Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Besoin d'aide pour une amie qui se trimballe un parasite violent  (Lu 21006 fois)

28 janvier 2014 à 18:17:49
Réponse #25

Patapon


Pour ma part, même si je préfère la solution BTP, je crois, qu'en effet, elle aurait tout intéret, vue qu'elle est isolée, à passer par un recourt légal, et prendre conseil auprès d'une antenne juridique ou d'un avocat, de façon à voir qu'elle solutions s'ouvrent à elle.

Parce que, faire le recourt directement, sa veut dire que le gugus va recevoir l'assignation chez elle. Le risque est simple: qu'il la menace ou la tabasse pour l'obliger à retirer sa procédure.

Dans n'importe quel cas, moi je conseillerais l'achat d'un spray, pour parer à d'éventuels problème: c'est pas super cher, facile dissimuler sur soit, et non létal.

M'est avis,

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

28 janvier 2014 à 18:24:52
Réponse #26

Bomby


Bonjour,
Sur ce fil je vais volontairement me placer sur un plan strictement juridique il semblerait que la solution puisse être une procédure de «référé expulsion pour occupation sans droit ni titre». Je ne dis pas que c’est la solution idéale, ni que c’est ma préférée. Ce peut être la solution de quelqu’un qui ne dispose que de cette voie de recours. Pas d’aide à attendre, etc…


Désolé, mais ça me semble totalement irréaliste. Ou surréaliste, selon le point de vue. Mais assurément pas réalisable en pratique.

En pratique, ceci supposerait que l'huissier vienne remette l'assignation, forcément un certain nombre de jours avant l'audience, au parasite chez la parasitée.

Ensuite, s'écoule environ une semaine avant l'audience, éventuellement deux ou trois si celle-ci est renvoyée (très classique), puis on attend la décision (en espérant qu'elle soit favorable, pas gagnée dans un cas semblable compte tenu du caractères surréaliste de la situation), puis la copie exécutoire de la décision, puis on doit adresser celle-ci à un huissier. Qui vient donc la signifier au parasite, toujours au domicile de la parasitée, dans le meilleur des cas probablement une bonne dizaine de jours après l'assignation initiale...

Et ce n'est pas encore, loin de là, une expulsion, ce n'est qu'une signification de la décision. Il faudra ensuite une procédure d'expulsion, avec éventuellement si nécessaire recours à la force publique. Avant d'obtenir le recours de la force publique pour une expulsion de ce genre, autant le dire tout net, il risque de falloir attendre un certain temps.

Bref, on n'est au final pas plus avancé.

Mais surtout, comment fait-on pendant tout ce temps ? Et peut-on vraiment imaginer que le parasite ne saura pas profiter de ce délai pour faire pression sur la parasitée et, moyennant moult promesses qui ne seront pas tenues et/ou moult alternance de menaces et de séduction, la faire renoncer à la procédure à l'un quelconque de ces stades ?

Imagine-t-on la cohabitation qui va perdurer pendant la procédure (problème au passage très similaire à celui que peuvent connaître des couples en procédure de divorce ou de séparation, sauf que là, la parasitée est chez elle et que le parasite ne voudra pas bouger ) ?

En pratique, ce type d'initiative me semble totalement inapproprié à une telle situation.

Accessoirement, ce n'est pas gratuit, il y a au minimum des frais d'huissier et de greffe à avancer et dont la récupération finale est en pratique plus qu'aléatoire (et bonne chance à celui qui voudrait tenter ça tout seul sans avocat...).

Ce type de problème, pratique, avec une très forte incidence psychologique se règle à mon avis en pratique, en tenant fortement compte des aspects psychologiques.

Pas de façon juridique, sauf éventuellement dans les pires hypothèses qui relèveraient alors plutôt du droit pénal que du droit civil.

Cordialement,

Bomby



28 janvier 2014 à 18:27:31
Réponse #27

Bomby


Est ce que cette procédure n'est pas prévue pour une personne qui occupe illégalement un logement vide ?
Typiquement un proprio qui veut virer des squatters.

Est-elle utilisable pour une personne qui habite chez le propriétaire sans intrusion ?

Car dans le 1er cas que j'ai cité, on nous a répondu que le parasite n'avait pas fait usage de la force pour rentrer chez le propriétaire et que donc il n'y avait pas d'action en justice possible.
Pour la personne sous curatelle, on a réussi car elle n'était pas considéré comme adulte majeur et donc c'est le curateur qui a demandé l'action de la justice pour protéger une personne fragile.

Dans l'ordre de tes questions : oui à la première et non à la deuxième.

Les cas que tu évoques me semblent tout à fait typiques des réponses qui seraient ou non apportées par la justice un peu partout en France face à ce genre de situation.

Cordialement,

Bomby

28 janvier 2014 à 18:34:15
Réponse #28

Djeep


BJR Pourquoi ne pas donner la ville ou la région ? Cela peut permettre à plusieurs membres du forum d'aller passer une soirée chez la victime pour lui tenir compagnie et éventuellement faire comprendre gentiment au parasite que sa présence n'est plus ni souhaitée ni souhaitable ? HN
Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

28 janvier 2014 à 18:46:29
Réponse #29

DavidManise


Parce que j'ai donné ma parole de ne rien dire du tout, et qu'elle a peur.

A ce sujet, je remercie tous les potos tu forum qui m'ont fait des MP pour proposer leurs services...  C'est vraiment super à vous.

Merci à tous :love:

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

28 janvier 2014 à 18:49:33
Réponse #30

Calypso


Même chose que Bomby, cette procédure n'est à mon sens pas du tout adaptée pour ce genre de problèmes. Cette procédure a été mise en place par exemple lorsque des personnes rentraient chez elles après des vacances et trouvaient des squatteurs dans leur logement, ici on n'est pas dans ce genre de cas de figure... d'autant que la personne a elle même permis l'accès à son logement, et par la suite comme dit Bomby, une procédure expulsion c'est long et complexe...

Pour le reste je ne sais trop que conseiller, hormis, pour avoir touché du doigt l'importance du "psychologique" dans ce genre de situations : Ne surtout pas laisser place au "retour en arrière". C'est très important car elle n'en sera que plus faible s'il revient et qu'elle lui ouvre la porte, qu'elle paiera surement pour avoir voulu le mettre dehors, et qu'un pervers de ce genre se pose souvent en victime et te fais culpabiliser, te faisant passer pour un monstre. On assiste à une magnifique inversion des rôles. Elle ne doit surtout pas culpabiliser. Si tu es dans un moment de faiblesse, tu te fais piéger, tu t'en veux, regrette, en vient même à t'excuser d'avoir fait "ça" et c'est une descente aux enfers.
Prendre de la hauteur, du recul et ne pas avoir la tête/le même environnement pendant quelques temps, pour retrouver des forces et se ressourcer...
Si elle le peut financièrement : billet d'avion (voyage organisé si elle ne se sent pas assez forte pour partir seule etc...). Si elle ne le peut pas, aller dans sa famille, bref tout sauf rester seule chez elle. Faire de nouvelles rencontres et changer d'environnement même que ponctuellement c'est vraiment essentiel. Que le "STOP" ne soit pas un "STOP" ponctuel, mais une vraie rupture, avec un avant et un après. Ainsi elle évite de vivre également les éventuels assauts répétés.
Et reprendre, peu à peu, les rênes de sa vie.
"Vers l'infiniii et au delààà"
"And when the day does come when you and I depart, you'll be the one whose leaving 'cause you'll never leave my heart."

FREEEDOOOM !!!

28 janvier 2014 à 18:55:56
Réponse #31

Tekkel


Précision initiale, ce qui suit est un témoignage. Ce n'est ni un exemple, ni un mode d'emploi, juste un récit de vécu avec ses bons et mauvais choix ( et ce que l'on peut en apprendre )


Effectivement, c'est délicat.

Les techniques du Profil Pervers Narcissique (PPN) sont multiples et bien rôdées.
Il y a l'intimidation bien sûr, mais aussi la culpabilisation, l'affectif...
Le PPN en danger va user de tous les stratagèmes possibles.

Dans cette situation spécifique, ils sont principalement basés sur la déstabilisation à court terme :
- la dénaturation des événements ( ça ne s'est pas passé comme ça, tu es folle )
- la démonstration de force ( tu vois je suis violent mais je t'épargne )
- l'affect ( je t'aime mais tu me fais du mal, c'est toi seule qui fous la m*rde )

Un petit clip de prévention qui montre bien les mécanismes, c'est long mais c'est un cas d'école :
 http://www.youtube.com/watch?v=wokOgLqdtf4

Comment je me suis dépêtrée de mon PPN  ( rappel : retour d'expérience qui n'engage que moi...)
Je précise que j'ai un enfant avec lui et que cela change la donne :

- Pour rebondir il faut toucher le fond. Il m'a fallu 7 ans, certaines sont plus réactives heureusement. Pour ma part on n'est pas passé loin de l'irrémédiable. Et je suis passée par la case "consultation chez un psy" : Un professionnel impartial et extérieur peut aider à démeler les affects et la réalité des choses.

- Se préparer mentalement : Le PPN va taper là où ça fait mal.Il l'a toujours fait.
Tu doutes de toi ? Tu as peur de la solitude ? Tu as le complexe du sauveur ? Tu as peur de sa violence ? Il va te prendre l'enfant et tu ne le reverras plus ?
Le PPN aux abois fait mouche, il va taper bas et efficace pour tenter de reprendre le contrôle.

- Devenir une savonnette : Le PPN s'accroche parce qu'il a de la prise ( de l'emprise pour être exacte )
Pour s'en débarrasser, il faut que les frappes du PPN glissent sans toucher.

- Préparer l'extraction du PPN : Plus il est installé, plus c'est compliqué.
Mais on a aussi de quoi travailler : Son PPN, on le connait, on le connait bien même.
Etre réaliste : L'extraction ne va pas être facile, ça ne va pas bien se passer, faut pas rêver. On va s'en prendre plein les ratiches, ça va être tendu. Il faut se préparer à cela.

Il faut aussi se préparer à utiliser les conjectures pour le foutre dehors.
Ensuite, les conjectures, on va les provoquer.

- Quand on est prête, taper là où ça fait mal.
Dans mon cas à moi, ça a été l'image de confiance qu'il avait de moi. Il me connaissait honnête, fidèle, droite comme la justice, sincère et incapable de lui mentir ( ce qui est vrai, je ne sais pas mentir et il l'a beaucoup utilisé contre moi.)
J'ai appris de lui la sournoiserie, la cruauté et le mensonge. J'ai bien appris.
Je lui ai donc fait très mal à son égo de mari, si mal qu'il a décidé ce soir là de ne pas rentrer.

C'était ce que je voulais : Qu'il ne rentre pas.

J'avais déjà chez moi un jeu de barillets.
1. J'ai changé les barillets.

2. J'ai regroupé ses affaires dans des sacs poubelle

3. Je suis sortie et j'ai déposé les sac chez un de ses potes ( proche de chez moi ), devant sa porte. Ensuite, une fois rentrée et enfermée, j'ai appelé le pote et lui ai indiqué le contenu des sacs.

Erreur : Je pensais faire preuve d'humanité en ne déposant pas ses affaires dehors comme ça.
J'ai oublié que mon PPN préfère perdre toutes ses affaires plutôt que la face devant un pote. Ce geste a déclenché sa colère et sa vengeance.

4. le téléphone : Le PPN est le roi de l'échange verbal, il maîtrise extrêmement bien ce terrain. Il sait retourner les arguments à son compte comme personne.
Donc j'ai limité les échanges aux discussions purement techniques comme les meubles.
Dès que la discussion dérapait, je prévenais et je raccrochais.

5. Les rencontres de visu : Il semblait calme et prêt à coopérer pour récupérer ses meubles, je le connais assez pour savoir que ça pouvait vite dégénérer.
Je me suis préparée à cela :
La possibilité d'une baffe dans la gueule contre la possibilité de le voir sortir de ma vie ? J'ai pris le risque.

6. Le PPN est violent mais pas idiot : Une attitude inattendue ( car il prévoit tout ) peut arrêter la situation.
Evidemment il y a eu confrontation entre nous, ce déménagement de meubles ne pouvait tourner autrement. Je me suis donc retrouvée agrippée par les cheveux d'une main avec le visuel de son poing tendu de l'autre coté.
Mon PPN une armoire normande qui pratique les sports de combat (full contact et viet vo dao ) depuis plusieurs années, je connais sa force physique.
Mais j'étais préparée et déterminée.
Je n'ai pas paniqué et je n'ai pas cherché à me libérer, je suis restée calme et je lui ai dit :
-" Vas y. Vas y j'attends que ça. Frappe-moi et dans 10 minutes je suis à XXX ( le nom du commissariat central ). Frappes-moi et tu perds tout."
Ça l'a calmé, il m'a relâchée. Réaction innatendue, détermination et menace réaliste.

Voilà comment il est sorti de chez moi.

Les choses n'ont pas été simples ensuite, il s'est vengé.
Petit conseil : Attention aux comptes bancaires ( ceux des enfants aussi ), procurations et comptes-joints. Votre banquier qui vous connait depuis des années n'est pas forcément au courant de votre situation ( et le mien a salement merdé ), donc si vous avez des parents/famille chez qui transférer vos économies le temps que la situation soit balisée, faites-le.
Mais plaie d'argent n'est pas mortelle.

Pour la suite :
Les confrontations et les menaces peuvent devenir monnaie courante quand on a un enfant en commun.

1. Ne pas oublier : Etre une savonnette

2. Taper là où ça fait mal :
Soyons clairs, les autorités ne bougeront pas ou trop tard.
Mon principal soucis est de voir notre enfant être enlevé puis emmené dans le pays d'origine de mon PPN.
Il le sait et il en a souvent joué pour tenter de reprendre de l'emprise.

Jusqu'à ce que je trouve l'argument qui fasse mouche :
" Si tu emmène notre enfant là-bas, je prends le premier avion pour XXXX, j'ai les économies pour cela exprès, donc je prends le premier avion, ensuite je prends un taxi et dans les disons...4 heures je suis chez ta mère et je lui casse la gueule. La grille de 2,5 mètres (qui clôture la maison ), je l'ai déjà escaladée je te rappelle, et là tu touches à la chair de ma chair.
Donc tu prends l'enfant, je trouve et je défonce ta mère."

C'est un exemple de caractéristique ( enfant en commun ) qui était une faiblesse ( il va me le prendre, je vais obéir ) et qui est devenu une force ( si t'es assez con pour me faire passer en mode Louve, tu vas le payer )

Ceci est mon histoire personelle. Je pense qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise méthode avec un PPN.
On sait si on a bien fait qu'après...
Les valeurs que l'on peut avoir ( raison, respect, honnêteté, droiture ) doivent parfois être oubliées pour réussir à s'en sortir.

Pour ma part j'ai utilisé les armes propres à mon PPN ( manipulation, intimidation, menaces ) et ça a marché. Je n'en suis pas fière.
Par contre je suis fière de m'en être sortie. Ca m'a couté très cher et les années qui ont suivi la séparation ont été difficiles.

Avec le recul, je sais que j'ai eu bon pour cette méthode mais que mon erreur a été de sous-estimer ses capacités de rebond ( pour faire bref, il a réussi à vider nos comptes )

Les scrupules : J'en ai eu après coup. Puis avec le temps, les langues se délient ( triple vie, il faisait construire avec N°2 pendant que j'étais enceinte de lui et N°3 était en phase de fiancailles au pays...entre autres... ). Depuis, j'ai compris que les scrupules n'engagent que celui qui les a. Lui n'en a pas.
Et la plus grande leçon que j'ai apprise de lui c'est que la fin justifie les moyens...

28 janvier 2014 à 19:16:27
Réponse #32

Bison


Merci pour ce témoignage de femme et de mère.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

28 janvier 2014 à 19:31:17
Réponse #33

Patapon


Parce que j'ai donné ma parole de ne rien dire du tout, et qu'elle a peur.

Ben prenons le problème en sens inverse: ceux qui sont ok t’envoient un MP, en te filant leur coordonnées et tu vois qui est dans le bon coin, en discute avec ton amie (en disant que tu connait un pote dans son coin qu'elle pourrait appeler) et préviens le mec en face qu'il pourrait avoir un appel à ce sujet.

Tcho

Hugo

PS: David, tu as un MP ;)
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

28 janvier 2014 à 20:46:27
Réponse #34

psion


j'ai eu deux amies qui ont donnée dans ce genre de parasite, pour le premier la fille a un caractère bien trempée, elle a gérée toute seule, un dépôt de plainte pour tentative de viol ( une femme qui dit non à un homme même son conjoint c'est un viol) auprès de la gendarmerie, et le monsieur après son audition à déménagé à la vitesse de l'éclair, elle a ensuite retirée sa plainte, mais au moins en cas de retours du comique il y avait déjà un début procédure.

 Pour la deuxième s'était il y a 15 ans; "on" est passé discuter avec le parasite lui expliqué que dans la jungle il y avait toujours plus gros et que là il allait rapidement devenir une proie à son tour ( la jeune demoiselle étant bien entendu loin afin de ne pas être inquiété ni par lui ni par les représentants de l'ordre)

je ne prône aucune solution chaque cas est différent mais si ça peut aidé
« Modifié: 28 janvier 2014 à 22:41:51 par psion »

28 janvier 2014 à 21:34:05
Réponse #35

sharky


On est ici sur de la violence pshycologique donc plus difficilement caractérisa le que les violences physiques: pas de bleus etc....

Je proposerai la chose suivante: direction médecin traitant pour obtenir un certif médical sur l état psy de ta cops: anxiété etc ...
Ensuite dépôt main courante décrivant la situation avec l intrus.
Puis formuler une requête au juge des affaires familiales demandant une ordonnance de protection interdisant l accès au domicile a l ex conjoint en joignant le certif medical!, la main courante et éventuellement le témoignages des potes ayant assisté s a des scenes chelous.

Je crois que stratégiquement ce sera le plus rapide mis a part la manière forte.
Si elle a les moyens, s attacher les services d un avocat serait pas mal ou au moins contacter le service d aide aux victimes du département ou elle réside.

Désolé pour la forme du message , je ne suis pas dans des conditions optimales pour répondre
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

28 janvier 2014 à 21:59:18
Réponse #36

Bomby


On est ici sur de la violence pshycologique donc plus difficilement caractérisa le que les violences physiques: pas de bleus etc....

Je proposerai la chose suivante: direction médecin traitant pour obtenir un certif médical sur l état psy de ta cops: anxiété etc ...
Ensuite dépôt main courante décrivant la situation avec l intrus.
Puis formuler une requête au juge des affaires familiales demandant une ordonnance de protection interdisant l accès au domicile a l ex conjoint en joignant le certif medical!, la main courante et éventuellement le témoignages des potes ayant assisté s a des scenes chelous.

Je crois que stratégiquement ce sera le plus rapide mis a part la manière forte.
Si elle a les moyens, s attacher les services d un avocat serait pas mal ou au moins contacter le service d aide aux victimes du département ou elle réside.

Désolé pour la forme du message , je ne suis pas dans des conditions optimales pour répondre

La demande de protection vis à vis d'un concubin violent fait en effet partie des compétences du Juge aux Affaires Familiales. Ça peut être une piste, à approfondir avec un avocat spécialisé (ce qui n'est pas difficile à trouver, puisque c'est le quotidien d'une majorité d'entre eux), doté de sens pratique et de suffisamment d'empathie et de ténacité (ça, ça réduit déjà un peu plus le choix, mais il y en a encore pas mal).

Je serais cependant ici un peu réservé sur la question de l'opportunité : engager une telle procédure suppose de reconnaître à l'intéressé le statut de concubin, au moins juridiquement et symboliquement, ce qui peut aussi avoir des inconvénients. Par exemple lui donner l'impression d'une certaine importance, le conforter dans le sentiment de l'importance de son emprise affective et émotionnelle sur sa proie, voire lui donner le sentiment qu'il a des droits significatifs à faire valoir dans une procédure de séparation.

Ensuite, la violence psychologique dans ce genre de cas n'est pas forcément facile à établir, et une procédure qui ne connaîtrait pas rapidement une issue positive ne ferait probablement que dégrader les choses en enfonçant encore un peu plus la victime sous l'emprise de son manipulateur.

Mais, en fonction des détails précis de la situation et de l'ancienneté de la relation, ça peut se discuter sérieusement.

En tous les cas, ne pas oublier l'assistance psychologique, qui doit à mon avis rester première.

Cordialement,

Bomby

29 janvier 2014 à 00:15:57
Réponse #37

wash


C est une situation délicate que j ai deja connue , pourtant je suis un mec ...
Deja le dialogue c est mort , la force physique ne sert a rien au contraire , avec ce genre de personne qui savent manipuler naturellement les autres , ça va se retourner contre elle .
La seule solution que j ai trouvé a l époque c est disparaitre , si la proie n existe plus , le parasite n a pas d autre choix que de choisir une autre proie ... Bref , sans qu elle ne puisse s en rendre compte j ai disparu du jour au lendemain , changé d appart , dis a mes pote, ma famille de lui dire que j etais parti dans une autre ville , changé de taff ( avec mon job a l epoque c etait assez facile ) , changé de tel ... etc  .C est la seule solution que j ai trouvé , j ai mis 1 ans pour arriver a cette solution , j ai tout essayé ,avoir une autre copine, lui raconter les pire saloperie que j aurai pu faire  , mais elle faisait le forcing de façon trés intelligente au prés de ma famille , amis , taff et c est moi qui passait pour un mechant ...  Si c est le meme style de personne , elle a de grande chance de perdre a tout les coups sauf a devenir invisible .Je l ai recroisée des mois plus tard , elle avait trouvé une autre victime et elle en avait plus rien a foutre de moi .
Il faut pas oublier que ce style de personnes sont souvent trés intelligentes et ont des coups d avance sur nous si ne sort pas de l émotionel qui entoure ce genre de situation . L avantage qu elle a sur moi , c est que elle aura pas a convaincre sa famille et ses potes que le taré de l histoire c est pas elle ....

29 janvier 2014 à 01:51:34
Réponse #38

adi06


Alors je ne suis pas certains que cela s'applique à ce cas de figure mais étant donné que personne n'en a encore parlé je me permets de le proposer :
Il y a peut-être la possibilité de porter plainte pour abus de faiblesse ou abus de confiance ou encore pour intimidation. Dans ce cas là étant donné que l'accusé réside (de manière illicite) dans le même appartement que la victime il devrait y avoir une intervention de la part des forces de l'ordre.

Je continue de fouiller pour vous aider

Edit : David tu as un MP
« Modifié: 29 janvier 2014 à 02:01:08 par adi06 »
c'est quand c'est impossible que tout devient possible

29 janvier 2014 à 16:38:42
Réponse #39

Draven


Je pense que tous les autres on bien résumés, la méthode via les forces de l'ordre arrivera trop tard, la méthode judiciaire arrivera trop lentement. Reste la méthode " home made ". Mais il va lui falloir de l'aide, beaucoup d'aide...

- Valises de la sangsue sur le pas de la porte
- Serrures changées
- Téléphone portable déclaré volé si c'est lui qu'il l'a, avec un prépayé en attendant.
- Voiture déclarée volée si c'est lui qu'il l'a aussi et qu'il refuse de la rendre.
- Moyens de paiements bloqué par la banque et du cash en attendant ( voir avec les personnes qui filent le coup de main si le parasite empêche de faire une provision de cash auparavant ).
- Un " non " clair et définitif devant témoins et si possible avec enregistrement. Avec les potes qui restent le temps que le parasite dégage de devant la porte. Voir qu'ils campent chez elle quelques jours durant son absence a elle pour être sur qu'il ne revient pas entre temps.

Ensuite faut réussir a la foutre au vert pendant quelques temps, tout en prévenant les personnes qui pourraient être emmerdées par le parasite durant ce laps de temps ( famille, amis, travail, etc.. ).

C'est elle qui est importante dans l'histoire, tout le reste c'est que du matériel, donc remplaçable. Au cas ou le parasite déciderait de s'en prendre a ses biens sous le coup de la colère, faut qu'elle planque avant ce qu'elle juge irremplaçable ( souvenirs, etc... ), et tout le reste... bah ça donnerais du poids devant la police, si il pète vraiment les plombs et saccage son appart ou sa bagnole, la loi fera son travail derrière...

Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

29 janvier 2014 à 17:24:06
Réponse #40

sharky


Je pense que tous les autres on bien résumés, la méthode via les forces de l'ordre arrivera trop tard, la méthode judiciaire arrivera trop lentement.

Juste pour info, le délai entre le dépôt d'une requête pour une ordonnance de protection et l'audience est de 12 jours. Autant dire très rapidement dans le temps judiciaire. :)
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

29 janvier 2014 à 20:56:12
Réponse #41

Draven


Je connaissais pas le délai exact, mais 12 jours ça doit paraitre très long dans certaines situations... Si elle a décider qu'il devait partir " tout de suite ", faut que ça se fasse vite, vu que y'a une grosse part de psychologie la dedans... Qu'il invente pas un nouveau truc entre temps...
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

29 janvier 2014 à 21:51:34
Réponse #42

Bomby


Citer
Sharky : Juste pour info, le délai entre le dépôt d'une requête pour une ordonnance de protection et l'audience est de 12 jours. Autant dire très rapidement dans le temps judiciaire.


Je connaissais pas le délai exact, mais 12 jours ça doit paraitre très long dans certaines situations... Si elle a décider qu'il devait partir " tout de suite ", faut que ça se fasse vite, vu que y'a une grosse part de psychologie la dedans... Qu'il invente pas un nouveau truc entre temps...

C'est exactement le problème, les amis : 12 jours, c'est en effet très rapide dans le temps judiciaire (attention toutefois, là on ne parle que tu temps jusqu'à l'audience, du moins la première audience).

Mais ça peut être très long dans la vie réelle. Surtout dans ce genre de situation, avec l'intrus dans la même pièce ou à côté, et l'incertitude sur le timing et l'issue de la procédure.

Cordialement,

Bomby

29 janvier 2014 à 22:08:13
Réponse #43

Calypso


Il y a peut-être la possibilité de porter plainte pour abus de faiblesse ou abus de confiance ou encore pour intimidation. Dans ce cas là étant donné que l'accusé réside (de manière illicite) dans le même appartement que la victime il devrait y avoir une intervention de la part des forces de l'ordre.

Désolée pour le petit HS, mais la "loi" il ne suffit pas de la lire "comme ça" pour dire si elle serait applicable au cas d'espèce, si ce serait opportun ici etc ou non.
C'est vrai que le langage "courant" déforme souvent des termes qui n'ont pas du tout la même signification pour un juriste. Ex : On entend souvent "c'est du vol !", "jme suis fait voler", ou "c'est une escroquerie !"... or, ces qualifications (pénales ici) ont une définition et des éléments qui les constituent et permettent de les retenir ou non ainsi qu'une jurisprudence -parfois constante depuis des années- assez précise.

Par exemple l'abus de confiance implique la remise d'un bien (ou fonds, ou valeur quelconque...cf article CP et jurisprudence), et que ce bien n'a pas été utilisé comme convenu/pas rendu/ ... bref peu importe.
Or, il y a eu remise d'un bien ici ? Je ne crois pas...

Donc dans le langage courant : abus de confiance = haaannn on a abusé de ma confiance, dans le langage juridique, c'est une autre affaire.

Jamais entendu parler d'une infraction d'intimidation... Mais même après 6 ans à bouffer du pénal je ne dois pas toutes les connaitre. Violences psy ou physique avec ou sans ITT me parle plus.

Bref, désolée pour le HS et la réponse un peu décousue (suis pas chez moi) mais foncer à vouloir porter plainte pour telle ou telle chose sans en connaitre la signification, c'est pas une solution.
"Vers l'infiniii et au delààà"
"And when the day does come when you and I depart, you'll be the one whose leaving 'cause you'll never leave my heart."

FREEEDOOOM !!!

30 janvier 2014 à 11:08:17
Réponse #44

psion


si la police ou gendarmerie du coin ne bouge pas (et c'est logique de leur point de vue en tous cas), il faut que l'amie ,ou quelqu'un qui se soucis d'elle, écrive directement au procureur de la république.

30 janvier 2014 à 12:13:49
Réponse #45

Djeep


BJR Je vois mal la victime laisser le parasite dans l'habitation et prendre ensuite la tangente. Il faut d'abord ( faire ) sortir le parasite + ses affaires. Changer les serrures ou laisser quelqu'un de confiance dans l'habitation et ensuite que la victime prenne une distance géographique pendant un certain temps. Mais est-ce réalisable facilement ? HN
Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

30 janvier 2014 à 12:20:08
Réponse #46

Bomby


si la police ou gendarmerie du coin ne bouge pas (et c'est logique de leur point de vue en tous cas), il faut que l'amie ,ou quelqu'un qui se soucis d'elle, écrive directement au procureur de la république.

Euh, psion, c'est sympa de vouloir aider et de faire des suggestions, mais est-ce que tu as vraiment lu les discussions qui précèdent, et notamment le post de Calypso juste au-dessus ?

Tu vas lui écrire quoi au procureur ? Que Madame Y ne veut plus de l'encombrante compagnie de M. Z et aimerait bien qu'il s'en aille de chez elle ? Qu'elle est victime de violences "psychologiques" et/ou de manipulation mentale de la part de M. Z  ?

Amener dans une telle situation aux autorités des éléments leur permettant de penser qu'une infraction a réellement été ou est réellement commise et qu'une poursuite est opportune et a des chances d'aboutir, c'est très très "sport"...

Les conduire à entrer en action en privilégiant ce courrier et cette information parmi la masse de sollicitations quotidiennement reçues et au regard des moyens  limités de la force publique, ça n'est carrément pas gagné...

Cordialement,

Bomby

30 janvier 2014 à 21:00:05
Réponse #47

Moleson


Fil très intéressant qui montre que dans un système ou en partant de son bon sens on pense qu'il yaqua, c'est diablement plus compliqué et accessoirement ça induit quelques réflexions sur notre système juridique.

Çà aide pas la personne concernée, mais l’instruction aide quand même.

Moléson

31 janvier 2014 à 14:30:37
Réponse #48

psion


Bomby,

J'ai parfaitement lu et compris le message que tu cites en référence
, je te confirme que lorsqu'il n'y a pas d'infraction caractérisé, mais qu'une personne est en état de faiblesse apparente ou sous l'influence de quelqu'un c'est le procureur de la république qui doit être saisie, mon épouse a eu confirmation de cette information en début de semaine dans le cadre de ses activités pro, elle le tient de la bouche d'un fonctionnaire de police responsable d'une grande agglomération et recoupée par la préfecture.

C'est donc de l'info recoupée, fraiche, émanant d'une source sûr, donc pour moi c'est du signal pas du bruit. :)
« Modifié: 31 janvier 2014 à 14:46:14 par psion »

31 janvier 2014 à 15:42:02
Réponse #49

Bomby


Bomby,

J'ai parfaitement lu et compris le message que tu cites en référence
, je te confirme que lorsqu'il n'y a pas d'infraction caractérisé, mais qu'une personne est en état de faiblesse apparente ou sous l'influence de quelqu'un c'est le procureur de la république qui doit être saisie, mon épouse a eu confirmation de cette information en début de semaine dans le cadre de ses activités pro, elle le tient de la bouche d'un fonctionnaire de police responsable d'une grande agglomération et recoupée par la préfecture.

C'est donc de l'info recoupée, fraiche, émanant d'une source sûr, donc pour moi c'est du signal pas du bruit. :)

Salut !

J'ai bien compris que ton intention n'était pas de faire du bruit. Aucun doute là-dessus. Et merci des précisions que tu apportes au passage sur l'info que tu proposes.

Mais je persiste à ne pas voir comment le Procureur pourrait faire intervenir qui que ce soit de façon opportune si on lui écrit pour évoquer un contexte dans lequel une infraction, comme tu l'écris, n'est pas caractérisée.

L'abus frauduleux de l'état d'ignorance ou de faiblesse est un délit, prévu et réprimé par l'article 223-15-2 du Code Pénal.

Démontrer que les conditions en sont réunies pour une situation parasitaire telle que décrite dans ce fil, donc sur une personne d'âge adulte qui a fait l'objet d'une manipulation essentiellement affective, s'annonce compliqué...

Quant à décider le Procureur à mobiliser les forces de l'ordre dans une situation où aucune infraction n'a été commise ni même n'est sur le point d'être commise, là aussi bon courage...

L'intention des personnes qui apportent cette info à ton épouse est probablement bonne, mais ce conseil me paraît largement approximatif et pratiquement inutile...

Tant mieux si je me trompe, mais vraiment je ne le crois pas. Si tu as l'occasion de le voir mis en pratique et que ça marche, tiens nous au courant...

Cordialement,

Bomby


 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //