Dans tous les cas pour ceux qui hésitent à le passer, ce que perso je retire de tout ça c'est que plus les années passent plus c'est difficile, alors autant s'y mettre avant qu'il y ait encore plus de choses à faire ou à apprendre.
Dixit le formateur de la FDC dans mon département : «
en 2014 l'examen sera bien plus exigeant ». En particulier la pratique avec la manipulation de plus de types d'armes. Alors inscrivez-vous aux premières formations cette automne (s'il reste de la place) si vous préférez la facilité.
Cela dit,
comme pour n'importe examen, ce qui compte c'est d'acquérir une compétence, et non un bout de papier.La prépa de l'examen n'est que le début (formalisé) de l'acquisition de ladite compétence. Et je crains, pour en avoir discuté avec quelques gars qui chassaient déjà, que certaines règles de sécu pourtant salutaires ne soient guère respectées sur le terrain. Probablement la tendance à se fier à la chance ?
J'ai passé mon permis en 96, il n'y avait pas de cours ni de pratique, juste un livret à apprendre et une épreuve façon code de la route avec fiche à poinçonner.

Heureusement que l'examen est plus strict de nos jours.
Rapport de l'ONCFS sur les accidents de la saison 2012-3 :
Pour la saison 2012/2013, le nombre total d’accidents s’élève à 179, équivalent aux chiffres de 2006/2007 ou 2009/2010 alors qu’une baisse à 143 accidents avait été notée en 2011/2012 ; 11 %, soit 21 accidents, s’avèrent mortels.
Les chasseurs eux-mêmes et leurs accompagnateurs sont les victimes de ces accidents dans 86% des cas. Les non-chasseurs représentent 14 % des accidents soit 2 victimes mortelles.
Les chasseurs qui se blessent eux-mêmes (auto-accidents) continuent à représenter un tiers des accidents. Cela justifie la nécessité de communiquer sur le rappel des règles de sécurité dans la manipulation des armes et leur entretien.
L’ONCFS et la Fédération nationale des chasseurs attirent l’attention sur la hausse des accidents causés par un traqueur armé (5 mortels). Elle est due à la mauvaise prise en compte de l’environnement et à une organisation défaillante de la battue.
Le type de chasse lors de l’accident reste inchangé : 52 % des accidents au cours de la chasse au grand gibier (dont 70 % au sanglier), 48 % pour celle du petit gibier.
Les chasseurs de moins de 40 ans, ayant donc tous passé un examen du permis de chasser, avec l’épreuve pratique existant depuis 2003, causent proportionnellement moins d’accidents que les tranches d’âge supérieures. Cette baisse des taux d’accidents est à mettre au crédit de la bonne qualité de la formation au permis de chasser.
De même, une meilleure prise en compte de l’angle de 30° explique sans doute la baisse du pourcentage des accidents causés par les chasseurs au grand gibier postés.
Pour ce qui est de la facilité de l'examen (que j'ai passé ce printemps avec succès, dans l'optique de chasser à l'arc « quand je serai grand »), je dirai que :
* pour la partie théorique, c'est du bachotage sur les règles de sécu, la législation et les espèces - bon courage pour le gibier à plume !
Ma stratégie perso fut de hiérarchiser par priorité :
- apprendre par coeur les règles de sécu et la législation essentielle (assurance, etc.)
- apprendre dans un second temps la législation « accessoire » (modalités d'examen, etc.) et à reconnaître tous les principaux mammifères et oiseaux chassables et protégés
- puis dans un troisième temps (juste avant l'examen) les espèces les plus difficiles à distinguer (d'autant que les diapos ne sont pas toujours explicites) : mustélidés, canards et compagnie. Je savais que mon esprit s'empresserait de les oublier, car ce ne sont pas les espèces que j'espère chasser un jour. Si d'aventures je devais en chasser, je me rafraîchirais la mémoire avant d'aller sur le terrain.
N.B. : il vaut mieux apprendre avec les diapos (tests sur le web) que dans le bouquin - ce sont celles de l'examen.
* pour la partie pratique, avoir déjà des (mauvaises) habitudes est plutôt un handicap. Dont mettre le doigt sur le pontet, etc.
Là deux stratégies possibles (complémentaires) : apprendre comme un robot l'enchaînement de tous les gestes du parcours d'examen / comprendre le pourquoi de chacun des gestes, de manière à pouvoir les retrouver par la réflexion, en cas de panne de mémoire.
Ensuite, contrairement au QCM de la théorie, la pratique dépend en partie de l'examinateur de l'ONCFS (et de son humeur). Celui auquel j'ai eu affaire ne faisait rien pour mettre à l'aise les candidats, plutôt l'inverse - par stress (donc effect chimp'), j'ai fait plusieurs erreurs que je n'aurais jamais imaginé faire - mais rien de rédhibitoire, par chance. Là comme ailleurs, apprendre à gérer le stress - dont à dédramatiser, etc. - peut s'avérer utile.
Bonne préparation à tou(te)s - le but est de devenir des chasseurs compétents et responsables.
PS : j'ai aussi entendu le plus grand bien de la formation complémentaire au brevet grand gibier (connaissance des espèces en particulier).