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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Quelle place pour le sol dans la SP ?  (Lu 19590 fois)

09 mai 2011 à 12:19:37
Réponse #25

Kilbith


Rémy, 2 idées à tester qui me viennent à l'esprit dans le cas technique que tu décris (lui sur toi, etranglement bras tendus et ses bras plus longs que les tiens).
Dans les 5-7 secondes que tu as avant de taper :
a/ lui cracher au visage
b/ chercher à chopper un de ses doigts pour le mettre en clé


Il me semblait :

Tu as peu de temps du fait de l'essoufflement du au stress et à la force d'écrasement (pas seulement le serrage) exercé. Beaucoup moins qu'à l'entrainement. Une simple préssion est souvent suffisante pour tomber dans les pommes (comme dans le jeu de gamin ou l'on demande à quelqu'un de respirer plusieurs fois très fort et que l'on exerce une prise de l'ours).

Le truc classique (si on s'en tient à l'usage des membres sup), mais pas facile à mettre en oeuvre, c'est de s'emparer du "petit doigt gauche" (car c'est le plus faible potentiellement) et d'exercer dessus un mouvement d'arrachement combiné à une torsion (nos doigts ne peuvent s'opposer aux torsions). Il faut s'exercer avant et les bonnes techniques d'étranglement limitent cette possibilité en protégeant le petit doigt, de plus sous l'effort la sueur glisse et amoindrie la prise.
« Modifié: 09 mai 2011 à 12:32:44 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

09 mai 2011 à 12:26:20
Réponse #26

remy b


Le petit doigt c'est bien, mais ça a le désavantage qu'il faut vite enchainer car on n'arrive pas facilement à le garder...
S'il c'est pas pêté ou enchainé, c'est l'avalanche de coups assurée.

Mais c'est vrai que ça ouvre la prise efficacement.
Et c'est utilisable dans la garde et en mount. Dans toutes les positions, en fait.

Et c'est accessible sans bagage grappling.
rémy b
b-sharp

09 mai 2011 à 12:31:01
Réponse #27

Kilbith


Et c'est accessible sans bagage grappling.
Il a des techniques pour arriver à saisir les doigts plus facilement...en fait ce n'est pas si simple à faire et difficile à décrire à distance. Le gros problème c'est que ces techniques ont été éliminées des méthodes classiques car trop dangereuses (très difficiles de contrôler le geste : si je te tiens le doigt tu ne le remarques pas, si je t'estropie tu risques de m'en vouloir) et irréversibles (ce type d'arrachement en torsion n'est pas facile à réduire).

Le but est bien de saisir le doigt avec pour objectif d'obtenir dans la foulée (dans la même mouvement) une déchirure ligamentaire, une luxation et possiblement une fracture des condyles. On ne cherche pas un maintien, une soumission ou un viens-donc. On table sur la douleur exquise consécutive pour avoir une ouverture.

Comme toute technique reposant essentiellement sur la douleur, les gens sont plus ou moins sensibles et en plus c'est limité si l'agresseur est "chargé".

Après il existe des amorces de solution par "clefs de bras/poignets"...mais c'est plus dur et à choisir je préfère être l'étrangleur. D'autant plus que dans la pratique celui-ci risque de te secouer/frapper la tête contre le sol de façon à obtenir un effet "supplémentaire".... :-\

Mais là on rentre dans les affres du "Klavier Jitsu".  ;)
« Modifié: 09 mai 2011 à 14:28:16 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

09 mai 2011 à 14:14:37
Réponse #28

remy b


Aussi appelé Bullshit-do;#

rémy b
b-sharp

09 mai 2011 à 15:14:13
Réponse #29

Leif


pour les doigts , sous la colere on ne sent strictement rien meme brisé.

aucune douleur, apres ça pique un peu ;#

09 mai 2011 à 21:50:51
Réponse #30

Tigrou


Le grapp et le jjb sont intéressant pour apprendre a déplacer son corps dans une dimension différente. Sachant qu on est toujours debout, se retrouver au sol perturbe car les repères spatiaux sont totalement différents. De plus, comme ces deux sports travaillent pas mal les clefs sur tous les membres, ils aident a mieux appréhender l anatomie ce qui peut etre utile debout, pour placer des clefs. Apres ce sont des sports, donc limiter au niveau SD, mais ça mange pas de pain d'ajouter quelques notions de sol pour la SD. Qui bouge bien au sol se relevera d'autant plus vite  ;)

09 mai 2011 à 22:55:04
Réponse #31

mrmagoo


absolument pas.

mais en discutant avec les forces de l’ordre de différents endroits en France qui m'ont confirmer ces craintes.

juste le terrain.
Ok, nox (policier de son état, si j'ai bien compris) corroborait ça en apportant quelques précisions sur le fil traitant du jjb et de son utilité dans une situation d'agression à caractère sexuelle:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,42502.msg371194.html#msg371194
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

09 mai 2011 à 23:06:43
Réponse #32

Thanos


Ok, nox (policier de son état, si j'ai bien compris) corroborait ça en apportant quelques précisions sur le fil traitant du jjb et de son utilité dans une situation d'agression à caractère sexuelle:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,42502.msg371194.html#msg371194

Non, Nox disait que l'agression commençait par des coups debout pour finir au sol !  ;)

Pas de "levrette", juste du ground and pound...

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

09 mai 2011 à 23:15:40
Réponse #33

mrmagoo


Citer
Pas de "levrette"
Savoir comment on va te passer à la casserole ensuite c'est pas franchement essentiel, j'avais cité le nom de la position dans l'espoir que quelqu'un se souviendrait du post de leif parce que je le retrouvais pas et que j'avais trouvé frappante l'incongruité de ce détail( donc j'espérais que ça rappellerait ce post à quelqu'un d'autre).
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

09 mai 2011 à 23:37:01
Réponse #34

Bomby


Je suis toujours mal à l'aise avec le travail au sol en SP...

Je me demande si la mode du MMA ne tend pas à donner une importance excessive à ce travail et à le fondre dans un moule sportif, à base de clés, étranglements soumissions, quand l'objectif devrait être de se relever le plus vite possible avec à peu près les mêmes armes que dans un combat debout au corps à corps...

Personnellement, je n'aime pas le travail au sol, et je ne m'y exerce qu'avec réticence... Ceci étant, les rares fois où je l'ai fait récemment, j'ai été très surpris de voir que ce qui "passait" était finalement extrêmement simple, et plus simple à mettre en œuvre que je ne l'aurais imaginé...

J'ai pu travailler un peu la défense contre take-down de face, pour déjà éviter d'aller au sol... Personnellement, j'avais tendance à vouloir jouer du genou puis du coude dans ce genre de situation... J'ai été assez surpris de voir que se préoccuper quasi-uniquement de saisir les yeux de l'assaillant pour littéralement lui tordre le cou était apparemment beaucoup plus efficace (en tout cas à l'entraînement, restons modeste) et beaucoup plus simple (même surpris et pris de vitesse, on peut arriver à s'en sortir)...

J'ai pu travailler également la situation décrite, si j'ai bien compris, par Rémy B et Dje, à savoir le dégagement sur étranglement de face, au sol sur le dos, par un agresseur installé à califourchon sur vous... Ma réaction initiale a été, comme le suggérait Dje, de chercher à attraper un doigt de l'agresseur pour le tordre... Peine perdue à tous les coups, faut-il le dire, dès lors que l'assaillant joue son rôle avec conviction... Jusqu'à ce qu'on m'explique qu'en fait il fallait simplement se laisser aller au réflexe initial sur étranglement (on rentre le menton, nos mains se portent naturellement sur celles de notre étrangleur), puis bloquer les mains de l'agresseur tout en pontant afin de le renverser sur le côté (la pression qu'il met sur l'étranglement le rend vulnérable au déséquilibre), et tout de suite enchaîner avec les doigts dans les yeux (une ouverture se crée quand l'adversaire chute) pour là encore tordre le cou de l'agresseur et le "finir" plus classiquement...

Dit comme ça, ça a l'air simple et il y a de quoi rester sceptique... Mon expérience (encore une fois limitée à l'entraînement) a cependant été que pas une fois, en tant qu'étrangleur, et même en  bénéficiant d'un avantage d'allonge important, je n'ai pu éviter de me faire rapidement neutraliser... Et que, pas une fois, en tant qu'étranglé, et même assailli par une montagne de muscles d'un poids supérieur, je n'ai échoué à me dégager rapidement...

Je n'ai jamais eu l'occasion de m'exercer au "shredder" du Senshido et ne suis pas sûr d'en avoir saisi les concepts, mais ça me semble comme ça à priori relativement proche du peu que j'ai appris et que j'évoque ici...

Mon humble éclairage sur le sujet est donc que plutôt que de chercher à travailler au sol, il vaut mieux, naturellement, éviter d'y aller, si on y va cependant jouer autant que possible le rebond immédiat à partir de nos réflexes naturels, et si l'on ne peut pas immédiatement "rebondir" et que l'on se trouve coincé au sol, mordre ce qu'on peut trouver à proximité de nos dents pour créer une ouverture permettant de porter ses doigts vers la tête (yeux, oreilles, narines) de l'agresseur...

Je me demande en outre s'il n'y a pas, plus encore que dans le domaine des frappes debout dans la distinction SD/SC, une réelle incompatibilité de fond entre la détermination tout particulièrement agressive qu'il faut pour en SD se sortir d'un amené au sol (là, il faut vraiment une sorte de "super switch on"), et le  contrôle nécessaire, en situation de corps à corps intense, à une pratique à caractère sportif de type grappling, du JJB, du travail au sol type MMA etc, quelles que soient les qualités de la discipline pratiquée et celles du pratiquant...

Et je ferais finalement peut-être moins la différence entre le sol et le combat debout qu'entre le combat à distance de frappe et le combat à distance trop proche pour pouvoir frapper efficacement, distance à laquelle on peut facilement être coincé, étouffé, débordé, par la masse physique de l'agresseur, éventuellement plaqué au sol, au mur, contre un obstacle quelconque... Il est déjà difficile de "lâcher les chevaux" suffisamment à distance de frappe, je me demande s'il n'est pas encore plus difficile de les lâcher à cette distance "trop rapprochée"... Il me semble d'ailleurs très utile de travailler des séquences où, attaqué par surprise et  submergé par la proximité de l'agresseur, on peut malgré tout se dégager grâce à une très grande agressivité et enchaîner par des frappes, chevaux lâchés...  A condition cependant de pouvoir "driller" tout ceci en mode réellement non coopératif et non pas  chorégraphié...

Cordialement,

Bomby


10 mai 2011 à 11:34:02
Réponse #35

remy b


Merci pour les liens et renvois sur des fils antérieurs.

;)
rémy b
b-sharp

10 mai 2011 à 11:42:39
Réponse #36

Kilbith


J'ai pu travailler également la situation décrite, si j'ai bien compris, par Rémy B et Dje, à savoir le dégagement sur étranglement de face, au sol sur le dos, par un agresseur installé à califourchon sur vous... Ma réaction initiale a été, comme le suggérait Dje, de chercher à attraper un doigt de l'agresseur pour le tordre... Peine perdue à tous les coups, faut-il le dire, dès lors que l'assaillant joue son rôle avec conviction... Jusqu'à ce qu'on m'explique qu'en fait il fallait simplement se laisser aller au réflexe initial sur étranglement (on rentre le menton, nos mains se portent naturellement sur celles de notre étrangleur), puis bloquer les mains de l'agresseur tout en pontant afin de le renverser sur le côté (la pression qu'il met sur l'étranglement le rend vulnérable au déséquilibre), et tout de suite enchaîner avec les doigts dans les yeux (une ouverture se crée quand l'adversaire chute) pour là encore tordre le cou de l'agresseur et le "finir" plus classiquement...

Oui. Mais là tu es dans un cadre sportif et j'imagine que tu es jeune et/ou vigoureux et que l'adversaire fait en gros ton poids.

Moi je pèse 40 kg de plus que ma femme et 20 cm de plus. Si je suis dans la position décrite par Remy...elle peut toujours essayer de me ponter, de rentrer le menton pour contracter les muscles de son cou ou de me griffer les yeux pendant que je lui cogne soigneusement la tête sur le bitume tout en l'étranglant. (pas de tatami ici et la mise au sol l'a probablement déjà "amoindrie") 8)

C'est là que la SD diffère du sport : le sport tend à "équilibrer" l'affrontement, le BG tend naturellement à le déséquilibrer le plus possible (il est au choix et sans exclusive :  plus gros, plus méchant, plus armé, plus nombreux, plus sobre, plus déterminé, plus désinhibé, plus habitué, plus préparé que toi). Dès le départ on est donc "mal" et rien ne "coule de source"...faut pourtant faire avec.

Ton seul "avantage" c'est que, s'il t'agresse, c'est qu'il t'a classé dans la catégorie proie. A toi de t'arranger pour qu'il ait tord et profiter de l'effet de surprise. "L'avantage" est bien maigre.

 ;)

PAVC bien sûr

« Modifié: 10 mai 2011 à 12:12:56 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

10 mai 2011 à 12:12:53
Réponse #37

Bomby


Oui. Mais là tu es dans un cadre sportif et j'imagine que tu es jeune et/ou vigoureux et que l'adversaire fait en gros ton poids.

Moi je pèse 40 kg de plus que ma femme et 20 cm de plus. Si je suis dans la position décrite par Remy...elle peut toujours essayer de me ponter, de rentrer le menton pour contracter les muscles de son cou ou de me griffer les yeux pendant que je lui cogne soigneusement la tête sur le bitume (pas de tatami ici) tout en l'étranglant. 8)

C'est là que la SD diffère du sport : le sport tend à "équilibrer" l'affrontement, le BG tend naturellement à le déséquilibrer le plus possible (il est au choix :  plus gros, plus méchant, plus armé, plus nombreux, plus sobre, plus déterminé, plus désinhibé, plus habitué, plus préparé que toi). Dès le départ on est donc "mal" et rien ne "coule de source"...faut pourtant faire avec.

Ton seul "avantage" c'est que s'il t'agresse c'est qu'il t'a classé dans la catégorie proie. A toi de t'arranger pour qu'il ait tord et profiter de l'effet de surprise. "L'avantage" est bien maigre.

 ;)

PAVC bien sûr



Jeune, plus tout à fait... Vigoureux, j'aime à me bercer de cette illusion...

En tout cas je ne me situe clairement pas dans un cadre sportif, je ne m'entraîne qu'en mode non coopératif appuyé, et je ne prétends sûrement pas non plus proposer une technique miracle ou universelle...

Je voulais juste partager ma modeste expérience d'avoir été étonné de voir des choses simples qui, dans mon cas, marchaient...

Là-dedans, ce sont forcément les principes qui sont intéressants, et bien sûr certains écarts de gabarit vont être réellement difficiles à compenser...

J'en reviens au même point de vue que dans mon post précédent : l'essentiel me semble être d'essayer de déployer une énorme agressivité en réaction à l'attaque surprise, sans se laisser décourager par le fait d'être physiquement débordé...

Cordialement,

Bomby

10 mai 2011 à 12:22:10
Réponse #38

Kilbith


Jeune, plus tout à fait... Vigoureux, j'aime à me bercer de cette illusion...

En tout cas je ne me situe clairement pas dans un cadre sportif, je ne m'entraîne qu'en mode non coopératif appuyé, et je ne prétends sûrement pas non plus proposer une technique miracle ou universelle...

Je voulais juste partager ma modeste expérience d'avoir été étonné de voir des choses simples qui, dans mon cas, marchaient...


 :-\ : j'ai l'impression que tu as pris mon post pour une "critique". Ce n'était pas du tout mon intention et quand bien même serais-je assez bête pour agir de la sorte :  je ne suis absolument pas une "autorité" dans le domaine de la SD.

Je ne voulais pas critiquer. La technique que tu décris marche parfaitement (j'y combinerais une clef sur le bras tendu personnellement).

C'est juste qu'elle repose sur des principes valables mais qui présupposent un certain équilibre des forces. Alors que ma femme peut, avec grande difficulté, me chopper mon petit doigt de la main droite (je suis gaucher) avec ses deux mains et le tordre avec la force du désespoir. En clair : agir sur le point le plus faible accessible de mon anatomie (petit doigt de la main faible) avec les plus gros moyens disponibles dont elle dispose (ses deux mains) : c'est là le principe utilisé.
Si en plus elle arrive à se montrer dans un premier temps "coopérative" elle augmente ses chances de succès (elle a une plus grande chance de ne pas être "sonnée" lors de la mise à terre et de me surprendre par la suite). Chances de succès Qui restent très très minces à ce stade.

En revanche, me ponter ou arriver à atteindre mon visage en faisant 20 cm de moins alors que je suis sur mes gardes...c'est encore plus difficile.

(Ponter : Je l'ai fait en Ne-waza sur des types de ma catégorie ou ayant au pire10/15 kg de plus, c'était déjà pas mal galère alors que nous étions sur des tatamis et que pour m'envoyer à terre les coups "attendrisseurs" étaient interdits.)

« Modifié: 10 mai 2011 à 12:28:20 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

10 mai 2011 à 12:28:17
Réponse #39

** Serge **


De manière générale, comme tout est évolutif, il est de nos jours vital de connaitre les menaces techniques d'amenées au sol, les parades et les sorties de sol.

Le succès extraordinaire de l'UFC sur le globe a considérablement modifié les données.
Et il est désormais tout aussi justifié de craindre un sucker punch ou un double/single leg take down comme prémisse à un bon vieux stomping collectif de la carcasse.

Tout le monde n'a pas la capacité de GSP de refuser d'aller au sol et de maintenir le combat debout  ;#

La problématique du sol induit logiquement et imparablement la notion du port de l'arme, du déploiement sous pression et de la justification de son usage.
Il y a la loi ....... et il y a le bon sens. Ce qui ne veut pas toujours dire la même chose.

En ce qui nous concerne, le sol représente l'accroissement du danger létal. Et donc, la nécessité d'agir en conséquence.

"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

10 mai 2011 à 13:31:21
Réponse #40

Bomby


:-\ : j'ai l'impression que tu as pris mon post pour une "critique". Ce n'était pas du tout mon intention et quand bien même serais-je assez bête pour agir de la sorte :  je ne suis absolument pas une "autorité" dans le domaine de la SD.

Je ne voulais pas critiquer. (...)



Oui, en effet, j'ai pris ton post pour une critique, mais pour une critique qui fait avancer la discussion, ce qui est sauf erreur le but de ce forum...

Alors c'est bien...

Pourquoi craindre de critiquer quand ceci est fait, comme en l'occurrence, courtoisement et avec de bons arguments?

Cordialement,

Bomby

10 mai 2011 à 13:42:11
Réponse #41

Kilbith


Oui, en effet, j'ai pris ton post pour une critique, mais pour une critique qui fait avancer la discussion, ce qui est sauf erreur le but de ce forum...

Alors c'est bien...

Pourquoi craindre de critiquer quand ceci est fait, comme en l'occurrence, courtoisement et avec de bons arguments?

Cordialement,

Bomby

Pour moi ce n'est pas une "critique", la critique c'est négatif : Ici, c'est un débat entre égaux, certes parfois contradictoire, mais toujours argumenté.

Le but d'un forum, AMHA, c'est de débattre de confronter les arguments. Un peu comme on échange des horions en salle. L'objectif n'est pas de "critiquer" et encore moins de "gagner". L'objectif c'est de progresser à l'aide des réflexions et expériences des autres.
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

10 mai 2011 à 14:03:34
Réponse #42

mrmagoo


A titre indicatif Victor Gutierrez (un prof de wing tsun) avait lancé une réflexion sur les contre mesures à employer contre les techniques d'amenés au sol issues du JJB ou du MMA.
Au delà des controverses sur sa personnalité, de la pertinence du wing tsun etc... j'avais trouvé quelques bonnes idées à piocher sur ses vidéos.
On peut trouver ces vidéos assez facilement en utilisant les mots clefs Victor Gutierrez+anti grappling.
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

10 mai 2011 à 14:18:32
Réponse #43

Bomby


Pour moi ce n'est pas une "critique", la critique c'est négatif : Ici, c'est un débat entre égaux, certes parfois contradictoire, mais toujours argumenté.

Le but d'un forum, AMHA, c'est de débattre de confronter les arguments. Un peu comme on échange des horions en salle. L'objectif n'est pas de "critiquer" et encore moins de "gagner". L'objectif c'est de progresser à l'aide des réflexions et expériences des autres.

 Pour moi, au sens strict, le terme "critique" n'induit pas forcément une acception négative, même si dans l'usage le plus commun, c'est cependant le plus souvent le cas...

Ceci ne change rien sur l'essentiel: à défaut d'être parfaitement d'accord sur les mots, nous le sommes évidemment sur le fond...

Bomby

10 mai 2011 à 14:43:42
Réponse #44

crotale


A titre indicatif Victor Gutierrez (un prof de wing tsun) avait lancé une réflexion sur les contre mesures à employer contre les techniques d'amenés au sol issues du JJB ou du MMA.
Au delà des controverses sur sa personnalité, de la pertinence du wing tsun etc... j'avais trouvé quelques bonnes idées à piocher sur ses vidéos.
On peut trouver ces vidéos assez facilement en utilisant les mots clefs Victor Gutierrez+anti grappling.

Je confirme, mais ce n'est pas le seul... ;)
http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

10 mai 2011 à 17:22:24
Réponse #45

remy b


C'est pas un sujet rigolo, mais qui vaut sans doute la peine d'être travaillé.

Quand je me pose ces questions, j'ai un ou deux camarades de jeux à 100+kg et qui remettent vite les choses en place (je suis dans les 66kg).
La différence de poids et de force pure est assez impressionnante quand ils sont bien assis et bras serrés et qu'ils se foutent de ma g..... en jouant aux BG.

Dans la garde, je sors en juji. Pas toujours. Et en plus, maintenant, ils l'anticipent les saligauds.
En monte, je meurs encore la plupart du temps car c'est impossible à ponter (et pourtant, on dit que j'ai un bon coup de rein... ;#).

Et s'ils sont agités, pas facile de choper un doigt.

D'où ma problématique.

Rémy
;)

PS :
D'où aussi l'intérêt de ne pas se retrouver dans cette situation. Anticipaton, etc...
A la question "comment je sors de mataleon / étranglement arrière quand il est placé?"
La meilleure réponse reste de ne pas se faire prendre en mataleon (la règle marche pour plein de trucs... ;)).
Mais puisque le risque existe, autant bosser un peu dessus.

PS2 (excellente console de jeux  :lol:) :
TAFDAK avec kilbith concernant les diverses raisons pour lesquelles l'agresseur a déjà un ascendant très marqué, surtout quand il y a préméditation / organisation.
D'où le départ déjà en position et serré de la problématique.

rémy b
b-sharp

10 mai 2011 à 18:24:46
Réponse #46

mrmagoo


Citer
D'où le départ déjà en position et serré de la problématique
C'est plus un exercice de style, à mon avis(de pratiquant de sol modeste).
Je préfère pour ma part bosser l'anticipation, car d'une part tomber sur un spécialiste du sol capable de placer ses techniques sans coup férir y'a peu de chances que ça arrive, et d'autre part sortir d'une technique placée, par définition c'est très difficile. L'anticipation dure jusqu'à ce que la technique soit placée, donc anticiper sur un mata-leão ça peut juste être de rentrer le menton, ce qui laisse plus de temps pour enchainer derrière.
Ce que je veux dire c'est que je trouve que c'est pas forcément inintéressant, techniquement parlant, mais c'est pas là dessus que je m'appesantirais, dans l'optique d'optimiser mon temps entrainement.
PS: le grappling j'ai commencé cette année, à raison d'une séance par semaine, parce que j'en avais marre de me prendre des peignées au sol, je suis donc loin d'être un spécialiste.
« Modifié: 10 mai 2011 à 18:31:36 par mrmagoo »
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

10 mai 2011 à 18:31:05
Réponse #47

sharky




Je ne suis plus rien là, vous avez enchainé sur le travail au sol dans un cadre sportif ?

On parle plus de doigts dans les yeux, d'arrachage de c*u!lles, de shredder, de tirage d'oreille et éventuellement d'engagement d'arme .
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

10 mai 2011 à 19:09:03
Réponse #48

Bomby


:-\ : j'ai l'impression que tu as pris mon post pour une "critique". Ce n'était pas du tout mon intention et quand bien même serais-je assez bête pour agir de la sorte :  je ne suis absolument pas une "autorité" dans le domaine de la SD.

Je ne voulais pas critiquer. La technique que tu décris marche parfaitement (j'y combinerais une clef sur le bras tendu personnellement).

C'est juste qu'elle repose sur des principes valables mais qui présupposent un certain équilibre des forces. Alors que ma femme peut, avec grande difficulté, me chopper mon petit doigt de la main droite (je suis gaucher) avec ses deux mains et le tordre avec la force du désespoir. En clair : agir sur le point le plus faible accessible de mon anatomie (petit doigt de la main faible) avec les plus gros moyens disponibles dont elle dispose (ses deux mains) : c'est là le principe utilisé.
Si en plus elle arrive à se montrer dans un premier temps "coopérative" elle augmente ses chances de succès (elle a une plus grande chance de ne pas être "sonnée" lors de la mise à terre et de me surprendre par la suite). Chances de succès Qui restent très très minces à ce stade.

En revanche, me ponter ou arriver à atteindre mon visage en faisant 20 cm de moins alors que je suis sur mes gardes...c'est encore plus difficile.

(Ponter : Je l'ai fait en Ne-waza sur des types de ma catégorie ou ayant au pire10/15 kg de plus, c'était déjà pas mal galère alors que nous étions sur des tatamis et que pour m'envoyer à terre les coups "attendrisseurs" étaient interdits.)



Pour reprendre le débat sur le fond, j'ai personnellement une réserve sur l'intérêt de se montrer coopératif dans un premier temps, pour pouvoir surprendre, et également une réserve (certes plus faible) sur l'intérêt de travailler, comme le suggère Rémy, "en position"...

Je crois voir assez bien l'intérêt des deux : se créer une ouverture en suscitant une baisse de vigilance de l'agresseur, et se contraindre à travailler à partir du pire schéma, dans lequel on se trouve coincé dès le départ. Et je ne dis d'ailleurs pas qu'il ne faut pas travailler ainsi à l'entraînement...

Ceci étant, il me semble au moins autant nécessaire de travailler, pourquoi pas de façon complémentaire, des scenarii dans lequel on reste en mode dynamique hyper-agressif permanent en réaction à l'agression "surprise"... J'y vois plusieurs intérêts...

D'abord celui de se conditionner à utiliser le choc et le stress de la surprise pour "lâcher la bête" sans discontinuer jusqu'à ce qu'on ait pu écarter le danger... Or il me semble qu'en gros état de stress, une posture tactique coopérative est difficilement compatible avec ça...

Ensuite, notamment lorsqu'on a net un désavantage de gabarit, il me semble qu'on a quand même tout intérêt à empêcher autant que possible l'agresseur de "s'installer" dans sa saisie ou de nous "attendrir" un peu plus par quelques frappes facilement focalisées. On a dû à peu près tous, un jour ou l'autre, faire d'une façon ou d'une autre l'expérience de tenter de maîtriser un gabarit beaucoup plus petit mais très énervé... Ça n'est pas si facile... Continuer à se débattre devrait donc compliquer les choses pour l'agresseur, qui de ce fait se verra probablement limité à des gestes d'une motricité approximative...

Également, même si l'on est emmené au sol, sans doute peut-on utiliser le rebond ou l'orientation de la chute... Je ne suis pas un spécialiste des chutes, projections, du sol, etc, mais j'ai malgré ma nullité dans ces domaines cru pouvoir remarquer qu'en accompagnant un minimum la chute à laquelle on est contraint pour l'orienter en entraînant l'agresseur dans une certaine direction, on pouvait se créer des opportunités intéressantes notamment en utilisant le choc avec le sol... Et il me semble que si l'on ne s'entraînait qu'à partir d'une position coincée sous l'agresseur, on se priverait de travailler ce type d'opportunités... De façon plus générale, je crois que le fait de rester au sol le moins longtemps possible ça se travaille, et que pour ça il faut se faire "agresser" debout, se faire amener au sol, s'en relever au plus tôt, le tout sans interruption dynamique  - ce qui n'est certes pas incompatible non plus avec par ailleurs un travail en séquence purement de sol...

Enfin, pardon pour mon scepticisme personnel sur les clés de bras, étranglements et autres, mais autant il me semble que pour quelqu'un de très entrainé en judo, jj, jjb, etc, ça peut être devenu une sorte de seconde nature permettant peut-être de tenter d'en passer "en vrai", autant si l'on n'est pas un vrai spécialiste de ces techniques, il vaut mieux à mon avis ne pas s'échiner à passer ce genre de choses et viser la tête selon le bon principe "qui contrôle la tête contrôle le corps"...

En tout cas, dans ma petite expérience de "nul du sol", c'est pour moi assez clair : quand je veux tenter des clés ou joue l'épreuve de force au sol façon "vu à l'UFC", je finis salement bloqué, quand j'arrive à rester en mouvement sur l'amenée au sol pour "rebondir" d'une façon ou d'une autre et "viser la tête", je m'en sors...

Voilà, c'est certainement très discutable, mais c'est ainsi que je remettrais personnellement les choses en perspective, au moins à l'intention des autres nuls du sol...

Quand à sortir d'une position critique où l'on serait coincé sous un agresseur faisant 20 cm et 40 kilos de plus que soi, je regrette moi aussi de n'avoir pas de solution miracle. Mais je pense que, là comme en position debout, la prudence commande de travailler en priorité deux ou trois techniques personnelles "spéciales", qu'on sentira mieux que les autres, qui viendront d'instinct si l'on se trouve à proximité de telle ou telle cible et à propos desquelles on n'hésitera pas trop longtemps, avec peut-être un ordre de préférence préétabli... Parce que si, le moment venu, on hésite entre mordre, griffer, arracher, et entre telle, telle ou telle cible, on va encore compromettre un peu plus la situation...

Certes, ça reste ensuite en pratique assez difficile de s'entraîner à mordre ou à tordre le petit doigt de la façon efficace évoquée plus haut par Kilbith...

Cordialement,

Bomby

10 mai 2011 à 19:25:46
Réponse #49

Kilbith


Re,  :)

Revenons à la question :

Quelle place pour le sol dans la SP ?

1. La mauvaise : tu tombes au sol sur du bitume, tu es sonné et le/les BG te shootent dedans en rythme. Les pires conséquences sont à craindre si tu restes dans cette situation (atteinte vertébrale, neuro motrice, mort). AMHA, il faut minimiser ce temps, hurler, se démener se relever et se sauver. Pas facile.

2. La mauvaise : Tu te retrouves amené au sol dans le but d'abuser de ta personne (on va éliminer l'épisode de cours de récréation dans le but de soumettre et/ou d'humilier, ce n'est pas de la SP à court terme). Normalement, c'est le plus souvent un homme va à une femme plus petite. On est dans la situation décrite par RemyB. C'est traité partiellement ci-dessus.
Evidemment, si on peut mordre et arracher un morceau de chair, griffer les yeux, couper la langue, enfoncer une orbite, arracher une oreille, enfoncer son pouce profondément dans une narine ou arracher les balloches c'est mieux que de tordre le petit doigt. Mais ce n'était pas possible dans le scénario de RemyB.

3. La bonne : aller volontairement au sol peut procurer un avantage. Les pratiquants de Unsu ou itustsu no kata me comprendront et ceux de l'ACDS encore plus. Décision délicate toutefois.

4. La bonne : les gens conditionnés par les sports "pieds poings" ou le visionnage de film de Jean Marais (moins nombreux) peuvent "s'arrêter" quand l'autre tombe au sol (quelques/10ème de seconde, il ne faut pas rêver). C'est sûr que si on sait tomber sans trop se faire mal sur du bitume et continuer de façon fluide le combat c'est alors un avantage.

5. La bonne : je tombe au sol, en fait je viens de prendre de la distance et j'en profite pour mobiliser "égalisateur à la Moleson". Pas facile, mais pas impossible pour quelqu'un de très bine entrainé.

Mes deux balles.  ;)





« Modifié: 10 mai 2011 à 21:18:43 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

 


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