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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Comment cesser d'être lâche ?  (Lu 49007 fois)

25 juillet 2006 à 20:22:00
Lu 49007 fois

Ancien forum



Posté par bofbofbof

Bonjour, je suis nouveau sur le forum et j'ai lu avec beaucoup d'intérêt les messages concernant les relations difficiles aux autres, la peur et son fonctionnement et la survie en milieu urbain.

J'ai bien compris que survivre signifie clairement éviter les situations à risques ou laisser glisser lorsqu'on s'y retrouve confronté (exemple idiot : un méchant m'insulte, j'ai toutes les chances de me faire défoncer la tronche, j'y vais quand même, je me fais rouster, je meurs ou presque - Echec sur toute la ligne puisque je suis mort ou à l'hosto - Si je voulais survivre j'aurais du passer mon chemin)... Mais en même temps il faut des fois se faire respecter non ? Des fois faut y aller, des fois pas

Mais voila, moi j'y vais jamais !! mon problème c'est que je suis d'une lâcheté sans limite... J'ai PEUR de l'affrontement, j'ai peur de me faire frapper, j'ai peur des représailles, je pars toujours du principe que l'autre est plus fort et que s'il ne l'est pas il doit avoir des potes qui sont dangereux, qu'il a une arme dans sa poche, des insultes plus percutantes que les miennes, des arguments pour me faire fermer ma gueule. En plus je ne gère pas du tout mes émotions, elles me submergent (peur, colère) et m'empêchent complètement d'appréhender avec calme les situations auxquelles je pourrai être confronté.
Le résultat c'est que même si je suis dans mon droit je fini par m'écraser, que je ressens l'horrible sentiment de ne pas pouvoir protéger les miens.

Pourquoi je suis comme ça ? Parce que j'ai été programmé pour : à partir de l'âge de 7 ou 8 ans j'ai commencé à subir sans me révolter... Un problème d'éducation ? Image donnée par les parents ? Gabarit ? (j'étais ni costaud ni grand) ? je ne sais pas trop mais j'ai toujours été la tête de turc de service.

La question est donc : que puis-je faire pour renverser la vapeur ? Je vous avoue qu'à presque 40 piges ça commence à me gonfler sérieusement ! Commencer un sport de combat modéré et ensuite aller dans un club de malades ? Voir un psy ? Me faire coacher par un truand ;-)  ??


Merci pour vos conseils car j'en ai bien besoin !

25 juillet 2006 à 20:50:55
Réponse #1

Ancien forum



Posté par Patrick 3 C

La lâcheté endémique moi je n'y crois pas trop. Tu es introverti, inquiet, tu manques de confiance en toi, oui sans doutes.

Peur de prendre des coups, comme tous le monde.

Inquiet des "suites" juridiques ou des représailles, c'est normal.

Maintenant, un exemple, tu vas chercher ta fille qui à environ 17/18 ans et une petite racaille trouve qu'elle est bien jolie et se met à essayer de la tripoter.

Tu vas là aussi laisser couler et faire comme si tu n'avais rien vu ou lui expliquer que les deux genoux brisés à son âge c'est balot, pour le cas certes improbable ou il oserait recommencer.

Que tu ais après les genoux qui bougent tout seuls n'est pas grave, tu auras fait ce qu'il faut.

25 juillet 2006 à 22:17:06
Réponse #2

Ancien forum



Posté par athlon

Salut

Le plus difficile c'est le premier pas.

Et si tu vas à l'affrontement, il faut te lancer coute que coute, ne pas y aller à reculons car sinon tu perds déjà pied...

Mais une fois que tu auras eu l'ascendant sur un emmerdeur, tu verras qu'il te sera plus facile de le refaire.

C'est un peu comme avec les filles, le premier baiser... il est dur dur à faire, ensuite tu te relances... et roule ma poule...

Puis tu peux faire un test. 40 ans, tu as forcement un chef à la con. Ba vas y lui dire ;-)

Blague à part, faut se lancer une fois, à fond... ensuite si tu as étais trop loin tu t'en rendra compte et puis tu ajustera la prochaine fois... mais la première... à fond les manettes.

Sinon tu peux faire le dingue... mais là...

Amicalement

25 juillet 2006 à 22:18:51
Réponse #3

Ancien forum



Posté par jeff

Hé l'eau!

Je peut peut-être aider ici aussi! Je me permet de poster car, faisant un boulot dans "l'accueil du publique" on est souvent amené à gérer des conflits. Nous delivrons des prestations diverses à tous les types de personnes: de toutes les classes (de la plus défavorisé à la plus riche) et de tous les âges...
Dans de nombreux cas, nous sommes obligés de refuser ces préstations aux gens: donc là, y'a clash! Trés souvent: aggressions verbales et rarement physiques. Bref, on nous a appris à gérer ce genre de situations + de l'expérience perso!

Déjà on ne peut pas parler de lâcheté. Personne n'est lâche, c'est juste une façon de survivre en fait. Malheureusement, quand on a le dos au mur, c'est pas la meilleure solution (pour ma part).

Alors premièrement en cas d'aggression verbale, sans aucun contact, il faut toujours garder son calme (cela s'apprend: respiration, auto-suggestion) sans pour autant s'évader de la situation: pour réagir vite au besoin il faut avoir l'esprit clair! Le fait de rester calme (tu peux même rajouter un petit sourire amical) va tempérer ton "adversaire" et à moins qu'il sois de suite partit dans l'idée de poutrer quelqu'un, il y'a de grandes chances pour qu'il se calme aussi. ET SURTOUT, le fait de rester calme et de ne pas montrer que l'on a peur va empêcher l'autre de jauger. A partir de là il ne saura pas quoi pensé (je prends un exemple stupide: Jet Lee. Quand on voit son rapport taille/poids on dirait pas... pourtant :D) Le fait d'être petit et maigre ne peut absolument pas déterminer l'issu d'un éventuel combat. Aprés tout, un seul coup bien placé peut mettre n'importe quel adversaire KO! ;) Pardon, je disais donc... oui. Montrer que l'on a peur, c'est déjà dire à l'autre de manière subconsciente: je suis le plus faible, tu me taperas sans problème! :( Alors qu'être totalement impassible, voire indifférent, on a plus tendance à dire: attention, tu ne m'impressionnes pas et tu as interêt à te méfier de moi. L'autre réfléchira déjà à ça avant d'agir!

Ensuite un petit truc avec les yeux! Eviter de regarder l'autre dans les yeux, mais ne pas les baisser, toujours les avoir au même niveau mais en regardant un peu à côté. Le problème étant qu'à partir du moment où l'on regarde droit dans les yeux, c'est comme dire: je suis le chasseur et toi la proie, cours! (dans cette situation). Si l'autre a le même caractère: BOUM ça pète. A jouer quite ou double...

Pour ce qui est du physique, il y'a de trés bons entrainement pour la self-défense qui sont pas bourrins du tout. On y apprend pas à frapper fort mais à avoir les bons réflexes pour désarmer, déséquilibrer ou immobiliser l'adversaire. Je ne cite que l'Aikido pour l'exemple! :P

1 dernier conseil avant la fin... ;D
Pour commencer en douceur à éviter d'être la "tête de turc" il faut déjà commencer par savoir dire NON! C'est un mot trés simple mais qui a beaucoup de mal à passer chez beaucoup de gens. Et le simple de fait de dire NON ou OUI en s'affirmant et en étant sûr de sa décision est déjà une trés grande force...

Voilou, en éspérant que la confiance revienne... ;)

Glop glop!

26 juillet 2006 à 10:26:43
Réponse #4

Ancien forum



Posté par Maximil

Citation de: jeff link=1153851720/0#3 date=1153858731
Déjà on ne peut pas parler de lâcheté. Personne n'est lâche, c'est juste une façon de survivre en fait.
 :o >:( Si, des gens sont lâches. Ca existe, il y en a même trop !

Citer
Je ne cite que l'Aikido pour l'exemple! :P
Ou le krav maga, ou la self defense, ou les boxes etc...

Bofbofbof: Tu veux prendre confiance en toi ? ultra facile ! Mets toi à n'importe quel sport de combat du moment qu'il y ait du contact. (perso je te conseillerais boxe francaise, américaine ou thai). Ce n'est pas forcément efficace en tant que tel, mais ton état d'esprit va vite se modifier... Juste mon avis.  ;)



26 juillet 2006 à 11:42:45
Réponse #5

Ancien forum



Posté par gurkhan

Citation de: jeff link=1153851720/0#3 date=1153858731

Alors premièrement en cas d'aggression verbale, sans aucun contact, il faut toujours garder son calme (cela s'apprend: respiration, auto-suggestion) sans pour autant s'évader de la situation: pour réagir vite au besoin il faut avoir l'esprit clair! Le fait de rester calme (tu peux même rajouter un petit sourire amical) va tempérer ton "adversaire" et à moins qu'il sois de suite partit dans l'idée de poutrer quelqu'un, il y'a de grandes chances pour qu'il se calme aussi. ET SURTOUT, le fait de rester calme et de ne pas montrer que l'on a peur va empêcher l'autre de jauger. A partir de là il ne saura pas quoi pensé (je prends un exemple stupide: Jet Lee. Quand on voit son rapport taille/poids on dirait pas... pourtant :D) Le fait d'être petit et maigre ne peut absolument pas déterminer l'issu d'un éventuel combat. Aprés tout, un seul coup bien placé peut mettre n'importe quel adversaire KO! ;) Pardon, je disais donc... oui. Montrer que l'on a peur, c'est déjà dire à l'autre de manière subconsciente: je suis le plus faible, tu me taperas sans problème! :( Alors qu'être totalement impassible, voire indifférent, on a plus tendance à dire: attention, tu ne m'impressionnes pas et tu as interêt à te méfier de moi. L'autre réfléchira déjà à ça avant d'agir!

Ensuite un petit truc avec les yeux! Eviter de regarder l'autre dans les yeux, mais ne pas les baisser, toujours les avoir au même niveau mais en regardant un peu à côté. Le problème étant qu'à partir du moment où l'on regarde droit dans les yeux, c'est comme dire: je suis le chasseur et toi la proie, cours! (dans cette situation). Si l'autre a le même caractère: BOUM ça pète. A jouer quite ou double...

Pour ce qui est du physique, il y'a de trés bons entrainement pour la self-défense qui sont pas bourrins du tout. On y apprend pas à frapper fort mais à avoir les bons réflexes pour désarmer, déséquilibrer ou immobiliser l'adversaire. Je ne cite que l'Aikido pour l'exemple! :P

1 dernier conseil avant la fin... ;D
Pour commencer en douceur à éviter d'être la "tête de turc" il faut déjà commencer par savoir dire NON! C'est un mot trés simple mais qui a beaucoup de mal à passer chez beaucoup de gens. Et le simple de fait de dire NON ou OUI en s'affirmant et en étant sûr de sa décision est déjà une trés grande force...

Voilou, en éspérant que la confiance revienne... ;)

Glop glop!

je suis d'accord avec jeff, ayant également des fonctions me mettant souvent en situation de tension avec une multitude de publics parmis les plus dangereux j'applique donc les mêmes techniques.
moi aussi je fus, petit, la tête de turc jusqu'au jour ou j'ai eu le déclic..... n'étant pas d'un gabarit impressionnant (je le disais déja dans un autre sujet) mon assurance et ma détermination me permettent d'éviter bon nombre de conflits .

26 juillet 2006 à 11:47:37
Réponse #6

Ancien forum



Posté par Vrorsh

Hé ben heu ... Chuis "tafdak" avec ce que dit Maximil  ;D

En ce qui concerne la lâcheté, effectivement, faire un truc qui tarte un peu ça te ferait du bien je pense.
L'aikido, j'en fais, c'est le plus bel art martial du monde entier que la terre ait jamais porté tout ça tout ça mais je ne pense pas que ce soit ce dont tu as besoin. Il te faut plutôt un truc où tu vas prendre quelques gnons  ::)

NB : la peur c'est parfaitement normal. D'ailleurs sans peur, il n'y a pas de courage. Juste de l'inconscience.





PS : Tu es d'où ? Y a peu de chances que tu sois de mon coin perdu mais je comptais me mettre à la BF à la rentrée pour travailler un peu mon physique et me mettre un peu en danger. Si par hasard on est voisins ...  8-)

26 juillet 2006 à 14:52:21
Réponse #7

Ancien forum



Posté par DavidManise

Bonjour :)

Il y a déjà d'excellentes réponses qui ont été postées.  Je vais me permettre d'ajouter mon petit grain de sel :

Est-ce qu'on peut parler de lâcheté, ou est-ce aussi, ou plutôt, une énorme inhibition à poser des actes violents, ou "pas gentils", ou "impolis" ?

Moi, j'apprends à mes enfants à ne pas provoquer, à ne pas aggresser, à partager, à respecter les autres.  Mais je ne veux pas leur imposer de rester toujours corrects quand on les aggresse ou quand on est injustes avec eux.  Je les invite à la retenue, j'essaie de leur apprendre le discernement, mais quand ma fille de deux ans se prend des coups de camions en métal derrière la tête et qu'elle se retourne et mord ou alors enfonce les doigts dans les yeux en poussant, je ne la dispute pas.  Je l'empêche de trop en faire, je n'approuve pas non plus, je l'arrête pour éviter qu'elle ne fasse trop de dégâts, mais je ne vais pas l'engueuler, parce que je veux qu'elle conserve en elle cette capacité à faire du mal aux autres si c'est vraiment nécessaire.

C'est affreusement choquant pour 99% des gens d'entendre ça.  Mais pourtant c'est vrai.  Je veux que ma fille soit CAPABLE d'être méchante et injuste, mais qu'elle choisisse de ne pas le faire en temps normal.  La différence entre ça et "être une bonne tite fille" est énorme.  Ma fille ne sera jamais une "bonne tite fille".  Elle sera (je l'espère) pacifique par choix, et non pas par dépit ou par inhibition.  Et je plains déjà le gars qui essaiera de lui faire du mal.  C'est même pas moi qui aurai besoin de m'en mêler.  Elle saura faire ça toute seule (et sinon je m'en mêlerai avec un immense plaisir sadique, ça c'est clair).  De toute manière, un jour je ne serai plus là pour elle, donc autant qu'elle ait ce qu'il lui faut pour se débrouiller seule le plus tôt possible.

Je pense que tout le monde ici, à un moment de sa vie, a subi.  Moi, malgré mon gros gabarit, j'ai déjà subi.  J'ai déjà fermé ma gueule.  Je me suis déjà dégonflé devant des plus petits que moi parce que j'avais peur.  Mais avec le recul, la vérité est que je n'avais pas aussi peur d'eux que peur de la bête féroce qui se cacheait en moi.  J'avais peur de ne pas être gentil, de ne pas être juste, de ne pas être au-dessus de tout ça.  La société toute entière m'avait mis en garde contre ma violence en me répétant sans cesse "il n'y a pas de bonne raison de faire mal aux gens".  Or, je m'excuse, mais c'est de la connerie ça.

Il y A, parfois, des raisons qui justifient qu'on fasse du mal aux gens.  Ça s'appelle de la légitime défense.

Gavin de Baker dans son excellent bouquin "The Gift of Fear", explique de quelle manière on peut évaluer la probabilité que quelqu'un pose un acte violent.  Ça tient dans l'acronyme JACA, que je traduis ici :

- Justification : a-t-on une raison qu'on ressent comme valable de passer aux actes ?
- Alternatives : que peut-on faire d'autre ?
- Conséquences : les conséquences du passage à l'acte seront-elles positives ou négatives du point de vue de l'auteur potentiel de la violence ?
- Abilité : est-ce qu'on pense en avoir les moyens ou pas ?

Deux scénarios :

- le fils de mon voisin qui a 17 ans est avec un groupe de 12 potes, ils me voient passer dans la rue et ils me balancent des insultes gratuites.  Est-ce que je vais aller leur démonter la gueule ?

- Justification : non.  Pour moi, une insulte ne vaut pas un pain dans la gueule.
- Alternatives : les ignorer et passer mon chemin, en sachant que c'est des petits cons qui ont des c*u!lles à prouver.
- Conséquences : si je vais au charbon, je risque des emmerdes avec la justice, avec les parents des gamins, avec ma copine, et avec mon sens moral.
- Abilité : possible que je réussisse à en dégommer un ou deux, mais à 12 contre un, à moins d'être à 100m avec un lance-flamme, t'as pas bcp de chances.

Donc non.  Je ne vais pas aller me friter, et ils le savent bien (instinctivement).  Donc ils en profitent.  Isolés, ils seraient beaucoup plus polis.  Si j'étais avec ne serait-ce que 4 potes, ils fermeraient leur gueule.  Mais là ils savent que je n'ai pas la Justification, que j'ai d'autres Alternatives, que les Conséquences seraient négatives pour moi et que je n'ai probablement pas l'Abilité à le faire.  Donc ils sont tranquilles, et moi j'enrage au point d'avoir envie de trouver un J (faut leur donner une bonne leçon) et un A (un 12 semi auto chargé au gros sel)...  mais ça reste de l'ordre du fantasme parce qu'il reste encore des conséquences négatives à gérer et que je sais que j'ai des alternatives plus productives (ne rien faire et attendre qu'ils grandissent).

Scénario numéro deux : on est en temps de guerre.  Un soldat ennemi, seul, débarque chez moi et menace ma famille.  Je me rends compte qu'il n'a pas de chargeur dans le pistolet avec lequel il nous menace.  Il s'approche de ma fille avec l'intention de la violer.  Est-ce que je vais réagir ?

- Justification : woh put**n oui que je l'ai, la justification pour passer aux actes...  n'importe quel acte.  Y'a pas grand chose au monde qui justifie mieux que je passe au actes, en fait.
- Alternatives : lui demander de pas le faire ?  M'en aller pour ne pas voir ?  Qu'est-ce que je peux faire d'autre pour ne pas devoir l'inacceptable ?  Rien.
- Conséquences : négatives ?  Non.  Conséquences positives.  Je défends ma famille et en plus j'élimine un soldat ennemi, je peux récolter son matos et nourrir mes cochons.  Tout du bon.  
- Abilité : Bah son arme n'est probablement pas chargée, ou alors avec une seule bastos.  Le tout est de faire en sorte que cette première balle éventuelle parte dans une direction sûre.  Pour le reste, j'ai des arguments.

Réponse ?  Je pense honnêtement qu'à la première occasion je le démolirais avec plaisir.  C'est facile à dire bien au chaud derrière un ordi...  mais bon je pense que j'y arriverais.

Pourquoi ?

À cause des 4 lettres magiques : JACA.

Là où on se sent VRAIMENT lâche, en général, c'est quand on a 3 des lettres sur 4.  Du style quand on a le J (Justification), pas d'autres Alternatives, que les Conséquences en seraient positives, mais qu'on ne pense pas être Abilité à le faire.  C'est une situation intenable où sent qu'on a le choix entre une attaque suicide qui ne règlerait rien au problème... et juste ne rien tenter, ce qui ne règle rien au problème non plus, mais où on ne se suicide pas.

Le fait est que si 12 soldats ennemis armés avec des fusils d'assaut chargés se pointaient chez moi pour violer ma fille, c'est beaucoup moins sûr que je m'interposerais.  Je n'aurais aucune chance contre eux.  J'aurais trois lettres sur 4.  Possible que je chargerais dans le tas et que je mourrais en sauvegardant mon honneur de père.  Possible aussi que je me dirais que ma famille aurait davantage besoin de moi vivant que de moi mort, surtout après un viol, un pillage et tout ça.  Ce qui est sûr, par contre, c'est qu'à partir du moment où ces 12 soldats mal intentionnés nous auraient coincés, notre vie aurait déjà basculé dans le cauchemar.  D'où tout l'intérêt de la prévention...

Mais quand la prévention et l'évitement échouent (ça arrive), il existe une foule de solutions techniques efficaces au manque d'Abilité.  Si ça n'est que ça le problème, voici une liste de solutions qu'on peut adopter en tout ou en partie selon les lois du pays où on se trouve, ses valeurs, son sens moral, etc.:

- cours de self avec Fred Perrin (les arts martiaux, bofbof, sans mauvais jeu de mot ;))
- un flingue
- un couteau
- un spray
- un chien de garde
- etc.

Quant aux justifications qu'on peut trouver à passer aux actes, le tout est de définir à l'avance, et pour soi-même, quelles sont les pertes acceptables et qu'est-ce qu'on ne peut pas ne pas défendre...  Certains pacifistes purs et durs préfèrent se laisser tabasser plutôt que de poser le moindre acte violent.  Je respecte leur choix, mais j'avoue que je ne le partage pas du tout.

Ciao ;)

David

26 juillet 2006 à 15:49:49
Réponse #8

Ancien forum



Posté par Vrorsh

Huh huh ... J'vois d'ici la gueule du premier mec que ta fille va ramener à la maison :
"Ah c'est LUI ton père ??!!!! Bon chuis désolé mais j'avais complètement oublié mais j'ai piscine ! On s'rappelle hein !"  ;D

Pour le reste, je suis d'accord.

De mon point de vue, quand on a le J, pas de A, des C pas trop mauvaises mais pas le dernier A (genre les 12 soldats), il faut faire un truc vraiment vraiment vraiment inattendu. Prendre un otage, s'ouvrir les veines en hurlant qu'on a le sida, déclencher un incendie ... N'importe quoi qui change la situation et qui redonne l'avantage (mais bon c est que mon point de vue  ::) ).

26 juillet 2006 à 15:59:34
Réponse #9

Ancien forum



Posté par Maximil

Voilà un grand post, à l'image de notre manitou... tafdak, avec cependant une certaine mesure sur deux points:
- l'abilité est quelque chose d'assez subjectif, et variable. A froid, seul contre 4 mec je sais que je n'ai guère de chances (à moins de faire çà ultraviolent càd 1 coup = 1 mec en moins). Par contre, dans l'action, avec la testostérone et l'adrénaline, nul doute que je trouverais ce ratio beaucoup plus acceptable. Et même si j'en emmene que 2 sur 4, ca fera toujours 2 de moins.

- ces 4 éléments sont interactifs entre eux: les conséquences (négatives par exemple) d'un acte sont à mettre en rapport avec la justification. Et pour reprendre ton exemple, si ma fille ou ma femme devait se faire violer par des mecs dans la rue, même si vivant je suis plus utile que mort, et même si l'abilité ne me le permets pas, je préfère ne plus tenir compte des conséquences et y aller quand même.

En fait, je pense m'être fait (et avoir reçu l'éducation d'une personne) de la façon dont tu éleves ta fille David. J'essaye d'être gentil par choix, mais en cas de besoin, ca ne me dérangerais pas de... bref.

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Il y A, parfois, des raisons qui justifient qu'on fasse du mal aux gens.  Ça s'appelle de la légitime défense
HS: j'avais vu deux courts métrages qui montraient que juger de la torture ou du meurtre n'étaient pas une chose facile:
Premier cas: un homme savait que son fils était retenu prisonnier dans une grotte dans une falaise avec de la marée qui monte soit en gros quelques heures avant qu'il ne meure. Et la seule personne sachant cela (le bourreau), pourtant arrêté, refusait de lui dire où. Même avec quelques baffes. Le film était suffisament bien fait pour que le spectateur n'ait qu'une envie, passer à des actes plus odieux afin d'obtenir l'info qui aurait pu sauver le fils. Ca s'appelle de la torture. Cela faisait déjà pas mal reflechir sur les raisons qui peuvent pousser à çà.
Deuxième cas: une homme (policier) voit sa fille (qui porte le nom de sa mère après un divorce) violée et frappée et torturée par un mec. Le mec passe en jugement mais est relaxé faute de preuves suffisantes (pourtant le viol est montré dans les premières scènes). Et le policier (bientôt condamné par un cancer) se trouve être dans le fourgon qui ramène le prisonnier du palais de justice pour le rendre à la liberté. La scene principale est quand les autres flics décident en accord avec celui-ci de le laisser seul dans le fourgon avec le prisonnier (qui arbore un sourire de victoire) et que le père reste seul à regarder le violeur et à se poser l'ultime question... C'est long, très long,  c'est lourd, c'est dur et le film finit sur fond noir avec un bruit d'arme à feu... qu'on approuve totalement en tant que spéctateur.
Je vous assure que ceux qui disaient au départ: la torture jamais, la violence jamais et autres... ils avaient de très serieux doute après (ou une très grose boule dans la gorge)
Donc à mon avis, il n'y a pas que la légitime défense qui justifie la violence, ou alors la légitime défense prend une dimension particulièrement vaste.

26 juillet 2006 à 17:16:05
Réponse #10

Ancien forum



Posté par Corwyn

Petite anecdocte qui me reviens avec les éléments que vous évoquez.

Il y a de cela de nombreuses années je me suis retrouvé face à une bande (des albanais proche du milieu de la pègre que je connaissais de vue et de réputation) de 6 ou 7 gars. J'ai appris plus tard que c'est parce qu'ils m'avaient vu parler avec un gars qu'ils n'aimaient mais n'osaient pas toucher qu'ils étaient venus vers moi. Leur porte parole, le plus petit du lot m'a enjoint de les suivre ( nous étions dans un espace publique).
J'avais une alternative:
Oui et je risquais au mieux un vol et une bastonnade; au pire... je préfère ne pas y penser je sais (mais ne savait pas) que 2 d'entres eux étaient toujours armés.
Non et je ne savais pas à quoi m'attendre.

Je suis pas un gars courageux, j'évite le plus possible l'affrontement mai sans savoir pourquoi j'ai joué la fronde, j'ai relevé la tête, je l'ai fixé droit dans les yeux, j'ai souri et je lui ai dit: non!
Son poing est parti, c'est pas très douloureux sur le moment. Alors j'ai continué à le fixer droit dans les yeux.
Baisse les yeux a-t-il ordonné avant de lancer à nouveau son poing contre ma joue.
Et cela a duré le temps de quatre cycles baisse-les-yeux-coup-de-poing. Puis j'ai détourné le regard... ils sont parti!

D'après les choses qui ont été dites ici j'analyse cet évènement de la manière suivante:
Ils sont arrivé avec un JACA en parfaite harmonie
Je leur ai d'abord montré que je n'était pas une proie et que je n'avais pas peur (ce qui était faux), puis je leur ai "imposé"une nouvelle Justification.
En détournant le regard, je les ai privés de leur nouvelle Justification et offert une Alternative, il ne restait plus que des conséquences et de l'abilité... rien de très grisant!
Je crois que je m'en suis tiré à bon compte. Le petit porte parole n'était pas très efficace et le léger bleu au visage est passé inaperçu.

En dehors de cette anecdocte, je crois que dans toutes situations conflictuelles c'est la confiance en soi qui est primordiale. C'est elle qui te permettra de garder ton sang-froid et d'enchainer raisonnements et actes.

Et surtout, jeune padawan n'oublie jamais que la peur peut être ta plus grande force comme ta plus grande faiblesse et pour paraphraser je ne sais plus qui " la peur est comme un étalon: tu peux la dompter et la chevaucher ou te faire piétiner par elle"

26 juillet 2006 à 18:55:36
Réponse #11

Ancien forum



Posté par jeff

Tafdak avec le grand manitou...

Et il reste encore une alternative non évoquée qui peut être utilisé alors que le dialogue peut encore être établi avec "l'aggresseur".

Il faut savoir que nous sommes l'unique éspèce avec certains cétacés à appliquer ce que nous appelons: LA VENGEANCE!

Il est toujours bon de rappeler à l'aggresseur qu'en cas de viol/meurtre/aggression de femmes/enfants/famille ou même envers soi-même, il prend un trés gros risque au niveau de l'état psychologique de sa victime ou de ses proches!

Pour prendre l'exemple de David (le soldat qui tue la famille): certaines personnes auront le réflèxe de se renfermer sur eux-mêmes, de tenter d'oublier ce qui s'est passé. D'autres mettront absolument tout en oeuvre pour éliminer la personne/le groupe voire même le peuple entier de "l'aggresseur". Et basculer dans ce genre de raisonnement quand on a plus rien à perdre c'est trés facile!

Par ailleurs dans ce genre de cas, on a déjà vu des gens changé de comportement du tout au tout. Un "lâche" peut devenir le plus bagarreur et foncer dans le tas. La personne peut devenir trés astucieuse voire même un genie pour arriver à ses fins. Et taux de cruauté et de non-compassion peut devenir impréssionnant (même envers des gens innocents).

Ce message peut être transmis à l'adversaire et il peut le comprendre. C'est pour ça qu'une partie de ma philo est de ne pas faire de mal (sans raison expressement valable citée plus haut par David) même à plus petit que soi: déjà par simple respect mais en plus on ne sait jamais sur qui on peut tomber. Même un petit tigre tout mignon reste à jamais un fauve! ;)

Pour finir, entièrement d'accord avec Vrorsh. Même sans entrainement, le simple fait de prendre des gants de boxe et de taper dans un sac peut beaucoup aider (déjà à évacuer la frustration et en plus le corps se souviendra petit à petit instinctivement à prendre des positions de combat et certains réflexes qui peuvent sauver... :)

26 juillet 2006 à 21:24:31
Réponse #12

Ancien forum



Posté par DavidManise

Citation de: Maximil link=1153851720/0#9 date=1153922374
- l'abilité est quelque chose d'assez subjectif, et variable. A froid, seul contre 4 mec je sais que je n'ai guère de chances (à moins de faire çà ultraviolent càd 1 coup = 1 mec en moins). Par contre, dans l'action, avec la testostérone et l'adrénaline, nul doute que je trouverais ce ratio beaucoup plus acceptable. Et même si j'en emmene que 2 sur 4, ca fera toujours 2 de moins.

Oui.  Quand je parle de la probabilité que quelqu'un passe aux actes, je parle bien toujours de sa PERCEPTION à lui des 4 éléments (JACA).  On peut CROIRE que la violence serait justifiée alors qu'elle ne l'est pas, ou alors être persuadé qu'on a l'Abilité pour le faire et se retrouver à bouffer ses dents.  Et oui, la testostérone et l'adrénaline nous font parfois oublier un peu qu'on risque de se prendre une râclée.  L'alcool, aussi, et certaines autres substances.

Citer
ces 4 éléments sont interactifs entre eux: les conséquences (négatives par exemple) d'un acte sont à mettre en rapport avec la justification. Et pour reprendre ton exemple, si ma fille ou ma femme devait se faire violer par des mecs dans la rue, même si vivant je suis plus utile que mort, et même si l'abilité ne me le permets pas, je préfère ne plus tenir compte des conséquences et y aller quand même.

Idem, c'est subjectif.  Tu inclus bien sûr tes valeurs à ton évalutation des conséquences.  Savoir qu'on ne pourra plus se regarder dans un miroir pour le reste de sa vie, ça compte aussi.

Citer
Je vous assure que ceux qui disaient au départ: la torture jamais, la violence jamais et autres... ils avaient de très serieux doute après (ou une très grose boule dans la gorge)
Donc à mon avis, il n'y a pas que la légitime défense qui justifie la violence, ou alors la légitime défense prend une dimension particulièrement vaste.

La légitime défense est effectivement un sujet très vaste.  Dans le cas du premier, c'est de la légitime défense en quelque sorte...  Dans le cas du second, par contre, c'est de la vengeance.  Je ne dis pas que je ne ferais pas la même chose, mais je n'appellerais pas ça de la légitime défense.

Ciao ;)

David

27 juillet 2006 à 02:09:10
Réponse #13

Ancien forum



Posté par bofbofbof

Tout d'abord merci pour vos réponses, c'est extrêmement intéressant ! J'espère que je vous gonfle pas car je vais détailler un peu  ;)

A la lecture des différents points de vue je comprend maintenant un peu mieux et voici ce que j'en pense : si quelqu'un agresse physiquement un membre de ma famille ou moi même je sais que je vais réagir immédiatement soit en attaquant soit en assurant une porte de sortie (et donc la sauvegarde physique). De ça j'en suis sûr, je sais que je resterai pas prostré dans un coin en attendant la suite des événements. Je ne ferai peut-être pas ce qu'il faut mais je ferai quelque chose.
Dans un autre registre, j'ai toujours eu le courage de mes opinions (c'est jamais que de la tchache me direz-vous) et dans les discussions ou les affrontements oraux je me fais jamais bouffer, je me tais pas, je n'aime pas qu'on cherche à me dominer.

Là où j'ai plus de mal c'est pour gérer les agressions mineures auxquelles ont peut être confronté régulièrement (au boulot, dans sa voiture, etc.).
Exemple (proche de celui David) vécu récemment : je suis chez moi, j'entends une voix à plusieurs reprises venant de l'extérieur, je fini par aller à la fenêtre et là je vois que c'est un jeune dans l'immeuble en face, de l'autre côté de la rue à 1 étage de plus que le mien (je précise que j'habite au même endroit depuis 6 ans). Le jeune balance une insulte sans que je sache à qui elle s'adresse (il y a des gens dans la rue, dont 2 ou 3 à la terrasse de café) et se cache. Puis il recommence sans insulter mais tiens d'autres propos genre "je me fous de ta gueule" dont je ne me souviens plus sauf que cette fois çi je comprends bien que c'est à moi qu'il s'adresse.
Je précise que le gamin en question doit avoir 11 ans ! Et sa famille c'est la catégorie des cas sociaux bourrins. Et le manège dure encore quelques minutes. Je dois ensuite sortir de chez moi et aller chercher ma fille et ma femme, on rentre à minuit. Et le manège recommence, quand je m'approche d'une fenêtre il couine et se cache.

Et bien durant ces différents épisodes j'ai ressenti une peur intense !! La boule à l'estomac, le coeur qui s'accélère, un vrai malaise ! A cause d'un gamin de 11 ans ?? Bon si on cherche la cause (indépendemment du fait que j'étais chez moi, un endroit sécure et que je ne m'attendais pas à une forme d'agression quelle qu'elle soit) c'est sans doute que je n'avais AUCUNE solution satisfaisante :
- l'insulter ? Je lui fait un doigt en le traitant de tout ? Et après ? On continue le manège pendant des mois ?
- aller voir ses parents (totalement cons) ? Et ça tourne peut-être à la baston ?
- tirer des oeufs ou des boulons sur ses fenêtres (suis 1 étage en dessous, c'est pas bon) et on termine à coup de flingues ?
- tenir les propos retenus mais fermes
- ne rien faire et le laisser grandir (comme dit David Manise dans son exemple)
La peur a été générée par le sentiment d'incapacité à trouver une solution satisfaisante, une solution CHOISIE et non pas subie. Ensuite je suis parti en vrille, j'ai imaginé le pire, la situation qui dégénère (la guerre quoi) et donc l'anticipation d'événements désagréables a fini de me mettre par terre.

Et c'est souvent comme ça, le manque d'une solution satisfaisante génère chez moi de la peur : un type me pique ouvertement une place de parking et j'envisage quoi ? De le sortir de la voiture, lui vider un chargeur dans la tronche (je ne saurais même pas enlever la sécurité d'un flingue, ça donne une idée du délire) et dynamiter sa caisse ! Ce que je ne ferais jamais bien entendu ! Alors que la bonne solution est toute autre "Monsieur, vous n'aviez pas besoin de faire ça, c'est ridicule". Après, s'il s'exite on monte d'un cran ou on recule si le danger est trop important (le mec ouvre son coffre et sort un étui à violon).

Ca me pourri la vie de jamais savoir quoi faire... Et comme j'ai pas envie d'être un roquet aboyeur et ben je fais comme si j'avais pas vu ou pas entendu...

Vous êtes plusieurs à avoir évoqué le manque de confiance en soi - Ca peut donc se traduire par une incapacité à gérer mes émotions alors qu'en l'absence de sang froid toutes les situations deviennent ingérables, mêmes les plus insignifiantes.
Par rapport à mon passé de tête de turc (souvent malmené verbalement, jamais physiquement), je crois que ça a quand même provoqué une "programmation" qui fait ressurgir des émotions passées lorsque je revis des situations similaires.
D'ailleurs, ce manque de confiance en soi me pose des problèmes également dans ma vie professionnelle, mes loisirs, etc. Suis limite dépressif quoi !!   :-/

Enfin, je retiens le côté positif des sports de combat ! Dès la rentrée je m'y mets, surtout que j'ai de la chance, j'ai deux potes qui donnent des cours d'un art martial dérivé de je sais plus trop quoi (parfois ils mettent des protections et les gants à chaque fois donc je suppose que les coups sont portés même s'ils sont retenus)...
A ce sujet : je n'ai jamais frappé personne et je crois que dans une situation d'agression intermédiaire (insultes, gifle) je ne suis même pas sûr d'oser appuyer un coup, par peur de "faire mal"... Vous comprenez ce que je veux dire pas là ? C'est juste un manque de pratique ?

Allez, merci encore pour les réponses que vous m'avez déjà apporté

27 juillet 2006 à 09:13:50
Réponse #14

Ancien forum



Posté par DavidManise

Bof3,

Bah voici mon ressenti, à chaud, par rapport à ce que je viens de lire...  J'ai probablement tout faux, mais bon c'est toi qui peux le mieux en juger donc je te livre mes impressions et tu feras le tri par toi-même ok ? ;)

1) Parfois il n'y a rien d'autre à faire que de subir et de laisser pisser, et c'est pas toujours dramatique.  Ça n'est pas un signe de faiblesse ou la preuve qu'on sera une victime toute sa vie.  Un gamin de 11 ans qui m'insulte, il cherche à jouer à la racaille et à voir s'il peut faire peur aux gens.  Ça n'est pas ton rôle de l'éduquer.  Ça c'est le boulot de ses parents.  Donc la prochaine fois qu'il t'insulte tu le regardes calmement, voire de haut, et tu détournes les yeux à l'horizontale sans rien dire.  En voyant que tu n'as pas peur, il va se lasser, et il va choisir une autre cible.  Mais il faut être patient, parce qu'il va tout faire et tout tenter pour re-capter ton attention.  En fait, il a besoin de toi, de ton attention.  Sans elle, son rôle s'effondre comme un acteur dans une salle vide.

2) Rapport aux places de parking, même syndrôme.  Je me suis déjà fait piquer des places de parking aussi.  C'est clair que ça énerve à mort.  J'aurais eu la capacité de sortir et de récupérer la place de parking soit par la menace, soit par la force quasiment à chaque fois (sauf une fois où c'était un van de CRS qui m'avait piqué la place <rire>).  Pourtant malgré mon énervement, je ne l'ai pas fait.  Le c*nnard qui se fout des autres ne va pas changer parce que je récupère ma place de parking volée par la force.  Il va au contraire être conforté dans son sentiment que c'est chacun pour soi dans la vie.  Je vais sans doute récupérer ma place de parking, mais qu'est-ce qui demande le plus d'effort ?  M'énerver, descendre de bagnole, m'engueuler voire me bastonner avec un mec, et éventuellement subir les "suites" légales (ou des blessures, etc.)... sans compter le fait qu'une fois le gars KO sa bagnole sera TOUJOURS dans "mon" espace de stationnement...

... ou repartir sans m'énerver et trouver un nouvel emplacement ?  

Le problème, c'est pas tellement qu'on a toujours envie de "donner une bonne leçon" au mec, ou même que "c'est MA place de parking".  Non.  Le problème, c'est plutôt qu'on a PEUR soi-même d'être une victime perpétuelle et que du coup chaque petite offense devient une montagne, et prend des proportions incroyables.  Ça va jusqu'à s'imaginer flinguer des mecs.  Ça va jusqu'à le faire, même parfois.  J'ai vu des gars s'engueuler, se bousculer, et puis se battre à grands coups de poing dans la gueule pour ne pas céder leur place à un distributeur de billets (véridique !).  Et là qu'est-ce qui se passe ?  Pendant qu'ils se mettent sur la gueule, je m'avance et j'insère ma carte, tranquille ;D

Évidemment, il y a des fois où il FAUT agir, et où on ne doit pas écouter sa peur.  Si t'es le manager d'une équipe et qu'un gars ne fait pas son job, c'est ton boulot de le confronter même s'il a un sale carafon.  Si t'es modo sur un forum et que tu trouves qu'un membre déraille, c'est ton job de le ramener à l'ordre.  Si t'es flic au GIPN et que tu dois aller arrêter un mec qui fait trois fois ton poids, qui est champion de France de boxe Thai, connu pour son aggressivité, armé jusqu'aux dents et dont l'appart est conçu comme un château fort, ben faut y aller...  La peur est normale.  Parfois, il faut lui dire de fermer sa gueule.  Il faut TOUJOURS être en mesure de le faire.  Mais on peut parfois avoir peur, écouter sa peur, et ne pas confronter un c*nnard sans pour autant être une victime.  C'est toute la différence entre le repli stratégique et la fuite irréfléchie.  On peut se replier en ayant peur mais tout en sachant bien que c'est un choix rationnel.

On peut très bien aussi s'excuser d'être une sous-m*rde devant un petit c*nnard par choix tactique ou stratégique, puis voyant que ça tourne vraiment mal continuer à supplier extérieurement puis exploser comme un fauve qui a su conserver l'avantage de la surprise...  Mieux vaut être un lion déguisé en mouton que l'inverse.

Bon bref...  

Pour moi, le manque de confiance en soi est surtout un problème dans la mesure où il peut faire tout ressentir comme un affront.  Les gens qui manquent de confiance en eux, en général, sont les PLUS aggressifs.  Ils ont toujours besoin de se rassurer quant au fait qu'ils ne sont pas des victimes, quitte à victimiser tout le monde autour d'eux.  

À l'inverse, il y a les gens qui, en fait, ont une bonne confiance en eux mais sont fondamentalement bien élevés et veulent promouvoir la paix sociale à tout prix, quitte à se faire défoncer la gueule à coups de pelle par un gars qui manque de confiance en lui ;)

Entre les deux, ben il y a la plupart des gens ;)

Ciao !

David

27 juillet 2006 à 09:54:06
Réponse #15

Ancien forum



Posté par mijour

On est (peut être) lâche par peur ou par évitement de conflits (protectionnisme)... et je pense que c'est cela qui régit tout ça...

Pour ma part, je me suis faite agresser plusieurs fois :
- des agressions verbales en voiture (et oui, certains hommes ne sont pas tendres avec nous quand nous sommes au volant  :-[ - peut être, un domaine qui ressort leur virilité, leur toute puissance)
- agression physique et quelques peu sexuelles (je ne compte pas combien de main aux fesses dans la métro quand j'étais sur paris), une agression un peu plus marquante en pleine rue en sortant de fac
Pour tout ça, j'ai eu quelques réactions différentes...

Pour ce qui est des agressions verbales, moi, je reste toujours polie, soutenant le regard (je sais faire les gros yeux  ;) ), et en leur disant "merci !" ou des "vas-y défoule toi" : ça destabilise assez la personne en face puisque ne rentrant pas dans son jeu... mais je ne rentre pas dans des discours prolongés vu que j'estime que des personnes de ce genre ne pourront pas argumenter davantage leurs paroles, leurs insultes...

Ensuite pour les agressions "mains aux fesses", il n'y a qu'à s'écarter -l'option du sac (à main) barrière, j'ai jamais pratiquer, parce que j'avais la devise d'avoir toujours le sac contre moi et main dessus, protegeant les ouvertures - réflexe suite à mon exil sur paris  :) protection de biens au lieu de mon corps - certes, nous sommes plus sujet au vol qu'à des mains volages - autre technique, s'adosser contre porte ou strapontin -je ferme la parenthèse), mais je ne suis pas allée non plus dans les moindres réflexions, étaient-ce des mains vraiment baladeuses ou des frolements involontaires ? . Par contre, quand cela était "prouvé", je m'exprimais au regard...

Par contre, pour l'agression un peu plus "violente", j'ai pas pu réagir, sauf quelques insultes après que le mec se soit écarté, j'ai "gueulé" aussi fort que je pouvais !

Ce sont des petites anedoctes vécues, je ne sais pas si ça pourra t'éclairer...
Disons que j'estime que toutes ces ateintes sont tellement bassement intelligente que le mépris envers tout cela reste pour moi la meilleure façon de les gérer. Le plus difficile après, c'est pourvoir évacuer ce (surplus) d'agression futile.

Aurore.

27 juillet 2006 à 10:44:20
Réponse #16

Ancien forum



Posté par Maximil

Citation de: DavidManise link=1153851720/0#14 date=1153984430
2) Rapport aux places de parking, même syndrôme.  Je me suis déjà fait piquer des places de parking aussi.  C'est clair que ça énerve à mort.  J'aurais eu la capacité de sortir et de récupérer la place de parking soit par la menace, soit par la force quasiment à chaque fois (sauf une fois où c'était un van de CRS qui m'avait piqué la place <rire>).
David
;D

J'ai un ami qui avait une bonne solution pour çà (enfin perso ca peut vite faire dégénerer). On lui avait  piqué une place de parking mais vraiment comme un salaup (limite en rayant la voiture pour passer). Il avait klaxonné, l'autre s'était foutu de sa gueule en disant qu'il était garé, dommage  :)        :o  >:(
A ce moment là, mon ami lui a dit très gentiment et poliment:
"Ce n'est pas grave.... Allez donc faire vos courses tranquillement, je reviens dans 5 minutes pour m'occuper de votre voiture" le tout en montrant la maglite 6 piles de la portière. Et il est parti tout simplement garer sa voiture ailleurs.
On a vu le mec en face blemir un peu quand même (genre "il déconne ou pas ?"). Moi je n'ai rien fait du tout à sa voiture... On a croisé de loin le mec dans le supermarché 10 min plus tard, qui faisait ses courses assez vite avec un air inquiet... Ca a du lui servir de leçon  ;)

27 juillet 2006 à 12:41:19
Réponse #17

Ancien forum



Posté par william

Salut bofbofbof,

j'avoue t'avoir lu avec attention et je te prend au mot lorsque tu dis avoir besoin de conseil, même si je vais pas te donner des conseils pour être moins lâche.
Bofbofbof... c'est quoi ton prénom?
Donc t'as 40ans, t'a toujours PEUR de te faire frapper et, de toute façons tu considére que l'autre est toujoutrs plus fort, plus malin, plus insultant que toi. Et, si j'ai bien compris, tu attribus ça à ton enfance :
"Parce que j'ai été programmé pour : à partir de l'âge de 7 ou 8 ans j'ai commencé à subir sans me révolter",
à tes parents :
"Un problème d'éducation ? Image donnée par les parents ?",
à la génétique :
"Gabarit ? (j'étais ni costaud ni grand) ?"

Puis,
"La question est donc : que puis-je faire pour renverser la vapeur ?"
Tu veux être l'agresseur plutôt que l'agressé?

"Je vous avoue qu'à presque 40 piges ça commence à me gonfler sérieusement !"
Dis moi, c'est pas depuis que t'as 40ans que ça t'em....e, ça fait plus long non? D'ailleur, ça t'as fait penser à quoi cette histoire avec le jeune c.. qui t'insulte? (la réponse t'as pas besoin de la poster je crois, ça te regarde, je veux pas jouer les indiscret).

"Commencer un sport de combat modéré et ensuite aller dans un club de malades ?"
Toujours l'idée de devenir l'agresseur... et un malades... :-? d'ailleurs ton exemple du parking donne à penser que c'est plus de toi que du gars que t'as peur. T'as peur de perdre le contrôles?

 "Voir un psy ? Me faire coacher par un truand   ?? "
Mouais, rapprochement abusif, mais ô combien fréquent, je suis tafdack (et je sais de quoi je parle, je suis psy).

Les differents membres ont apporté des réponses plutot sympa, et je me permais juste d'ajouter mon grain de sel...

Primo, aller dans un club de sport de combat te donneras des armes utiles pour le cas où tu devrais te battre, mais on satellise pas un gars qui t'as piqué une place de parking ou qui t'insulte, ça serais le bordel sinon, par contre le coup de lui dire que ce qu'il fait est "ridicule", j'aimes beaucoup, c'est classe! Et puis, tu veux te venger de quoi, le mec qui t'insulte est pas forcement au courant qu'il va dérouiller pour tout les c.....d qui t'on emmerdé dans ta vie! Par contre c'est vrai que ça te donnerais de l'assurance et un meilleur contrôle des tes émotions probablement. En plus, ces sports sont trés bon pour l'estime de soi. Vas y fonce, mais ne pense pas devenir le Terminator.
Aprés, pour ce qui est de te faire coacher, ça revient toujours à penser que l'autre est meilleur que toi et qu'il va t'apprendre la vie, on tourne en rond là non?
Par contre, aller voir quelqu'un, je veux dire un psy qui écoute, pas un psy qui parle, ça peut peut être t'aider à comprendre pourquoi tu es comme ça. Parceque les techniques psy et pseudo psy qui t'expliquerons comment être ne te ferons jamais changer, alors que si tu te pose face à quelqu'un qui ecoute et guide à peine, ou sur un divan, tu vas parler de toi, et petit à petit tu vas peut être comprendre pourquoi tu pense que c'est toujours les autres les plus forts!

Bref, j'ai beaucoup écris pour finalement te dire que le mieux AMHA serais d'avoir une pratique sportive, et d'ailleur pas uniquement basé sur les sports de combat, un sport qui te plait vraiment serais plus approprié. Ensuite aller voir quelqu'un avec qui tu sente que le courant passes, qui écoute, pour essayer de comprendre pourquoi tu pense que tu es lâche et pourquoi tu attribus ça à ton enfance.
Maintenant ne prend pas tout pour argent comptant, c'est pas parceque je suis psy que tu dois me croire, ce sont des conseil donc ça n'a aucune valeur psy, par contre, je souhaite que ça t'aides, tout comme les autres post, à prendre TA décision concernant ce que tu veux faire.

Amicalement, william.

27 juillet 2006 à 12:55:32
Réponse #18

Ancien forum



Posté par DavidManise

Vu qu'on est dans le sujet de cesser d'être lâche, je voudrais rebondir sur ce qu'a dit Aurore (Mijour) et parler d'une autre forme de lâcheté : la violence faite aux femmes.

On vit dans le pays des droits de l'HOMME...  et pour cause.  Même si pas mal de choses ont déjà changé, même si c'est pire dans certains pays (et le Québec n'est PAS mieux à ce niveau là, au contraire :()...  il reste un vrai problème de fond qui veut que les femmes -- en clair -- ne passent pratiquement jamais une journée sans subir au moins une petite aggression de la part d'un homme, quelque part.  Ça peut être aussi [size=24]"[/size]banal[size=24]"[/size] que de fixer les jolis seins de la caissière (notez que j'ai mis des gros guillemets à banal), mais c'est souvent plus grave.  Attouchements, insultes, agissements menaçants, etc, etc.

Hier, en France, alors qu'on discutait sur ce forum, une femme est morte, tuée par son conjoint.  

Aujourd'hui, alors qu'on discute encore sur ce forum, une autre femme va mourrir, si ça n'est pas déjà fait, tuée par son ex.

Demain, alors qu'on discutera encore et toujours ici, une autre femme va mourrir, tuée par un homme, probablement quelqu'un qu'elle connait bien...

Six femmes par mois meurent de violence CONJUGALE, chaque mois, en France.  Chaque année, 4 millions de femmes différentes sont battues physiquement au moins une fois par leur conjoint.  Si on part du principe qu'il y a environs 30 millions de femmes en France, et que là-dessus environs 15 millions seulement sont en couple, ça veut dire grosso modo qu'une femme sur quatre qui est en couple sera tabassée par son conjoint cette année.

Ça veut dire, en clair, qu'on connait TOUS plusieurs femmes qui ont été, qui sont, ou qui seront battues, violées, ou tuées par leur conjoint ou un autre homme.

Vous les connaissez.  Vous avez même une bonne idée desquelles il peut s'agir.  Si ça se trouve, c'est peut-être même votre propre conjointe :(

Si vous croyez que j'exagère, vous allez voir votre ami google et vous lui demandez "statistiques violence femmes france".  Vous allez halluciner.

On peut bien parler d'insécurité et bâtir des campagnes présidentielles et des carrières politiques là-dessus...  mais put**n faut commencer par le commencement, je trouve  >:(

Ciao !

David

27 juillet 2006 à 14:01:09
Réponse #19

Ancien forum



Posté par Lem

Salut à tous,


Pour bofbofbof, je ne vois pas quoi ajouter aux excellents conseils qui ont déjà été prodigués...
Le seuls truc supplémentaire que je pourrais te conseiller, sans vouloir faire de la retappe frocenée   ::), serait de prendre contact avec Pat (si tu habites en France) ou moi-même (si tu es en Belgique) on pourra surement te fournir de "bonnes adresses" pour des cours de protection perso (excusez-moi mais le vocalbe "self-défense", trop souvent mis à toutes les sauces, ne me satisfait plus....).
Ensuite, ce sera à toi de voir, si ça te convient ou non...

**************************************************************************************

David, je suis content que toi aussi le message d' Aurore/Mijour t'ais fait réagir...
Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas à une plaisanterie scabreuse près, que j'ai plutot une grande gueule et que j'aime la provoc'... je suis donc loin d'être irréprochable...

Cependant, je ne conçois pas qu'on puisse manquer de respect à une femme... que ce soit par le geste ou la parole...
Or, il semble bien que ces pratiques soient, si pas encouragées, du moins gentiment tolérées par notre société si-bien-pensante.
Peut-être moins que dans d'autres sociétés, peut-être moins que dans d'autres cultures, mais comme le rapellait David, les stats sont là et font frémir. :o

Comprenons nous bien, je ne rêve absolument pas d'une société à l'américaine ou le moindre regard porté sur une dame peut vous amener tout droit au tribunal.
Je trouve même limite ridicule, cette manie de "traquer" le manque de respect jusque dans ces moindres retranchements.

Je suis également assez sceptique en regard des différents mouvements comme "les chiennes de garde" ou "ni putes, ni soumises"....
Même si l'idée est juste et mérite qu'on la défende leurs actions, leur communication et leur "jusq'au boutisme" un peu taliban contribuent à coller aux femmes cette étiquette de "victime-de-la-société-des-hommes"...
Je me demande aussi si, au final, ce n'est pas plutot contre-productif et si l'opinion publique, sous leurs actions, ne passe pas du stade "prise de conscience" directement au stade "encore en train de se plaindre de tout et de rien, ces c****sses!"
Un peu comme l'histoire du berger qui hurlait "au loup!", quoi...  ;)

Celà dit, il y a des choses qui, tout simplement, "ne se font pas"... mettre la main aux fesses d'un fille sans y avoir été préalablement invité, fait partie de ces choses...
Il y a moins d'un an, j'ai bien faillit balancer un type dans le fleuve pour s'être permis ce genre de familiarités avec ma femme... il ne doit qu'à l'arrivée de qqs flics en civil de ne pas avoir fait le grand plongeon...

Malheureusement, ce problème est profond, complexe et pour diverses raisons ("banalisation" de la pornographie, raisons culturelles, manque de considération, "paternalisme", .... ) je n'ai pas l'impression que ça va s'arranger dans les années qui viennent  >:(







27 juillet 2006 à 14:11:37
Réponse #20

Ancien forum



Posté par Maximil

Ceux qui sont sur le forum depuis quelques temps savent ce que je pense des gens qui tapent sur une femme. Concernant les aggressions verbales, il en est de même, sauf si la femme a le même vocabulaire que l'homme.
Bref, pas grand chose à ajouter, sauf qu'on se sent bien sur ce forum  ;) :P

27 juillet 2006 à 14:21:08
Réponse #21

Ancien forum



Posté par mijour

la violence aux femmes est insuportable, mais je dirais que la violence TOUT COURT l'est aussi...
Sujet de philo  ;D Pourquoi cette violence (gratuite) ?

Est ce que la société actuelle frustre tellement ces habitants pour qu'ils s'expriment à travers des coups, des mots violents ?  :-/

27 juillet 2006 à 14:32:18
Réponse #22

Ancien forum



Posté par Maximil

Est-elle forcément gratuite ?

On dit que la violence est l'apanage des faibles. La violence gratuite: j'ai du mal à la comprendre, c'est vrai. Mais dire que tout violence est insupportable là non. Les boxes sont des sports violents, et c'est agréable. Et face à certains conn...., la violence est la dernière façon de communiquer...

27 juillet 2006 à 14:59:07
Réponse #23

Ancien forum



Posté par mijour

Citer
Est-elle forcément gratuite ?
disons que pour celles où il n'y pas de raisons formelles et connues, valables, je dire même : OUI, les insultes dans la rue, des mots plus hauts pour une place de parking, pour moi, c'est dommage et perte de temps
Je suis plutôt une personne douce  :P je plaisante, mais disons que je ne vais pas chercher à m'ennerver s'il n'y pas de quoi... surtout si j'ai la possibilité de m'épargner ça, ce n'est pas une fuite, juste un évitement (vu que je suis une femme, je ne vais pas aux devants les "emmer...)
 
Citer
On dit que la violence est l'apanage des faibles.
: on peut voir ça comme ça, disons que je dirais que c'est plus l'apanage de ceux qui ne savent pas faire autrement  :D je m'explique, une femme est faible physiquement -du moins certaines- par rapport à la plupart des hommes et on tape pas sur tous les hommes qui nous importunent. La violence, est la résultat final, la rupture face aux arguments que vous avez pu avoir. Mais comme certains n'ont pas d'arguments, ne savent s'exprimer, communiquer autrement, donc, ça tape tout de suite..  >:(

Citer
Mais dire que tout violence est insupportable là non. Les boxes sont des sports violents, et c'est agréable.
: ok, pour cela, mais là, c'est un sujet autre. Il faut quand même choisir de vouloir se faire mal... Règle du jeu oblige ! donc, au vu de la "convention"... c'est louable

27 juillet 2006 à 15:43:36
Réponse #24

Ancien forum



Posté par Vrorsh

Je suis bien entendu d'accord pour dire que les violences conjugales sont un véritable scandale (en notant bien que pour une part non négligeable de ces violences conjugales, c'est la femme qui tape sur l'homme. Sisi je vous assure).

C'est un sujet fort complexe psychologiquement parlant. Parce que certaines victimes sont tellement "consentantes" que ça frise le masochisme.
Une amie de mes parents avait ce problème et elle refusait totalement de quitter son compagnon parce qu"il l'aimait mais qu'il se contrôlait pas gnagnagna" (tant est si bien qu'à la fin c'est lui qui l'a plaquée pour une autre ... Elle a pas dû se sentir c*nne tiens).
Une forme d"acceptation" de la violence qui leur est faite en quelques sortes. Et que j'ai du mal à comprendre d'ailleurs.
Je me demande s'il n'y a pas chez certains humains une sorte de conditionnement au malheur (je sais pas si l'exprime bien).



Citer
Est ce que la société actuelle frustre tellement ces habitants pour qu'ils s'expriment à travers des coups, des mots violents ?

En ce qui concerne la "gratuité", je ne crois que la violence soit souvent "gratuite". Elle est très souvent déclenchée par notre esprit ("notre" = à nous les humains) de possession et de territorialité. C'est quand même rare qu'un mec massacre quelqu'un dans la rue juste comme ça (ou alors ça relève de la maladie mentale mais là c'est une problématique différente).

Et j'ai bien peur qu'à quelques exceptions près, les sociétés humaines aient toujours été violentes. En tant qu'habitants de la société de l'information, on en est peut être juste plus informés qu'avant ce qui fait que nous en nourrissons une inquiétude beaucoup plus grande. (Notamment chez les habitants de grandes concentrations humaines qui sont plus exposés)



Quand aux boxes "sportives", c'est rigolo entre potes mais je ne crois pas que ce soit si anodin et agréable que ça. D'abord ceux qui les pratiquent en professionnels en sortent bien souvent avec des séquelles physiques non négligeables (notamment cérébrales). Et ensuite l'excitation que provoque les combats chez pas mal de gens montre bien que nous sommes encore bien loin d'être les humains sages et réfléchis que aimerions être. Les gens qui applaudissent un match de boxe le font le plus souvent parce que "short jaune" a bien foutu sur la gueule à "short rouge" et beaucoup plus rarement parce que le geste technique était beau. Là encore, je sais pas si je m'exprime bien.

Bon spas grave .. Demain c'est les vacances  ;D

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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