Salut,
pour ceux qui veulent avoir les idées claires sur le casier judiciaire, le mieux est encore à mon avis de regarder ici :
http://vosdroits.service-public.fr/F14710.xhtml.
En gros, il y a trois niveaux de bulletins, du plus complet, le B1, au plus expurgé, le B3.
En gros toujours, le B1 est réservé aux institutions judiciaires, le B2 est réservé à certaines autorités administratives ou à certains organismes pour vérifier "l'honorabilité" des personnes en vue de contrôler l'accès à certaines professions, et le B3 ne peut être délivré qu'à la personne concernée.
Si pour une activité quelconque, vous demandez à votre interlocuteur de vous fournir un extrait de casier, il ne pourra donc vous transmettre qu'un B3 qu'il aura lui-même demandé.
Il faut également avoir en tête que le B1 est déjà souvent bien expurgé de la réalité des condamnations et que le B3 n'est donc pas forcément très représentatif du parcours judiciaire.
Enfin, comme on peut en effet se retrouver avec une mention sur son casier pour pas grand chose et, à l'inverse, avoir été condamné pour des faits graves mais s'être réellement amendé, c'est peu dire que ce n'est pas forcément un très bon critère pour évaluer de la dangerosité possible d'une personne avant une formation quelconque...
Personnellement, je rejoins assez l'opinion de MrMagoo : une telle demande pour s'inscrire dans un club de self-défense, kravmaga ou autre, peut plus relever d'une démarche marketing que d'une sélection rigoureuse...
Et, en tout cas, ceci ne dispense en rien l'instructeur de self de faire un tri dans ses élèves afin de ne pas enseigner n'importe quoi à n'importe qui...
Je ne pense pas que le risque évoqué plus haut d'une action pour discrimination en cas de refus ou d'exclusion d'un élève soit en pratique avéré... On peut difficilement reprocher à un instructeur d'une méthode de défense ou de combat d'être prudent et de refuser ou d'exclure des personnes instables ou incontrôlables par exemple...
A l'inverse, des incidents qui impliqueraient notoirement les élèves de tel ou tel club pourraient avoir rapidement une répercussion très dommageables ne serait-ce qu'au seul plan de l'image véhiculée...
A mon avis, dès lors que la question du refus ou de l'exclusion d'une personne se pose pour une discipline "reality based", le choix peut être vite fait, sans se poser trop de questions... Là aussi, "quand il y a un doute, il n'y a pas de doute"...
Cordialement,
Bomby