Un petit éclairage policier :
Ce genre de "différent" est effectivement souvent (mal) traité par les services de police.
J'ai en mémoire plusieurs affaires traitée par mon service, et à chaque fois, le même problème s'est posé : Qu'il y a-t-il de pénal a reprocher au parasite ? et quand je parle de pénal je parle de chose que soit la victime, soit la police peut prouver.
Faute d'infraction constatée, il est toujours difficile à un policier d'intervenir. Nous sommes appelés tous les jours, plusieurs fois par jour pour des "différents" conjugaux, la problématique est très complexe.
La doctrine appliquée dans mon service est la suivante :
Si une victime (homme ou femme) présente des coups (visible) que l'auteur (homme ou femme) est présent, il interpellé et présenté à un OPJ.
Mais l'application reste compliquée, car certain collègues ne l'on toujours pas intégré et se contente de remmener le calme et de quitter les lieux, par peur de se faire taper sur les doigts.
Par ailleurs, les OPJ de mon service qui traitent ce genre de cas me disent régulièrement la difficulté qui est la leur d'obtenir des décisions cohérentes des magistrats. En effet s'il ont quelques heures (garde à vue) pour démêler le vrai du faux d'une affaire, il leur faut ensuite expliquer l'affaire en quelques minutes à un magistrat qui n'ai pas toujours disposé à les entendre, surtout dans ce domaine très particulier. Et les décisions sont parfois surprenantes...
Le domaine conjugal est très compliqué a traiter pour les primo-intervenants mais aussi pour les OPJ. Là, il s'agit de violence physiologique. Autant dire que la patrouille qui intervient sur les lieux ne fera probablement rien car il lui est impossible d'obtenir la preuve d'une infraction commise par le parasite.
Si la victime décide de déposer plainte, je sais qu'elle va avoir du mal dès l’accueil dans le commissariat et certainement pire dans une gendarmerie. Si le dossier arrive sur le bureau d'un OPJ, cela restera compliqué.
Même quand on obtient une décision d'un magistrat celle-ci est bien souvent légère : Rappel à la loi (en gros : c'est pas bien, faut plus le faire). Quelque fois une convocation devant un magistrat ...
Bref un solution coté police dans ce genre de cas est souvent illusoire. Nous intervenons souvent trop tard, quand il y a quelque chose de beaucoup plus grave à constater. J'en suis désolé mais c'est la triste réalité.
Pour la dame, je ne vois pas trop de solution sinon la fermeté comme cela a déjà été souligné. Ce que je vais dire est terrible mais la fermeté entraînera peut-être une réaction violente du parasite qui permettra à la police d'intervenir !
