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Auteur Sujet: Survivre / vivre après un suicide  (Lu 17720 fois)

10 mars 2013 à 21:10:10
Réponse #50

b@s


Mmmmh difficile d'avoir une analyse claire, il y a beaucoup d'affect dans tout ça.
Je crois que le plus compliqué à combattre en l'occurence c''est le : " j'aurai dû..." et toute la panoplie de culpabilité qui va avec.
Ton épouse a fait ce choix là, de mettre fin à ses jours et elle a mis en oeuvre les moyens necessaires et suffisants pour arriver à ses fins. Je crois qu'on peut lui rendre cette justice : c'est d'avoir accompli cet acte en pleine conscience, et en assumant pleinement les conséquences, même celles qui arriveraient après sa disparition.
Je crois que nous pouvons lui rendre cette justice, elle a agit en totale liberté. C'est bien sûr douloureux, mais ce fut son choix à elle, et chacun ( même toi quoiqu'il puisse t'en couter), doit respecter cela.... je crois..
As-tu failli ?
Non !
Même si tu avais été différent, si tu avais "vu", cela aurait-il changé quelque chose ? Certainement pas.
Un tel acte n'est pas une fatalité, comme une maladie, c'est un choix pesé et raisonné. Et cet acte n'est dirigé vers personne et surtout pas vers ceux qu'on aime. Quand on va jusqu'à cet acte, c'est qu'on ne veut plus aller au-delà. C'est un peu comme si on disait: " Non, moi, je m'arrète là, continuez sans moi." Et en disant ça, personne n'est remis en cause, c'est juste qu'on a plus envie, qu'on a plus la force, et qu'on décide que c'est maintenant que ça s'arrète.
Je crois qu'il faut lui reconnaitre ça, ce libre choix de faire ce qu'elle voulait de sa vie, d'y mettre un terme, même si tu devais en souffrir. Elle le savait tout ça.
Détaches toi de toute culpabilité, c'est elle qui a fait ce choix là, pas toi. L'homme que tu es n'es pas en cause. C'est difficile, mais il te faut accepter tout ça. Ton amour pour elle n'est pas en cause non plus, elle sera toujours dans ta vie, comme une partie heureuse de ton existence et ma foi surement aussi comme une partie heureuse de la sienne. Cependant; elle a choisi d'emprunter un autre chemin, le sien.
On ne peut obliger personne à vivre sous prétexte que nous on a envie qu'il vive.
Je crois que le véritable amour c'est celui là : " Fais ce qui est bon pour toi, même si ça doit être sans moi."
Tu n'es pour rien dans tout ça. Continue de l'aimer, pour ce qu'elle est aujourd'hui, pour les choix qu'elle fît. M^me si c'est dur. Dans quelques temps, tu seras plus serein qu'aujourd'hui, et de cette épreuve, il ne restera que ce que vous vous êtes donné l'un à l'autre.
A l'automne de ta vie, tu seras heureux de l'avoir connue, aimée. Tu en sortiras grandi.
Prends soin de toi.

 :love: :love: :calin:

tellement vrai, et si bien dit ...

accroche toi Mo !

10 mars 2013 à 22:07:53
Réponse #51

Gros Calou


Mo suite au post de Anke aka mon Titi, tu as un MP  :love:

11 mars 2013 à 09:11:39
Réponse #52

Stéph


Courage Mo..
Ne pas culpabiliser.. un acte, fruit d'un choix personnel, tu n'as aucune prise dessus..
Accepter sera le plus difficile.. le plus long..
Tu trouveras ici des gens que la vie n'a pas épargné, et certains t'ont déjà tendu les bras; j'en veux pour preuve toutes les propositions de contact par MP..
Je te félicite d'avoir su te livrer; c'est déjà du courage et la volonté affirmée de continuer ton chemin..
N'hésites pas à me contacter en MP si tu as envie de parler, je te confierai mon tél..
Prends soin de toi mon gars..

11 mars 2013 à 11:07:02
Réponse #53

Humain


Bonjour Mo

J'ai beaucoup hésité avant d'écrire sur ce fil car je savais que tu allez recevoir ici beaucoup de soutien et que tu n'avais certainement pas besoin d'une mouche du coche.
Puis Anke a posté. Message plein d'humanité et de courage, fidèle à lui-même.
Mais je ne suis pas d'accord.

Ton épouse a fait ce choix là, de mettre fin à ses jours et elle a mis en oeuvre les moyens necessaires et suffisants pour arriver à ses fins. Je crois qu'on peut lui rendre cette justice : c'est d'avoir accompli cet acte en pleine conscience, et en assumant pleinement les conséquences, même celles qui arriveraient après sa disparition.
Je crois que nous pouvons lui rendre cette justice, elle a agit en totale liberté. C'est bien sûr douloureux, mais ce fut son choix à elle, et chacun ( même toi quoiqu'il puisse t'en couter), doit respecter cela.... je crois..
En totale liberté??? Oui elle a choisi la mort à la vie, oui c'est son choix et ce n'est certainement pas a Mo de se sentir coupable de cela, mais même sans la connaître je sais qu'il ne s'agit pas de liberté. Pour être libre il faut avoir réellement le sentiment d'avoir des choix.
Quant à en assumer les conséquences... quand on se suicide chez soi en sachant que la personne qui nous aime le plus au monde va devoir découvrir ça et vivre avec ces images jusqu'à son dernier souffle, on est loin d'en assumer toutes les conséquences, non!
 
Citer
Je crois qu'il faut lui reconnaitre ça, ce libre choix de faire ce qu'elle voulait de sa vie, d'y mettre un terme, même si tu devais en souffrir. Elle le savait tout ça.
Idem... et dire qu'elle savait qu'il allait souffrir me semble relever de la boule de cristal. Non elle ne le savait pas forcement. Selon les causes de son suicide elle pouvait même penser que ça serait un soulagement (présent ou à venir) pour lui. Un suicide peut parfois être un acte d'amour...

Citer
Même si tu avais été différent, si tu avais "vu", cela aurait-il changé quelque chose ? Certainement pas.
On en sait rien et il n'en saura jamais rien.  Peut-être qu'il aurait pu faire quelque chose, peut-être pas. Ce qui est sûr, c'est qu'elle n'a pas appelé au secours, n'a pas sollicité son aide de manière visible, et ça elle l'a vraiment choisi.

Citer
Un tel acte n'est pas une fatalité, comme une maladie, c'est un choix pesé et raisonné. Et cet acte n'est dirigé vers personne et surtout pas vers ceux qu'on aime. Quand on va jusqu'à cet acte, c'est qu'on ne veut plus aller au-delà. C'est un peu comme si on disait: " Non, moi, je m'arrète là, continuez sans moi." Et en disant ça, personne n'est remis en cause, c'est juste qu'on a plus envie, qu'on a plus la force, et qu'on décide que c'est maintenant que ça s'arrète.
Mettre des ailes et une auréole à un défunt ça fait joli dans les cimetières et les souvenirs mais les pierres tombales n'en restent pas moins glacées.
Et s'il est indéniablement réconfortant de se faire croire que l'on est pour rien dans le suicide de quelqu'un, ni que ce n'est absolument pas dirigé contre nous, cela n'en rends pas moins l'hypothèse possible. Le nier, le refuser sans se poser la question, c'est prendre le risque que ce doute en suspend quelque part au fond de soi distille son venin jusqu'à la fin de nos jours.

Oui je suis un monstre si vous voulez, oui certains penseront même que j'enfonce la tête de Mo dans l'eau.
J'ai la faiblesse de croire que ce n'est pas en mettant du vernis sur l'horreur qu'on le rend acceptable, j'ai la faiblesse de croire que ce que l'on masque sous des pansements de bons sentiments et de philosophie déconnectée du réel ne sont que des couvercles de cocottes-minute que l'on ferme bien hermétiquement alors que le feu est au plus vif.
Il l'aime, mais il a le droit de la détester aussi pour ce qu'elle a fait, ce qu'elle s'est fait. Il a le droit de lui en vouloir de l'avoir laissé nu sans aucune explication. Les premières victimes des suicides, ce sont sont pas les morts.
Alors tu en chies, tu vas en chier, peut-être même au point d' essayer de te foutre en l'air toi aussi... Et si tu y arrives, il ne restera alors plus rien d'elle, de ses rires, de son regard, de la douceur de sa peau... elle sera vraiment morte.
Mais laisse-moi te dire une chose Mo: les vrais coupables, les vrais salauds sont rarement ceux qui se posent des questions et qui souffrent.

Regarder ce suicide en face sans maquillage avec toute l'atroce douleur que ça implique pour essayer de comprendre, si c'est possible, puis se défaire de la culpabilité et du Néant comme on enlève un manteau qui n'a pas été fait pour nous, parce que ça ne sert à rien de le garder, parce que ça ne la fera pas revenir quoi qu'on ressente, quoi qu'on fasse.
Survivre à un suicide, c'est aussi devenir un Guerrier qui a conscience que le plus grand ennemi n'est autre que ce Soi qui chuchote ces paroles qui sont comme des boulets de bagnard.

Avec cela, je suis d'accord:
Citer
On ne peut obliger personne à vivre sous prétexte que nous on a envie qu'il vive.
Je crois que le véritable amour c'est celui là : " Fais ce qui est bon pour toi, même si ça doit être sans moi."
Accepter que l'autre soit mort sans qu'on ait pu le retenir, et accepter de s'autoriser à vivre.

11 mars 2013 à 13:11:06
Réponse #54

Bomby


(...)
Et s'il est indéniablement réconfortant de se faire croire que l'on est pour rien dans le suicide de quelqu'un, ni que ce n'est absolument pas dirigé contre nous, cela n'en rends pas moins l'hypothèse possible. Le nier, le refuser sans se poser la question, c'est prendre le risque que ce doute en suspend quelque part au fond de soi distille son venin jusqu'à la fin de nos jours.

Oui je suis un monstre si vous voulez, oui certains penseront même que j'enfonce la tête de Mo dans l'eau.
J'ai la faiblesse de croire que ce n'est pas en mettant du vernis sur l'horreur qu'on le rend acceptable, j'ai la faiblesse de croire que ce que l'on masque sous des pansements de bons sentiments et de philosophie déconnectée du réel ne sont que des couvercles de cocottes-minute que l'on ferme bien hermétiquement alors que le feu est au plus vif.
(...)

Humain,

je suis vraiment en accord avec ton post dans son ensemble, mais je voudrais quand même nuancer un peu plus sur la question de la responsabilité/culpabilité (question de formulation sans doute)...

Il est certainement important pour ceux qui restent, essentiel sans doute, de vouloir comprendre,  au point d'essayer de déterminer la part de responsabilité éventuelle qu'ils pourraient avoir...

Mais dans la plupart des cas cette quête de l'explication restera largement vaine, tant les causes apparaissent le plus souvent complexes, multiples. On peut peut-être mettre de côté l'hypothèse des suicides d'avant éclatement de tel ou tel scandale, et encore, mais il me semble que la plupart du temps, il serait vraiment hasardeux de prétendre avoir fait la lumière sur les raisons d'un acte aussi dramatique et traumatisant pour ceux qui restent...

Et il me semble que, dans beaucoup de cas également, on ne peut faire abstraction de l'hypothèse d'une part pathologique importante dans les causes de l'acte... En un sens et pour forcer le trait, considérer qu'un suicidé a librement choisi son suicide peut revenir à considérer qu'un dépressif serait responsable de sa dépression. Sur ces sujets, la réalité me paraît éminemment complexe...

Autrement dit, les causes de responsabilité (et donc de sentiment de culpabilité) des proches survivants peuvent exister, mais leur impact réel sur l'acte définitif reste souvent largement aléatoire...

Ce n'est pas une raison à mon avis pour ne pas les rechercher... C'est en tout cas à mon avis une raison pour les relativiser et ne pas éternellement, ni constamment, s'épuiser à vouloir percer un mystère qui demeurera toujours au moins en partie...

                                                                                                                                                              ***

Mo, je suis désolé, je ne suis pas sûr que nos "dissertations" ici sur le sujet puissent t'aider beaucoup, malgré nos bonnes intentions à tous... Peut-être que cependant la formulation de certains points de vue, éventuellement antagonistes, t'aidera toi-même à faire le tri et à y voir un peu plus clair... On peut du moins l'espérer.

En tout cas, je crois que tu peux être assuré de l'affection de tous ceux qui ont posté ici...

Cordialement,

Bomby
« Modifié: 11 mars 2013 à 21:17:36 par Bomby »

11 mars 2013 à 19:15:53
Réponse #55

Calypso


Salut Humain.

Tu n'es pas un monstre. Je n'étais pas entièrement d'accord avec le message de Anke non plus... je retrouve du vrai et j'ai ressenti ce dont vous parlez tous les deux. au début ce dont tu parles Humain (colère) ensuite, ce dont tu parles Anke (acceptation). Ca fait sans doute parti des étapes du deuil. Peut être que ce sera pareil pour Mo, peut être pas...

C'est typiquement le genre de chose où on ne peut pas faire de généralités. Il n'y a pas un suicide mais des suicides, chacun, chaque situation est différente, et là peut être encore plus qu'ailleurs. Certains car ils sont en dépression, d'autres car ils viennent d'apprendre une nouvelle dramatique qu'ils pensent ne pas pouvoir surmonter, d'autres par honneur ... il n'y a pas toujours et systématiquement une longue dépression derrière... Et puis, rien que la manière dont une personne a décidé de se donner la mort change tout pour moi... je ne suis pas sûre que le fait de donner chacun un point de vue pour quelque chose d'aussi personnel (car même pour les proches, c'est un acte incompris, et chacun aura son interprétation...) fera avancer le chmilblik mais bon...

Bref. Pas forcément envie de disserter, j'ai eu 9 ans pour faire le tour de la question, pour le ressentir, je vois que les avis sont en tout cas très divergents (c'est pas forcément une mauvaise chose), mais personnellement je pense que cet acte restera toujours et à jamais incompris... Les suicidés sont incompris, et bien souvent par ricochet, leurs proches aussi -ou du moins je l'ai perçu comme ça- (comment ont-ils fait pour ne rien voir/moi à sa place je... limite si ce ne sont pas "les autres" qui te culpabilisent parfois)...

Quand on le vit de plein fouet, on peut avoir envie, et même BESOIN de chercher pourquoi. ça a été mon cas, et c'est apparemment celui de Mo. J'espère que cela lui apportera quelque chose...
Chacun a ses réactions et aucune n'est blâmable ou meilleure qu'une autre. Simplement, pour vous livrer mon expérience là dessus : chercher ce pourquoi était nécessaire... nécessaire car il m'aura fait comprendre... qu'il ne fallait pas à tout prix le chercher. J'ai trouvé certains débuts de réponses, mais je n'ai pas été au bout, j'ai arrêté car j'ai senti que ce que j'allais découvrir (ou pas) n'allait pas forcément m'aider...
Néanmoins si je n'avais pas essayé, je n'aurais compris que c'était plus ou moins vain. Cette recherche a fait parti de mon processus de deuil et d'acceptation. Je n'ai pas trouvé POURQUOI, mais j'ai trouvé qu'elle était malade, et ça a été suffisant. Elle l'a caché, elle n'en pouvait plus et pourquoi j'en sais rien, mais elle pensait nous "libérer d'elle". Elle pensait être un poids pour nous, qu'elle nous rendrait malheureux à être malheureuse, qu'elle nous tirait vers le bas...
J'ai senti ce dont tu parles Humain : de la colère, la détester pour ce qu'elle a fait, ce qu'elle s'est fait, ce qu'elle nous a fait...

Cette recherche, le fait de découvrir à quel point elle était mal, qu'elle n'en pouvait plus, qu'elle souffrait réellement comme souffre n'importe quel autre malade, m'a apaisé : je ne comprends toujours pas pourquoi, la raison unique, mais j'ai compris à quel point elle était mal et qu'il n'y avait pas une raison simple, et ça m'a suffit pour me réconcilier avec elle. A l'accepter. A lui pardonner. Et corrélativement, à ne plus culpabiliser. D'où ce que je disais dans mon précédent post : on en veut pas aux personnes ayant un cancer ou autre. Ils ont des médecins pour ça, des médicaments, le cancer, on s'en sort ou on en meurs. La dépression est une maladie aussi. Pas un choix. Il y a des médecins pour, des médicaments pour, on en meurt, ou on y survit. Jvois pas ce que ça pouvait m'apporter de toutes façons d'en vouloir à une personne ayant été malade, et ayant décidé d'arrêter de souffrir.

Donc de là, j'ai plutôt ressenti ce dont tu parles Anke. Je sais désormais que son acte n'était pas dirigé contre nous. Je respecte son choix, elle n'avait plus la force, je suis en paix avec elle.


Voilà sans doute pourquoi, lorsque ceux qui sans savoir mon passé me sortent des "ceux qui se suicident en faisant bien exprès pour que leurs proches les trouve ce sont des égoïstes", "non mais tu te rends compte ils gâchent leur vie de leurs enfants consciemment, leur vie est gâchée, ils s'en sortiront jamais !" (conversation réelle, tenue avec une future magistrate... gloups...). En arriver à un point de mal être tel que s'en est insupportable, invivable, MAIS être encore taxé d’égoïste. Puis quand je dis que je suis un de ces enfants là et que vois ma petite mon parcours identique au tien comme je m'en suis pas sortie, la personne devient en général cramoisie. Et moi, au fond, je suis assez sympa pour ne pas lui dire que c'est à mes yeux elle, la personne égoïste, pas capable de réfléchir cinq minutes et de voir plus loin que le bout de son nez, de comprendre à quel point une personne peut souffrir pour aller jusqu'à vouloir mettre un terme à sa propre vie.

J'espère que ce sera la même chose pour toi Mo, le tout étant qu'il ne faut pas s'acharner et se faire du mal. Mais ça, tu le sentiras.
Comme l'a dit Bomby, l'explication est restée vaine, tant les causes sont complexes et multiples, néanmoins cette recherche m'a aidée et m'a apporté. Comme un scientifique qui essaye une formule qui ne marche au final pas. Il n'aura pas le résultat mais aura appris énormément quand même.
Oublier tout ce qu'on en dit, ce que les gens, les autres en pensent, ceux qui disent que c'est égoïste, ceux qui disent que c'est héroïque... et faire selon son propre ressenti...


Désolée je me doute que c'est décousu, je crois que ça n'est pas très cohérent et que c'est fouillis, mais je n'ai pas envie de changer pour structurer, je crois que c'est bien mieux brut.

PS : Comme je le disais en MP, ok pour laisser mon témoignage précédent, j'enleverrai simplement, à terme, ce que je juge trop perso pour être laissé éternellement sur internet.


Mo, je t'ai répondu...
Je réponds aux autres dès que j'ai plus de temps.
Si d'autres questions => MP, jpense pas re-poster, j'ai dit tout ce que j'avais à dire sur mon vécu, donné mon point de vue sur la recherche du pourquoi/la colère/l'acceptation, jpense pas avoir d'autre lumière à apporter...


Bon courage Mo...
"Vers l'infiniii et au delààà"
"And when the day does come when you and I depart, you'll be the one whose leaving 'cause you'll never leave my heart."

FREEEDOOOM !!!

14 mars 2013 à 23:18:17
Réponse #56

zapi


Courage, je crois qu'on ne peut pas réellement parvenir a comprendre pourquoi

15 mars 2013 à 09:56:49
Réponse #57

Anke


"Et s'il est indéniablement réconfortant de se faire croire que l'on est pour rien dans le suicide de quelqu'un, ni que ce n'est absolument pas dirigé contre nous, cela n'en rends pas moins l'hypothèse possible. Le nier, le refuser sans se poser la question, c'est prendre le risque que ce doute en suspend quelque part au fond de soi distille son venin jusqu'à la fin de nos jours."

La seule personne responsable d'un suicide, c'est celui qui met fin à ses jours, c'est lui qui agit. Point.

Pourquoi devrait-il y avoir des "coupables" d'ailleurs ? Un peu facile le Bien et le Mal. Y'a pas de bien ni de mal.
" Mettre des ailes et une auréole à un défunt ça fait joli dans les cimetières et les souvenirs mais les pierres tombales n'en restent pas moins glacées."
ça je ne sais pas , les cimetières c'est pour les gens qui sont morts, je n'y ai pas ma place ( je ne parle que pour moi). Et si on doit avoir des souvenirs autant que ce soit de bons souvenirs plutot que des mauvais. Et une auréole, ça peut aider à supporter les faits momentanément. ça peut juste aider à survivre ! ( c'est pas dans le titre ça d'ailleurs ?), et puis essayer de vivre après...

Mon discours n'est qu'un message d'espoir et pas une dissertation (mes dissertations, je pense que Mo s'en fout...). Quitte à supposer quelque chose d'hypothètique, j'aime autant ( je ne parle que pour moi une fois de plus) que ça puisse aider à avancer, à sortir la tête de l'eau et à ne pas se noyer dans la souffrance...

"Se faire croire..." Purée, j'aurai pas osé ça, pas tout de suite... Et ce n'est surement pas à moi, parfait inconnu de dire ça à un parfait inconnu en souffrance extrème.
Un peu plus de prudence peut-être.

Mais bon, tout ça, en l'état, on s'en fiche. En mode "survie", on se met à l'abri, on met des trucs qui fonctionnent de suite, efficaces, en branle. Le reste on verra plus tard, c'est pas à l'ordre du jour, c'est pas l'urgence.

Mo, ton demain est à construire, personne ne le fera pour toi, même ceux qui ont la bouche remplie de belles et intelligentes paroles, moi le premier...
N'oublies pas ça...
Prends ton temps, mais...
Dans la tempête, garde ton cap...
Sois fort...


Fin de ma participation en public.
« Modifié: 15 mars 2013 à 10:26:23 par Anke »

15 mars 2013 à 12:55:27
Réponse #58

vz


Salut mo
Je t'apporte tout mon soutien dans cette douloureuse épreuve.
J'ai 37 ans et je suis veuf depuis le mois de juin 2012, ma femme est parti en 2h30 d'une crise cardiaque ... et a laissé un ado de 14 ans (issu d'une précédente union)
J'ai jamais su écrire ou exprimer la profonde tristesse qui s'est abattue sur mes épaules et je salue ton courage d'avoir su le faire ....
peut être qu'un jour j'y arriverai.
Je remonte la pente, mais ce n'est pas toujours facile.
Si tu as besoin d'en parler en MP ...

VZ
"Timéo danaos et dona férentes"  Laocoon

15 mars 2013 à 14:16:03
Réponse #59

flo66


Salut,
          Désolé pour ceux qui t'arrive, bon courage.

Si j'ai un conseil a te donner, c'est d'aller voir un psy.

Ce conseil je te le donne car j'ai vu une personne que j'aimais mourir devant moi. J'avais 11 ans.
Malgré toute la bonne volonté et la compassion qu'ils ont t'es proches ne peuvent pas tout entendre, n'ont pas se regard extérieur dont on a besoin dans ces moments la.
Avec un psy tu peux te lâcher tout sortir ce que tu as en toi.

Bon courage je te souhaite de tout coeur de pouvoir t'en remettre et reprendre du poil de la bete.
Chasseur, piégeur, pécheur et passionné de nature

23 mars 2013 à 22:27:55
Réponse #60

Mo


Cubitus a raison, votre soutien m’aide. Bien sûr, il n’enlève rien à ma douleur, à mon incompréhension, mais il m’entoure.
Aujourd’hui  il me semble que mon cerveau essaye de camoufler ce qui s’est passé, de mettre comme un couvercle par-dessus. Je vois ça de loin, comme si je flottais au-dessus, avec un certain "détachement", et comme si quelques années étaient passées. C’est peut-être un mécanisme de défense, comme s’il décidait qu’à défaut de comprendre et d’assimiler son geste, il faut le "cacher", ne plus y penser. Peut-être pas la meilleure réaction, mais je ne contrôle pas.

Je ne la vois plus, ne la serre plus dans mes bras, ne l’embrasse plus, ne parle plus avec elle. Mais l’incompréhension et le sentiment de gâchis sont toujours présents. 
La psychologue a encore pas mal de travail avec moi je pense.

Je vais faire un break en mai, pour un mois au moins, peut-être plus, et partir. Même si, comme me l’a dit Calypso, partir ne résout pas tout, j’ai le sentiment qu’il faut que je voie autre chose, que je sorte de mon environnement habituel, que je voie d’autres personnes, et que je me construise un morceau d’histoire, quelque chose à moi sur lequel  je puisse repartir.
Je ne sais pas encore la forme que ça prendra : voyage seul, engagement humanitaire, avec un ou des compagnons de route improvisés… on verra.

Encore une fois, merci.

Mo
Qui ose gagne

24 mars 2013 à 12:51:05
Réponse #61

Draven


Partir et faire un break peut être une bonne solution, a condition de ne pas revenir au même endroit après. Je ne me souviens pas qui te l'avais conseillé, mais je crois sincèrement que tu doit te " débarasser " des lieux a trop forts souvenirs négatifs...
Les souvenirs positifs tu les garderas quel que soit le lieu ou tu vis.

Fais toi aider, part faire le vide et change tes habitudes en revenant ( plus facile a faire si tu part un moment ).

Je pense, et cela n'engage que moi, qu'il y a une grosse part d'habitudes et de gestes reflexes qui vont te manquer/te faire du mal. Sans mettre en doute tes sentiments...
Du coup, vivre autrement durant quelques temps et revenir mais en changant d'appart/de maison ça ne peux qu'être positif.

Cela dit, je n'ai jamais vécu ce que tu vis, donc c'est uniquement mon ressenti et mes expériences ( différentes ) qui me font dire ça. Je sais pas si j'ai été clair, j'ai l'impression de mal m'exprimer... désolé.
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

24 mars 2013 à 15:35:06
Réponse #62

Pouçot


Je suis avec toi, Mo. Au sens strict du terme.
Courage, puisque la Lumière fait l'ombre, alors; la Lumière n'est pas éteinte.  :)

Ayant été confronté à la violence que revêt -presque- systématiquement la mort par suicide, et n'ayant pas forcément la même vision de cet acte que nombre de gens avec qui j'ai eu l'occasion d'en parler, voire d'en débattre; je me permets de partager ici le chemin qui a été le mien. D'autant plus que chaque cas est unique, chaque expérience précieuse, et bla bla bla et bla bla bla.
J'avais 11 ans tout rond lorsque mon père s'est suicidé. Ce fut brutal.
Brutal sur le moment, car une décennie plus tard et à l'aune de ce que je suis à même de comprendre à présent, c'était une évidence.

Premier aparté concernant la culpabilité, celle qui fait mal et n'a jamais rendu meilleur (car il existe néanmoins une culpabilité ayant ce pouvoir, une sorte de rédemption...) : elle est inutile.
Comme l'a dit Calypso, il te faut bannir les "et si". Le conditionnel, à plus forte raison. Dégage les.
Normaux dans cette situation, tu comprendras plus tard qu'ils te desservent, s'accrocher au passé rend infirme et tenter de le transformer par l'esprit corrompt le présent...

J'avais 11 ans, donc, un beau jour [sic] de l'an 2000.
Comme à mon habitude, j'étais rentré du collège afin de manger chez moi avec mon père. Mais papa, ce jour-là; était plus pâle que d'habitude. Plus renfermé qu'à l'ordinaire. Froid comme une pierre.
Peu importe, ce genre de détails, bien qu'ils se remarquent, ne sont pas importants lorsqu'on est jeune; j'ai mis ça sur le compte de la fatigue ET de la ... tentative de suicide de ma mère, survenue une semaine plus tôt. Ouaip.
Je ne m'étale pas sur ce point, parce qu'il n'a aucun intérêt concret dans l'exposé...
Toujours est il que le padre n'étais pas au somment de son art et que le repas fut bref.
J'avais coutume de rentrer directement chez moi après le collège, mais ce jour-là, au moment de quitter l'appartement, il m'a demandé de lui remettre les clés. J'ai tiqué, demandé la raison avec véhémence; mais j'ai fini par obéir, conscient que quelque chose de tragique était à l'oeuvre. Je m'explique : mes vieux étaient alors en instance de divorce, et je pensais naivement que mon père préparerait dans l'après-midi le plus gros de ses affaires. Sauf que.
A peine le palier franchi, celui ci s'est précipité vers moi, m'a serré dans ses bras et m'a demandé pardon d'avoir été un mauvais père, qu'il nous aimait, mes frères et moi; et qu'il nous était défendu d'en douter. Pas glop, pour un gosse de 11 ans qui n'avait jamais reçu ce type d'effusions. Je ne galvaude pas le sens du mot jamais.

J'ai quand même siffloté le long du chemin me menant au bahut.  ::)

Tout a été très vite, ensuite. Le soir, ma mère était à la sortie du collège, m'a emmené chez mes grand-parents, et m'a annoncé le décès de mon père.
En mentant. Évoquant une crise cardiaque. Ouaip.
La nuit même, j'ai fini par arracher la vérité (mon père était fort comme un boeuf et dans ma p'tite tête d'ado, on ne pouvait pas mourir d'une crise cardiaque "juste comme ça") à la madre, mais le mal était fait...

J'ai passé plusieurs jours dans le brouillard, ne partageant avec personne les mots qui furent donc les derniers, de mon père. Ce fut sans doute une erreur.
Ma mère nous a demandé ensuite si nous souhaitions ou non assister à l'enterrement. Nous avons décliné l'invitation. Ce fut là, sans doute, une erreur.

Et le petit Kéké changea -bien évidemment- subitement.
En public, j'étais devenu le mec à fréquenter, le type même du petit con arrogant, le brun ténébreux qui fume des joints devant le collège; et méprise tout ce dont il n'a cure. Ma scolarité fut bousillée. Je m'appliquais à mettre de grands coups de tête dans tout ce qui avait été important pour moi jusque là. Seule exception, la littérature. J'ai trouvé une catharsis dans l'écriture, en sus de continuer à dévorer assidument les bouquins qui trainaient autour de mes pattes.
En privé, j'étais devenu un papa de substitution pour ma smala, ma mère ne sortira de sa torpeur que plusieurs années plus tard...
Sauf que je ne gérais réellement rien, j'étais devenu un automate au milieu d'une ataraxique et de deux frangins qui se laissaient porter par le vent... Lever/Glander/S'coucher.

Je pense n'avoir pas suivi la voie classique qu'utilise l'esprit pour accepter un deuil, en fait. Plusieurs étapes se sont mélangées et d'autres n'ont jamais été présentes. Seules la colère et la résignation furent vécues réellement par moi, et vécues intensément. J'étais une boule de rage. Voyant le mal partout, je finissais par porter le mal en moi.
Je n'ai jamais vraiment fait la paix avec mon père, mais je ne suis pas en guerre non plus. C'est ... très bizarre.
Pour pardonner, il faut d'après moi que chacun reconnaisse ses erreurs. Et la mort a bon dos, pour le coup ...
J'ai appris à vivre avec, très simplement.

Je ne supporte que difficilement cette habitude qu'ont beaucoup de proches de suicidés de chercher dans cet acte la racine de multiples problèmes, le terreau de nombreuses névroses ... On peut sombrer, on peut ramer; mais on peut aussi se laisser porter par la houle jusqu'au rivage.
J'ai longtemps imaginé que mon besoin irrésistible d'ailleurs, mon instabilité quasiment pathologique, trouvaient leur raison dans le suicide de mon père.
J'ai longtemps imaginé que mon idéalisation de la relation humaine et du lien qui nous unit tous étaient liés à ça.

Ce sont des foutaises...

Je suis comme ça.



Mo, tu vas continuer d'avoir mal. C'est certain.
Tu vas sans doute trouver plein de (bonnes ou mauvaises, c'est selon) raisons de te résigner.
Je ne vais pas te dire de ne pas baisser les bras. Si tu en ressens le besoin, l'envie, fais le. Tu les relèveras plus tard. C'est, une fois de plus; certain.
Écoute les conseils, prends bonne note des différentes expériences; mais à la fin, seules ton intuition et ta résilience te permettront de te sauver toi-même.

Et. Tu n'es pas seul.



Pour finir : arrêtons (siouplé, va sans dire 8)) de vouloir expliquer par l'esprit le suicide. Une question à 10000 balles => Socrate est il un enc**é et n'aurait-il pas du choisir l'exil ?!  :lol:
« Modifié: 24 mars 2013 à 15:45:44 par Pouçot »

23 avril 2013 à 13:32:03
Réponse #63

mrfroggy


Salut Mo, comment vas-tu ?
David.
Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

23 avril 2013 à 13:59:00
Réponse #64

DavidManise


+1 --> comment ça va ??

:calin:

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

23 avril 2013 à 21:11:35
Réponse #65

Draven


+1
On est tous la si besoin est..  :up:
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

25 avril 2013 à 23:33:20
Réponse #66

Mo


Bonsoir,

Merci de prendre des nouvelles.
Simplement pour vous dire que je pars mercredi prochain. Destination le Canada, pour 2 mois.
Je vais essayer d’oublier ce que j’ai vu, et le vide que ma petite femme a laissé dans ma vie.
Cette situation est toujours inacceptable à mes yeux, incompréhensible, j’essaie donc d’éviter d’y penser. Même si j’y suis toujours renfermé et mal à l’aise, mon travail a le mérite de « m’occuper » l’esprit pendant la journée. Le plus dur demeure le soir, ou les moments où je commence à cogiter.

Je vais passer 1 mois au Québec (Saguenay), et 1 mois en Ontario normalement, pour parcourir une partie d’un pays où nous avions rêvé d’aller.
Partir complètement seul aurait été inenvisageable dans l’état actuel des choses, la solitude serait trop lourde à porter et je ne sais pas encore je pourrai réagir face à elle, surtout dans un environnement inconnu. Je vais alterner l’immersion dans la culture locale à travers la pratique du woofing, et la découverte du pays en touriste plus classique.
Pour le reste on verra au fur et à mesure.

La psychologue dit que c’est courageux de partir, moi j’y vois plus un moyen de fuir…
Quoi qu’il en soit, j’espère que ça m’apaisera un peu.
Je vais tenter de trouver quel « sens » / orientation (tant personnelle que professionnelle) je vais donner à ma vie, même si j’appréhende à l’heure actuelle ces questions et leurs implications.
Je pense me tenir éloigné quelques temps, si ce n’est pendant la durée de cette période, des ordinateurs, pour que cette coupure soit vraiment une manière de repartir à zéro, de faire le vide. Les nouvelles risquent par conséquent de devoir attendre mon retour, ou d’être rares.

Dans tous les cas, je vous le réécris : votre soutien est précieux. Merci


Mo
Qui ose gagne

26 avril 2013 à 00:06:55
Réponse #67

éclipse


Salut Mo,
merci de donner de tes nouvelles.

Je n'étais pas intervenu car je suis maladroit.
Mais j'en pense pas moins.

J'ai l'impression que ce voyage représente beaucoup pour toi (et pour vous deux).

Vas-y, envole toi (envolez-vous), et reviens guéri de ta souffrance.

Je sais bien que l'éloignement ne guérit pas tout (surtout si c'était un projet entre elle et toi),

mais là je crois que ça va être une bonne chose. Genre de catharsis.

Puisses-tu devenir en paix.

'clips.
… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

26 avril 2013 à 07:58:42
Réponse #68

b@s



26 avril 2013 à 18:30:43
Réponse #69

loic35


Bon voyage , tout mon soutien dans cette épreuve

26 avril 2013 à 18:46:37
Réponse #70

mrfroggy


Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

30 avril 2013 à 14:16:37
Réponse #71

bilbo78



10 juillet 2013 à 23:16:50
Réponse #72

Mo


Bonsoir à tous,
 
Simplement pour vous dire que je suis revenu en France.
Comme prévu, j'ai passé 2 mois au Canada en faisant du wwoofing : 1 mois au Québec (fjord de Saguenay) et 1 mois en Ontario (péninsule de Bruce).
Pendant cette période, j'ai eu la chance de rencontrer des personnes attachantes, avec qui j’ai pu échanger sur ma situation, et partager des moments forts.
Moi qui suis assez carré dans ma manière d’appréhender les choses, ce voyage a aussi été l’occasion de vivre au fil de l’eau, au gré des opportunités, et d’adopter un autre type de fonctionnement.
Inutile de vous dire que la reprise du travail, à Paris qui plus est, a été rude après 2 mois à travailler dehors…
 
Je vais arrêter de poster sur ce sujet, et tenter (au moins par ce biais) de penser à autre chose. Je ne vois pas quoi dire de plus de toute façon .. Votre soutien a été une aide précieuse pour moi à une période où j’en avais un besoin fort.
Maintenant le reste va se passer entre moi et mon esprit, et ça prendra du temps. La seule chose que je sais, c’est que je dois l’occuper un maximum pour y penser le moins possible.

A bientôt, peut-être sur un autre fil.

Mo
Qui ose gagne

11 juillet 2013 à 00:02:48
Réponse #73

éclipse


On se boit une mousse un de ces 4 ?
Avé les autres parisiens du forum ?
… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

11 juillet 2013 à 06:41:44
Réponse #74

gahús



 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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