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Auteur Sujet: Siège du tireur toulousain. RAID / GIGN  (Lu 7708 fois)

22 mars 2012 à 16:36:39
Lu 7708 fois

Pouçot


Je ne veux en aucun cas parler de l'aspect socio-politico-ethnico-blablatagadatsointsoin de ce qu'il s'est passé ces derniers jours à Toulouse; j'aimerais simplement avoir vos éclaircissements.

Pourquoi est-ce le RAID (police nationale française, donc) qui est intervenu et non pas le GIGN (gendarmerie nationale française)?
Je cerne mal pourquoi le RAID, qui est, il me semble; composé de civils du corps de la police a été utilisé au détriment du GIGN, formé de militaires?!

Merci d'avance pour les réponses.

22 mars 2012 à 16:46:22
Réponse #1

bison solitaire


de prime abord je dirais que c'est une histoire de zone de compétence:
zone urbaine = police
zone rurale = gendarmerie
aéroport = police
tarmac de l'aéroport = gendarmerie
annecy = police
lac d'annecy = gendarmerie (mais je m'égare  ;#)

22 mars 2012 à 16:48:43
Réponse #2

soldmac


Ni y a t'il pas non plus le GIPN en france?

22 mars 2012 à 16:52:46
Réponse #3

bison solitaire


Si mais la "cellule" négociation doit être plus développée au RAID.

22 mars 2012 à 16:57:03
Réponse #4

Grandhoub


Si mais la "cellule" négociation doit être plus développée au RAID.
+1 et les effectifs plus nombreux.

22 mars 2012 à 17:16:17
Réponse #5

Nävis


Sur les images à la télé Suisse, on voyait clairement passer un gros véhicule noir, sans fenêtres, avec les lettres GIPN en blanc sur les cotés.

22 mars 2012 à 17:34:12
Réponse #6

gmaz87


Bsr,
Comme Bison, c'est d'abord lié à la compétence judiciaire des forces de sécurité, ZDP= zone police, ce qui le cas des villes telles que Toulouse, c'est la Police, la Gie c'est les zones rurales, les emprises militaires, et ensuite des zones telles que certaines parties des aéroports etc...
Donc le GIGN n'était pas concerné par cette affaire.
La différence entre le Raid et le GIPN, mais la d'autres que moi peuvent en dire plus, c'est que le RAID a une formation plus axée gestion du risque terroriste que les GIPN qui sont des structures décentralisées au niveau régional, le RAID est une unité à structure unique et la décision de le faire intervenir ou non relève de la plus haute hiérarchie policière.
Dans le cas présent, il est probable que le GIPN du secteur soit intervenu en appui, d'ou la présence du véhicule vu par Nävis.
Par ailleurs c'est une unité d'intervention, sans aucune compétence judiciaire sur la zone, après leur intervention les enquêteurs reprennent la main.
a+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

22 mars 2012 à 17:50:50
Réponse #7

azur


de prime abord je dirais que c'est une histoire de zone de compétence:
zone urbaine = police
zone rurale = gendarmerie
aéroport = police
tarmac de l'aéroport = gendarmerie
annecy = police
lac d'annecy = gendarmerie (mais je m'égare  ;#)
D'une manière plus générale, la police est davantage tournée vers la protection des citoyens, alors que la gendarmerie s'occupe de la protection de l'état, d'où les policiers civils et les gendarmes militaires, et les bâtiments officiels gardés par la garde républicaine (qui fait partie de la gendarmerie et agit pourtant principalement en zone police). Malgré tout, certaines de leurs missions respectives se chevauchent.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

22 mars 2012 à 18:16:26
Réponse #8

g-dag


gmaz et bison ont raison, l'intervention du RAID est la conséquence non des missions spécifiques de la police, qui sont les mêmes que celles de la gendarmerie (cf. pour cette dernier, l'art. L. 3211-3 du code de la défense), mais de sa compétence territoriale.

L’unité de recherche, assistance, intervention et dissuasion plus connue sous le nom de RAID a été créée par arrêté du 3 octobre 1985 (V. aussi art. 4 du règlement général de la police nationale). Elle est placée sous l’autorité directe du directeur général de la police nationale. Elle est compétente sur l’ensemble du territoire national pour procéder à des interventions sensibles et dangereuses au service des autres unités de la police nationale.
En outre, elle constitue la force d’intervention principale de la police pour les départements d’Ile-de-France, sauf ceux relevant de la compétence de la préfecture de police de Paris, et certains départements des régions Normandie, Centre, Bourgogne, Picardie et Champagne-Ardennes. Elle concourt ainsi à l’arrestation des auteurs présumés d’infraction considérés comme dangereux notamment en matière de lutte anti-terroriste ou de grand banditisme. Le RAID a intégré la force d’intervention de la police nationale (FIPN) créée le 1er décembre 2009.

Les GIPN pour groupes d’intervention de la police nationale) sont placés, pour emploi à la disposition du directeur départemental de la sécurité publique du lieu de leur implantation. Mais ils possèdent une compétence géographique élargie à plusieurs départements.  Les GIPN sont au nombre de dix (Bordeaux, Lyon, Rennes, Marseille, Lilles, Nice, Strasbourg, Nouméa, Saint-Denis, Pointe-à-Pitre).  Les GIPN ont intégré la force d’intervention de la police nationale (FIPN), créée le 1er décembre 2009.

La brigade de recherche et d’intervention (BRI, anti-gang) Cette dernière constitue la force d’intervention de la préfecture de police de Paris et appartient à la FIPN.

GIPN et BRI peuvent intervenir au soutien du RAID qui a un rôle de direction au sein de la FIPN.

Côté gendarmerie, on distingue :

Le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale créé en 1974 qui intervient quant à lui en matière de lutte contre le terrorisme et le grand banditisme mais aussi pour la préservation d’intérêts vitaux de l'Etat tant en France qu’à l'étranger (C. défense, art. R. 3225-6). En ce sens, le GIGN peut prêter mains forte à des unités de police judiciaire de la gendarmerie pour l’appréhension d’auteurs d’infraction considérés comme dangereux.

Les pelotons d’intervention (PI)  de la gendarmerie mobile qui peuvent intervenir au service des unités de police judiciaire de la gendarmerie départementale pour l’arrestation d’individus dangereux.

Dans tous les cas, ces services de police ou de gendarmerie interviennent sur réquisition de l'autorité civile (préfet ou procureur). Celle-ci est libre de choisir les services de police ou de gendarmerie.

22 mars 2012 à 18:32:28
Réponse #9

Yohan


Puisque la réponse est aussi d'actualité, voici ce qu'on pouvait lire sur le site de LCI : http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/l-assaut-contre-mohamed-merah-en-questions-7085832.html

Citer
Pourquoi le Raid et non pas le GIGN ?

Pour les interventions concernant les actes de terrorisme qui ne relèvent ni du détournement, d'une attaque nucléaire, chimique ou biologique, ou de la prise d'otages de ressortissants français à l'étranger, - réalisées par le GIGN - il existe une répartition des missions entre le GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) et  le Raid suivant le lieu où se déroule l'alerte. Le GIGN intervient ainsi en milieu rural et dans les aéroports, tandis que le Raid est déployé en milieu urbain et dans les gares. Ce qui explique que le Raid ait été envoyé devant l'appartement de Merah à Toulouse.   Le GIPN (Groupe d'intervention de la police nationale), qui agit au niveau local, était également sur place.
Par D.D.F. le 22 mars 2012 à 15:25

22 mars 2012 à 18:43:08
Réponse #10

sharky




Le GIGN était aussi mobilisé sur la région de Toulouse dès Lundi, depuis le niveau écarlate de Vigipirate.

J'ai cru comprendre que les 2 services étaient plus ou moins invités à travailler ensemble sur différents aspects (procédure, matériel etc...) afin d'arriver à une certaine convergence.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

22 mars 2012 à 18:48:17
Réponse #11

azur


J'ai cru comprendre que les 2 services étaient plus ou moins invités à travailler ensemble sur différents aspects (procédure, matériel etc...) afin d'arriver à une certaine convergence.
Convergence n'est peut-être pas le mot, l'objectif n'étant pas d'avoir deux unités pour la même mission, mais une meilleure coordination et synchronisation afin de se renforcer mutuellement  :-[
Mais c'est bien l'esprit de la chose!  :up:
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

22 mars 2012 à 18:58:53
Réponse #12

bison solitaire


gmaz et bison ont raison, l'intervention du RAID est la conséquence non des missions spécifiques de la police, qui sont les mêmes que celles de la gendarmerie (cf. pour cette dernier, l'art. L. 3211-3 du code de la défense), mais de sa compétence territoriale.

L’unité de recherche, assistance, intervention et dissuasion plus connue sous le nom de RAID a été créée par arrêté du 3 octobre 1985 (V. aussi art. 4 du règlement général de la police nationale). Elle est placée sous l’autorité directe du directeur général de la police nationale. Elle est compétente sur l’ensemble du territoire national pour procéder à des interventions sensibles et dangereuses au service des autres unités de la police nationale.
En outre, elle constitue la force d’intervention principale de la police pour les départements d’Ile-de-France, sauf ceux relevant de la compétence de la préfecture de police de Paris, et certains départements des régions Normandie, Centre, Bourgogne, Picardie et Champagne-Ardennes. Elle concourt ainsi à l’arrestation des auteurs présumés d’infraction considérés comme dangereux notamment en matière de lutte anti-terroriste ou de grand banditisme. Le RAID a intégré la force d’intervention de la police nationale (FIPN) créée le 1er décembre 2009.

Les GIPN pour groupes d’intervention de la police nationale) sont placés, pour emploi à la disposition du directeur départemental de la sécurité publique du lieu de leur implantation. Mais ils possèdent une compétence géographique élargie à plusieurs départements.  Les GIPN sont au nombre de dix (Bordeaux, Lyon, Rennes, Marseille, Lilles, Nice, Strasbourg, Nouméa, Saint-Denis, Pointe-à-Pitre).  Les GIPN ont intégré la force d’intervention de la police nationale (FIPN), créée le 1er décembre 2009.

La brigade de recherche et d’intervention (BRI, anti-gang) Cette dernière constitue la force d’intervention de la préfecture de police de Paris et appartient à la FIPN.

GIPN et BRI peuvent intervenir au soutien du RAID qui a un rôle de direction au sein de la FIPN.

Côté gendarmerie, on distingue :

Le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale créé en 1974 qui intervient quant à lui en matière de lutte contre le terrorisme et le grand banditisme mais aussi pour la préservation d’intérêts vitaux de l'Etat tant en France qu’à l'étranger (C. défense, art. R. 3225-6). En ce sens, le GIGN peut prêter mains forte à des unités de police judiciaire de la gendarmerie pour l’appréhension d’auteurs d’infraction considérés comme dangereux.

Les pelotons d’intervention (PI)  de la gendarmerie mobile qui peuvent intervenir au service des unités de police judiciaire de la gendarmerie départementale pour l’arrestation d’individus dangereux.

Dans tous les cas, ces services de police ou de gendarmerie interviennent sur réquisition de l'autorité civile (préfet ou procureur). Celle-ci est libre de choisir les services de police ou de gendarmerie.


Excellent exposé!!
Et pour rebondir sur les propos d'Azur, on entend beaucoup parler de mutualisation... mais ce n'est pas si simple et c'est pas seulement une histoire de culture civile ou militaire...

22 mars 2012 à 19:47:43
Réponse #13

sharky


Convergence n'est peut-être pas le mot, l'objectif n'étant pas d'avoir deux unités pour la même mission, mais une meilleure coordination et synchronisation afin de se renforcer mutuellement  :-[

J'aime pas être approximatif alors si j'ai utilisé convergence c'est qu'il y avait une raison et que je l'avais lu quelque part. Alors j'ai fouillé mes archives :lol:

Raids N°265 de juin 08,page 58:

"A seulement 41 ans, ce commissaire divisionnaire (Amaury de Hautecloque) est donc chargé de faire converger son service avec le GIGN, tout en faisant aussi revenir le RAID sur l'antiterrorisme qui fut sa vocation historique".

Je rappelle qu'on est juste après les premières PRises d'Otages Massives (PROM) et qu'elles inquiétaient beaucoup les pouvoirs publics (type Beslan, Bombay) donc avec la nécessité de mobiliser beaucoup de monde en peu de temps.

« Modifié: 22 mars 2012 à 20:11:40 par sharky »
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

22 mars 2012 à 20:45:11
Réponse #14

Gros Calou


J'ai un ami qui était au RAID, pour l'affaire Khelkal c'est le GIGN qui a stoppé. Là le RAID. Je rends hommage à ce groupe qui malgré ce qu'il savait trouver en face, n'ont pas hésité à investir un lieu confiné, ayant à l'intérieur un individu ayant pour objectif le suicide en emmenant le maximum de personnes avec lui.
Voilà, le RAID a fait son taf, le nervi est mort, gachons que cela n'en fasse pas un martyr.

J'ai une pensée vive pour les familles d'enfants qui ont été éxécutés de sang froid, pour les familles qui ont leur enfants militaires passé ad patres, pour les policiers du RAID qui ont donné pour que ce nervi ne soit plus dangereux pour la population. Maintenant je souhaite que l'après Merah soit cool, que les populations aient compris le message des communautés Juives et Mulsulmanes.

Les populations de confessions diverses doivent et vivent à l'heure actuel en fraternité, rien ne doit déroger à cet état de fait. Chacuns à le droit de prier ou de ne pas prier comme il le souhaite.

put**n les mecs arrêtez vos conneries  >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:( >:(

22 mars 2012 à 22:16:06
Réponse #15

Thanos


La brigade de recherche et d’intervention (BRI, anti-gang) Cette dernière constitue la force d’intervention de la préfecture de police de Paris et appartient à la FIPN.

GIPN et BRI peuvent intervenir au soutien du RAID qui a un rôle de direction au sein de la FIPN.

Toutes petites précisions:

La BRI-PP et la BI-DOPC dans leur formation BAC (Brigade Anti-Commando, avec en plus certaines équipe de la Fluv' (DOSTL) et de la Canine (DSPAP) qui leurs sont plus ou moins rattachées) sont un peu le GIPN parisien et font effectivement partie de la FIPN.

Par contre la BRI-Nationale et les BRI régionales (anciennement BREC) ne sont pas des composante de la FIPN.


Voila, c’était le moment mytho de la soirée...  :lol:



Pour finir, citons George Orwell : " We sleep safe in our beds because rough men stand ready in the night to visit violence on those who would do us harm. "

Respect total et inconditionnel à ces hommes...
« Modifié: 22 mars 2012 à 22:30:07 par Thanos »

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

22 mars 2012 à 23:15:55
Réponse #16

g-dag



Tu as raison de préciser pour les BRI régionales.
Si je ne me trompe pas, elles constituent des antennes de l’office central de lutte contre le crime organisé placées pour emploi auprès des directeurs interrégionaux et régionaux de police judiciaires. Elles sont chargées de la recherche, de l’identification, de la surveillance et de l’interpellation des auteurs et complices de crimes et délits relevant du crime organisés.

Elles sont implantées à Nice, Marseille, Ajaccio, Toulouse, Montpellier, Nantes, Orléans, Lille, Bayonne, Lyon, Strasbourg, Rouen, Versailles (arr. 27 août 2010, JO 29 août 2010).

23 mars 2012 à 00:25:06
Réponse #17

azur


Raids N°265 de juin 08,page 58:

"A seulement 41 ans, ce commissaire divisionnaire (Amaury de Hautecloque) est donc chargé de faire converger son service avec le GIGN, tout en faisant aussi revenir le RAID sur l'antiterrorisme qui fut sa vocation historique".

Je rappelle qu'on est juste après les premières PRises d'Otages Massives (PROM) et qu'elles inquiétaient beaucoup les pouvoirs publics (type Beslan, Bombay) donc avec la nécessité de mobiliser beaucoup de monde en peu de temps.
Je passe sur la crédibilité du magazine en question qui est loin d'être irréprochable en terme d'exactitude de l'information délivrée.

On est bien d'accord sur le fond: il s'agit effectivement de converger dans le but à atteindre, mais en "offrant" des compétences différentes, complémentaires, et surtout rodées au travail commun. Et ça... même avec de la bonne volonté, ça demande du temps!

Mais je n'ai pas de doute sur la capacité à y parvenir: c'est très gaulois de se foutre sur la gueule quand tout va bien, mais la nécessité de faire face à une difficulté commune catalyse les volontés de s'accorder... impossible n'est pas français!
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

23 mars 2012 à 09:13:41
Réponse #18

BULLYSSON


[HS ON] un grand MERCI aux hommes du RAID, faire et laisser braire. Donc, un hommage tout particulier à ces hommes et ici aussi à leurs chiens ( 3 ont participé à l'étape recherche d'explosifs sur Toulouse) :

http://youtu.be/a1a6kVRPoMw  

Des chiens et des Hommes qui sortent du lot...
[HS OFF]

« Modifié: 23 mars 2012 à 09:47:08 par ** Serge ** »
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

23 mars 2012 à 09:35:30
Réponse #19

VieuxMora


Merci à tous de rester dans le chemin droit de ce fil tel qu'il a commencé. Factuel, explicatif.
Si l'on commente les commentaires des médias, le fil ne fera pas long feu et ce serait dommage.

« Modifié: 23 mars 2012 à 09:51:44 par VieuxMora »

23 mars 2012 à 09:54:48
Réponse #20

Kilbith


Les précautions sur ce type de sujet, nous permettent quand même de réfléchir sur les injonctions paradoxales (double bind de Bateson, l'article introductif wiki anglais est meilleur) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Double_contrainte

* D'une part, plus les forces de l'ordre attendaient (et l'empêchait de dormir), plus il y avait de chance que le forcené soit amoindri. Ce qui était de nature à préserver la sécurité des fonctionnaires devant intervenir. En absence d'otages c'était une bonne manœuvre pour l'objectif tactique.

* D'autre part, compte tenu du contexte actuel, chaque heure passée risquait d'augmenter "l'aura" de l'individu ou augmentait les probabilités de "dérapages"... ce qui posait un problème stratégique (à long terme) d'ordre publique.

* Ce faisant il n'y avait pas de solution idéale...Il est donc du ressort des responsables de déplacer le curseur décisionnel entre le mauvais et le pas bon.


« Modifié: 23 mars 2012 à 10:27:29 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

23 mars 2012 à 10:38:11
Réponse #21

Moleson


Les précautions sur ce type de sujet, nous permettent quand même de réfléchir sur les injonctions paradoxales (double bind de Bateson, l'article introductif wiki anglais est meilleur) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Double_contrainte

* D'une part, plus les forces de l'ordre attendaient (et l'empêchait de dormir), plus il y avait de chance que le forcené soit amoindri. Ce qui était de nature à préserver la sécurité des fonctionnaires devant intervenir. En absence d'otages c'était une bonne manœuvre pour l'objectif tactique.

* D'autre part, compte tenu du contexte actuel, chaque heure passée risquait d'augmenter "l'aura" de l'individu ou augmentait les probabilités de "dérapages"... ce qui posait un problème stratégique (à long terme) d'ordre publique.

* Ce faisant il n'y avait pas de solution idéale...Il est donc du ressort des responsables de déplacer le curseur décisionnel entre le mauvais et le pas bon.




Pour avoir joué dans ce genre de scénario, il n'y avait pas vraiment de bonne ou disons de solution facile, du moment que politiquement on avait décidé de le prendre vivant.

Du moment que le BG décide de ne plus jouer la partition comme elle est écrite et qu'il prend l'initiative en partant à l'assaut, tous s'écroule et l'improvisation devient de rigueur.

Compte tenu des éléments de départs, de la personnalité du BG on peu dire que l'opération s'est passée avec le moins de dégâts possible. Les critiques à postériori sont très facile et sentent un peu la guerre des boutiques.

On peut parler de chance, que son armement n'aie pas été plus conséquent...


Moléson

23 mars 2012 à 10:43:15
Réponse #22

bison solitaire


Je ne veux en aucun cas parler de l'aspect socio-politico-ethnico-blablatagadatsointsoin de ce qu'il s'est passé ces derniers jours à Toulouse; j'aimerais simplement avoir vos éclaircissements.

Pourquoi est-ce le RAID (police nationale française, donc) qui est intervenu et non pas le GIGN (gendarmerie nationale française)?
Je cerne mal pourquoi le RAID, qui est, il me semble; composé de civils du corps de la police a été utilisé au détriment du GIGN, formé de militaires?!

Merci d'avance pour les réponses.

Je me permets juste de reciter le premier post de ce fil; je crois qu'on a répondu aux questions.
Pour le reste ce n'est pas de notre ressort:
1 - parce qu'on n'y était pas;
2 - parce que même si par le plus grand des hasards un des acteurs y était et était membre de ce forum, je ne crois pas qu'il s'exprimerait sur ce forum.

23 mars 2012 à 10:49:28
Réponse #23

Kilbith


Citer
Du moment que le BG décide de ne plus jouer la partition comme elle est écrite et qu'il prend l'initiative en partant à l'assaut, tous s'écroule et l'improvisation devient de rigueur.

"Aucun plan ne résiste au contact de l'ennemi" Von Molkte.

source intéressante sur ce sujet : http://www.army.forces.gc.ca/caj/documents/vol_03/iss_4/CAJ_vol3.4_09_f.pdf


"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

23 mars 2012 à 11:06:13
Réponse #24

Pouçot


Ouép Bison; j'y ai pensé aussi, mais je me suis dit ensuite que si le fil servait à creuser pédagogiquement les différences fondamentales entre RAID et GIGN, et ce; pas seulement à l'occasion du siège toulousain, il avait donc vocation à vivre et produire du signal  :up:

Merci pour vos réponses, tous.

 


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