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Auteur Sujet: Tuer un animal en pleine charge  (Lu 19577 fois)

31 octobre 2011 à 12:55:52
Réponse #25

zapi


A l'abattoir de Liege, un responsable expliquait que lorsque un bovin s'échappait ils utilisaient une 22 long, et vidaient un chargeur sur la tete du bovin, sur les balles tirées l'une d'entre elles devaient arriver au cerveau. ( tir de face plus ou moins entre les deux yeux ) ( chez les bovins le cerveau est assez petit par rapport au volume de la tete, les os sont assez épais, il existe également des sinus ( parties creuses )).

bien sur le gibier est plus coriace et plus dangereux qu'un bovin domestique, d'ou la "démesure" des cartouches de chasse.

donc avec son 9 mm il aurait pu: mais il tire dans les poumons puis la cuisse: le bovin tousse après sa premiere "charge" et lors des derniers tirs il se met a boiter d'un postérieur.
Puis les policiers ont du viser le coeur et ils ont touché un membre antérieur ( le bovin boite de la patte avant gauche )
Les policiers ont peut etre simplement appliqué leur entrainement: impacts multiples dans la région thoracique ( de plus vu la surface de la cible: peu de risque d'une balle perdue) puis des tirs dans la région du coeur ( mais la les os du membres ont protégé le coeur.

31 octobre 2011 à 14:52:14
Réponse #26

fking


S'il s'agit vraiment d'un tir avec du 9mm para, il y a peu de chance d'avoir un effet efficace. Cette munition, dans la quasi totalité des cas, est une balle blindée. Elle ne champignonera pas ou peu, se contentant de traverser les tissus en forant un canal du même diamètre. Les balles blindées, utilisées dans une optique militaire, sont faites pour blesser et non pour tuer. Une balle conçue pour la chasse, elle, va se déformer à l'impact, en augmentant sa surface, et créer une caverne ondulatoire, elle va transmettre son énergie à travers les tissus à environ 1500m/s, causant un effet de choc énorme.

La "démesure" des calibres de chasse n'est pas là pour primitivement pour tuer (on peut parfaitement tuer un animal important avec une balle de petit calibre si elle est bien placée), mais pour offrir un effet de choc assez important pour stopper un animal lourd en pleine course. Mais là, on rentre dans les calibres "africains", 375H&H, 416 Rigby, 458 Lott, 470 et 500 NE, 505 Gibbs, et le surpuissant 460 Weatherby Magnum (10000 joules). A côté de cela, on peut parfaitement chasser un buffle à l'arc. Mais jamais la flèche ne l'arrêtera.

Donc ces pauvres cops, n'avaient aucune chance de stopper l'animal avec leurs armes de service. Juste faire une boucherie...
Fais-le ou ne le fais pas, essayer ne veut rien dire...

31 octobre 2011 à 15:41:45
Réponse #27

Moleson


S'il s'agit vraiment d'un tir avec du 9mm para, il y a peu de chance d'avoir un effet efficace. Cette munition, dans la quasi totalité des cas, est une balle blindée. Elle ne champignonera pas ou peu, se contentant de traverser les tissus en forant un canal du même diamètre. Les balles blindées, utilisées dans une optique militaire, sont faites pour blesser et non pour tuer. Une balle conçue pour la chasse, elle, va se déformer à l'impact, en augmentant sa surface, et créer une caverne ondulatoire, elle va transmettre son énergie à travers les tissus à environ 1500m/s, causant un effet de choc énorme.

La "démesure" des calibres de chasse n'est pas là pour primitivement pour tuer (on peut parfaitement tuer un animal important avec une balle de petit calibre si elle est bien placée), mais pour offrir un effet de choc assez important pour stopper un animal lourd en pleine course. Mais là, on rentre dans les calibres "africains", 375H&H, 416 Rigby, 458 Lott, 470 et 500 NE, 505 Gibbs, et le surpuissant 460 Weatherby Magnum (10000 joules). A côté de cela, on peut parfaitement chasser un buffle à l'arc. Mais jamais la flèche ne l'arrêtera.

Donc ces pauvres cops, n'avaient aucune chance de stopper l'animal avec leurs armes de service. Juste faire une boucherie...
Normalement on ne parle pas de calibre.
Mais là il s'agit de corriger le tir... C'est le cas de le dire. :o

En ce qui concerne l'effet de choc, c'est du pipeau. Pour la simple et bonne raison, que le tireur encaisse plus dans ses bras et son épaule que ce que reçoit la cible. Alors tant que le tireur reste debout, il y peu de chance qu'en face la victime ou l'animal face un double saut périlleux.

Hollywood c'est pas la réalité, les fusils à pompe ne font pas voler les BG 10 m en arrière, et ne font pas non plus exploser des voitures.

Le propre des munitions de chasse est de créer un grand trou, bien profond, suffisant pour que l'animal meure rapidement si on à touché correctement.

La munition militaire est parfaitement destinée à tuer, non pas par la mythique onde de choc, mais par les dégats qu'elle cause. les 5.56 par exemple jusqu'à 200m ont méchamment tendance à être instable dans un corps mou. Et le 1'500m/s là t'es en pleine science-fiction.

La 9mm blindée est effectivement un poinçon qui fait un trou de 9mm. Mais comme toujours ça dépend ou on fait le trou et dans le cas d'un bovidé c'est sur, que d'essayer de toucher le coeur, ça marche pas vraiment.

Moléson

31 octobre 2011 à 16:42:00
Réponse #28

Bison


Hmm

Je pense que fking devait parler d'un autre type de choc que celui résultant de la collision de deux objets ...

J'ai lu ... quelque part, il y a bien longtemps, que la pénétration d'un projectile rapide dans un milieu "mou" créait une sorte d'onde de choc "radiante" par rapport à la trajectoire du projectile. Onde de pression, dont la vitesse de propagation dépasse celle du projectile dans un milieu quasiment liquide.
Ce serait cette onde de choc qui serait capable de produire une syncope immédiate, et la mort si pas de réanimation artificielle. D'où l'impression d'arrêt "net", de mort instantannée.

Je ne suis pas du tout spécialiste en la matière, c'est juste que cela m'avait semblé tenir la route ...

PS.
1. Pour la collision frontale d'un projectile et d'un animal lancé au galop, le "choc" purement mécanique encaissé par l'animal, on n'est bien d'accord, ne sera pas plus important que le choc reçu par l'épaule du tireur.

2. Il me semble que l'on avait présenté sur le forum une vidéo prise par une caméra ultra rapide, de la pénétration d'un projectile dans un liquide .  C'était autre chose qu'un simple "trou" ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

31 octobre 2011 à 17:37:36
Réponse #29

Moleson


Hmm

Je pense que fking devait parler d'un autre type de choc que celui résultant de la collision de deux objets ...

J'ai lu ... quelque part, il y a bien longtemps, que la pénétration d'un projectile rapide dans un milieu "mou" créait une sorte d'onde de choc "radiante" par rapport à la trajectoire du projectile. Onde de pression, dont la vitesse de propagation dépasse celle du projectile dans un milieu quasiment liquide.
Ce serait cette onde de choc qui serait capable de produire une syncope immédiate, et la mort si pas de réanimation artificielle. D'où l'impression d'arrêt "net", de mort instantannée.

Je ne suis pas du tout spécialiste en la matière, c'est juste que cela m'avait semblé tenir la route ......

Oui effectivement il y a toute une littérature sur ce sujet. Cependant à la fin hormis certains essais "in-vitro", il n'y a rien de concluant. La vitesse normale des projectiles moderne des armes longue est d'environ 800-900 m/s.
Finalement on en reviens toujours au simple, plus c'est gros et profond mieux ça marche (le trou) et il faut le faire au bon endroit.
 Des cas de personnes ayant ramassé une 5.56 à courte distance soit dans l'abdomen ou le thorax sans que le projectile touche un organe vital et qui étaient encore parfaitement fonctionnel sont assez courant.
Par exemple il y a qqs années un cinglé à ouvert le feu avec son fusil d'assaut dans un café. Un des clients à reçus une balle dans l'abdomen, il s'est rendu en voiture aux urgences...


Moléson

31 octobre 2011 à 19:40:55
Réponse #30

azur


En ce qui concerne l'effet de choc, c'est du pipeau. Pour la simple et bonne raison, que le tireur encaisse plus dans ses bras et son épaule que ce que reçoit la cible. Alors tant que le tireur reste debout, il y peu de chance qu'en face la victime ou l'animal face un double saut périlleux.

Hollywood c'est pas la réalité, les fusils à pompe ne font pas voler les BG 10 m en arrière, et ne font pas non plus exploser des voitures.
Les fusils à pompe ne font effectivement pas exploser les voitures, mais en fonction du type de projectile, il n'est pas impossible de voir une victime (ou un BG, c'est selon) reculer de plusieurs mètres... ceux de mes connaissances qui ont expérimenté l'efficacité d'un gilet pare-balle en savent quelque-chose (une balle de 5,56 ne pèse que 4g mais peut stopper net un porteur de GPB qui coure)!
La forme du projectile fera qu'il pénètre ou qu'il "shocke" la cible. Ce n'est pas un hasard si les hommes de l'ouest américains utilisaient le 44-40, calibre de fort diamètre (11mm) et dont l'avant était aplatit (plutôt dans le style boule de pétanque): peu de chance de tuer un agresseur sur le coup, mais celui-ci était stoppé net dans son élan.
A l'inverse, comme tu le dis, les calibres militaires récents (plutôt dans le style aiguille à coudre) ayant une grande vitesse traversent la cible sans la stopper, mais l'onde de choc est dévastatrice.

L'éternel dilemme entre "lourd et lent" ou "léger et rapide"
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

31 octobre 2011 à 20:57:44
Réponse #31

fking


Toutes mes excuses pour avoir parlé de calibre....

@moleson :
"En ce qui concerne l'effet de choc, c'est du pipeau. Pour la simple et bonne raison, que le tireur encaisse plus dans ses bras et son épaule que ce que reçoit la cible. Alors tant que le tireur reste debout, il y peu de chance qu'en face la victime ou l'animal face un double saut périlleux."

Navré de te contredire, mais si le tireur encaissait plus dans ses bras que l'énergie du projectile, même une 22LR serait inutilisable...

Il y a des formules mathématiques et physiques permettant de calculer le recul d'une arme, en fonction de sa masse, de son calibre, etc... Une arme dont le recul dépasse les 50 joules est considérée comme quasiment inutilisable, tellement elle est violente. 50 joules, c'est à peu près l'énergie à la bouche d'une 22 short (désolé de parler de calibre une fois de plus). Pour ma part j'utilise une 280 Remington, 4000 joules à la bouche. Je ne pense pas vraiment pouvoir supporter 4000 joules dans l'épaule...

Vous pouvez vous reporter à l'ouvrage "La balistique lésionnelle" d'Eugène Mertz, traitant de la balistique terminale.

Fais-le ou ne le fais pas, essayer ne veut rien dire...

31 octobre 2011 à 21:06:14
Réponse #32

Kilbith


C'est gratos, c'est sérieusement documenté, c'est pertinent, relativement exhaustif, c'est en anglais, c'est pas fun :

ici :  http://www.rathcoombe.net/sci-tech/ballistics/wounding.html
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

31 octobre 2011 à 21:50:45
Réponse #33

zapi


on va pas en parler des heures: un calibre 9 mm suffit pour tuer un petit bovin domestique, dans la tete de face. Le problème de la balistique c'est que le projectile suivant qu'il traverse un os, du muscle, des viscères, se comporte différemment et que les animaux suivant leurs especes ( du buffle au lapin ) ont des constitutions différentes et des réactions différentes. un projectile léger qui rencontre un os épais risque d'éclater et ne pénètre plus. Plus c'est gros et rapide plus c'est efficace, mais le recul devient pénalisant, le courbe de la trajectoire du projectile peut etre pénalisante aussi ( suivant la distance de tir et la méfiance du gibier ) mais le bovin de 300 kg a 5 m c'est pas un tir extrème, et meme si le bovin de 300 kg il renverse un homme comme pour rien ( c'est du vécu) c'est peu risqué quand meme.

31 octobre 2011 à 22:05:58
Réponse #34

azur


on va pas en parler des heures: un calibre 9 mm suffit pour tuer un petit bovin domestique, dans la tete de face. Le problème de la balistique c'est que le projectile suivant qu'il traverse un os, du muscle, des viscères, se comporte différemment et que les animaux suivant leurs especes ( du buffle au lapin ) ont des constitutions différentes et des réactions différentes. un projectile léger qui rencontre un os épais risque d'éclater et ne pénètre plus. Plus c'est gros et rapide plus c'est efficace, mais le recul devient pénalisant, le courbe de la trajectoire du projectile peut etre pénalisante aussi ( suivant la distance de tir et la méfiance du gibier ) mais le bovin de 300 kg a 5 m c'est pas un tir extrème, et meme si le bovin de 300 kg il renverse un homme comme pour rien ( c'est du vécu) c'est peu risqué quand meme.
Tout ça confirme qu'il y avait moyen de faire moins barbare!!!  :-\
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

31 octobre 2011 à 22:10:17
Réponse #35

zapi


oui, mais le policier en avait il les moyens ? ( formations, ordres reçus ,... ? )

31 octobre 2011 à 23:04:24
Réponse #36

Douinie


Pour la technique, on peut toujours débattre, mais pour la fin, celle de l'animal, de toute façon, j'ai cru comprendre qu'il était sur la route de l'abatoir quand il s'est échappé...
Everyone must believe in something. I believe I'll go canoeing - Henry David Thoreau

31 octobre 2011 à 23:49:57
Réponse #37

Moleson


Toutes mes excuses pour avoir parlé de calibre....

@moleson :
"En ce qui concerne l'effet de choc, c'est du pipeau. Pour la simple et bonne raison, que le tireur encaisse plus dans ses bras et son épaule que ce que reçoit la cible. Alors tant que le tireur reste debout, il y peu de chance qu'en face la victime ou l'animal face un double saut périlleux."

Navré de te contredire, mais si le tireur encaissait plus dans ses bras que l'énergie du projectile, même une 22LR serait inutilisable...

Il y a des formules mathématiques et physiques permettant de calculer le recul d'une arme, en fonction de sa masse, de son calibre, etc... Une arme dont le recul dépasse les 50 joules est considérée comme quasiment inutilisable, tellement elle est violente. 50 joules, c'est à peu près l'énergie à la bouche d'une 22 short (désolé de parler de calibre une fois de plus). Pour ma part j'utilise une 280 Remington, 4000 joules à la bouche. Je ne pense pas vraiment pouvoir supporter 4000 joules dans l'épaule...

Vous pouvez vous reporter à l'ouvrage "La balistique lésionnelle" d'Eugène Mertz, traitant de la balistique terminale.


Alors si tu veux nous sortir des ouvrages savant, commence par ne pas sortir des énormités comme des projectiles standard à 1'500m/s.

La loi de la conservation de l'impulsion dit la chose suivante:

Mg.v = (Mp+Mg)xVp---- Mg étant la masse du projectile, v la vitesse du projectile, Mp la masse de la cible et Vp la vitesse de la cible.

On prends un projectile de 5.56 qui pèse 4g et vole à 900 m/s qui rentre dans une masse de 80kg et s'arrête dans cette masse.

4x900= (80'000+4)xVp

Vp = 0.0449 m/s.

Autrement dit un  homme de 80 Kg qui marche à 4 km/h et qui reçoit un projectile de 5.56 à 900 m/s va être ralenti à 3.83 km/h. On est à des année lumière de stopper une telle masse.

Citer
Les fusils à pompe ne font effectivement pas exploser les voitures, mais en fonction du type de projectile, il n'est pas impossible de voir une victime (ou un BG, c'est selon) reculer de plusieurs mètres... ceux de mes connaissances qui ont expérimenté l'efficacité d'un gilet pare-balle en savent quelque-chose (une balle de 5,56 ne pèse que 4g mais peut stopper net un porteur de GPB qui coure)!
Alors s'il y recul ou arrêt c'est volontaire et n'a rien à voire avec un quelconque effet physique directe de la balle. C'est simplement que se prendre un projectile sur une petite surface même dans un gilet ça fait bobo, et en règle générale on arrête de faire ce que l'on faisait.

En ce qui concerne l'énergie exprimée en Joule du recul d'une arme et la capacité de la supporter. Ca dépend énormément de la distance que peut parcourir la crosse de l'arme.

Si on prends un fusil de chasse avec 40J. Si la crosse peut parcourir 5cm. La force développée est de 800N, si elle peut parcourir 8cm, c'est déjà plus que 500N. Dans la pratique on est très loin de ces chiffres puisque une bonne partie de l'énergie va se dissiper parce que l'arme bascule vers le haut et que le mouvement du haut du corps amorti énormément.

Bref il ne faut pas confondre énergie (J) avec le moment cinétique mxv.

Citer
La forme du projectile fera qu'il pénètre ou qu'il "shocke" la cible. Ce n'est pas un hasard si les hommes de l'ouest américains utilisaient le 44-40, calibre de fort diamètre (11mm) et dont l'avant était aplatit (plutôt dans le style boule de pétanque): peu de chance de tuer un agresseur sur le coup, mais celui-ci était stoppé net dans son élan.

Niet... La raison est le projectile de plomb non chemisé et l'utilisation de poudre noire. Pour cette raison les projectiles pouvaient à peine dépasser 300 m/s. Donc pour augmenter l'efficacité de pénétration  il n'y avait que le choix d'augmenter la masse.
Avec l'avènement de la poudre sans fumée et des projectiles chemisé, il à été possible d'augmenter la vitesse du projectiles et parallèlement de diminuer sa masse.
Citer
A l'inverse, comme tu le dis, les calibres militaires récents (plutôt dans le style aiguille à coudre) ayant une grande vitesse traversent la cible sans la stopper, mais l'onde de choc est dévastatrice.
Faux... La grande vitesse fait que une 5.56 va se fragmenter dans un corps mou et ne pas traverser. Une 5.56 à une plus grande capacité de pénétration à grande distance qu'à courte distance. Par contre en raison de sa fragmentation dans un corps mou à faible et moyenne distance elle est plus dévastatrice qu'à longue distance.

Je me répète il n'y a pas d'onde de choc dévastatrice avec la munition moderne, c'est une légende moderne. Lancée surtout lors du remplacement de la .308 par la 5.56 pour convaincre du bien fondé de ce choix.

Moléson

01 novembre 2011 à 00:12:35
Réponse #38

zapi


tout ce que j'ai pu lire sur le sujet confirme ce que dit moleson, de plus cette histoire d'energie cinetique qui raconte qu'un projectile tres leger anime d'une grande vitesse est plus performant qu'un projectile lourd animé d'une vitesse plus faible ( car E= m( masse en gramme du projectile)* v ( vitesse en metre par seconde )²  )est dementie par la pratique, ce projectile leger ( comme le .17 ou le 5.56 se fragmente et perd son efficacité par manque de penetration en profondeur sur du gibier résistant ( sanglier cervidé,..) alors qu'il devrait etre efficace)

01 novembre 2011 à 09:34:10
Réponse #39

fking


Moleson, je n'ai jamais dit que le projectile se déplaçait à 1500m/s. J'ai dit que c'était l'onde de choc qui se déplaçait à cette vitesse. C'est ce qui est donné dans l'ouvrage "savant" cité plus haut.

Je n'ai pas d'autres bases de référence, je serai heureux que tu puisses me faire partager les tiennes.

Bien cordialement,

Fred
Fais-le ou ne le fais pas, essayer ne veut rien dire...

01 novembre 2011 à 11:19:56
Réponse #40

Bison


Bonjour,

Citation de: fking
Je n'ai jamais dit que le projectile se déplaçait à 1500m/s. J'ai dit que c'était l'onde de choc qui se déplaçait à cette vitesse. C'est ce qui est donné dans l'ouvrage "savant" cité plus haut.

Ouvrage alors "peu savant"  ;) *

Pour avoir ce que l'on nomme une onde de choc (du genre réellement dévastateur), il faut que la source, c'est-à-dire ce qui crée l'onde, se déplace plus vite que la vitesse de propagation de l'onde dans le milieu considéré.

Un projectile qui pénètre à - disons - 750 m par seconde ne peut pas créer une onde "de choc" qui se déplacerait à 1500 m par seconde.
C'est un peu comme si tu disais qu'un avion qui se déplace à Mach 0,5 crée un "bang" sonique. À Mach .5 ce que l'on entend d'un avion, c'est surtout son réacteur ... tandis qu'en supersonique, les vitres volent en éclat!

Maintenant, on pourrait prendre en considération tout simplement l'onde "normale" de pression qu'engendre dans les tissus la brusque dilatation de ceux-ci au passage du projectile. Là il faudrait chiffrer (estimer fréquence et amplitude, qui sont d'ailleurs fortement dépendantes de l'élasticité du milieu), quitte à commencer par modéliser le problème sur base d'hypothèses simplificatrices.

L'ouvrage cité par Kilbith mentionne (concède?) ce phénomène (dans ce chapitre, sur la fin) sans vraiment s'y attacher, parce que l'auteur, dans l'ensemble de son texte, concentre sa réflexion sur la blessure "finale" résultant du passage du projectile.
Sans vraiment prendre en considération les autres phénomènes dynamiques et leurs répercussions physiologiques.
Comparaison n'est pas raison, mais ... si on se concentre uniquement sur la blessure finale, on n'expliquera jamais un beau "K.O." en boxe , ni un K.O. sur un coup de matraqe souple.

Enfin, dans les citations suivantes, l'auteur fait quand même preuve d'une belle honnêteté intellectuelle.  :)
Citer
let me concede that there may be some merit to the idea that hydrodynamic (not hydrostatic) impulse created by bullets which have a high kinetic energy (or perhaps simply a high velocity) and generally exhibit violent cavitation (or merely generate local pressures of a certain magnitude in combination with specific shotlines), can cause some secondary effects due to pressure on the nervous system or circulatory system. In addition to the pressure induced cranial hemorrhage described previously, it is possible to kill manually by nerve "strangulation". In this case actual damage to the central nervous system is not caused, but the signals governing the heart or diaphragm are shut off, resulting in instantaneous unconsciousness or even death
[..]
Certain rare sports fatalities have been definitely attributed to a swift blow which interrupts the cardiac rhythm. Acoustic pressure on the spine can also cause temporary paralysis.
[..]
These phenomena may account for the rapid effectiveness of some high-velocity hollow-point pistol bullet wounds, especially in cases in which the victim is not mortally wounded and recovers consciousness within a few minutes.

Cette dernière hypothèse rappelant les cas cités par Moleson.
Simple malaise vagal, ou sorte de "KO" bien réel?

Pour moi, cela évoque directement le cas vécu d'un jeune croco qui avait bien l'air "kaput" sur le coup, mais qui s'est "réveillé" 10 ou 15 secondes après avoir été apparemment abatu "raide mort" ...
Je crois qu'il y a d'autres cas rapportés dans les récits de chasse, d'un gibier apparemment tué sur le coup, qui semblerait soudainement ressuciter et prendre ses pattes à son cou (pour éventuellemnt aller mourir plus loin).

*PS :  à propos d'ouvrages peu savants ...

Il en existe, des ouvrages "savants" qui n'en ont que l'apparence et le style, mais qui, en fait, sont assez "creux" ...
Je me suis colleté récemment avec un ancien ponte du CNRS qui racontait vraiment du n'importe quoi, dans un domaine où pourtant il passait pour un "spécialiste". Mais bon, ce qu'il disait justifiait trop bien la position marketing de son sponsor, l'Oreal pour ne pas le citer.
Je m'avance en confiance, hein ...
« Modifié: 01 novembre 2011 à 15:48:00 par Bison »
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

01 novembre 2011 à 12:50:30
Réponse #41

zapi


le cerveau est un organe assez particulier, particulièrement sensible aux chocs, ce qui explique qu'un petit calibre sans meme pénétrer la boite cranienne , face un effet de ko, mais attention au réveil.
Lors d'une autopsie on observe le canal crée par le projectile, ce canal varie suivant l'élasticité des tissus, et la déformation du procectile, si le projectile heurte un os et emporte des fragments d'os, les fragments d'os font projectiles également. les muscles ralentissent le projectiles, les poumons se font traverser sans résistances, les intestins aussi, ( ou presque hein ! ) on espere alors que des vaisseaux sanguins vont etre sectionnés et l'hémorragie rapide. Justement les bovins ont des os épais et des masses musculaires importantes, une bonne résistance a la douleur et au stress.

01 novembre 2011 à 13:38:58
Réponse #42

Kilbith


L'ouvrage cité par Kilbith mentionne (concède?) ce phénomène (dans ce chapitre, sur la fin) sans vraiment s'y attacher, parce que l'auteur, dans l'ensemble de son texte, concentre sa réflexion sur la blessure "finale" résultant du passage du projectile.
Sans vraiment prendre en considération les autres phénomènes dynamiques et leurs répercussions physiologiques.

Cela fait plaisir de voir que quelqu'un prend la peine de lire... :love:
Malheureusement : souvent les mêmes.  :'(

Tu as tout a fait raison. L'auteur, ingénieur en balistique, se concentre sur le "tir de chasse" et particulièrement sur le tir du gros gibier. Pour des raisons éthiques il délaisse les "coups de chance" pour se concentrer sur le tir "classique", ce qu'il explique en introduction. Son travail est, par la suite, surtout orienté vers le projectile et son efficacité.

Comme tout bon ingénieur, il a une approche "physique" du problème. Au surplus on trouve des éléments pointus en dynamique des fluides. En revanche, il manque certainement des aspects "physiologiques", moins documentés, moins reproductibles. Il délaisse (mais en les mentionnant comme tu le notes) le choc hydrodynamique, car il se base sur l'analyse retenue par les médecins militaires américains qui font autorité dans le domaine (Particulièrement :Fackler, 1987 qu'il cite sur la page de son site et dont il donne lecture : http://rkba.org/research/fackler/wrong.pdf)

Globalement on retrouve la tendance des chercheurs/scientifiques : il est préférable d'investiguer à fond une situation expérimentale aisément reproductible pour laquelle on a des "modèles" explicatifs adéquats, MÊME si cela implique de simplifier abusivement la réalité, plutôt que de prendre en compte l'univers des possibles. C'est un biais historique et bien connu des la méthode scientifique...

Citer
Comparaison n'est pas raison, mais ... si on se concentre uniquement sur la blessure finale, on n'expliquera jamais un beau "K.O." en boxe , ni un K.O. sur un coup de matraqe souple.

Il me semble que l'on comprend assez bien, chez l'humain, les mécanismes mis en oeuvre : essentiellement le choc transmis à notre cerveau qui entraine une percussion dans notre boite crânienne, à l'opposé du choc, avec hémorragie possible d'ailleurs. Mais c'est assez spécifique des humains (gros cerveau, peu d'os autour). Pour les coups "au menton" il y aurait aussi un cisaillement des vertèbres avec "action" sur la moelle. Cela s'explique encore par la symétrie de notre constitution à laquelle s'ajoute une grosse masse, dense, perchée au bout d'articulations très mobiles (vertèbres cervicales) entourée de muscles puissants (cou).


Plus proche de notre propos, pour illustrer ton questionnement :
La mort infligée par les plombs sur le petit gibier. En général il n'y a pas de pénétration profonde des plombs...la mort est simplement le résultat de grand nombre d'impacts violents sur une grande surface dans un temps très court. On avait le même effet avec les "chevrotines" sur de plus gros gibier. Mais si le résultat est "régulier" sur le petit gibier, il était plus qu'aléatoire sur le gibier de plus de 30 kg (d'où l'abandon des chevrotines entre autres raisons). Je n'ai jamais lu d'explication claire et scientifique sur ce type de mort "nerveuse".


Citer
Pour moi, cela évoque directement le cas vécu d'un jeune croco qui avait bien l'air "kaput" sur le coup, mais qui s'est "réveillé" 10 ou 15 secondes après avoir été apparemment abatu "raide mort" ...
Je crois qu'il y a d'autres cas rapportés dans les récits de chasse, d'un gibier apparemment tué sur le coup, qui semblerait soudainement ressuciter et prendre ses pattes à son cou (pour éventuellemnt aller mourir plus loin).
C'est la fameuse "balle d'apophyse". Les apophyses sont les excroissances osseuses présentent sur la colonne vertébrale. Chez les quadrupèdes elles sont très développées (points d'insertion des muscles) encore plus chez le sanglier.
Il est assez courant, en battue, de toucher un sanglier et qu'il culbute "raide mort" (parfois il tremble). Mais au bout de quelques secondes, le système "reboot" et l'animal repart sans dommages apparents. On l'explique par l'effet de la balle percutant une apophyse et transmettant une forte impulsion directement à la moelle épinière. L'animal est KO mais repart. La blessure n'est pas toujours mortelle (sauf infection), surtout chez le sanglier.

quelque chose comme ça : http://www.youtube.com/watch?v=uRLWar5P1V4&feature=grec_index          ou ça : http://www.youtube.com/watch?v=pxf600yA984

sinon par rapport au sujet initial : http://www.youtube.com/watch?v=Wz-vKu6TEYw&feature=related  ou : http://www.youtube.com/watch?v=Q2Zqdv27shQ&feature=related


(Attention : Ces 4 dernières vidéos ne devraient pas être visionnées par les personnes ne voulant pas voir les derniers moments d'un animal.)

 :)
« Modifié: 01 novembre 2011 à 17:04:59 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

01 novembre 2011 à 15:46:58
Réponse #43

Bison


Voilà, j'ai encore appris quelque chose !   :D
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

08 novembre 2011 à 23:17:34
Réponse #44

mrfroggy


Je ne sais pas si c est pertinent, mais a plusieurs reprise j ai touché  a la sarbacane (modèle de chez Cold Steel) des souris qui me pourrissent la vie l hiver.
a chaque fois en pleine course. La souris n étant pas un animal spécialement résistant, j ai été étonné qu une flèche de bambou de 20 cm de long n arrete pas ce type de rongeur assez fragile.elle continue sin chemin sans ralentir, mon chien heuresement fini le travail proprement a chaque fois.
Du coup poue éviter des souffrances inutiles, j hésite a utiliser la sarrbacane au profit des pieges classiques...
Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

09 novembre 2011 à 23:20:03
Réponse #45

-playskool-


ça va pas faire avancer le schmilblik mais je viens de voir la vidéo et la seule chose qui me soit venue à l'esprit c'est: " mais pourquoi  ?"
pourquoi buter cet animal qui à priori ne semble pas vraiment dangereux, même pas en rogne semble t-il. ?

10 novembre 2011 à 09:18:04
Réponse #46

Moleson


ça va pas faire avancer le schmilblik mais je viens de voir la vidéo et la seule chose qui me soit venue à l'esprit c'est: " mais pourquoi  ?"
pourquoi buter cet animal qui à priori ne semble pas vraiment dangereux, même pas en rogne semble t-il. ?
Parce que quand tu arrive à 100km/h avec ta voiture et que soudainement tu croise une vache sur la route,ça fait bobo..pas seulement à la vache.

Moléson

10 novembre 2011 à 10:48:32
Réponse #47

AC


Dire que l'énergie ne va pas rejeter en arrière ou stopper quasi instantanément la bête est une relative erreur,

Si l'énergie (ou plutôt, la quantité de mouvement) du projectile suffisait à projeter la cible en arrière comme dans les films, on observerait ce phénomène systématiquement, et pas seulement quelques ouï-dires. Ceux qui fréquentent les stands de tir n'ont qu'à faire l'expérience sur un sac de sable de 100 kg, ou un tronc d'arbre; ils verront que ça ne tient pas la route.
http://en.wikipedia.org/wiki/Physics_of_firearms

Citer
j'ai vu de mes yeux un hippopotame se soulever de 50 bon cm sur une décharge de (pas le calibre mais disons 1/2 NE... ;D) et un ours de 500 lbs tomber en un mètre sous le coup d'un 9 quelques chose...

Premier cas, balle dans le bulbe,
L'impact sur le système nerveux a pu provoquer une contraction violente des membres. Ou peut-être que la bête a simplement sursauté en entendant la détonation.

Citer
second trois quart avant entrée juste avant la patte avant gauche...
Coup en plein coeur ? Même sans ça, un ours qui arrête de courir et se laisse tomber sous l'effet de la douleur, il ne va de toute façon pas glisser sur des dizaines de mètres (sauf si c'est un ours polaire sur la banquise).

10 novembre 2011 à 11:49:10
Réponse #48

Moleson


On ne peut pas faire l'impasse sur les fondamentaux de la physique. Dont la conservation de l'impulsion.

Mais si tu veux vraiment faire une expérience simple, tu prends un sac de sable de 80Kg, tu le mets sur une planche avec des roulettes tu le fais rouler à une vitesse de 4km/h et tu tire dedans avec tous ce que tu veux.

Le résultat est que ton sac de sable va continuer à rouler sans que tu remarque vraiment que tu as tiré dedans.

Ça va régler définitivement tous les mythes du stopping par la masse et la vitesse de la balle, à fortiori sur des bestioles de 800kg et plus.

Un mammifère va s'écrouler d'un coup quand on touche le système nerveux central, ça fait pas un pli.

Dans le cadre de la chasse, faut quand même voire les dégâts que font les ogives de chasse/police, qui sont conçue pour faire un maximum de dégâts.

Ça c'est la swiss p Styx de Ruag en 5.56 faite pour le travail de police conçue à avoir une expansion maximale. Dans un corps mou ça fait un trou énorme, s'il est dans la région coeur/poumon.

Dans le cadre de la chasse, vu que l'on tire en règle générale l'animal de côté pour toucher le coeur.


Il faut une munition qui fait un gros trou et qui passe toute les couches qui protègent le coeur. Si on prends la 5.56 police dont on voit l'image plus haut, elle fait un gros trou mais va s'arrêter très vite surtout s'il y a encore un os devant. Dans du mou ça fait environ 20cm. Largement suffisant pour un bipède, mais totalement insuffisant pour un gnou.
Conclusion il faut augmenter le poids de l'ogive pour qu'elle pénètre assez profondément et qu'elle puisse s'expendre  suffisamment pour faire de gros dégâts.

Résultat en chasse on a vite des calibre assez conséquents et vu que l'on ne veut prendre le risque de faire souffrir l'animal on prend un eu plus grand pour être sur.

Moléson

10 novembre 2011 à 12:33:07
Réponse #49

zapi



 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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