gmaz et bison ont raison, l'intervention du RAID est la conséquence non des missions spécifiques de la police, qui sont les mêmes que celles de la gendarmerie (cf. pour cette dernier, l'art. L. 3211-3 du code de la défense), mais de sa compétence territoriale.
L’unité de recherche, assistance, intervention et dissuasion plus connue sous le nom de RAID a été créée par arrêté du 3 octobre 1985 (V. aussi art. 4 du règlement général de la police nationale). Elle est placée sous l’autorité directe du directeur général de la police nationale. Elle est compétente sur l’ensemble du territoire national pour procéder à des interventions sensibles et dangereuses au service des autres unités de la police nationale.
En outre, elle constitue la force d’intervention principale de la police pour les départements d’Ile-de-France, sauf ceux relevant de la compétence de la préfecture de police de Paris, et certains départements des régions Normandie, Centre, Bourgogne, Picardie et Champagne-Ardennes. Elle concourt ainsi à l’arrestation des auteurs présumés d’infraction considérés comme dangereux notamment en matière de lutte anti-terroriste ou de grand banditisme. Le RAID a intégré la force d’intervention de la police nationale (FIPN) créée le 1er décembre 2009.
Les GIPN pour groupes d’intervention de la police nationale) sont placés, pour emploi à la disposition du directeur départemental de la sécurité publique du lieu de leur implantation. Mais ils possèdent une compétence géographique élargie à plusieurs départements. Les GIPN sont au nombre de dix (Bordeaux, Lyon, Rennes, Marseille, Lilles, Nice, Strasbourg, Nouméa, Saint-Denis, Pointe-à-Pitre). Les GIPN ont intégré la force d’intervention de la police nationale (FIPN), créée le 1er décembre 2009.
La brigade de recherche et d’intervention (BRI, anti-gang) Cette dernière constitue la force d’intervention de la préfecture de police de Paris et appartient à la FIPN.
GIPN et BRI peuvent intervenir au soutien du RAID qui a un rôle de direction au sein de la FIPN.
Côté gendarmerie, on distingue :
Le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale créé en 1974 qui intervient quant à lui en matière de lutte contre le terrorisme et le grand banditisme mais aussi pour la préservation d’intérêts vitaux de l'Etat tant en France qu’à l'étranger (C. défense, art. R. 3225-6). En ce sens, le GIGN peut prêter mains forte à des unités de police judiciaire de la gendarmerie pour l’appréhension d’auteurs d’infraction considérés comme dangereux.
Les pelotons d’intervention (PI) de la gendarmerie mobile qui peuvent intervenir au service des unités de police judiciaire de la gendarmerie départementale pour l’arrestation d’individus dangereux.
Dans tous les cas, ces services de police ou de gendarmerie interviennent sur réquisition de l'autorité civile (préfet ou procureur). Celle-ci est libre de choisir les services de police ou de gendarmerie.