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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Mes recettes de "sorcière" version EDC et SDC  (Lu 23323 fois)

13 janvier 2012 à 20:49:17
Réponse #25

Svava (alias Hedera)


@ boudasimboudette

Non, non, les tambouilles avec EPP, ce sera encore pour après... si si si!  ;D

@ yersinia

A moins de savoir comment ils obtiennent leurs oxydes, je ne m'aventurerais pas en étaler sur mon p'tit corps... Les procédures utilisées sont peut-être identiques à celles concernant les oxydes minéraux de qualité cosmeto (entre autre pour le maquillage, AZ en vend), mais dans le doute, je préfère m'abstenir (à savoir que si les intéressés fournissent les certifications officielles nécessaires, je suis naturellement preneuse, la crème solaire doit bien être la seule que je ne puisse faire moi-même  >:()

Ceci-dit, merci pour le site, il me sera certainement très utile dans d'autres domaines d'activité  :doubleup:

@ restonica

Le ghee c'est le beurre clarifié, c'est bien ça?  Si oui, faudrait que je teste la version home-made déjà au niveau alimentaire, paraît que c'est facile à faire (et que cela se conserve en effet plus longtemps) et plus digeste... Je dis home-made, parce que le ghee (si c'est bien la même chose) coûte bien trop cher en magasin bio! Enfin, pour ma bourse... et je suis un vraie "eco", pure et dure : autant écologique qu'économique ;)

Je suis pas fan des tambouilles "beurrées" car ça reste très gras, mais effet, rien n'empêche d'en faire de petites quantités à la fois.  Après tout, les anciens usaient majoritairement de saindoux pour leurs tambouilles :)
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


13 janvier 2012 à 22:00:32
Réponse #26

boudasimboudette


oui, le ghee, c'est facile, mais long à faire... mais ça vaut le coup, beaucoup plus digeste (l'avis d'une intolérante au PLV...  :(  )  cela dit je n'ai pas essayé sur le corps, qu'est ce que ça apporte ?  à part le côhl au charbon de ghee ?   ;D

par contre j'émets une réserve quand à l'utilisation de l'oxyde de titane... ça passerait pas dans le sang cette affaire là ?  :bheurk: 
L'homme vraiment libre est celui qui sait refuser une invitation à dîner sans donner de prétexte.
— Beaumarchais

13 janvier 2012 à 22:38:42
Réponse #27

Svava (alias Hedera)


Vu mon intolérance au lactose, faut que je teste le ghee maison!  Puis, j'avoue, quand je peux faire quelque chose de mes petites mimines (d'utile, 'videmment), je ne résiste pas  ;D  Dans la mesure où ça se conserve longtemps, la durée de fabrication ne me gêne pas vraiment... et l'idée de m'en faire des "beurres" aux plantes, miam  ::)

Sinon, l'intérêt premier du beurre (et son inconvénient) pour la peau est le même que pour l'huile : le gras à la vertu couvrante, et donc protectrice! On l'utilise entre autre en cas de peau irritée ou gercée, voire simplement sèche et ayant besoin d'être nourrie. Il est tout de même à retenir que, le beurre correspondant de fait à une phase huileuse, il ne s'homogénéisera pas vraiment avec une phase aqueuse...

Pour ce qui est des oxydes, j'émets également une réserve, d'autant plus s'ils ne sont pas de qualité cosmétique... Encore que, même dans ce cas-là, faut quand même bien se rendre compte que moins la peau est recouverte de substances, mieux elle se portera. Je pense évidemment au maquillage : j'en mets en certaines occasions occasionnelles  ;D (marque bio, j'ai la flemme de le faire moi-même...), mais cela se borne aux crayons et fards (le fond de teint, bouark!)...
« Modifié: 14 janvier 2012 à 14:52:18 par Hedera »
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


14 janvier 2012 à 14:51:36
Réponse #28

Svava (alias Hedera)


Voici celui tant espéré, que l'on réclame à corps et à cris  ;D :

Baume déodorant

2 parts de beurre de karité
1 part de poudre de racine d'iris
1 part de poudre d'alun
1.5 à 3% HE (huiles essentielles) anti-bactériennes et désodorisantes
Petits pots fermant hermétiquement (idéalement d'une contenance de 10 ml)

Préparation

Faire fondre le beurre de karité au bain-marie.
Rajouter, hors feu, les poudres au beurre fondu et bien mélanger.
Rajouter les HE et bien mélanger.
Couler dans un pot (en verre ou en plastique), à petite contenance de préférence, et mélanger régulièrement jusqu'à durcissement pour éviter que les poudres restent au fond.

Utilisation

Appliquer une petite noisette sous chaque aisselle, l’étendre et masser jusqu’à pénétration.  Attention, il en faut très peu.

Conservation

Un baume ne contenant pas d’eau, il se conserve facilement 6 à 8 mois, à l’abri de l’humidité, de l’air et de la lumière (qui accélèrent tous deux l’oxydation). Attention à toujours bien refermer le pot après chaque application.

Il est préférable de choisir plusieurs petits pots plutôt qu’un seul à grande contenance, dans le cas où l'on ferait une quantité conséquente de déodorant (10gr de celui-ci dure bien un mois !).  Ainsi, l’entièreté de la préparation ne sera pas à chaque fois exposée à l’air (qui accélère l’oxydation) lorsque le pot est ouvert.

Remarques

La poudre d'alun peut être remplacé par du bicarbonate de soude.  Perso, je le trouve moins efficace, mais certains y trouvent leur compte. La transpiration d'un tel n'est pas celle d'un autre...

Les HE essentielles d'agrumes, qui donnent une sensation de fraîcheur, doivent être utilisées avec prudence car elles sont photo-sensibilisantes (pas d'exposition au soleil de la zone concernée). Celles de sauge (régule la transpiration) et de tea-tree (anti-bactérienne) sont efficaces mais il faut aimer leur parfum, la première étant relativement masculine (et forte!) et la seconde médicamenteuse (je ne l'utilise que lorsque je suis obligée, elle est redoutable pour soigner les aphtes et les boutons d'acné!). Perso, je préfère user de lavande aspic et de géranium rosat, qui font parfaitement l'affaire (et sont unisexes!).  En définitive, chacun à ses HE de prédilection, ce qui est très bien dans la mesure où celles-ci n'aient pas qu'une utilité parfumante (elles doivent tout d'abord être désodorisantes et surtout anti-bactériennes) et qu'elles soient bien tolérées par la peau de l'intéressé, ce qui est personnel à chacun!

Comme d'habitude, ce que je ne trouve pas (ou trop cher) en magasin bio/herboristerie/grande surface/droguerie, je l'achète chez Aroma-Zone.


Ca, c'est le deo version EDC.  Lorsqu'il s'agit de la version SDC ou simplement de celui que j'utilise at home (c'est le même), on change de registre, même si certains composants interviennent toujours.  Si certains sont intéressés par le modèle "plus encombrant" (quoique), suffit de demander ;)
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


14 janvier 2012 à 17:59:03
Réponse #29

oliv0808


merci!! bon les suivantes maintenant  ;#
"si tu veux des garanties, faut acheter un grille pain" DM

15 janvier 2012 à 16:23:34
Réponse #30

Spire


@ Spire

Pour la confection d'une crème solaire, premier problème : je n'ai jamais trouvé d'oxyde de titane (c'est vrai, j'ai pas été voir sur les sites US..., mais vu ce que ça risque de coûter, sans même parler des fdp, acheter une crème solaire bio top niveau risque d'être moins onéreux. Mon choix est vite fait). Deuxième problème : les labos pro ne risquant pas de dévoiler leurs recettes, les dosages des différents oxydes restent inconnus...  :(


En fait j’ai trouvé de l’oxyde de titane chez Aroma-zone (sous forme de dispersion dans de l’huile qui forme un pâte blanche très opaque) sous le nom « empâtage blanc » :
Mais tu es raison pour le dosage on ne trouve rien.

15 janvier 2012 à 17:29:13
Réponse #31

Svava (alias Hedera)


Aaaah, intéressant Spire, merci pour la recherche!    :yeah:

J'avoue que je n'avais jamais été lire la fiche technique de l'empâtage blanc, n'ayant encore jamais pris le temps de me pencher sur le maquillage home-made...
Dommage qu'AZ n'indique pas la proportion d'oxyde de titane pour celle d'huile de ricin... ceci dit le ricin sur la peau, bof bof, c'est une huile poisseuse au doux parfum de poisson, heu...

Mais cela me donne bien envie de leur écrire et de creuser la question :

- est-ce le ricin qui rend l'oxyde de titane inoffensif?  Car si c'est juste une question de dosage et de dispersion, pourrait-on le mélanger à de l'huile d'olive par ex?
- En quelles proportions devrait-on doser l'oxyde de titane et celui de zinc pour obtenir une protection solaire efficace? Car, en lisant l'inci des produits du commerce bio, je ne vois pas d'autres ingrédients anti-uv en dehors de l'huile de sésame...

Je serais surprise qu'AZ n'ai jamais cherché à trouver les réponses... d'autant plus que cela pourrait leur amener des clients supplémentaires!
A suivre donc, je m'en vais leur envoyer une petite missive...
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


15 janvier 2012 à 18:32:32
Réponse #32

Spire


Je crois que c’est la taille des particules de titane qui font que l’oxyde est inoffensif ou non (risque de pénétration par la peau pour les nano-particules), ainsi que le fait qu’en poudre ou risque d’en respirer ce qui serait potentiellement toxique, d’où ici le mélange avec de l’huile.

Grâce à la traduction Google j’ai trouvé ça sur un site américain (la vidéo provient d’un site de surfeurs : Korduroy) :
http://translate.google.com/translate?hl=fr&langpair=en|fr&u=http://www.huffingtonpost.com/2010/05/05/how-to-make-organic-sunbl_n_563343.html

C'est une recette "à l'arrache".
En gros la recette est la suivante :
Mettre dans un récipient pouvant résister à la chaleur :
2 cuillères à soupe de cire (ou huile) d’abeille
2 cuillères à soupe de beurre de noix de coco
quelques gouttes d’huile de tea tree
2 cuillères à soupe d’oxyde de zinc (sous forme de pâte)
Faire bouillir de l’eau dans une casserole, mettre le premier récipient au bain marie, touiller jusqu’à obtenir une pâte homogène, verser dans un autre récipient et laisser refroidir.

Le produit fini est sûrement compact mais ça donne une idée des doses.
Apparemment la quantité importante de cire d’abeille protège aussi la peau de l’eau (puisque c’est une recette destinée aux surfeurs).

15 janvier 2012 à 20:17:39
Réponse #33

Svava (alias Hedera)


Le hic, c'est que l'oxyde de zinc seul (comme dans la recettes des surfeurs) est insuffisant... mais je suppose également que la peau de ses surfeurs est habituée au soleil et souffre moins de ses rayons.

Maintenant, je précise que mes connaissances concernant l'efficacité anti-uv de l'oxyde de zinc restent uniquement théoriques : je n'ai jamais testé, et je ne testerai jamais sans avoir tous les ingrédients nécessaires à ce genre de crème et des feed-backs d'expériences réelles. Tout simplement parce que j'ai une peau très blanche et très fragile (celle d'une rousse quoi!), intolérante au soleil même avec un indice très élevé, et que supportant mal la chaleur et la forte lumière, je me mets de fait toujours à l'ombre (et quand je ne peux pas, c'est la cata' : vertiges, malaises, migraines... insolations plus ou moins graves...).

D'autre part, attention avec la cire d'abeille, elle isole certes, mais donc dans les deux sens : elle est occlusive et peut boucher les pores de la peau!  On l'utilise dans les baumes destinés à couvrir des petites surfaces de peau.  En cas de protection solaire, on l'étale généreusement...

Par contre, faire sa préparation dans une canette en fer, mise à chauffer en prime! :o Misère... le fer est à bannir dans la tambouille, qu'il s'agisse de cosmétique ou d'herboristerie!  L'idéal, c'est le verre (indispensable pour la chauffe au bain-marie), sinon l'inox, la porcelaine, éventuellement le plastique.  On évite la terre cuite et la céramique qui sont souvent vernissés et/ou contiennent des composants potentiellement toxiques, ainsi que le bois (comme les cuillères) qui s'imprègne des diverses substances utilisées et est susceptible de laisser des particules (de bois) dans les produits. 

Faudrait que j'insère un post sur les précautions à prendre... je fais ça, et je le rajoute dans mon premier message de ce topic.

Merci pour tes recherches Spire, au travers desquelles tu me montres involontairement les lacunes à combler dans mes explications... c'est bien d'expliquer comment faire un feu, c'est mieux d'expliquer qu'on peut s'y brûler et donner les astuces pour éviter que cela n'arrive   :glare: ;D

Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


16 janvier 2012 à 13:44:43
Réponse #34

Svava (alias Hedera)


Je n'ai pas trop de temps ce midi, donc je fais une réponse rapide...

+ 1 pour les 3 HE qu tu cites, mais éviter de les appliquer pures (tu ne dis pas si tu les dilues ou non?) : nocif, si par direct les problèmes viendront, et en plus inutile car pour 1 goutte d'HE des milliers de fleurs (ou autre partie de la plante) sont parfois utilisées ;)

+ 1 pour l'arnica.  L'alcool permet une conservation longue durée, mais gaffe au dosage et zone d'application car il est irritant et asséchant. Le macérât d'huile (olive de préférence) est lui plus doux pour la peau, sans parler de sa vertu nourrissante ;)

Je posterai dans les jours qui viennent mes recettes "anti-bobos", et je détaillerai tout ça ;)
« Modifié: 16 janvier 2012 à 13:51:06 par Hedera »
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


16 janvier 2012 à 21:49:10
Réponse #35

Svava (alias Hedera)


Mon prochain post sera donc sur ce sujet  ;)
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


28 janvier 2012 à 13:12:19
Réponse #36

Svava (alias Hedera)


J'aurais dû commencer par les précautions de fabrication/utilisation/conservation... qu'à cela ne tienne, je vais y remédier sur le champ!
Bon, soyez indulgents quand même, je n'ai pas beaucoup de temps libre, donc ce post sera complété au fur et à mesure... et si y a des trucs pas clairs ou qui semblent manquer (dans ce qui est déjà abordé ci-dessous), si vous trouvez des contradictions et avez des questions, n'hésitez pas surtout! C'est toujours bon d'avoir un avis extérieur (à force de taper sur mon clavier, je commence à avoir la berlue...).

Bon, trêve de bavardages, on entre dans le vif du sujet!


PRECAUTIONS


Le matériel

Lorsque l’on fait des préparations herboristes (galénique et cosmétique), le métal est à bannir ! Pour les récipients et autres outils, on se sert donc de verre, d’inox ou éventuellement de plastique.  

Le verre est idéal pour la préparation et la conservation (si le pot ferme hermétiquement !), mais on veillera à choisir un matériau épais pour la chauffe (bain-marie), de type pyrex ou tout simplement celui des pots de confiture et autres bocaux du même genre.

Les préparations sur une source de chaleur (gaz, électricité… feu de bois !  ;#) ne passant pas par un bain-marie se font de préférence dans des casseroles en inox.  On bannit la fonte (certaines plantes sont incompatibles avec le fer) et le cuivre (idem), on évite la terre cuite (à moins d’avoir fait le récipient soi-même et/ou être certain que les substances utilisées à sa fabrication sont sans risque) et la céramique (composition incertaine, et présence généralement de vernis).

Les autres types de récipients (bols, passoire, etc.) sont pareillement soit en verre, soit en inox, soit en plastique (avec une préférence pour le verre et ensuite l’inox).

Pour le touillage, l’usage des cuillères en bois restent discutables, car il y a toujours un risque que d’infimes particules en bois se détachent de la dite cuillère et restent dans la préparation.  Ceci dit, j’utilise une cuillère en bois pour mes macérâts, sachant que celle-ci est destinée à cet usage unique et n’a jamais servi qu’à ça (pour la cosmétique, je n’utilise que de l’inox et du plastique, jamais de bois). Donc, comme pour les récipients, on préfère le verre (mais c’est fragile et difficile à trouver), la porcelaine (cuillères et baguettes asiatiques), l’inox (fouet, cuillères…) et le plastique (cuillères et spatules).

Important : tout matériel mis en contact direct avec la préparation (bocaux, cuillères, fouet…) doit absolument être nettoyé et stérilisé au préalable ! On évite en général le savon (si vraiment nécessaire, utiliser du détergent bio sans parfum ni colorant), on fait bouillir le verre dans de l’eau vinaigrée, on lave la plastique et l’inox à l’eau chaude, et on stérilise le tout (surtout le plastique et l’inox qui ne peuvent pas être ébouillantés) en le passant à l’alcool à 70° (si on en a pas, on se contentera d’un degré moindre… mais on oublie l’alcool dénaturé et camphré !).


Les matières premières

Les huiles végétales

Mon huile végétale favorite pour les baumes « médicinaux », c’est l’huile d’olive (toujours de première pression à froid et de qualité bio). En effet, c’est la plus solide vis-à-vis de l’oxydation, elle supporte sans problème la chauffe et se conserve bien dans le temps (perso, je renouvelle mes baumes et onguents tous les ans, s’il m’en reste).  Elle est de plus excellente pour la peau, grâce à ses vertus antioxydantes, émollientes, apaisantes et adoucissantes. Enfin, et cela a beaucoup d’importance pour moi, l’olive est une plante grandissant sous les mêmes cieux que moi !  :love:

Pour la cosmétique (crème nourrissante/hydratante par exemple), j’ai pendant longtemps utilisé de l’huile de jojoba et de macadamia, qui sont des huiles plus sèches et pénétrant plus vite et facilement dans la peau sans laisser de film gras.  Ces deux huiles supportent la chauffe (surtout l’HV de jojoba) et se conservent bien (à nouveau surtout l’HV de jojoba, qui tient encore plus longtemps que l’huile d’olive – l’HV de jojoba tient en fait davantage de la cire que de l’huile…).  A l’heure actuelle, je « cosmétouille » également à l’huile d’olive, ayant appris à l’utiliser de manière à ne pas trop souffrir de sa « grassitude ».

Il y a quantité d’autres huiles végétales, mais la plupart sont relativement fragiles, je m’abstiens donc de les utiliser la plupart du temps, faisant parfois un exception lorsque je sais que la préparation pour laquelle elle est destinée sera rapidement « consommée ».  Celles sortant du lot sont l’HV d’abricot (testé : excellente mais très liquéfiante), ou encore l’oleïne de karité et l’HV de son de riz (jamais testé).  Pour plus d’infos, voir chez AZ.

Petite expérience perso : certaines sont dites solides (vis-à-vis de l’oxydation), comme l’HV d’avocat ou d’amande douce… j’ai eu une mauvaise expérience olfactive avec la première (elle ne sent pas la rose, certes, mais de là à dégager un fumet de poisson pourri après deux mois, malgré un parfait stockage… donc, direction poubelle…), et la deuxième est devenue comédogène (bouche les ports de la peau… d’où boutons à profusion !!) après seulement un mois (j’ai plus tard appris que, contrairement à ce que prétend AZ, l’HV d’amande douce est une huile très fragile…).

Dernière précision, et elle est de taille : l’huile végétale, quelle qu’elle soit, se conserve au sec, dans un récipient fermé hermétiquement (verre, ou éventuellement contenant spécifique comme ceux d’AZ, enduit d'un vernis alimentaire), à l’abri de toute source de chaleur et de lumière !

Les huiles essentielles

Pour tout ce qui est composants, propriétés, utilisations, dosages, précautions… des HE, je vous renvoie vers les fiches techniques d’AZ, elles sont très bien faites (références d’aromathérapeutes sérieux) et libre d’accès.

Il y a des huiles essentielles relativement douces pour la peau et d’autres plus irritantes.  En général, l’HE de lavande, de géranium ou de palmarosa, pour ne citer qu’elles se tolèrent très bien.  D’autres, telles que celle de menthe ou de gaulthérie, de part ses vertus « chauffantes », peuvent être irritantes.  D’autres encore, comme celle de cannelle ou de girofle, sont carrément dermocaustiques ! J’ai connu de rares personnes supportant bien la cannelle (diluée évidemment !) sur la peau, dans mon cas, la seule idée me donne déjà des boutons… et fait disparaître mon sourire, car je suis dingue du parfum de la cannelle :(

En définitive, tout dépend de la tolérance cutanée, qui varie d’une personne à l’autre. Toute HE, même réputée pour être douce, doit être préalablement testée, à hauteur d’une goutte d’HE dans un petit peu d’HV (ou plus si ce sont des HE irritantes et/ou dermocaustiques) dans le pli du coude.  Si tout est ok dans les 24 à 48h, c’est bon, sinon on oublie cette HE…

Enfin, gardez toujours à l’esprit que les HE sont à prendre avec beaucoup de précautions : d’une part, leur action ne s’arrête pas à la barrière cutanée, d’autre part, réalisez bien que dans une goutte d’HE, il y a des milliers de fleurs, autrement dit autant de principes actifs !

Donc, question de bon sens : les HE s’utilisent rarement pures (je parle d’usage externe, l’usage interne est encore plus délicat !), elles sont à diluer dans une phase huileuse (car non miscible dans l’eau).  Pour vous soigner, allez-vous écraser un milliers de fleurs sur une plaie ?  Bien sûr que non… Une telle concentration de principes actifs est inutile (et pure perte), voir nocive…

Les quelques fois ou une HE sera utilisée pure est en cas de traitement « de choc », donc pendant un laps de temps court et de manière épisodique (et non ponctuelle).  Et encore là, il s’agira d’HE dites douces, comme la lavande officinale et/ou aspic et le palmarosa (acné), le tea-tree (aphte buccal), le néroli (bouton de fièvre)…

Je ne peux terminer sans préciser ceci : les HE sont déconseillées aux enfants en bas âge, aux femmes enceintes et aux personnes âgées, de même que certaines d’entre-elles sont à proscrire, à éviter ou a prendre avec des pincettes dans le cas de certaines maladies (voir précautions chez AZ, dans chaque fiche technique des HE). Je sais que les HE ont parfois été utilisées sur ces « terrains délicats »  et que le résultat a été très positif... bref, je ne suis ni pour ni contre cette pratique, chaque cas étant particulier... je ne me prononcerai donc pas davantage sur cette question, à chacun de faire preuve de bon sens et de prendre ses responsabilités !

Les hydrolats et eaux florales

A venir (on en a pas l’utilité pour l'instant, les baumes et onguents ne contiennent pas de phase aqueuse).

Autres ingrédients de base

A venir (idem).


En ce qui concerne les baumes et onguents

Un baume sans HE et/ou concentré de plantes peut être appliqué sans restriction.

Un baume avec macération, se référer à la posologie des plantes utilisées.

Un baume avec HE douces (lavande, géranium, palmarosa…), si celles-ci sont bien tolérées (à tester au préalable !) et à faible dosage (1.5% max), les applications peuvent être multiples au cours de la journée.

Un baume « médicinal » contenant un plus grand dosage d’HE (6% maximum pour le corps uniquement), dont certaines pouvant être irritantes (menthe, gaulthérie…), les applications sont de 4 fois par jour maximum (bien observer comment la peau réagit ! Si des rougeurs apparaissent, diminuer la dose, si elles persistent, ne plus utiliser les HE concernées, voire éviter les HE et préférer les macérâts), à répartir de manière égale dans la journée (intervalles de 3 à 4h minimum).


« Modifié: 07 février 2012 à 22:55:39 par Hedera »
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28 janvier 2012 à 14:31:20
Réponse #37

Svava (alias Hedera)


Recette de base du baume « tout usage » (herboristerie et/ou cosmétique)

1 part cire d’abeille.
4 parts de beurre (mi-dur de préférence, beurre de karité par exemple).
5 parts d’huile végétale (avec ou sans macération de plantes).
HE (facultatives selon l’usage et le destinataire).

Préparation

Mettre au bain marie la cire, le beurre et l’huile (olive ou jojoba uniquement). Mélanger de temps à autre avec une cuillère ou similaire (éviter le bois qui laisse des particules et le métal qui peut s’oxyder, préférer l’inox, ou au pire le plastique) pour aider les ingrédients à fondre et bien s’homogénéiser.

Sortir le récipient de la casserole et laisser un peu refroidir tout en continuant à mélanger (attention, la cire fige la préparation rapidement !), ensuite ajouter les huiles essentielles (et les éventuelles huiles végétales fragiles), tout en continuant à remuer jusqu’à ce que le mélange soit à nouveau bien homogène.

Couler le baume dans un petit pot nettoyé et stérilisé au préalable, fermant hermétiquement.

Utilisation

Avec une petite spatule propre et destinée à cet usage unique (ou éventuellement un doigt très propre !), prélever un peu de baume et l’étendre sur la partie à soigner (lèvres, mains, bas du dos…), en massant doucement jusqu’à pénétration.

Conservation

Un baume ne contenant pas d’eau, il se conserve facilement 6 à 8 mois, à l’abri de l’humidité, de l’air et de la lumière (qui accélèrent tous deux l’oxydation). Attention à toujours bien refermer le pot après chaque application.

(les onguents contre plaies et bosses suivront dans pas longtemps  ;))
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01 février 2012 à 21:46:44
Réponse #38

Svava (alias Hedera)


Je n’utilise pas le terme de « baume » pour les « médicinaux », je lui préfère celui de « onguent », qui je trouve a une connotation plus… médicinale justement, et ce même si ceux que je présente ici ne contiennent pas de résines (il paraîtrait que le terme « onguent » concerne les préparations faites à base de résine, encore que les sources littéraires ne soient pas très claires à ce sujet… si vous en savez plus, dites-moi)

Onguent « Plaies »

1 part de cire d’abeille
4 parts de beurre de karité
5 parts de macérât de fleurs de souci (Calendula officinalis)
1 à 3% de synergie HE de lavande aspic et CO² de matricaire (50/50)
0.5% de Vitamine E (liquide) ou de CO² de romarin

Préparation

Remplir un bocal en verre de fleurs de souci séchées, à ras bord, en tassant légèrement celles-ci. Couvrir d’huile d’olive (première pression à froid, bio de préférence) de manière à laisser le moins d’air possible dans le bocal lorsqu’il sera fermé (prévoir un bocal fermant hermétiquement). Rajouter l’antioxydant, visser le couvercle, secouer et ranger le bocal dans un endroit à l’abri de la chaleur et de la lumière, et laisser reposer 6 semaines en retournant le bocal quotidiennement.

Lorsque le tout aura suffisamment macéré, filtrer l’huile à travers un filtre à café en papier (non traité !) ou un tissu fin en coton.

Voir la recette du « baume » pour la suite et fin de la préparation.

Utilisation

Cet onguent s’applique, comme un baume (voir recette concernée). Il est indiqué pour traiter les problèmes externes, c’est-à-dire les coupures et écorchures (préalablement nettoyées et désinfectées), les brûlures (y compris les coups de soleil), les piqûres, les gerçures, l’eczéma, l’urticaire, les boutons du genre acnéique… et les irritations cutanées en général.

Avec une petite spatule (ou un doigt très propre !), prélever un peu de baume et l’étendre sur la partie à soigner et masser doucement jusqu’à pénétration.

Maximum 4 applications par jour (bien observer comment la peau réagit ! Si des rougeurs apparaissent, malgré le test de tolérance préalable, diminuer la dose, si elles persistent, ne plus utiliser les HE concernées, voire éviter les HE et préférer les macérâts) à répartir de manière égale dans la journée (intervalles de 3 à 4h minimum).

Conservation

Voir la recette du « baume ».

Remarque

Pour une préparation en urgence, on peut sauter la partie macération et acheter un macérât de calendula tout fait (mais ce sera alors généralement sur une base d'huile de tournesol, plus fragile et moins intéressante côté vertus que celle d'olive), et/ou utiliser du CO² de calendula à hauteur de 0.3%.

Le souci (Calendula officinalis) est anti-inflammatoire, décongestionnante et anti-œdème, antioxydante (prévient la dégénérescence cellulaire), cicatrisante et régénératrice tissulaire, adoucissante et assouplissante cutanée (les vertus per os ne nous concerne pas ici).

La lavande aspic est puissamment antitoxique (piqûres d'insectes), fongicide, cicatrisante cutanée, antalgique (atténue la douleur), analgésique (supprime la douleur), antibactérienne moyenne (les vertus per os ne nous concerne pas ici).

La matricaire (ou camomille sauvage, camomille allemande) est anti-inflammatoire, anti-allergisante, adoucissante et apaisante cutanée, cicatrisante et réparatrice cutanée (les vertus per os ne nous concerne pas ici).

L'antioxydant n'est pas absolument indispensable lorsque l'on utilise de l'huile d'olive, celle-ci étant assez "solide".  Cependant, c'est un plus, sans parler de son effet anti-inflammatoire, surtout en ce qui concerne le CO² de romarin. J'utilise ce dernier dans les onguents de type thérapeutique, contrairement à la cosmétique où je lui préfère l'inodore vitamine E.
« Modifié: 02 février 2012 à 00:46:08 par Hedera »
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


01 février 2012 à 21:52:22
Réponse #39

Svava (alias Hedera)


Onguent « Bosses »

1 part de cire d’abeille
4 parts de beurre de karité
5 parts de macérât de fleurs d’arnica (Arnica montana)
4% de synergie HE de lavande aspic (2%), gaulthérie couchée (1.5%) et immortelle (0.5%)
0.5% de CO² de romarin (ou éventuellement de Vitamine E liquide)

Préparation

Remplir un bocal en verre de fleurs d’arnica séchées, à ras bord, en tassant légèrement celles-ci. Couvrir d’huile d’olive (première pression à froid, bio de préférence) de manière à laisser le moins d’air possible dans le bocal lorsqu’il sera fermé (prévoir un bocal fermant hermétiquement). Rajouter l’antioxydant, visser le couvercle, secouer et ranger le bocal dans un endroit à l’abri de la chaleur et de la lumière, et laisser reposer 6 semaines en retournant le bocal quotidiennement..

Lorsque le tout aura suffisamment macéré, filtrer l’huile à travers un filtre à café en papier (non traité !) ou un tissu fin en coton.

Voir la recette du « baume » pour la suite et fin de la préparation.

Utilisation

Cet onguent s’applique, comme un baume (voir recette concernée). Il est indiqué pour soigner les problèmes internes, c’est-à-dire les contusions, les hématomes, les ecchymoses, les œdèmes… Il intervient également lorsqu’il s’agit de douleurs musculaires et articulaires, de torticolis, d’entorses, de fractures (même anciennes), de crampes, de tendinites, de rhumatismes, d’arthrose… et tout traumatisme sans plaies (ouvertes).

Avec une petite spatule (ou un doigt très propre !), prélever un peu de baume et l’étendre sur la partie à soigner et masser doucement jusqu’à pénétration.

Maximum 4 applications par jour (bien observer comment la peau réagit ! Si des rougeurs apparaissent, malgré le test de tolérance préalable, diminuer la dose, si elles persistent, ne plus utiliser les HE concernées, voire éviter les HE et préférer les macérâts) à répartir de manière égale dans la journée (intervalles de 3 à 4h minimum).

Conservation

Voir la recette du « baume ».

Remarques

Pour une préparation en urgence, on peut sauter la macération et acheter un macérât d'arnica tout fait (même remarque que précédemment), et/ou utiliser du CO² d'arnica à hauteur de 0.3%.

L'arnica (Arnica montana) est anti-inflammatoire, anti-ecchymose, antidouleur, antiseptique.

La lavande aspic : voir recette précédente.

La gaulthérie couchée est antidouleur, anti-inflammatoire, antirhumatismale (les vertus per os ne nous concerne par ici).

L'immortelle (hélichryse italienne : déconseillée aux personnes traitées par anticoagulants !) est puissamment antihématome, anticoagulante, antiphlébitique (tonifiante de la circulation sanguine), cicatrisante, astringente cutanée, desclérosante, antispasmodique et anti-inflammatoire (les vertus per os ne nous concerne par ici).

L'antioxydant : voir recette précédente.


Voilà, vous connaissez maintenant mon super duo d'onguents "plaies et bosses"  ;D
Alors, encore une fois, n'hésitez pas à réagir s'il y a des incompréhensions ou contradictions, j'avoue qu'au bout d'un moment, les mots se mélangent à force de les écrire, lire, re-écrire, re-lire, rere-écrire, rere-lire...  


« Modifié: 02 février 2012 à 00:49:24 par Hedera »
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


28 mars 2012 à 21:58:46
Réponse #40

promeneur4d


Salut Hedera, deja merci pour toutes ces recettes.
Une question: pourquoi la cire d'abeille? J'ai fait une creme Graisse de coco + Huile d'olive, et elle va bien. Bon, il fait frais chez moi. ca deviendrait un probleme a haute température?
merci
...
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

29 mars 2012 à 18:59:18
Réponse #41

promeneur4d


Merci.
Apparemment on dit Huile de coco en France, et Graisse en Suisse, c'est en tout cas ce qui est ecrit sur le pot. En tout cas c'est assez dur.
Va falloir que je me mette a la recherche du beurre de Karité, que je ne connais pas du tout. Google me dit qu'il fond a 30°C, c'est toujours pas assez je pense.

promneur
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

29 mars 2012 à 19:09:11
Réponse #42

Svava (alias Hedera)


Sans cire, rien ne sera "assez", car elle seule tient aussi bien à la chaleur.  Toute huile ou beurre se liquéfie au-delà d'une trentaine (ou moins) de degrés...
Tu peux trouver du beurre de karité en magasin bio, sinon par internet chez Aroma-Zone ;)
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


29 mars 2012 à 22:30:11
Réponse #43

AD


Sans cire, rien ne sera "assez", car elle seule tient aussi bien à la chaleur.  Toute huile ou beurre se liquéfie au-delà d'une trentaine (ou moins) de degrés...
Tu peux trouver du beurre de karité en magasin bio, sinon par internet chez Aroma-Zone ;)

Je confirme : sans cire, ton stick à lèvres risque de se liquéfier dans ta poche, même en plein hiver  ;)

On peut utiliser du karité seul, mais plutôt stocké dans un petit récipient (donc mettre les doigts pas toujours propres dedans, donc conservation moins bonne) et surtout pas dans une poche à la chaleur du corps.

J'utilise un mélange de karité et huile de coco avec succès depuis longtemps. Le beurre de cacao est aussi très agréable à utiliser et solidifie plus le stick (mélange karité / cacao).
Parmi les différents beurres et huiles testés : cupuacu, beurre de mangue, huile de sésame. Tout a fonctionné, en ajoutant plus de cire pour les huiles et beurres qui ont tendance à se liquéfier facilement.


Pas nécessaire, mais j'ajoute aussi des arômes naturels (cacao, mangue, vanille), et ça fait des idées cadeaux très appréciées ;D

29 mars 2012 à 23:16:19
Réponse #44

Svava (alias Hedera)


Citer
On peut utiliser du karité seul, mais plutôt stocké dans un petit récipient (donc mettre les doigts pas toujours propres dedans, donc conservation moins bonne) et surtout pas dans une poche à la chaleur du corps.

Oui, je préconise également de privilégier les petits récipients pour cette raison (je réserve les plus grands, c'est à dire entre 50 et 100ml, à mes crèmes visage/corps et mes exfoliants). En outre, c'est plus pratique lorsque l'on trimballe ses tambouilles partout (comme moi), on reste dans l'esprit EDC/SDC donc.
Par contre, il est clair que l'on oublie de mettre dans sa poche un baume sans cire... à moins de vouloir huiler sa poche  ;D
J'avoue ne pas trop apprécier l'odeur de coco, donc cette huile ne fait pas souvent partie de mon stock de matières premières... par contre, le beurre de cacao non désodorisé, mmmh, cette odeur de chocolat est, comment dire.... rrrrrrrr...
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


16 mai 2012 à 21:19:35
Réponse #45

promeneur4d


Resalut.
 j'ai trouve de la cire d'abeilles d'un paysan bio,  :doubleup: en train d'essayer pleins de trucs, dont une creme de Calendula.
Pour le macerat de Calendula sechées, j'ai essaye une semaine ou 2, et je ne crois pas que ca a marché, les petales etaient toujours "seches", "vides", je ne sais pas comment decrire.
J'ai aussi essayé une creme avec de la teinture mère, (extrait alcoolique), mais ca pue la gnole  ^-^ , et je ne sais pas si ca n'irrite pas trop la peau apres.
Tu as une autre idée de comment faire une creme de Souci avec des fleurs sechées? J'ai promis de faire ca le weekend prochain, je pensais deja pouvoir le faire avec des fleurs fraiches mais c'est encore trop tot.
merci,
promneur
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

27 mai 2012 à 09:02:45
Réponse #46

Svava (alias Hedera)


As tu un livre à nous recommander pour tous ce type de "recettes"? (creme, dentifrice, beaume, déo ...)

Ben... non.  En réalité, il y a toutes une quantité de livres, et dans chacun quelques petites informations intéressantes.  Bref, ce que je vous présente ici est un long travail de recoupage mais SURTOUT de recherche empirique et d'expérience pratique dans ma cuisine, puis sur moi-même et enfin quelques cobayes ravis  ;D

J'ai également trouvé pas mal d'infos ou idées auprès d'autres tambouilleuses, sur internet (quelques exemples : http://raffa.grandmenage.info/, http://princesseaupetitpois.over-blog.com/, http://www.calybeauty.com/, http://www.aroma-zone.com/aroma/recettes.asp) et en live (suite aux rencontres internet... super outil internet si bien utilisé  :up:) qui m'ont patiemment expliqué, corrigée, montré... Faut pas se leurrer, ce sont mes rencontres live qui m'ont le plus appris et permis de m'améliorer!

Alors, dans ma biblio at home, ce sont quantités de livres d'herboristerie (ce que j'étais déjà avant de tambouiller moi-même) principalement (aussi de la phyto, diététique, ...), et dans certains on trouve quelques recettes qui ne sont souvent pas top au niveau des types et dosages de l'expient (autrement dit, à l'usage, c'est galère à appliquer, conserver, etc.). A contrario, ceux causant de tambouilles ne me conviennent pas non plus : soit niveau expient, encore (celui que j'ai offert à ma môman entre autre, une fois que je l'ai eu en main je lui ai trouvé finalement pas mal de lacunes...), soit trop, beaucoup trop d'ingrédients superflus, inutiles, voire onéreux, dans les recettes (vive la simplicité que diable!).

Je suis en train de bosser sur un site internet perso dont une grosse partie sera consacrée aux plantes (et donc à mes "potions"), et récemment mon amie web-designer m'a proposé de mettre mes textes sous forme d'ebook interactif, avec des audios, des vidéos et tout (ça me dépasse un peu, je suis de l'ancien monde moi, amoureuse des livres poussiéreux...). Alors voilà, à suivre  ;)

Environ 2 poignées de fleurs séchées d'hélichryse mises avec un pain (200-250g) de margarine de qualité (tournesol, colza) [...]

Attention avec un expient tel que beurre/margarine/saindoux, la conservation de la préparation sera très limitée dans le temps et implique un rangement indispensable au frigo... C'est pourquoi je préfère personnellement l'huile végétale (olive c'est nickel) ou le beurre de karité et/ou la cire d'abeille (l'idéal étant un mélange bien proportionné de ces trois matières afin de permettre une application plus agréable).

J'aime moi aussi beaucoup l’Immortelle (Hélichryse italienne) , son efficacité contre les hématomes, les traumatismes et les douleurs articulaires est redoutable!
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


27 mai 2012 à 13:55:55
Réponse #47

Svava (alias Hedera)


S'il y a des points qui vous semblent obscurs ou pas assez détaillés, ou que d'autres manquent, n'hésitez pas à m'en faire part.  A force de pratique, les choses me sont devenues tellement automatiques et évidentes que j'ai dû à coup sûr omettre certaines précisions...

De même, si vous voulez des infos sur certains types de produits, matériels de fabrication/utilisation, recettes, techniques... n'hésitez pas non plus... si je n'ai pas de réponse à proposer, je le dirai et me renseignerai   :)
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


02 juillet 2012 à 19:37:16
Réponse #48

Spire


Bonjour Hedera,
Aurais-tu dans tes papiers un baume pour assouplir les pieds (dans le genre de la crème Nok mais avec des ingrédients naturels, voir bio) ?

27 juillet 2012 à 20:29:39
Réponse #49

Svava (alias Hedera)


Resalut.
 j'ai trouve de la cire d'abeilles d'un paysan bio,  :doubleup: en train d'essayer pleins de trucs, dont une creme de Calendula.
Pour le macerat de Calendula sechées, j'ai essaye une semaine ou 2, et je ne crois pas que ca a marché, les petales etaient toujours "seches", "vides", je ne sais pas comment decrire.
J'ai aussi essayé une creme avec de la teinture mère, (extrait alcoolique), mais ca pue la gnole  ^-^ , et je ne sais pas si ca n'irrite pas trop la peau apres.
Tu as une autre idée de comment faire une creme de Souci avec des fleurs sechées? J'ai promis de faire ca le weekend prochain, je pensais deja pouvoir le faire avec des fleurs fraiches mais c'est encore trop tot.
merci,
promneur

Je suis désolée Promeneur, mais j'ai apparemment zappé ton message...  :-[ ça doit être les fumigations de sauge et de thym, oui, sûrement  ;D

Je n'ai jamais eu ce que tu décris, en macérant mes fleurs séchées de souci se ont toujours imprégnées de l'huile. Maintenant, il ne faut pas s'attendre à ce qu'elles gonflent non plus, elles auraient plutôt tendance à se ratatiner...  Tu peux tenter de chauffer ton bocal (avec l'huile et les plantes) au bain marie quelques heures, et/ou les laisser macérer une ou deux semaines en plus. 

Je n'ai encore jamais fait d'onguent intégrant de teinture alcoolique, mais je sais que c'est du boulot pour bien homogénéisé... Ceci-dit, je compte justement tenter bientôt l'expérience, j'en reparlerai... Par contre, je te confirme que l'alcool est desséchant, donc faut en utiliser un minimum (de plus une teinture alcoolique - j'en fais souvent, y compris les spiritueux et vins médicinaux - est bien plus concentrée en principes actifs qu'un macérât huileux, vinaigré, aqueux ou glycériné, donc il en faut peu pour obtenir des effets).

Question odeur, ben oui, une teinture alcoolique, ça sent la gnôle  ;D  Pour que persiste le parfum des plantes, il en faut de très odorantes, genre thym, romarin ou lavande par exemple (je ne vais pas dire qu'il en faut plus, car côté médicinal cela serait trop concentré en principes actifs, mais pour faire de la parfumerie, alors oui, l'idéal est de faire macérer plusieurs fournées, de couper avec l'hydrolat de la même plante au lieu d'utiliser de l'eau, etc.).

Citation de: Spire
Bonjour Hedera,
Aurais-tu dans tes papiers un baume pour assouplir les pieds (dans le genre de la crème Nok mais avec des ingrédients naturels, voir bio) ?

Rien de plus simple que de faire ce genre d'onguent (ou de baume), car il s'agit de cire d'abeille, de beurre de karité et d'huile, et éventuellement d'huiles essentielles, qui tous se mélangent très facilement.  Si tu veux faire intervenir une phase aqueuse, et obtenir une crème au sens littéral du terme (cosmétique), va falloir jouer avec de la cire émulsifiante et respecter certaines règles, ce qui est du coup un poil plus complexe (si ça y a des intéressés, je veux bien expliquer).

Pour les petites zones, les proportions vues précédemment sont très bien : une part de cire d'abeille, 4 parts de beurre de karité, 5 parts d'huile.  Pour les zones plus étendues, on diminue simplement la proportion de cire (une demie part par exemple), voire on la vire carrément (ce qui signifie également que le résultat final se liquéfiera plus vite à la chaleur, faut en prendre compte).  Pourquoi?  D'une part, parce que le but des vertus "imperméabilisantes" de la cire ne sont pas censées étouffer la peau non plus... d'autre part, parce qu'étaler sur une grande surface quelque chose d'épais, ben c'est galère!  Sans même parler de faire "absorber" le tout par la peau...

Côté plantes, on utilisera un macérât huileux de souci (calendula) si possible, sinon de l'huile d'olive. On peut rajouter du CO² de souci (calme les inflammations et favorise la cicatrisation) de l'HE ou du CO² (perso je préfère ce dernier) de matricaire (camomille allemande : anti-inflammatoire, cicatrisante, calmante... grande amie des peaux sensibles et fragiles!  Oui, j'ai un faible pour elle...), de l'HE de lavande aspic (antifongique, antalgique, cicatrisante...), de l'HE de palmarosa (j'en utilise moins parce que j'aime rester "locale", mais elle est très intéressante : antifongique, antibactérienne, cicatrisante, hydratante, antidouleur... je l'utilise principalement dans mon déo maison) ou du thym à linalol ou à thujanol (antibactérienne et antifongique), et enfin de l'HE de menthe poivrée (pour son côté "réfrigérant" très sympa, surtout pour les pieds après une longue marche!).  A souligner qu'il faut davantage de prudence avec le thym (attention, pas autre que linalol et thujanol, les autres sont bien moins douces!) et la menthe, donc à tester d'abord dans le pli du coude et vérifier s'il n'y a pas de réactions allergiques dans les 48h (ceci-dit, vaut mieux faire ça avec toutes les HE avant de commencer à les utiliser...).

Pour ma part, j'aime sévir avec le mélange huile de souci + 5% max d'HE (par rapport à la totalité du produit fini) de matricaire (enfin, CO² pour elle), lavande aspic, thym et menthe (si c'est pour les pieds). On peut aussi faire moitié huile souci et moitié huile d'arnica dans le cas où il n'y a pas de plaies ouvertes.

Avec tout ça, on obtient un "nok" avec encore plus de karité, de principes actifs (plantes) et sans les saloperies habituelles qui font la majorité des composants des crèmes du commerce (même dans le bio, on a parfois de mauvaises surprises...)  :doubleup:



PS : les HE restent des concentrés en principes actifs et sont de fait puissantes, à chacun donc de les utiliser avec parcimonie et sagacité!


Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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