Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Plus on aime la nature et moins on aime les gens.  (Lu 4952 fois)

29 décembre 2011 à 15:54:39
Lu 4952 fois

batopirat


Du moins je me demande si ce n’est pas la tendance que je « subis » ces derniers temps.

Depuis 4ou 5 ans que j’ai renoué avec ma passion pour la rando sous toutes ses formes (à pied, à vélo, en canoé, en kayak et en raquettes).
Depuis que je glane par ici et par la des infos sur le bushcraft et autres techniques sur la vie sauvage ,je me vois confronté à un problème : j’ai de moins en moins de sujet de conversation avec les gens qui m’entourent. ( à part ma douce qui est dans le même délire ….c’est déjà ça) .

Au boulot, fin d’année oblige, les pots se multiplient, les collègues parlent de tel truc pour les fêtes , telle émission, telle voiture, telle cuisine. Je ne sais pas quoi trop répondre puisque mes « problèmes de consommation » sont différents et me voila dans un coin en regardant par la fenêtre, au loin devinant la direction du vent, observant la forme des nuages et scrutant l’horizon.

Pourtant au sein de mon taf j’ai créé une asso de  rando, je fais des efforts, mon plaisir est alors d’encadrer des randos et de parler faune, flore, géologie, patrimoine  et un peu de sécurité et un peu de matériel mais après…. Sorti de ça je n’ai pas de sujet de conversation.


Au boulot, passe encore mais la ou ça devient grave c’est en famille.
Avec celle de ma conjointe ça passe, vu que l’on randonne en montagne avec le beau père et les beaux frères donc la pas de soucis on parle de nos sacs de nos pompes, des dénivelés et j’en passe.

Mais avec ma famille ça devient problématique.

Mes parents  randonnent un peu mais ce n’est pas leur « dada » et puis quand ils me demandent un conseil ils ne le suivent pas .Dont acte j’ai arrêté de les conseiller. Quand avec ma douce on leur parle de nos sorties de nos projets en la matière ils nous écoutent poliment puis changent de sujet.

Je vous parle de tout ça car je reste contrarié par mon réveillon de noël ou ma douce et moi nous sommes encore une fois retrouvés sans rien à dire écoutant poliment –à notre tour- les conversations sur la musique, la chanson, la maison d’un tel et d’une telle  jusqu’au moment ou ma douce qui, empêchée de s’endormir par la séance de piano/chants entamée par mon beau frère a voulu rentrer et que moi qui m’ennuyais ferme n’ai rien fait pour l’en dissuader alors que nous devions rester pour aider pendant la soirée .

Résultat des courses, me voila brouillé avec les miens même si j’ai le sentiment que cela devait arriver tôt ou tard tant nous nous éloignons les uns des autres. Eux ne comprennent pas nos choix qui leur paraissent  marginaux et excentriques, nous nous ne comprenons pas leurs choix qui ne sont tout simplement pas les nôtres.
Pour autant ce n’est pas ce que je souhaite. J’aurais aimé avoir la « force » de concilier ces deux mondes, mais je n’ai plus envie de faire l’effort de paraître et encore moins devant les miens.

Et s’il faut faire un effort pour assister à une réunion de famille c’est qu’il y a alors un problème.

Ya t’il donc des gens dans la salle qui sont confrontés au même problème, si oui, quels sont vos retours d’expériences ?  

29 décembre 2011 à 16:08:14
Réponse #1

oliv0808


j'ai un peu le même soucis...les discours bagnoles, politique, ou quoi m'ennuie, je ne rentre même pas dans la conversation.... mes passions ne sont même pas partagé par ma douce, donc les repas de famille sont pas terrible et je me fait chier grave  :-[ mais bon, je ne pense pas qu'il faille pour autant se prendre la tête avec son entourage pour ça. quand je m'ennuie, je me lève, vais fumer une clope, ou va tout simplement faire un tour, seul, cela va de soi.... (habiter à la campagne aide beaucoup pour cela  :love: )

édit: mes proches connaissent mon coté "ours" donc si je ne parle pas, que je reste dans mon coin ou que je vais faire un tour seul, ils n'en sont pas surpris et ne m'en veulent pas... ;)
"si tu veux des garanties, faut acheter un grille pain" DM

29 décembre 2011 à 16:18:49
Réponse #2

batopirat


@oliv 0808,

l'avantage c'est que les teins acceptent ton coté OURS , les miens le prennent comme une insulte, un manque de savoir vivre , c'est un des aspects du problème.
@pierrot ,
je partage ton analyse il y a moyen de faire autrement, j’espère qu’après plus de 20 ans ce sera accepté...

29 décembre 2011 à 16:38:18
Réponse #3

batopirat


oui Pourtant c'est une "image" que j'entretiens depuis plus de 20 ans, simplement il y a encore 5 ans je faisais un effort pour sociabiliser" maintenant je sens bien que cela ne sert à rien. Crise de la quarantaine? heure du Bilan? va savoir

29 décembre 2011 à 16:39:51
Réponse #4

azur


Pas surpris!
Je dirais que tu éprouves surement la même sensation que les ermites du moyen âge, ou les moines de toutes époques, qui sortaient de la société de leur temps pour, finalement, se sentir libres de toute contrainte et pensée futile!
Perso, c'est l'inverse: plus j'aime la nature et plus j'apprends à apprécier les gens que j'y croise, alors que loin de la nature, je ne les aurais jamais connu! L'exemple le plus frappant, ce sont les militaires des troupes de montagne et les chevelus d'allure post-soixante-huitarde deux mondes qui n'ont apparemment rien en commun et qui, pourtant, partagent la même passion et le même respect pour la montagne... et la sécurité!
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

29 décembre 2011 à 16:40:27
Réponse #5

Pit


Je crois pas que ça soit la crise de la 40aine, moi ça dure depuis que j'ai dans les 20 ans  ;#.

Pit

29 décembre 2011 à 17:29:13
Réponse #6

Karma


A mon avis c'est pas la Nature en particulier qui isole des autres, ce sont toutes les passions (trop) dévorrantes qui donnent cette impression d'être incompris.
S'isoler des autres n'est pas forcément une bonne solution, on peut aussi s'interresser aux autres sans être d'accord avec leurs point de vue. Quelqu'un de passionné par un sujet que je ne connais pas, je trouve ça toujours interresant, il y a toujours à apprendre.
Avoir une passion ne doit pas non plus empêcher l'ouverture d'ésprit... après la belle-mère et les collègues casses c****** c'est autre choses, ça a l'air assez généralisé ;).

29 décembre 2011 à 17:47:06
Réponse #7

Tom2


« L’homme est contrainte, la nature est liberté. » Henry David Thoreau

Après avoir passé du temps dans la nature et goûté à la liberté à un état plus pur, nous nous rendons mieux compte des contraintes sociales de la vie en société auxquelles il n'est pas toujours facile de s'y plier quand nous savons qu'il y a moyen de s'en passer.

29 décembre 2011 à 17:58:04
Réponse #8

Solstice


Je me reconnais également dans ce qui est dit particulièrement dans ce que dis Pouce, mais je ne pense pas que ça soit la nature, plus la vie en général. Je suis moi même face à un dilemne, j'ai l'impression de ne pas être libre et pourtant je ne vais pas voir autre chose parce qu'il y a ma copine qui n'a pas du tout le même mode de vie. L'équilibre entre amour et emmerdes est fragile, reste à voir de quel coté ça va pencher. Pour les convenances, j'ai tendance à m'en cogner en règle général mais des fois les contreparties sont assez difficiles. Par exemple j'étais bien content de bosser à Noel et le 1er, ça m'éloigne de la convenance des fêtes de fin d'année avec ses repas interminables et super formels, ses sujets de discussion bateau, etc..., par contre ça m'éloigne également de ma copine. Encore une fois, équilibre précaire.

J'ai une tendance à être un peu associal, pas que je n'aime pas les Hommes, juste ceux qui se fondent trop dans la masse. J'adore par contre rencontrer des gens qui ont des passions un peu étranges ou un mode de vie hors du commun, ça me rappelle que nous ne sommes pas tous des moutons. Il y en a plus qu'on pourrait le croire à première vue, mais encore une fois, les normes sociales...

29 décembre 2011 à 18:00:59
Réponse #9

Ishi


Salut,

Ton problème fait partie de ce qui s'appelle "les convenances"

Et les convenances, rien n'oblige personne à les observer.

Ça fait plus de vingt ans que nous ne fêtons pas noël, ni le nouvel an d'ailleurs, nous ne nous en portons pas plus mal. La famille en pense ce qu'elle veut.

Et je t'assure que ça fait pas mal de tintouin en moins.

Si j'en crois les gens avec qui j'en parle, les fêtes et la famille, ça en fait chier une majorité. Avec comme leitmotiv: "Oui ,mais on peut pas faire autrement" .

Ben si, on peut faire autrement.

Tafdac,
Ca fait plus de 10 ans que bibi et sa douce se tapait à préparer le repas de Noel pour toute la famille.
Tout le monde arrivait, mettait les pieds sous  la table.
Nous, on assurait le service, la cuisine, la vaisselle et le soir, nous étions HS. et sans parler du budget pour nourrir 20 personnes avec les petits plats qui vont bien.
Cette année, conjoncture économique difficile et envie d'être peinard avec nos enfants, nous avons annoncé que nous ne ferions rien.
Personne n'a pris le relais et ceux qui n'habitent plus à Millau ne sont même pas remontés et nous avons passé un Noel fabuleux à 4 (notre couple et nos 2 enfants).
Petit repas sympa et après-midi en pleine nature.
Donc, moralité, les Noel en famille seront désormais en famille très très restreinte.  :D et nous nous porterons beaucoup mieux.
Et concernant les convenances, je ne vous dis pas où je me les mets  ;)
Steph
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

29 décembre 2011 à 18:25:35
Réponse #10

Ishi


Ce qui montre bien que ce n'est pas noël et la famille qui compte, mais bien le fait de venir se goberger aux dépends d'un brave couillon....

Tu es dur avec moi en me traitant de "brave couillon"  :lol:


Je précise que j'ai l'immense chance que mon épouse partage mon point de vue et mes activités.


Nous sommes deux  :love:
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

29 décembre 2011 à 19:12:29
Réponse #11

oliv0808


@oliv 0808,

l'avantage c'est que les teins acceptent ton coté OURS , les miens le prennent comme une insulte, un manque de savoir vivre , c'est un des aspects du problème.

ils n'ont pas eu trop le choix, j'ai toujours était comme ça et ne changerai pas maintenant  ;#
la chance que tu as c'est d'avoir ta moitié qui partage ça avec toi, moi j'ai.... vous  :love:
"si tu veux des garanties, faut acheter un grille pain" DM

29 décembre 2011 à 19:34:57
Réponse #12

Stephane


Je crois que c'est simplement une question d'intérêts et de passion en effet. Personnellement, j'ai toujourd "trippé" animaux et nature mais j'ai aussi toujours eu un intérêt pour autres choses. Je ne fais pas d'effort, je suis intéressé par bien des choses mais, il demeure que ce ne sont pas tous les sujets de tous les membres de ma famille qui m'intéressent. Je ne les comprend pas plus qu'ils ne me comprennent.
Je pense qu'on a surtout le devoir d'être tolérant envers les autres.
Chez moi, la famille compte beaucoup, c'est viscéral, je les aime  :love: Ca ne m'empêche pas d'aimer la nature aussi et de m'y intéresser! Je ne laisse simplement pas cette passion tout éliminer autour de moi, je ne la controle pas, je la garde, avec les autres passions!
Stephane Deshaies
Estrie, Quebec

Pour conserver la même opinion en politique, il faut souvent changer de parti!

29 décembre 2011 à 19:45:35
Réponse #13

Clôtaire


J'ai énormément de mal à m'exprimer sur ce sujet mais il me taraude tout le jour.
Mais comme dirait Mr Tesson, à un certain moment, la littérature ne sert qu'a trouver des phrases sur nos idées trop abstraites.

Alors je peut mettre des mots sur le b*rdel qui divague dans mon esprit.

" Je ne déteste pas les hommes, je préfère la nature. " Lord Byron
" Je n'ai rien à voir avec ce système, pas même assez pour m'y opposer " Walt Withman

L'impression que les gens parlent fort, pour ne rien dire au final. Il devient difficile de jouer ce rôle, de sembler intéressé pour ne faire qu'acquiescer.

Suivre sa route ? Il le faut, même si des sacrifices s'impose.
" Ne vous embarrassez point trop de vous procurer de nouvelles choses, soit en habits, soit en amis. "

" Si humble que soit votre vie, faites y honneur et vivez-la; ne l'esquivez ni n'en dites de mal. "

Henry David Thoreau

https://sites.google.com/site/bandoftheroad

29 décembre 2011 à 20:19:23
Réponse #14

Moleson


...
Depuis 4ou 5 ans que j’ai renoué avec ma passion pour la rando sous toutes ses formes (à pied, à vélo, en canoé, en kayak et en raquettes).
Depuis que je glane par ici et par la des infos sur le bushcraft et autres techniques sur la vie sauvage ,je me vois confronté à un problème : j’ai de moins en moins de sujet de conversation avec les gens qui m’entourent. ( à part ma douce qui est dans le même délire ….c’est déjà ça) .
...
Je vous parle de tout ça car je reste contrarié par mon réveillon de noël ou ma douce et moi nous sommes encore une fois retrouvés sans rien à dire écoutant poliment –à notre tour- les conversations sur la musique, la chanson, la maison d’un tel et d’une telle  jusqu’au moment ou ma douce qui, empêchée de s’endormir par la séance de piano/chants entamée par mon beau frère a voulu rentrer et que moi qui m’ennuyais ferme n’ai rien fait pour l’en dissuader alors que nous devions rester pour aider pendant la soirée .
...
Je vois pas le rapport avec la rando ou le bushcraft à moins que toute sa vie tourne autour de ces deux thèmes.

Chacun à des thèmes qui lui sont importants. Est-ce que le dernier test au mois de décembre dans le jardin du sac de couchage XY est plus important qu'une disscussion sur la musique??
J'en doute...
Finalement il y a une certaine intolérance et une certaine fierté de l'anti-conformisme que je sens pointer.

J'ai des centres d'intérêts qui sont sont très difficilement partageable, donc je me la coince et je cloisonne ma vie. Mais je reste ouvert et essaie de capter ce que l'autre qui ne partage pas mes passions/intérêts à a me dire.

Moléson


29 décembre 2011 à 21:14:20
Réponse #15

Leif


et surtout a trop se cantonner on loupe de réelle rencontre et d’échanges.

ecouter c'est tres bien aussi :up:

30 décembre 2011 à 09:10:01
Réponse #16

batopirat


Je ne m'attendais pas à un tel écho...


L'avantage de se "découvrir" sur un forum (par exemple) c'est que le problème étant exposé de façon dépassionnée il suscite des réactions contradictoires mais toutes assez justes. (comme à l’École des Fans , tout le monde a gagné!)

Sur les convenances et la "société " qui nous entoure , je crois que nous sommes tous d'accord. Je pense simplement être à un moment de ma vie ou je réalise que ma famille (pour ne parler que d'elle) aurait souhaité que je sois plus conformiste.

Fier de ne pas être conformiste ? Oui et non.

Je ne  suis anti-conformiste qu' en demi teinte. J'ai un boulot à horaires fixes, j'ai une voiture et une maison avec un chien dans le jardin et un gamin qui joue aux pokemon et tous les vendredi soirs je me glisse 2 ,3 mousses dans le siphon dans mon salon en mangeant des noix de cajou....bref j'ai une routine.

J'aspire à la différence certes mais pas à l'intolérance. Mon propos n'est pas :"tous des c**s!! sauf moi!".
Si c'est cela que j'ai fait comprendre je me suis mal exprimé.

Le rapport qu'il y a avec la randonnée et le "bushcraft" est que ces deux activités attisent l'envie de simplicité que je couve depuis longtemps en contradiction avec ce qui se passe autour de moi, autour de nous.

Enfin en réponse aux notions de partage et d’écoute je plussoie. Implicitement cela s'entend dans les deux sens. Présentement, cela ne va que dans un sens.

Ou est le partage quand on ne comprend pas que je ne m'extasie pas à l'écoute d' untel jouant du piano ou que je reste dubitatif devant sa  nouvelle automobile alors que je comprends que l'on soit tout autant dubitatif devant mon nouveau duvet et qu'on ne s'extasie pas devant mon +1700/-1700 en moins de 6 heures de marche?

Je ne pense pas être  fermé et vous faites bien de me rappeler de ne pas le devenir car c'est la première réaction qui me vient en pareille cas.

Mais je n'entends pas me taire et faire semblant au prétexte que mon art ( si tant est que la rando soit un art hein?!?) est un art mineur parce que marginal, impossible à partager dans un salon en dégustant des verrines et qu'il n'incite pas à briller en société.

Mon message a quand même pour fond une interrogation sur une dé sociabilisation latente du fait de nos activités avec une envie de trouver un juste milieu par moi même et en partageant cela avec vous.
A+

30 décembre 2011 à 12:27:53
Réponse #17

b@s


on est évidemment obligé de rien, si noel vous gonfle, n'y allez pas, tant pis, ceux qui ne comprendront pas, ma foi ça leur passera ...

MAIS

à ne faire que ce qu'on veut, on en vient vite solitaire, c'est parfois agréable, parfois moins. "supporter" la conversation du beau frère fan de foot ou le délire valéridamidotesque de la belle soeur, ma foi, une fois par an, c'est assez drole ... on n'est pas obligés non plus d'être d'accord ...

le grand père de ma femme est un type génial, il a des idées très arrêtées et je ne suis pas toujours d’accord avec lui... alors parfois l'apéro est un peu pénible pour moi, mais au final, ça reste un homme que j'estime, et à 88 ans il a gagné le droit de m'asséner ses vérités, même si parfois je le choque un peu (gentillement) en lui disant les miennes ...

quoi que je pense des fêtes "obligatoires", au final il y a toujours un moment agréable si je fais l'effort de rester ouvert

30 décembre 2011 à 12:34:25
Réponse #18

azur


Sur les convenances et la "société " qui nous entoure , je crois que nous sommes tous d'accord. Je pense simplement être à un moment de ma vie ou je réalise que ma famille (pour ne parler que d'elle) aurait souhaité que je sois plus conformiste.

Fier de ne pas être conformiste ? Oui et non.

Je ne  suis anti-conformiste qu' en demi teinte. J'ai un boulot à horaires fixes, j'ai une voiture et une maison avec un chien dans le jardin et un gamin qui joue aux pokemon et tous les vendredi soirs je me glisse 2 ,3 mousses dans le siphon dans mon salon en mangeant des noix de cajou....bref j'ai une routine.
Tu ne cherches pas à faire comme tout le monde, mais tu ne cherches pas non-plus à t'opposer à tout le monde... tu fais ce que tu juges bon en ton âme et conscience!
Il y a un nom pour ça: non-conformisme!

Citer
Mon message a quand même pour fond une interrogation sur une dé sociabilisation latente du fait de nos activités avec une envie de trouver un juste milieu par moi même et en partageant cela avec vous.
Je dirais plutôt que c'est une prise de conscience qu'une partie de nos amis... sont des gens avec qui nous ne partageons pas grand choses et échangeons encore moins.
On en vient à faire le tri et à restreindre le cercle de ses amis... mais pour moi, ce n'est pas forcément une mauvaise chose: on ne peut pas être le pote de tout le monde!
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

30 décembre 2011 à 13:00:40
Réponse #19

cikawasay


Bonjour

AMHA tous les points de vue ici exprimés se défendent, personnellement, je suis passé par toutes ces situations et j'en ai pris conscience depuis l'adolescence. Aujourd'hui, j'habite en Asie, et finalement, je reviens en arrière. Je crois que si la société évolue, et avec elle ses formes d'organisations, de réseaux, de mode de vie  qui vont avec(ex: développeement de la famille monoparentale, célibat, etc), je crois néanmoins qu'il y a principe fondamental qu'on oublie: l'être humain se construit dans sa relation avec l'autre. Busgcrafter c'est bien, mais je ne pense pas me tromper en disant que quelqu'un qui passerait le plus clair de son temps seul  dans la nature ne serait pas vraiment doué pour les relations sociales. Si, je crois que cela s'apprend en société. Ici en Chine tout est convenance. Après plusieurs mois de boulot, je plonge dans la forêt sur un sentier de montagne, je croise 50 personnes, et bien c'est 5 minutes à chaque fois: "salut, tu viens d'ou, t'es de quel pays? ouah, tu sais ou tu vas comme ça? etc", bref, au début ça me faisait ch.er parce que j'y vais pour me retrouver dans la nature, pas bavarder, mais finalement, je me dis que je suis dans un pays ou l'humanité existe encore. Je pense qu'en France ces situations infoncortables, ou ressenties comme tel que vous décrivez ici s'expliquent peut être par le fait que la france est un pays à cheval entre la tradition qui prévalait il n'y a pas si longtemps, et l'individualisme actuel (un mot péjoratig qui est positif aujourd'hui, c'est dire!). Et je pense que si on commençait par peser honnêtement le pour et le contre de ces formes traditionnnelles d'organisation avec tout ce qu'elles ont d'insupportable pour nos contemporains, on se rendrait peu être compte qu'on a rien inventé de mieux. Ce n'est pas la résurgence du réseau familial en ces temps de crise qui me contredira.

30 décembre 2011 à 13:25:58
Réponse #20

Rosetta


Les conventions sociales ne sont qu'un moyen de maintenir une cohésion au sein d'un groupe totalement disparate. Pas besoin d'elles dans un groupe restreint partageant les mêmes valeurs et le même point de vue, si tant est qu'on fasse tout de même attention au sein du groupe à préserver les sensibilités de chacun. Mais je vois mal comment le monde pourrait tourner sans elles.

Je me dis que quand tu parles de dé-socialisation latente, ce n'est pas tout à fait de cela qu'il s'agit. Tu te recentres peut-être simplement sur l'essentiel, et dans cet essentiel tu opères un tri naturel dans tes relations et dans ce que tu recherches chez les autres. La vie en société implique souvent et même nécessairement, au delà du respect des conventions, une adaptation de chacun. Cela peut donner cette impression que toute simplicité a disparu dans l'échange, que la spontanéité a été tuée par la nécessité d'harmoniser à peu près son comportement avec celui des autres.
Mais je reste persuadée que notre attitude détermine en grande partie celle de l'autre en face. Dans des conditions favorables, où toi-même tu es à l'aise avec qui tu es, que tu ne te mets pas d'enjeu ou de barrière mentale, même la belle-mère casse-c*u!lles peut laisser tomber ses défenses et interagir plus simplement et de manière plus authentique avec toi. C'est juste une question d'état d'esprit et de perception par l'autre de ce que l'on dégage. Les gens casse-c*u!lles le sont souvent par habitude, par complexe, par besoin de maîtrise. A partir du moment où la personne comprend que tu n'es pas une menace au sens large du terme, que tu a compris la manière dont elle fonctionne et que tu ne la heurteras pas sciemment, l'ambiance devient propice à un échange sans masques et apaisé.
Il m'est souvent arrivé de découvrir des choses inattendues chez les gens comme ça  :)

"toi humain, moi humain, agissons simplement et avec empathie, et tout ira bien"

a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

05 janvier 2012 à 10:02:26
Réponse #21

batopirat


Bonjour Rosetta,
j'ai mis un peu de temps à te répondre car ton intervention demande réflexion.
Ton analyse des rapports humains me parait juste , particulièrement dans la cas qui m'occupe.

Mais agir "simplement avec empathie"  n'est malheureusement pas l’apanage de la "partie adverse" qui, forte de ses certitudes, n'analyse pas mais juge.

Pour ma part j'ai décidé de ne plus prendre en compte cette "partie adverse" dans mes décisions et de ne plus  attendre sa bénédiction.

En réponse à Cikawasay, je ne pense pas que la cellule familiale doit être un frein au développement de soi au motif que l'on a rien inventé de mieux.La famille peut rassurer, protéger mais aussi aveugler museler.

Vivre avec les idées et désirs des autres parce que c'est la famille ne me parait pas envisageable.Je vois les choses autrement  et pour le coup un peu à la japonaise:

les parents sont la terre et le ciel ( éléments fondateurs)
les rencontres sont l'eau et le vent (éléments "façonneurs")
Ce que je veux dire par là est que les parents nous éduquent jusqu'à un certain point.C'est notre chemin de vie qui fait le reste.

Et si la définition de l'anti-conformisme donnée par Azur est la bonne, alors oui je suis anti-conformiste et en tire une certaine fierté...

Merci pour vos réponses.

05 janvier 2012 à 10:24:59
Réponse #22

ritchie


salut

un très bon ami à moi qui enseigne aussi la vie sauvage m'a dit un jour:
"tout le temps que je passe seul dans la nature, me rende meilleur être humain quand je rentre à la civilisation." ou un truc comme ça.

ce qu'il voulait dire c'est que les moments de solitude dans la nature pousse à méditer à réfléchir sur soi et sa condition. conduit vers l'humilité et l'amélioration de l'individu. ce qui fait que quand tu rentres, tu apportes du bon et tu as du recul sur la vie en société qui te permet d'être meilleur avec et pour les autres (oublie les cons). y'a une sorte d'équilibre en vie sociale entourée et vie en solitaire dans la verte.

ma tite pensée du jour

05 janvier 2012 à 10:33:22
Réponse #23

Mani


salut

un très bon ami à moi qui enseigne aussi la vie sauvage m'a dit un jour:
"tout le temps que je passe seul dans la nature, me rende meilleur être humain quand je rentre à la civilisation." ou un truc comme ça.

ce qu'il voulait dire c'est que les moments de solitude dans la nature pousse à méditer à réfléchir sur soi et sa condition. conduit vers l'humilité et l'amélioration de l'individu. ce qui fait que quand tu rentres, tu apportes du bon et tu as du recul sur la vie en société qui te permet d'être meilleur avec et pour les autres (oublie les cons). y'a une sorte d'équilibre en vie sociale entourée et vie en solitaire dans la verte.

ma tite pensée du jour

Salut,

Je plussoie  :up:

Quelques réflexions très intéressantes sur le sujet que tu évoques, ici

Mani

05 janvier 2012 à 11:05:39
Réponse #24

Rosetta


Pour ma part j'ai décidé de ne plus prendre en compte cette "partie adverse" dans mes décisions et de ne plus  attendre sa bénédiction.

En réponse à Cikawasay, je ne pense pas que la cellule familiale doit être un frein au développement de soi au motif que l'on a rien inventé de mieux.La famille peut rassurer, protéger mais aussi aveugler museler.

Vivre avec les idées et désirs des autres parce que c'est la famille ne me parait pas envisageable.Je vois les choses autrement  et pour le coup un peu à la japonaise:

les parents sont la terre et le ciel ( éléments fondateurs)
les rencontres sont l'eau et le vent (éléments "façonneurs")
Ce que je veux dire par là est que les parents nous éduquent jusqu'à un certain point.C'est notre chemin de vie qui fait le reste.

C'est le premier pas. Plus tu vas être à l'aise avec ça, moins le regarde des autres aura de prise sur toi, plus tu auras une attitude détendue face à eux, et moins cela leur laissera de prise pour juger ou tenter d'imposer leurs projections. Leur propre attitude devrait évoluer. Enfin c'est ce que je pense, je n'ai pas la science infuse  ;)
« Modifié: 12 janvier 2012 à 01:02:49 par Rosetta »
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //