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Auteur Sujet: Désescalade verbale  (Lu 49615 fois)

15 décembre 2007 à 12:39:23
Réponse #50

fred2


bonjours
voila quelques points qui me sont propre sur ce sujet avec les remarques qui vont avec
la desescalade verbale est un passage important dans la sp elle necesite d'etre capable de comuniquer de facon verbale (avec des mots juste s et une intonation de situation) de facon corporelle avec une attitude neutre mais permettant une reaction
d'etre en mesure de passer dans la comunication tactile
d'etre pres a passer dans ce dernier type de comunication
d'etre pres a tous point de vue a faire face a plusieurs interlocuteur ou receptacle a tarte
d'etre pres a assuumer la suite e cette situation
la notion de respect est cher a tous mais desoler le ou les personnes qui agresse un ou une personnes qui n'a rien demandé n'aurons comme espect pour ma part qu'une juste dose de coups donner avec le but et l'intention de leurs faire tres mal
en clair si un de ces points foire t'est bon pour etre cartonner
a+
fred2

15 décembre 2007 à 12:55:37
Réponse #51

fred2


salut pat
pour l'altercation il en va de meme pour ma part
le dialoge doit etre etablie est engager certe mais sans soumission sinom la porte est ouverte laisser une porte de sortie est un point important pour vos interlocuteurs mais baisser sa "garde" est un appel aux coups
a+
fred2
« Modifié: 15 décembre 2007 à 13:31:25 par fred2 »

15 décembre 2007 à 13:53:11
Réponse #52

DavidManise


le dialoge doit etre etablie est engager certe mais sans soumission sinom la porte est ouverte laisser une porte de sortie est un point important pour vos interlocuteurs mais baisser sa "garde" est un appel aux coups

Tafdak.

La désescalade, c'est un jeu qui se joue à deux.  Si le mec en face ne fait pas sa part, je pense aussi que ça ne sert à rien de s'embourber trop longtemps.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

19 décembre 2007 à 05:17:12
Réponse #53

Rod


Je n'ai pas répondu plus tôt sur le sujet car beaucoup de bons points ont été abordés...
La seule chose que j'ajouterais c'est que la désescalade verbale se bosse comme on bosse les frappes... Bref il faut faire un travail progressif qui aidera peu à peu l'élève à gérer la pression.
Mais cela demande en effet des participants capables de jouer le jeux afin de vraiment placer le sujet en état de stress contrôlé. Cela demande de la préparation et du coaching permanent.
Il faut placer le cadre et qu'un instructeur surveille le groupe à tout moment. Si on sent l'élève trop stressé, il ne faut pas hésiter à ralentir le travail ou à l'interrompre, le but étant de l'accoutumer au stress pas de lui faire faire un infar! Il faudra également toujours effectuer un débriefing avec les participants (qu'ils aient joués le rôle d'agresseurs ou de défenseurs car il y a autant à apprendre des 2 rôles).
Si on effectue pas un travail de la sorte, aucune forme d'étude théorique ne permet de développer des capacités de négociations... Il serait illusoire de penser que la lecture de quelques bouquins de psycho suffiront à enrichir la capacité de négocier in situ.
Mais en bossant, on constate sincèrement une amélioration des capacités des élèves à gérer le stress que ce soit au niveau du langage corporel qu'au niveau de la communication verbale.
Bref une fois de plus la sueur économise le sang.

Il y a plein d'exemple de drills très efficaces sur les DVDs de Rich.
Je vais vous exposer un exercice parce que celui-là c'est moi qui l'ai formalisé...
Il nécessite 3 participants, un gros coussin de frappe ou 2 paos et une paire de gants de boxe anglaise.
-Celui qui débute le travail commence par une série de coups de paume gauche/droite dans le coussin ou les paos tenus par le 2ème. Il doit les donner le plus fort possible et le plus rapidement possible pendant 30 secondes à 1 minutes en fonction de sa condition physique. Ce travail place l'élève dans un état de fatigue physique.
-A la fin de la période de travail, le troisième qui a mis les gants d'anglaise débute immédiatement un travail de coup de poing sur l'élève qui ne peut que les bloquer. Il ne s'agit pas d'un sparring dur. Celui qui frappe cherche seulement à continuer à fatiguer celui qui bosse et à le frustrer (car qui aime ramasser sans avoir le droit de rendre les coups). Bref le but est de le maintenir à température pas de le descendre ou de le laisser récupérer. Ce travail dure à nouveau le même temps que le premier.
- Ensuite celui qui tenait le coussin ou les paos lors de la première période de travail engage verbalement l'élève de manière agressive (à chacun son petit film dans sa tête: problème en bagnole, dans un bar, au cinéma...). Celui-ci doit passer en passive stance et tenter de désamorcer le conflit tout en gérant l'agresseur. Cela est difficile car la fatigue et la frustration lié au travail qui précède ont tendance à donner l'envie à l'élève de cogner direct. Le travail se fait à trois car la personne qui agresse physiquement et celle qui agresse verbalement ne doivent pas être les mêmes. En effet il ne faut pas conditionner l'élève à négocier ou désescalader avec quelqu'un qui lui a déjà cogné dessus.

Je ne sais pas si les explications sont claire c'est pourquoi en général je préfère en général les donner lors d'une instruction formelle...

Bien à vous,

Rod

19 décembre 2007 à 07:25:38
Réponse #54

Petrus


Salut,

Une chtite question Rod et/les autres:

Dans ce genre d'exercice, il n'y a pas des moments où l'élève "pête les plombs"  :bang: ou craque nerveusement  :'( . Car cela doit être très destabilisants ?
Etre fatigué physiquement, se faire cogner dessus et ensuite se faire pourrir (toute ma jeunesse!!!  ::)  )
Je suppute aussi que l'exercice ne s'adresse pas forcément au débutant.....?

Bien à vous  8)

Petrus.
« Modifié: 19 décembre 2007 à 14:50:23 par Petrus »
Quand lama fâché, lui toujours faire ainsi!

19 décembre 2007 à 07:52:23
Réponse #55

bison solitaire


Salut Rod,
lorsque tu dis que l'élève ne peut pas bloquer les coups de poings, tu ne voudrais pas dire "ne peut pas rendre les coups". Celui qui reçoit les coups ne se protège pas du tout?!!

19 décembre 2007 à 08:25:43
Réponse #56

Kilbith


Salut,

On n'insiste pas assez, en général, sur l'accoutumance aux situations stressantes. C'est vrai que le dosage est difficile à trouver. Trop peu : c'est inutile. Trop: cela peut être contre-productif.

Exemple :
Hier, j'ai participé à une session d'entraînement de jeunes gens pour des concours. Sur six personnes en haute situation de stress, l'une d'entre elle a craqué en direct.... :(

Remarque :
J'aurais bien envoyé quelques uns d'entre eux à une session d'entraînement avec Rod. A court terme il s'agit de survie urbaine....à moyen et long terme : il s'agit de leur survie financière.

did, ;)

« Modifié: 19 décembre 2007 à 18:48:21 par Kilbith »

19 décembre 2007 à 14:19:38
Réponse #57

dents-de-sabre


Je n'ai pas répondu plus tôt sur le sujet car beaucoup de bons points ont été abordés...
La seule chose que j'ajouterais c'est que la désescalade verbale se bosse comme on bosse les frappes... Bref il faut faire un travail progressif qui aidera peu à peu l'élève à gérer la pression.
Mais cela demande en effet des participants capables de jouer le jeux afin de vraiment placer le sujet en état de stress contrôlé. Cela demande de la préparation et du coaching permanent.
Il faut placer le cadre et qu'un instructeur surveille le groupe à tout moment. Si on sent l'élève trop stressé, il ne faut pas hésiter à ralentir le travail ou à l'interrompre, le but étant de l'accoutumer au stress pas de lui faire faire un infar! Il faudra également toujours effectuer un débriefing avec les participants (qu'ils aient joués le rôle d'agresseurs ou de défenseurs car il y a autant à apprendre des 2 rôles).
Si on effectue pas un travail de la sorte, aucune forme d'étude théorique ne permet de développer des capacités de négociations... Il serait illusoire de penser que la lecture de quelques bouquins de psycho suffiront à enrichir la capacité de négocier in situ.
Mais en bossant, on constate sincèrement une amélioration des capacités des élèves à gérer le stress que ce soit au niveau du langage corporel qu'au niveau de la communication verbale.
Bref une fois de plus la sueur économise le sang.

Il y a plein d'exemple de drills très efficaces sur les DVDs de Rich.
Je vais vous exposer un exercice parce que celui-là c'est moi qui l'ai formalisé...
Il nécessite 3 participants, un gros coussin de frappe ou 2 paos et une paire de gants de boxe anglaise.
-Celui qui débute le travail commence par une série de coups de paume gauche/droite dans le coussin ou les paos tenus par le 2ème. Il doit les donner le plus fort possible et le plus rapidement possible pendant 30 secondes à 1 minutes en fonction de sa condition physique. Ce travail place l'élève dans un état de fatigue physique.
-A la fin de la période de travail, le troisième qui a mis les gants d'anglaise débute immédiatement un travail de coup de poing sur l'élève qui ne peut que les bloquer. Il ne s'agit pas d'un sparring dur. Celui qui frappe cherche seulement à continuer à fatiguer celui qui bosse et à le frustrer (car qui aime ramasser sans avoir le droit de rendre les coups). Bref le but est de le maintenir à température pas de le descendre ou de le laisser récupérer. Ce travail dure à nouveau le même temps que le premier.
- Ensuite celui qui tenait le coussin ou les paos lors de la première période de travail engage verbalement l'élève de manière agressive (à chacun son petit film dans sa tête: problème en bagnole, dans un bar, au cinéma...). Celui-ci doit passer en passive stance et tenter de désamorcer le conflit tout en gérant l'agresseur. Cela est difficile car la fatigue et la frustration lié au travail qui précède ont tendance à donner l'envie à l'élève de cogner direct. Le travail se fait à trois car la personne qui agresse physiquement et celle qui agresse verbalement ne doivent pas être les mêmes. En effet il ne faut pas conditionner l'élève à négocier ou désescalader avec quelqu'un qui lui a déjà cogné dessus.

Je ne sais pas si les explications sont claire c'est pourquoi en général je préfère en général les donner lors d'une instruction formelle...

Bien à vous,

Rod

Salut Rod ,


Excuse-moi je ne comprends pas bien l'exercice, si c'est celui qui a déjà pris les coups de l'élève qui l'agresse verbalement, à quoi bon ? Car mentalement l'élève a déjà franchi le cap du combat puisqu'il lui a foutu dessus . Je me rends compte que l'élève  dans cet exercice est sensé pouvoir se maîtriser après s'être déjà battu et que le type au coussin est sensé être quelqu'un d'autre. Mais si c'est un débutant par ex, l'image mentale qu'il se fera de l'agresseur verbal sera la même que celui qu'ila déjà cogné, donc par conséquent il ne comprendra peut-être pas les bases de l'exercice... je sais pas si je suis clair là...

Enfin ma question est peut-être stupide.. navré si c'est le cas mais bon je la pose quand même :blink:

Diego

19 décembre 2007 à 22:55:01
Réponse #58

Rod


C'est exactement ce que je disais à la fin de mon post:
Je ne sais pas si les explications sont claire c'est pourquoi en général je préfère en général les donner lors d'une instruction formelle...
Je me rends compte que tout n'est pas aussi clair pour le lecteur que pour moi...  ;) Je vais donc affiner...

Dans ce genre d'exercice, il n'y a pas des moments où l'élève "pête les plombs"  :bang: ou craque nerveusement  :'( . Car cela doit être très destabilisants ?
Etre fatigué physiquement, se faire cogner dessus et ensuite se faire pourrir (toute ma jeunesse!!!  ::)  )
Je suppute aussi que l'exercice ne s'adresse pas forcément au débutant.....?
L'exercice n'est pas spécialement réservé à un public avancé. Il est profitable à tout le monde. MAIS c'est la pose du cadre de travail et l'encadrement qui fait la différence. Lors de ce genre de travail, un instructeur encadre systématiquement et sans participer à l'exercice. Il n'hésite jamais à intervenir si il sent l'élève dépassé par la situation.
Did explique bien la règle du jeu:
On n'insiste pas assez, en général, sur l'accoutumance aux situations stressantes. C'est vrai que le dosage est difficile à trouver. Trop peu : c'est inutile. Trop: cela peut être contre-productif.
Donc c'est clair que ça ne s'improvise pas et qu'il ne faut pas jouer avec l'élève. Perso nous n'avons jamais eu de problème.

Si les élèves sont trop nombreux certains jouent soit le rôle de témoins anonymes, soit de comparses pour les plus avancés voir même regarde sur le banc car il y a des choses à tirer de chaque point de vue.
Si on a peur d'une réaction extrême d'un élève, on augmente le niveau de protection et c'est un ou plusieurs instructeurs qui font bosser l'élève. On a également la chance d'avoir un noyau dur de 2 à 3 élèves qui sont capables de nous assister lors de ce genre de séance.

Lonely Bison,
Salut Rod,
lorsque tu dis que l'élève ne peut pas bloquer les coups de poings, tu ne voudrais pas dire "ne peut pas rendre les coups". Celui qui reçoit les coups ne se protège pas du tout?!!
Relis mon texte:
un travail de coup de poing sur l'élève qui ne peut que les bloquer.
Donc l'élève se protège et en même temps travail son coup d'oeil et ses blocages...  :up:

A nous avis il est indispensable d’entraîner les gens sur des tranches de vie.
C'est clair... On en discute régulièrement avec nos élèves... Leur profil conditionne les scénarios qu'on leur fait bosser (même si évidemment on ne peut pas non plus envisager tous les cas de figure).
On ne fait bosser des questions de gestion d'accès qu'à des agents de sécurité, les situations de contrôles polices aux policiers... Bref on ne fait pas bosser des altercations de bar à un mec qui ne fréquente pas ce genre d'endroit et on n'apprend pas à un civil le menotage ou les contrôles au sol...
Mais de nouveau cela demande un investissement dans le rapport instructeur/élève et un travail en petit groupe (je dirais maxi 15 personnes instructeurs compris).

Enfin ma question est peut-être stupide.. navré si c'est le cas mais bon je la pose quand même :blink:
Ta question ne m'apparaît pas comme stupide... Je te donnerai une réponse qui n'en sera que ma vision, d'autres contrediront peut-être. Elle est basée sur mon expérience active de ce drill.
Le travail de frappe et d'encaissement est plus artificiel que le travail verbal. Pendant la première minute, tu ne frappes pas une personne mais un coussin de frappe. Le travail est statique, il n'y a donc pas d'engagement émotionnel comme si tu frappais sur une personne même équipée de protection lourde. Par contre la deuxième minute tu as une personne qui te frappe dessus donc la dimension psy est différente d'où selon moi la nécessité de changer le partenaire. Maintenant, si il y a assez de monde, il est clairement possible d'utiliser une quatrième personne pour agresser verbalement. D'ailleurs parfois, on passe même sur une situation où l'agression verbale se fait à 2 contre 1...

Le travail en scénario est quelque chose de rigoureux et de flexible à la fois:
- Rigoureux car il doit être bien encadré et s'adapter à la sensibilité de l'élève et le pousser à s'améliorer et pas à le démolir psychologiquement
- Flexible car ses applications et ses variantes sont infinies et doivent correspondre à l'état du moment de l'élève et à son style de vie

Bien à vous,

Rod

19 décembre 2007 à 23:46:17
Réponse #59

dents-de-sabre


Merci pour tes explications Rod, là c'est bien plus clair ..
Je trouve que ta vision des choses est très convenable  :up:


Diego

20 décembre 2007 à 01:26:14
Réponse #60

poussin duveuteux


Bonjour,
 ce fil étant très instructif et je voudrais intervenir, en signalant toutefois que cette méthode na pas été testée en situation réelle, mais seulement en drill, sans prévenir le partenaire qui jouais l'agresseur cherchant une justification d'attaque.Cela avait fort bien marché.

J'ai utilisé discours décalé par rapport à la situation pour destabiliser l'opposant c'est à dire qu'il passe du mode: "un mot de plus et je me le fait" à soit: "qu'est ce qu'il dit?" ou encore "ce gars est complètement paumé!!".
Le but étant de le faire passer de l'agressivité à l'interrogation, l'hésitation.

Dans le même mode, lorsque l'affrontement est inéluctable, il y a la question qui interrompt la pensée adverse, comme :" Mais qu'est je vais pouvoir lui dire?" Cette question est formulée normalement, elle pourrait avoir un sens ce que l'on cherche c'est que le cerveau se demande  "A qui ?". De qui parle t'il?".
Là aussi gain de temps, dans ce cas pour une frappe préventive.
Avec un partenaire pas comprehensif ça fonctionne même s'il connais l'astuce (quand il ne s'y attend pas), pourquoi pas en situation réelle.

En attendant vos avis et vos commentaires.
Au plaisir de vous lire

20 décembre 2007 à 07:48:31
Réponse #61

bison solitaire


Rod, nom d'un chien, tu sais que je l'ai relu plusieurs fois ton texte, et à chaque mon cerveau a lu "pas" au lieu de "que"!!!
C'est sympa de m'avoir répondu quand même.
...
J'ai vu ce même genre d'exercice chez Surace, lors des passages de grades. Une fille qui postulait pour leur ceinture noire était bloquée dans un coin en tentant de parer les baffes qui lui arrivaient. Il n'était nullement question de gagner le combat, il fallait juste qu'elle se sorte de cette situation, ce qu'elle a réussi à faire (je passe les détails techniques), et ce qui a été frappant (sans jeu de mot), c'est qu'elle a ensuite, après cette épreuve, éclaté en sanglots.
Il avait été manifeste même pour le spectateur provoqué avait été intense...

21 décembre 2007 à 02:17:41
Réponse #62

Rod


Rod, nom d'un chien, tu sais que je l'ai relu plusieurs fois ton texte, et à chaque mon cerveau a lu "pas" au lieu de "que"!!!
C'est sympa de m'avoir répondu quand même.
;) No problemo...

J'ai vu ce même genre d'exercice chez Surace, lors des passages de grades. Une fille qui postulait pour leur ceinture noire était bloquée dans un coin en tentant de parer les baffes qui lui arrivaient. Il n'était nullement question de gagner le combat, il fallait juste qu'elle se sorte de cette situation, ce qu'elle a réussi à faire (je passe les détails techniques), et ce qui a été frappant (sans jeu de mot), c'est qu'elle a ensuite, après cette épreuve, éclaté en sanglots.
Il avait été manifeste même pour le spectateur provoqué avait été intense...
C'est encore différent. Dans ce cas je suppose que les larmes de la fille était lié à la frustration combinée à la peur. Il n'y avait pas de travail verbal... C'est ça qui manque dans bien des systèmes de protection perso...

Bien à toi,

Rod

21 décembre 2007 à 08:32:49
Réponse #63

bison solitaire


Effectivement, il n'y avait pas le travail "d'agression verbale"... juste des stimuli verbaux "sors toi de là, reste pas comme une truffe"...

18 mai 2008 à 12:12:16
Réponse #64

crotale


Lorsque s'engage une confrontation, la marge qui sépare la simple altercation de l'agression avérée est parfois bien mince.

Combien d'entre nous se sont déjà surpris à répondre de façon quasi-instantannée à des provocations stériles ou dénuées de sens, et à se retrouver à jouer un rôle dangereux, celui de l'agresseur ?

Quelques attitudes, gestes, et paroles suffisent souvent à éviter le contact et à endormir le démon qui se réveille chez le plus agressif.

La variation dans les rythmes d'élocution et les attitudes ou expressions, dans les intonations et le choix des mots, a une importance considérable dans la gestion d'une situation d'altercation tendue, terrain propice à l'agression.

Alors comment trouver les mots et les réactions appropriés pour se désengager ou refroidir le tempérament impétueux d'un individu excité hyper agressif ?

Considérons que dans la vie ordinaire, les risques de confrontation sont assez répandus, que les occasions ne manquent pas, surtout lorsque les gens saturent et manifestent leur besoin rituel de reconnaissance ou d'affirmation.

Face à des provocations ou des menaces, inutile de rentrer dans la ronde, dans la spirale, et de devenir acteur d'une situation que l'on n'a pas choisi.

Quelques illustrations favorisant l'apaisement, la rupture et le discernement :


* Répondre sans s'attarder, sur un ton posé et monocorde, résolument lent mais ferme;

* Sourir, à la Guy Williams ;D;

* Gesticuler lentement mais avec ampleur en conservant les mains ouvertes en permanence (signe d'apaisement) et polyvalence d'action si besoin est ;

* Ne pas focaliser son regard sur celui de l'opposant. S'entraîner à dialoguer tout en balayant (scanning) de gauche à droite au dessus des épaules de l'opposant, et puis au dessus de nos propres épaules, naturellement mais de façon vive;
Mais ne pas trembler des yeux lorsque les deux regards se rencontrent furtivement.

* Contraindre l'opposant à réfléchir un tant soi peu en reformulant aprés lui ses propres phrases provocatrices (pourquoi, comment...)

Quelques exemples répétitifs pris à vif dans l'univers des bas fonds panamiens :

Provocation :"Viens, on va se taper !
Réponse : Tu veux pas qu'on se frappe là comme çà pour rien, tu penses franchement que je vais m'énerver pour si peu..."

Provocation : Sale fils de p*te, t'as un problème, tu crois que tu me fais peur ?
Réponse : J'suis pas concerné par ce que tu dis et pourquoi tu veux que je te fasse peur ?"


C'est aussi bon parfois de dire le contraire de ce que l'on a envie de faire ;D
Mais c'est surtout intéressant de travailler sur les modes de déclenchements et d'apaisements, et de découvrir qu'il suffit de peu de chose souvent pour entériner ou exhorter une situation que l'on sait par avance mal engagée.
Et c'est en travaillant sur nos propres craintes et susceptibilités, que l'on augmente notre efficacité et notre résistance face aux tensions de la vie quotidienne...








http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

01 juin 2008 à 22:10:39
Réponse #65

remy b


Fil plus qu'intéressant.  :up:

Le rapport de force, le conflit verbal et l'escalade / désescalade, dans mon boulot, c'est permanent et crucial : avec les gamins comme avec les parents - pas question de s'enliser dans le conflit ou l'affrontement...

Donc, on a mis en place avec des collègues intéressés, un "micro trainig", basé sur l'observation, le recencement, le type de situation et la mise à l'épreuve des diverses approches, avec drills et débriefing.

Depuis +/- 6 mois, on bosse là dessus.

Résultats difficilement mesurables (c'est pas du saut en longueur, hein...  :D), mais si on considère comme indicateur le nombre d'incidents et leurs conséquences (sanctions, conflits qui s'aggravent ou se répètent, exclusions...), il y a une amélioration tout à fait sensible, surtout si on compare avec d'autres collègues (pas de jugement de valeur, juste une observation).

Il y a vraiment des fils du forum à croiser sur ce qui touche aux relation conflictuelles, et pas mal de quesitons à se poser - des remises en question personnelle aussi.

Merci en tout cas pour les différents points de vus développés ici et là sur ce point.
L'expérience, au fond, profite autant aux adultes qu'aux jeunes, finalement.

Dommage que rien de concret n'existe réellement au niveau formation de notre côté - on n'est jamais mieux servi que par soi-même, certes, mais c'est un peu dommage tout de même.

Rémy
 ;)


rémy b
b-sharp

05 juin 2008 à 13:57:05
Réponse #66

Chester



Je voudrais attirer votre attention sur un des aspects de la désescalalade:
Est-ce une vue de mon imagination ou le fait que l'intervenant motivé soit une dame rend la désescalade plus compliquée?
l'effet "coq",non?
Pas d'expérience perso-perso en la matière,étant donné que les innombrables fois ou j'ai assisté à la scène-cliché d'une fille essayant de s'interposer dans une embrouille m'a rapidement convaincu qu'il valait mieux,en pareille situation,laisser là mes convictions féministes (je vaux bien n'importe quel gusse pour les virer de là) au profit d'une solution plus archaïque mais plus utile pour tout le monde:aller chercher un mec,un vrai.
Pas que j'aie peur de me faire cogner dans l'histoire,mais surtout que j'ai illico l'impression de n'amener rien de bon,alors qu'un de leur confrère fera de toute façon plus l'affaire.
Me trompès-je? Y a t-il des forumeuses pour étayer/contredire/expliquer le phénomène?

Rien que la réaction d'un type en béquille,qui avait laissé tomber ses affaires dans un escalier de métro et galérait à monter me conforte dans cette vision des choses:pas simplement le regard d'un blessé cherchant à s'en sortir par lui-même sans aide,mais lire sur sa tronche que,si j'avais été un mec,il l'aurait acceptée,mon aide.

D'où une autre problématique:comment faire le jour où il n'y a pas de troisième mâle dans les environs?Se mettre une fausse barbe?Débarquer avec un "pacificateur"?
non,sérieusement?


05 juin 2008 à 16:06:18
Réponse #67

Chester


Merci de m'éclairer,et aussi de me "rassurer" quelque part sur la nature humaine :doubleup:

«  tu te fais protéger par une femme etc  , »
==>Voui,c'est exactement de ce type de réaction que je voulais parler : grmblmblmmgneu!!! >:D

donc,avant tout une question d'entrainement...noté! :)


06 juin 2008 à 10:03:12
Réponse #68

remy b


Dans le style :

Hier, pause de midi.
Un élève et le père d'un autre (que du beau monde, vraiment...) qui se battent à grands coups (qui touchent peu, heureusement) à la grille.
Attroupement sur la grille des gamins de la cour.

Step 1 : on vire tout le monde en direction du préau (10 secondes pour dégager ou exclusion temporaire à ceux qui restent) - grille dégagée rapidement. On fait rentrer tous les élèves qui sont à l'extérieur, au cas où... Certains restent...

Step 2 : pendant ce temps, une collègue essaie à l'arrache de s'interposer : "dégage sale p... + un peu d'insultes racistes pour pimenter" - elle répond...  :blink:

Step 3 : avec un collègue, on la vire, et il signale bien haut que "On crois que quelqu'un a appelé la Gendarmerie, ça va encore NOUS ramener plein de problèmes...".

Step 4 : les énergumènes se sont repoussés pour chacun constater les dégats et promettre à l'autre dépôt de plainte et représailles - profitons de cette accalmie.
On accompagne chacun l'un des protagonistes, en lui expliquant avec "neutralité mais sincérité" qu'il a tout à perdre à rester sur place, vu sa situation, qu'il risque encore de gros problème, ce qu'on souhaite lui éviter, vu que le périmètre du collège est une "circontance aggravante" (on fait ce qu'on peut, hein...).

D'autant, Monsieur, que les camarades de l'élève pourraient balancer des pierres sur votre 4x4, rendez-vous compte...
D'autant, B., que tu risques déjà de passer chez le Juge pour Enfants, ce que nous ne souhaitons pas, n'est-ce pas...

Vous pouvez sans doute régler tout ceci ailleurs...

Bref, on a essayer de désescalader au possible:
- en gardant l'animosité focalisée sur eux seulement (pas sur nous et pas de propagation) - en essayant d'être pacificateurs "dans leur intérêt", sans prendre position.
- qu'aucun ne sorte perdant ou déshonoré, et reste "un abruti de fier combatant macho et con" (ça, c'est entre-nous, hein...  :glare:)...
- pour limiter les dégats et dégager tout ce b..... de notre périmètre, sans nous faire allumer ou qu'une tierce persone ne soit impliquée.

On s'arrange pour que chacun reparte dans sa direction, l'un dans son 4x4, l'autre en direction de camarades, à l'opposé.

Chacun repart toujours énervé, mais sans animosité à notre égard.

Le tout dure moins de 5 minutes, c'est trop long.

Bref, le drill ça a du bon, mais ce genre de situation merdique, on s'en passerai bien.
Malheureusement, elles se multiplient à vitesse grand V, et exposent de plus en plus de gamins.
Ajouter à celà, un ou deux collègues qui sont assez c.. pour trouver le tout marrant, mon après-midi était faite.

Une vraie formation dans ce domaine, ce serait pas mal, car l'auto-formation, c'est limite (il n'y a rien de concret et de réaliste à l'interne ou au niveau académique)...

Bizarrement, pas de stress particulier une fois dans le feu de l'action - après, oui.

Wala, scènes de la vie quotidienne qui me font me demander parfois où nous allons...

A+

Rémy
« Modifié: 06 juin 2008 à 11:59:29 par remy b »
rémy b
b-sharp

06 juin 2008 à 16:51:28
Réponse #69

k9


...dans un abîme Rémy :'(

Ces mêmes momes je les vois défiler la nuit avec pack de bières en pognes + bouteilles d'alcoos forts noyés avec une autre saloperie pour déchirer leurs cerveaux...quand je les vois  j'interviens pour qu'ils ne continuent pas à s'alcooliser encore + mais ils se "biturent"...ailleurs.

Triste monde...l'humain est le seul animal à boire même quand il n'a pas soif.



@+

06 juin 2008 à 17:57:00
Réponse #70

jeremy


Merci bcp pour ce retour Rémy ;)
Belle gestion  :up:
I see in your eyes the same fear that would take the heart of me. A day may come when the courage of Men fails, when we forsake our friends and break all bonds of fellowship, but it is not this day. This day we fight!

13 juillet 2008 à 11:06:06
Réponse #71

chogall


bon moi je vais me faire lyncher mais j'ai un avis different...
je fais la difference entre deux types d'individus dans un conflit,en 1 ce sont ceux a qui j'essaye desesperement de trouver une excuse:mec bourré(a qui c'est jamais arrivé...)pseudo jalousie,journée de m*rde au boulot etc...la TOUJOURS!!! je discute et je desamorce,si je suis dans leur cas je voudrais qu'un mec moins con que moi le fasse...
en 2,il y a des gens incurables qui de toutes facons feront toujours ch*er!!! dans ce cas la deux solutions:si le type braille et gesticule a tout va je lui fait comprendre qu'il va peut etre me fumer mais ca sera pas gratuit...si je sent le mec a l'aise(trop a l'aise...)pas de perte de temps,pas d'esbrouffe je frappe avec un maximum de vice et sans jamais rien de létal....de cette facon la prochaine fois il fera un peu plus gaffe avant de jouer le boulet...mais c'est une minorité de cas!la parole sure et douce est toujours preferable,parlez lui comme si vous racontiez une histoire a un enfant,un peu de douceur que diable  :love: si on n'est pas sur de gerer,on se retourne,jambe droite,jambe gauche et on court!!!

13 juillet 2008 à 13:52:44
Réponse #72

leif


salut

le probleme lors d'une gestion de crise c'est que rien n'est sur.
Pour ta reponse sur je frappe avec le maximun de vice mais rien de letal, c'est la ou ça me choque.
Tu es bien entrainé, serein lors d'une altercation il t'attaque tu maitrises petit coup maintes fois repetés a l'entrainement,au plexus il recule le souffle coupé et la canette de coca qui traine( loi de murphy) il glisse la tete la premiere sur un coin en marbre mort sur le coup 8 ans de prison.

Bref tous peut arriver et degenerer super vite.

depuis peu je suis sur un stade different, je brise les reperes de l'autres,sans jamais percuter,il est grand je le colle , je fais beaucoup de bruit,il est a l'aise en poings je colle pire qu'un poids mort.Il faut que tout a tres vite, pas d'appel au renfort pas lui laisser le temps de reagir,Le shredder mon ami est tres efficace dans ce genre de situation.

Pour briser le repere je ve dire par cela, prends des animaux de la meme espece qui se battent ensemble ils utilisent les memes armes cornes etc.. dans le meme style nous c'est pareil pieds poings armes etc..

Le premier qui ne c'est jamais fait toucher par un debutant car il a utilisé un coup non conventionel(poing a tete chercheuse) :lol:me jette la premiere pierre.

bien a toi

13 juillet 2008 à 14:08:31
Réponse #73

chogall


bon j'argumente...il y a cinq ans etant trop sur de moi au cours d'une altercation avec un nain hysterique,j'ai effectué une clé pour l maitriser puis lui ai expliqué la futilité de la situation,resultat:ok j'ai compris il fait deux pas,se retourne,leve son sweat et me met un coup de grenaille juste sous l'oeil...bilan hosto,chirurgie reparatrice faciale etc...je m'en sors trés bien...trés trés bien je n'ai pas perdu mon oeil.
maintenant je fais comme expliqué au dessus...
tu fais un rapprochement avec les animaux mais eux sont plus...francs,pas de traitrise une fois la defaite acceptée.
maintenant un mec joue si il perd tant pis,comme moi il a analysé les risques et fait des choix...quand au zero risque il n'existe pas...
"tire pas la queue du chien si tu veux pas te faire mordre!"

13 juillet 2008 à 14:24:36
Réponse #74

leif


c'est exactement ce que je voulais dire, surtout ne pas faire confiance a un etre humain que tu viens de blesser dans son orgeuil.

En thailande, pays du sourire il est de bon ton de gagner un combat de muay sans blessure ni sur toi ni sur l'autre, mais que lui sache qu'il a perdu.

Dans la rue c'est pareil sauf que tu as pas d'arbitre a toi de trouver la technique pour qu'il ne revienne pas.
C'est le probleme avec les cles avec le en prime "ç'a y tu es calmé" ça peut durer des heures a ce rythme la.
Le moins de cle possible sauf si quelqu'un est la pour d'aider, sinon tu connais le resultat.

Et le tout dans un cadre legal :lol:

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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