prix économique assez important.

15 octobre 2014 à 23:20:43
Réponse #41

cosmikvratch


@moleson

je n'aime pas trop la tonalité catastrophisto-complotiste de ton message ("qu'on veut bien nous le montrer") :blink: Mais je t'ai peut-être mal lu! :-[
Que cette épidémie soit épouvantable est un fait, l'information a toujours été disponible, et elle n'a juste intéressé personne tant qu'elle n'a pas concerné directement nos petites miches bien protégées.


-que ça soit un problème sérieux préoccupant... sans conteste
-que ça soit hautement infectieux... ça ne me parait pas un scoop, on parle d'ebola!
-épidémie hors de contrôle en afrique... ben c'est ce que MSF dit depuis le début
-transmission par les fluides... ben la sueur c'est un fluide donc contact direct-->oui
-c'est 40 personnes pour gérer un malade, mais pas 4x40 pour en gérer 4, donc même si je suis d'accord qu'il y aura besoin de beaucoup de personnel s'il y a plus de cas on aura des économies "d'échelle"
-je ne crois habsolument pas à une épidémie de grande ampleur dans des pays "développés" ayant un système sanitaire correct et des autorités mobilisées. Ca ne veut pas dire qu'on n'aura pas quelques dizaines de cas, hein!

-pour "l'humain étant ce qu'il est", je suis moins inquiet que toi pour avoir été souvent témoin de l'incroyable dévouement dont sont capables les gens en cas de catastrophe: entraide post tremblement de terre à Haiti, vie sous les bombes en Syrie, épidémies de grande ampleur type choléra ou autre... c'est lors de l'amélioration de la situation, lors du retour à la normale que les mauvais réflexes égoïstes reprennent le dessus.

voilà désolé pour le coup de gueule, fallait que ça sorte.

tout ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas être prêt! ;)
« Modifié: 15 octobre 2014 à 23:28:11 par cosmikvratch »
Life's a bitch (and then you die)

15 octobre 2014 à 23:29:30
Réponse #42

Patapon


Yo,

Je suis assez de l'avis de Cosmikvratch (si si: ça arrive  ;# ): keep cool. Be aware.  ;)

Je rajouterai juste pour ce qui est de l'entraide en cas de pépins: soyons clair, le personnel infirmier n'exerce pas un métier, mais un sacerdoce! Des trucs graves, dangereux, etc ils connaissent, et ça ne les a jamais empêchés d'aider leur prochain.

Le seul truc qui peu les faire reculer, c'est si on leur fait prendre des risques sciemment, sans leur demander leur avis.

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

16 octobre 2014 à 09:28:26
Réponse #43

Phil67


Pour rebondir sur la remarque d'AC : les survivants sont rarement évoqués dans les médias.

Vu la gravité des symptômes, quelles sont les séquelles pour les survivants ? Combien de temps faut-il en moyenne entre la manifestation des 1ers symptômes et la rémission (hors vaccins expérimentaux) ? Quelle période de convalescence avant d'être à nouveau "opérationnel" ?
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

16 octobre 2014 à 10:21:39
Réponse #44

Moleson


@moleson

je n'aime pas trop la tonalité catastrophisto-complotiste de ton message ("qu'on veut bien nous le montrer") :blink: Mais je t'ai peut-être mal lu! :-[

Effectivement, le complot judéo-chretien-maçonnique sponsorisé par les groupes pétrolier et conduit par le Mossad c'est pas vraiment le genre de la maison. Mais l'inverse genre "Tout va très bien madame la marquise", c'est un peu l'impression que donne les médias. C'est certain que si l'on cherche on trouve, mais ce qui compte c'est ce qu'écrit le torchon de boulevard ou ce que dit le présentateur fétiche au TJ.




Citer
-que ça soit un problème sérieux préoccupant... sans conteste
-que ça soit hautement infectieux... ça ne me parait pas un scoop, on parle d'ebola!
-épidémie hors de contrôle en afrique... ben c'est ce que MSF dit depuis le début
-transmission par les fluides... ben la sueur c'est un fluide donc contact direct-->oui
Ebola on connait depuis 1976. A chaque fois l'épidémie s'est éteinte en raison du caractère très peu contagieux du filovirus. Manifestement quelque chose à changé et c'est pas la situation sanitaire en Afrique qui a toujours été catastrophique. Et ce qui a changé le plus probablement c'est la contagiosité du virus.
Alors c'est pas la grippe, heureusement, mais ça semble avoir un très bon potentiel de transmission.
Transmission par les airs, lire svp le papier publié dans Nature qui n'est pas le torchon des conspirationnistes. Il y a une différence significative entre transmission par contact direct et transmission par l'air. Dans le dernier cas les mesures de précautions doivent être nettement plus drastique.

Citer
-c'est 40 personnes pour gérer un malade, mais pas 4x40 pour en gérer 4, donc même si je suis d'accord qu'il y aura besoin de beaucoup de personnel s'il y a plus de cas on aura des économies "d'échelle"

Oui on aura une économie d'échelle, mais il ne faut pas oublier que l'on doit s'occuper de personnes extrêmement malade et là il faut du personnel si on ne veut pas juste gérer un mouroir. Et quand je dis 40 personnes, c'est le chiffre pour faire tourner une unité d'isolation type Ebola et comme ça doit tourner 24/24 7/7 il faut multiplier ce chiffre par 4 (faut dormir, prendre des vacances et des gens tombent malade).

Citer
-je ne crois habsolument pas à une épidémie de grande ampleur dans des pays "développés" ayant un système sanitaire correct et des autorités mobilisées. Ca ne veut pas dire qu'on n'aura pas quelques dizaines de cas, hein!
Si on extrapole les chiffres actuels et on prend le cas le plus catastrophique, c'est 32'000'000 de morts au bout de 2015. Effectivement pas de quoi voir la fin du monde et la plus grande partie en Afrique et dans d'autres pays avec un système sanitaire défaillant.

Ceci dit il faut voir les effets induits. D'une part économique, le SARS a couté 40 milliards. Si on commence a bloquer les voyages, que les gens prennent peur, il va y avoir un impact économique conséquent. Ensuite dans notre société du risque zéro, la prise de conscience de la possibilté de s'infecter avec une saloperie comme Ebola risque de paniquer bon nombre de personnes. Je laisse imaginer ce qui se passera en hiver lors de l'épidémie de grippe, si les gens s'imaginent avoir attrapé de l'Ebola.

Et quand je parle d'IS et de crise de l'Euro. Il se trouve que l'Europe est dans la plus grave crise économique depuis 1929 et il n'y a pas de solution a moyen terme en vue et si on ajoute a ceci des problèmes politiques et des problèmes sanitaires, ça risque de faire très mal. Les systèmes complexes comme notre société sont assez résilient, mais peuvent casser lorsque plusieurs problèmes majeurs viennent conjointement.

Citer
-pour "l'humain étant ce qu'il est", je suis moins inquiet que toi pour avoir été souvent témoin de l'incroyable dévouement dont sont capables les gens en cas de catastrophe: entraide post tremblement de terre à Haiti, vie sous les bombes en Syrie, épidémies de grande ampleur type choléra ou autre... c'est lors de l'amélioration de la situation, lors du retour à la normale que les mauvais réflexes égoïstes reprennent le dessus.
Citer
Je rajouterai juste pour ce qui est de l'entraide en cas de pépins: soyons clair, le personnel infirmier n'exerce pas un métier, mais un sacerdoce! Des trucs graves, dangereux, etc ils connaissent, et ça ne les a jamais empêchés d'aider leur prochain.

Désolé je fais partie du personnel soignant. Et NON j'ai pas signé pour une mission suicide. Et 95% de ceux que je connais vont réagir exactement de la même façon.
Déjà que le coup du sacerdoce m’énerve, c'est juste un magnifique moyen de payer les gens avec un lance pierre et de les faire travailler 75 heures par semaine.

Et NON il n'y pas de truc vraiment dangereux quand on soigne des personnes. Même un tuberculeux en phase active est moyennement dangereux. d'une part c'est assez facile de se protéger, d'autre part une bonne partie du personnel est immunisé et finalement si vraiment on s'infecte on va pas mourir.
Les problèmes infectiologique que l'on rencontre en milieux hospitalier sont les infections nosocomiale et sont dangereux pour les autres malades. Même un noro-virus qui est hautement contagieux est dangereux pour les personnes âgées et avec un système immunitaire défaillant, pas pour le soignant lambda en pleine forme.

Ou j'ai un problème est qu'il a suffit de soigner moins de cinq personnes dans des pays hautement développé et on a réussi à infecter 3 personnes du personnel soignant. On peur ergoter un siècle sur les erreurs commise, le résultat est ce qui ce passe dans la vie réelle et pas sur le papier.

Si on ne règle pas immédiatement ce problème et que la contagion du personnel soignant tombe à zéro, on va plus trouver personne.

J'aimerais connaitre le nombre de personne qui lisent ici prête à prendre le risque de mourir en retapissant les murs de la chambre avec des diarrhées sanglantes. Désolé moi pas.

16 octobre 2014 à 11:11:30
Réponse #45

DavidManise


Concrètement les soignants infectés l'ont été non pas par manque de moyens, mais bien par manque de précautions et d'information.  Donc effectivement il est important d'informer et de prendre les précautions nécessaires. 

Ceci dit quand je vois des mecs sur Facebook, des gens que je ne connais pas, qui me harcèlent en MP pour avoir mes conseils sur la défense de leur domicile en cas de pandémie, je rigole plus si sereinement. 

Gageons que le cours du nitrile va s'envoler dans  les prochaines semaines (et donc que les soignants du tiers monde qui en ont vraiment besoin auront plus de mal à s'en procurer, causant ainsi de fait la réalisation des pires craintes de tous, lol jaune) ::)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

16 octobre 2014 à 11:27:25
Réponse #46

cosmikvratch


@Moleson: merci de ta réponse, décidément on trouve des débats de qualité sur ce forum! :doubleup:

ok pour les conséquences économiques, et toujours d'accord sur la lourdeur du dispositif pour la prise en charge.

pour la transmission par "l'air" (gouttelettes), les protocoles d'isolement actuel sont en théorie suffisants. comme tu le dis, ça n'empêche pas certaines contaminations, mais qui sont a priori plus dues à des erreurs humaines, une meilleure formation et organisation devrait minimiser ce risque (sans le faire disparaître complètement, c'est clair)

Pour faire partie également du personnel soignant... il me paraît évident que personne n'a signé pour ça simplement en choisissant un métier dans le soin. Donc personne ne doit être forcé à le faire s'il ne le sent pas. A chacun de choisir le risque qu'il est prêt à accepter.

je pense pour ma part avoir une responsabilité de par ma compétence, aussi limitée soit-elle. Avoir la capacité d'aider implique une obligation: on n'a pas le droit de ne rien faire. Non pas au sens légal, mais moral. Un grand pouvoir implique... cf spiderman ::)...
Mais ça n'est que mon opinion.


Pour revenir à ce que j'ai pu observer dans des situations similaires (et évidemment différentes): au départ les plus motivés pour aider des inconnus sont ceux dont un proche a été touché (qu'il ait survécu ou pas). Ils montrent l'exemple et ça fait boule de neige.
Là où ta réaction me surprend peu, c'est que dans un premier temps les soignants sont souvent les plus réticents à s'impliquer lorsqu'il y a un danger (avec évidemment des exceptions!). Et si les soignant font défauts, alors on emploie des gens motivés sans qualifications, qui une fois formés font tant bien que mal le boulot... et font honte aux soignants qui du coup se mettent à s'impliquer.

Juste pour dire que je ne parle pas dans le vide: deux exemples:
-le traitement (chloration) des cadavres (très contagieux aussi) au début de l'épidémie de choléra à haïti: au début les infirmières haïtiennes refusaient catégoriquement de s'en occuper, et un homme dont la petite fille venait de mourir est resté 5 jours bénévolement pour s'occuper des mort (et il y en avait!) Dès le deuxième jour les infirmières participaient.
-plusieurs "postes médicaux avancés" en Syrie, montés de manière amateur sous les bombes par des non médicaux, rejoints après quelques semaines par des médecins et infirmiers syriens dont le premier réflexe avait été de fuir la zone (entre autres pour mettre leur famille à l'abri)

donc selon moi ta position -parfaitement respectable- de ne pas vouloir t'exposer, peut tout-à-fait évoluer avec les évènements.
le plus angoissant est de ne pas connaître précisément le risque auquel on s'expose. Une formation de qualité devrait déjà améliorer la dispositions d'esprit des soignants. Mais il restera toujours des incertitudes, hein, et il faudra faire avec! ;)
L'esprit humain est ainsi fait qu'il préfère prendre un gros risque connu qu'un faible risque mal connu... un bon exemple pourrait être le paradoxe d'un fumeur (risque énorme, 50% de mortalité, très bien connu) qui consacrerait énormément de temps et d'énergie à constituer ses B.O.B (risque infime d'en avoir besoin, mais très difficile à évaluer), mais c'est un exemple virtuel, hein! ::)

et je répète que pour ebola nos pays ne sont pas le vrai problème... cf la flambée au Nigeria.
Life's a bitch (and then you die)

16 octobre 2014 à 12:12:01
Réponse #47

musher


Concrètement les soignants infectés l'ont été non pas par manque de moyens, mais bien par manque de précautions et d'information. 

On voyait à la télé (avec tous les précautions sur la fiabilité des infos transmis par ce média) la formation du personnel soignant qui devait s'occuper de personnes atteintes par Ebola.
Medecins sans Frontières : 5 jours de formation
Hopitaux espagnols : 1 journée
Hopitaux français : même formation que chez MSF visiblement.

Et comme par hasard, c'est dans les hopitaux espagnols que les contaminations de personnel soignant sont les plus nombreux.
Ils montraient aussi des photos de personnels avec des combinaisons trop petites qui couvraient pas le bas du pantalon.

Citer
L'esprit humain est ainsi fait qu'il préfère prendre un gros risque connu qu'un faible risque mal connu... un bon exemple pourrait être le paradoxe d'un fumeur (risque énorme, 50% de mortalité, très bien connu) qui consacrerait énormément de temps et d'énergie à constituer ses B.O.B (risque infime d'en avoir besoin, mais très difficile à évaluer), mais c'est un exemple virtuel, hein! ::)

Pas si virtuel. J'ai une connaissance qui me fait un pataques sur Ebola et qui régulièrement en allant au boulot, double sur les lignes blanches.

16 octobre 2014 à 12:28:01
Réponse #48

AC


les survivants sont rarement évoqués dans les médias.

Je me suis fait la même remarque, c'est surprenant vu l'intérêt pour le sujet.

Témoignage d'une survivante d'une épidémie en 2012: http://www.vox.com/2014/8/12/5992083/the-story-of-an-ebola-outbreak-survivor
Après 1 mois: sortie de l'hôpital
Après 2 mois: début d'amélioration
Après 4 mois: état normal mais troubles de la mémoire jusqu'à 12 mois.

Le déroulement varie peut-être en fonction du traitement et de la souche du virus.

Je trouve ça merveilleux que le corps humain réussisse à se reconstruire après des hémorragies internes et externes massives.
« Modifié: 16 octobre 2014 à 12:48:46 par AC »

16 octobre 2014 à 14:09:37
Réponse #49

fry


Au sujet de la contagiosité:

Celle observée pour l'instant est dans les clous habituels de la maladie, à savoir un R0 estimé de 1,5 à 2 ( qui sont les taux observés par le CDC sur les anciennes épidémies en RDC ), et dont les données épidémiologique ne ressemblent en rien aux infections à transmission aériennes connues telles que varicelle ou rougeole ( cette dernière ayant un R0 de 13 à 15, le R0 étant le nombre de personnes que contamine en moyenne un individu infecté ). 

La propagation exponentielle est classique, puisque en l'absence de mesure efficaces pour juguler les cas ( on en a largement décrit les raisons dans ces pays très pauvres et peu observant avec les mesures de sécurité ), de plus en plus de gens se contaminent et contaminent eux-même de plus en plus de gens.

On a aussi déjà abordé les raisons de la résolution des précédentes épidémies. Elles étaient très localisées, souvent dans des villages de brousse, et dans des zones connaissant le virus et étant habitué à leurs prises en charge éclair et agressives. Cette épidémie a eu lieu en milieu urbain, avec un accès rapide aux grandes capitales à haute densité de population, dans des populations n'ayant jamais été confrontées à la maladie et n'y croyant pas, et dans des pays à la politique instable, minés par des années de guerre civile, méfiants envers leur gouvernement comme envers leurs soignants et les structures de santé.

C'est bien une question de contexte géographique social et démographique, et non une question de contagiosité.

Transmission et étude de "Nature":

Effectivement l'étude n'est pas issue d'un torchon conspirationniste. Mais ce sont les torchons conspirationnistes qui l'ont récupérée pour prêcher la fin du monde, les équipes médicales connaissent cette étude comme les autres, elle n'est ni secrète, ni cachée aux yeux du monde depuis 2012.

Cette étude a été menée pour rechercher la cause de propagation de souche Reston ( souche animale uniquement, jamais observée chez l'homme ) dans des zones indonésiennes reculées. Les expérimentations ont permis de mettre en évidence une probable transmission aérosolisée uniquement du porc au singe, notamment du fait d'une particularité anatomopathologique infectieuse au niveau des tissus respiratoires du porc et d'une capacité d'excrétion respiratoire spécifique à cette espèce. La même étude a montré qu'aucune transmission possiblement aérosolisée n'avait été observée de singe à singe.

Au point de vue inter-humain, aucune des études menée de très près sur toutes les précédentes épidémies Ebola n'ont donné le moindre argument pour une contamination aérosolisée, pas plus que l'actuelle.

Patients survivants et immunité:

Un patient survivant sera effectivement immunisé... à la souche qui l'a contaminé. C'est à dire la souche Zaïre, et cette souche Zaïre. La moindre mutation mineure ( qui n'aura pas d'effet réel sur la pathogénie du virus mais suffira à le rendre différent d'un point de vue reconnaissance immunitaire ), suffira à réinfecter un malade immunisé à la souche originale. Il est donc hasardeux et dangereux pour un rescapé de s'estimer immunisé à quoique ce soit, et il devra prendre les mêmes précautions que les autres, sauf en présence de souches avérées en laboratoire comme étant exactement la même que celle qu'il a contracté.

Risque de mutation:

Il est très faible, et le risque d'action modifiant la contagiosité en cours d'épidéie n'a jamais été observé dans l'histoire de la médecine. Le H5N1 lui-même a été endémique et a contaminé des milliards d'oiseaux pendant plus de 20 ans avant de donner une souche qui a posé problème à l'homme.

Contagion de personnels hospitaliers occidentaux:

A priori les retours semblent montrer des manquements aux règles de sécurité, non seulement humains mais institutionnels ( mauvais matériel, absence pure et simple de protocoles d'habillage / déshabillage avec personnel qui a du improviser, erreurs humaines ), rien n'indique une propagation autre, et de toute façon les combinaisons intégrales agissent aussi sur les aérosols s'il aérosol il y avait eu. Le risque majeur est au déshabillage, c'est là que les erreurs sont les plus fréquentes alors qu'on croît l'opération terminée.

Pour tous les personnels de santé: allez sur youtube et tapez " APHM Ebola ", le centre de réference marseillais du Pr. Brouqui a mis en ligne en film tous les protocoles d'habillage / déshabillage et de prise en charge de ce genre de patients à risque.

[EDIT par la modération : voici le lien direct : https://www.youtube.com/watch?v=zLcMgaBERSw&index=1&list=PL2SIynHPUiNRQFwmGp9DzxUKwdDjNdzMT]



En bref, gardez la tête froide et ne cédez pas au conspirationnisme gratuit. Si des blog et sites pseudo-scientifiques brandissent des études, c'est avant tout parcequ'ils ne savent pas les lire, ou les replacer dans leur contexte épidémio-pathogénique.

Peut-être que cette épidémie va poser de nombreux problèmes et que l'ONU va avoir du mal à casser la courbe comme elle espère le faire. Mais les arguments d'inquiétude avancés pour le moment ne sont valides. Et surtout, une fois de plus, je ne vois pour l'instant pas en quoi quiconque fait preuve d'occultation ou de mensonge dans les instances de santé internationales. Ce sont des instances dépassées et en grande difficulté sur le terrain, mais elles ne cachent pas grand chose pour le moment.
« Modifié: 19 octobre 2014 à 18:44:33 par Bomby »

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //