Trois remarques:
- il sort tous les ans un ou deux articles sur les gènes de l'homosexualité. Pas un n'a tenu le coup. On n'a jamais pu identifier la queue du moindre gêne. Et c'est d'une logique absolue, car si gêne il y avait, on ferait le lien par de bêtes études de transmission familiale, ce qu'on n'a jamais réussi à faire ni pour l'homosexualité, ni pour l'alcoolisme par exemple.
- pour me convaincre sur la dangerosité potentielle du dépressif, et surtout sur la dangerosité supérieure du dépressif par rapport au Pékin moyen, il faudrait me sortir autre chose que des convictions, des stats par exemple. Si elles existaient (je vous rassure elles n'existent pas), on trouverait ça dans la longue liste des symptômes par exemple du DSMIV. Mais non , ça n'est pas le cas. Le dépressif est potentiellement dangereux? Pas plus que toi, pas pas plus que moi, jusqu'à nouvel ordre.
- je n'ai pas de billes sur le caractère non inné de l'homosexualité, comme je n'en ai pas sur le caractère non inné de la rougeole. Qu'est ce qui fait qu'un caractère est acquis et non inné: tout simplement on considère un caractère acquis lorsqu'on n'arrive pas à prouver qu'il est inné. C'est un peu caricatural, mais c'est ainsi que les choses fonctionnent.
Même sans parler de recherches et d'identification de gènes, on a fait des tas d'études par exemple sur les vrais jumeaux, concernant dépression, alcoolisme, homosexualité, autisme... Pour l'instant on fait choux blanc, et ces études tendraient à prouver le caractère non transmissible de ces caractéristiques. Comme dit plus haut, on il ne s'agit pas seulement d'"apprentissage", mais d'influences complexes. On parle volontiers d'"environnement".
Enfin les références directes au nazisme, au discours facho, elles sont difficilement évitables quand les mots employés sont les mêmes. Même si je me doute bien que la personne derrière tout ça n'est pas plus facto que moi, les mots ont une valeur, qu'il est bon d'apprécier.