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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Stage Hiver Avancé 5 et 6 janvier 2008  (Lu 68405 fois)

11 janvier 2008 à 20:28:32
Réponse #175

huskbarthai


Hello,
Alors comme promis plus haut, voici mon « débriefing » sur ce stage…

Ne connaissant pas exactement le type de relief et le terrain sur lequel se déroulerait le stage et ayant consulté les prévisions météorologiques, j’ai opté pour équipement individuel privilégiant un mix pluie/neige et pouvant etre mis en œuvre dans divers scénarios typé sous-bois…et éventuellement la roche et plaque enneigées…. :'(

Connaissant les hauts des hauts plateaux, sachant que le sous bois sécuritaire s’arrête à une certaine altitude, l’option tarp/hamac (qui reste je le pense, l’une des meilleures conditions de bivouacs trois saisons…) me semblait très difficile dans cette optique…

D’ou le choix d’une nouvelle acquission, la tente « abri survie 73» (voir post sur le forum…),
En effet le but étant de passer une nuit « à l’arrache » dans un confort relativement correct ou tout au moins de limiter les pertes de chaleur et d’avoir la capacité de pouvoir redescendre le lendemain.

Concernant mon matériel, j’avais sur moi ;
-   sous-vêtement typé colmax
-   polaire fine premier prix d4
-   pantalon cimalp ; 3D flex renforts cordura (traité par nikwak)
-   chaussettes laine capilene patagonia
-   chaussure meindl bornéo (traitée par sil prof +cirage)
À l’arrêt, j’enfilais mon mosquito pinewood (traité nikwak)

Interlude ;
Lors de l’attaque de notre convoi de voyageurs par des ersatz  tchétchènes et du rapt des nos bagages qui s’en suis, j’étais en tee-shirts avec en tout et pour tout un pliant et un briquet en poche… :-[
C’est bien sur léger comme attitude et s’il est certain que dans une autre région que sous nos latitudes sécurisées, je modifierais en conséquence le fait de porter un kit….
Je n’arrive pas à gardez sur moi un kit minimum dans nos contrées…
Par contre une fois le lieu de campement fixé et mon sac à dos posé, à ce moment là et seulement là je prends sur moi mon kit ultime pour graviter aux alentours….


Donc lors de la phase construction d’abri, il me suffit de choisir entre plusieurs formes de montages possibles…
Pas d’appareil photo avec moi, il vous suffit de remonter ce post pour voir le type choisit… [Edit Modo:Corin s'en charge  ;)]


Celui ci implique une position assise ou en cas d’utilisation individuelle un mix, assis en tailleur, allongé en chien de fusil…
Une couverture de survie comme tapis de sol ainsi qu’un matelas mousse pour une isolation supplémentaire et je fus prêt à attendre la fin des temps, enfin de l’averse pour commencer…

Lors des premières pluies j’enfilais mon poncho ferrino ainsi qu’un couvre chef en pure laine de talibans…

Interlude ;
Je rejoins Diesel sur sa réflexion au sujet des stages qui laissent une impression de faims…
Je ne suis fait la réflexion à plusieurs reprises lors de ce week-end, je suis là plus pour voir les potes que pour apprendre…
Il ne se passe rien de plus que ce que je peux faire lors d’une sortie habituelle…

J’ai eu du mal à jouer le jeu à rentrer dans mon rôle de stagiaire néophyte, excuse moi David, tu as du t’en apercevoir, je sais que je t’irritait à certains moments……
Mon attitude était sans doute hautaine et je le regrette sincèrement…


Lorsque fut venu le temps de se préparer pour la nuit, et après avoir retiré mes habits et sous-vêtements du jour, je mis ;
- un haut uffrotté 200gr
- un pull en pure laine (cardigan surplus suédois)
- un anorak pile shrit snugpack et sa capuche fine
- un caleçon long poly-coton
- mon pantalon, duquel je retirais toutes les affaires des poches pour les mettre dans l’anorak en prévision de ma position chien de fusil…
- un paire de chaussette capilene patagonia de réserve pardessus laquelle j’enfilais ma paire de la journée (légèrement humide…) et pour finir je glissais mes pieds dans la doublure (laine) de mes moufles (surplus suédois)

J’entamais la nuit assis, adossé contre mon sac, lui-même appuie contre le tronc d’arbre… puis au cours de la nuit je m’étendis en position fœtal d’un coté puis de l’autre… en ayant positionné mon sac du coté d’ou me semblais venir le vent…
Je puis donc dire que ma nuit fut relativement bonne et hormis le fait de la position imposé par l’espace de l’abri, je dormis comme un loir…

Vers trois heures, ma montre fixée sur une bretelle de mon karrimor affichait 9 degré !!! Autant dire que la froidure ne fut étrangère cette nuit…

Bien sur du fait de la matière de l’abri, une espèce de toile enduite type ancien poncho f1, une condensation relativement importante etait présente… condensation que j’aurais pu limiter en jouant sur les ouvertures de l’abri, mais cela impliquais de bouger, de se lever…. ;)

Une infiltration latente avait également court, au droit du point de contact bâche ficelle sur laquelle était tendue l’abri, mais de dramatique…

Je dormis par tranche de 60/90 m, avec vers 3 heures le petit plaisir d’une boisson chaude…

J’émergeais enfin de mon abri vers 6h30 afin d’attendre l’aurore prés du feu en papotant avec les uns et les autres en fonction des passages…

Le fait de remettre mon poncho encore mouillé de la veille, qui avait passé la nuit au contact du sol trempé… d’avoir passé quelques heures dans une atmosphères humide (sous l’abri) fit que ma doudoune (pile shrit) pris rapidement une figure mouillée à l’extérieure (pertex) par contre et même sur les manches qui sont par définitions les moins protégés sous le poncho
Jamais je ne ressentie l'humidité à l’intérieur, et en passant ma main su les bouclettes de la doublure ou sur mon pull aucunes traces d’eau…

Une fois de plus, cette pièce d’équipement me satisfait pleinement… :love:

En conclusion, mon matériel fut conforme à mes attentes, hors le poncho qui reste un peu léger en cas de pluie continu…

à plus, eric
« Modifié: 12 janvier 2008 à 08:51:29 par Corin »
"Moi j'aime trop mon prochain pour le laisser souffrir, sans cesse je tends la main pour l'aider à en finir..."


12 janvier 2008 à 10:29:57
Réponse #176

jilucorg


Interlude ;
Il ne se passe rien de plus que ce que je peux faire lors d’une sortie habituelle…[...]


Lorsque fut venu le temps de se préparer pour la nuit, et après avoir retiré mes habits et sous-vêtements du jour, je mis ;
- un haut uffrotté 200gr
- un pull en pure laine (cardigan surplus suédois)
- un anorak pile shrit snugpack et sa capuche fine
- un caleçon long poly-coton
[...]
- un paire de chaussette capilene patagonia de réserve [...] et pour finir je glissais mes pieds dans la doublure (laine) de mes moufles (surplus suédois)
[...]

Je puis donc dire que ma nuit fut relativement bonne et hormis le fait de la position imposé par l’espace de l’abri, je dormis comme un loir…

Salut, et merci pour ce retour !

Quelque chose m'étonne : « Scénario : partis en randonnée hivernale pour une journée, un petit groupe de randonneurs se retrouve coincé en altitude (selon la météo entre 1400 et 1900m) et décide d'improviser un bivouac. »

Tu as cet équipement-là comme "fond de sac vestimentaire" hivernal pour une rando à la journée ? Parce que  là, le bivouac improvisé paraîtrait presque "tout confort" :)


jiluc.

12 janvier 2008 à 10:38:39
Réponse #177

Patrick


Oui effectivement, ce qui ressort de mon analyse extérieure c'est que d'aucun ont pu trouver, et encore, les conditions faciles parce que l'équipement de base notamment au niveau vestimentaire et de l'équipement était centré sur des conditions statiques plus que véritablement sur de la rando à la journée.

Mais l'objectif de ces stages c'est, certes, une certaine mise en situation , mais aussi et surtout un atelier de réflexion mise en pratique.

12 janvier 2008 à 11:19:14
Réponse #178

huskbarthai


Tu as cet équipement-là comme "fond de sac vestimentaire" hivernal pour une rando à la journée ? Parce que  là, le bivouac improvisé paraîtrait presque "tout confort" :)

Bien évidement que non...

Cela fait plus de 48 années que je survie, c’est donc que je m’adapte aux circonstances…

Là concrètement nous étions en hiver et nous savions qu’ils nous faudraient passer une nuit dehors…
Un minimum de bon sens te commande de revoir ton équipement à la hausse… ;)

à plus, eric

"Moi j'aime trop mon prochain pour le laisser souffrir, sans cesse je tends la main pour l'aider à en finir..."


12 janvier 2008 à 11:38:38
Réponse #179

jilucorg


Cela fait plus de 48 années que je survie, c’est donc que je m’adapte aux circonstances…

7 de mieux :)

Citer
Là concrètement nous étions en hiver et nous savions qu’ils nous faudraient passer une nuit dehors…
Un minimum de bon sens te commande de revoir ton équipement à la hausse… ;)

Bien sûr, si on sait, on emporte toute sa panoplie d'ullfrotte ! Mais le thème était justement que vous deviez vous débrouiller en faisant comme si vous "ne saviez pas", ou bien ? J'avais compris que c'était ce qui faisait la base et la difficulté de ce "stage avancé" dans une perspective de survie...


jiluc.

12 janvier 2008 à 12:37:19
Réponse #180

Corin


Bien sûr, si on sait, on emporte toute sa panoplie d'ullfrotte ! Mais le thème était justement que vous deviez vous débrouiller en faisant comme si vous "ne saviez pas", ou bien ? J'avais compris que c'était ce qui faisait la base et la difficulté de ce "stage avancé" dans une perspective de survie...
Chacun reste de libre de fixer ses limites. Perso, ça a été sans sous-vêtements techniques ni gore-tex. Rien d'autre que ce que j'avais sur moi.

A+

12 janvier 2008 à 12:46:54
Réponse #181

jilucorg



12 janvier 2008 à 13:04:42
Réponse #182

huskbarthai


 j'en :branleur: ok

Libre à chacun d’ hypothéquer sa semaine de boulot à venir… ;)
"Moi j'aime trop mon prochain pour le laisser souffrir, sans cesse je tends la main pour l'aider à en finir..."


12 janvier 2008 à 14:57:46
Réponse #183

DavidManise


Bien sûr, si on sait, on emporte toute sa panoplie d'ullfrotte ! Mais le thème était justement que vous deviez vous débrouiller en faisant comme si vous "ne saviez pas", ou bien ? J'avais compris que c'était ce qui faisait la base et la difficulté de ce "stage avancé" dans une perspective de survie...

Mouais... 

Alors déjà, pour le "tout confort", j'ai quelques doutes hein ;)  On a tendance à sous-estimer la quantité de fringues qu'il faut réellement pour pouvoir rester en statique plus d'une heure ou deux sans méchamment se peler.  L'un des avantages de ce type de stage, c'est justement de mettre les gens devant la REALITE d'une nuit passée dehors...  Et la réalité, c'est qu'avec moins de fringues que ça, en hiver, soit tu passes la nuit près du feu, soit tu marches toute la nuit, soit t'as un duvet...  soit t'as assez de réserves de glycogène pour grelotter INTENSEMENT toute la nuit et te maintenir avec difficulté autour de 36°c de température centrale.  Auquel cas on n'apprend rien non plus.

Quel est le but, tu me demanderas, si on a autant de fringues ?  :)

- déjà de réaliser la quantité réelle d'isolant qu'il faut pour vraiment survivre à une nuit (puis avoir encore des réserves pour celle d'après, si jamais elle se passe encore dehors...)...  les mecs qui sortent un hiver avec une polaire et une couverture de survie et qui me disent qu'ils ont un kit de survie, ça a tendance à me faire marrer, désolé ;)

- ensuite de réaliser qu'il n'est pas possible de contourner les lois de la physique avec des techniques secrètes...  si vous espérez apprendre ça en venant en stage chez moi, vous vous mettez le doigt dans l'oignon ! :)  Il n'y a PAS de technique secrète.  On a trois variables sur lesquelles ont peut jouer : soit produire plus de chaleur (frisson permanent ou marche forcée), soit perdre moins de chaleur (vêtements, duvet), soit absorber plein de chaleur (feu, boissons chaudes aux deux minutes)...  En l'occurence, comme on avait dit pas de feu, et que le groupe était posé, il ne restait pas 36000 solutions... 

Pour moi, UN des principaux objectifs de ce stage est, tout simplement, que les gens réalisent une bonne fois pour toute la grande quantité d'isolant qu'il faut pour ne pas être dangereusement inconfortable en situation.  Et qu'ils se mettent à TRANSPORTER CETTE ISOLATION dans leurs sorties à la journée. 

C'est pour ça que je dis aux gens "vous pouvez prendre le kit que vous voulez...  a condition qu'ensuite vous le trimballiez pour de vrai dans vos sorties"...

L'idée étant de sentir la limite...  Quand tu te rends compte que même avec 5kg de fringues sur toi, vers 5h du mat t'es VACHEMENT content de te rapprocher du feu...  quand tu vois que les mecs, même avec les sous-vêtements techniques et trois couches de laine et tout le bordel, ils se retrouvent à réellement se peler, à se laisser engourdir par la flemme, et tout et tout...  je te jure que ça donne pas tellement envie de les pousser bien plus loin dans l'exposition au froid ;)

Quand je vois les kits de survie qui sont vendus par certaines personnes, avec des hameçons, et trois allumettes, et une mini boussole et une scie fil et un botu de crayon...  je te jure ça me met hors de moi.  Ces mecs là font de la survie de canapé.  Quelqu'un qui a déjà FAIT le test, il sait très bien que le premier kit de survie, ça reste de quoi être SUR, dans le monde réel, de ne pas avoir trop froid à 5h du mat...  Et ceux qui ne sont pas prêts à trimballer ça dans leur sac de rando à la journée prennent des risques...  ;)

Donc le but d'un stage avancé, en gros, c'est de faire comprendre réellement aux gens qu'il n'y a pas de miracles à espérer des techniques secrètes des forces spéciales du branlettistan extérieur.  Soit tu es à 1m d'un feu (on apprend bien sûr à en faire), soit t'as deux tonnes d'isolation (que l'on apprend bien sûr à optimiser), soit tu brûles BEAUCOUP de calories pour ne pas crever la gueule ouverte (normalement tout le monde sait déjà frissonner). 

Est-ce qu'il faut réellement priver les mecs de leur isolant pour qu'ils comprennent ça ? 

Je pense que tous ceux qui étaient présents en stage le weekend dernier l'ont très très bien pigé.  D'ailleurs aucun d'entre eux n'aurait été prêt à abandonner une seule couche de fringues...  et TOUS ont été prêts à "tricher" pour conserver ladite couche de fringues...  ;)

Bref, sans dec, les gars, faut arrêter avec les concepts et les étiquettes.  Ceux qui me disent "faire de la survie avec un duvet c'est pas de la survie", j'ai envie de les exploser contre un mur.  En fait, ce qui est important, c'est de connaître réellement les risques et de s'y préparer de manière réaliste.  PArce que bon parfois, faire de la survie sans duvet, c'est pas de la survie non plus.  Ca s'appelle grelotter, tout simplement.  Grelotter, tout le monde sait faire.  Et vous le ferez si vous jouez au con en ne respectant pas les 4 hitmans de Don Nature : Tino Conduccione, Roberto Conveccione, Guido Evaporacione, et Rocco Radiacione ;)

Ciao ;)

David
« Modifié: 12 janvier 2008 à 15:04:53 par DavidManise »
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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12 janvier 2008 à 16:03:32
Réponse #184

Patrick


Tino Conduccione, Roberto Conveccione, Guido Evaporacione, et Rocco Radiacione ;)


12 janvier 2008 à 17:17:18
Réponse #185

guillaume


Les ferrino demandent une sérieuses réimperméabilisation après 2 ans.
Enfin je parle pour moi, mais je ne dois pas être le seul.
Pour ce qui est de la solidité, à part les oeuillets que j'ai resserti, pas de déchirure, il est nickel. 8)

Pareil pour la rimperméabilisation par ici mais pas pour la solidité >:(. Mais j'ai assez parlé sur ce sujet...

On peut s'asseoir confortablement, garder ses affaires et son séant au sec, et adieu la conduction.

Et bonjours la convection et la compresssion de l'isolant! Bon là OK, la convection était limité grâce au poncho mais perso, je me vois mal trimballer ça dans un kit de survie niveau 3 (parce que c'est bien de ça qu'il s'agit). À la place du hamac filet, je préfère prendre un blizzar pack, un deuxième poncho...
Corin, as-tu senti le froid par en-dessous dans ton hamac?

Bof, honnêtement, sur une durée aussi courte, il faudrait vraiment couper des pierres  pour en avoir besoin.  ;D

Tafdac. Même avec un couteau complètement émoussé, on peut fendre des bûches pour atteindre le bois sec. Et perso, à part pour ça, on peut aisément se passer du couteau, je l'ai déjà démontré quelques fois avec mes trips de survie.
Ceci dit, j'ai une DC4 dans mon sac à la journée étant donné que je fous là-dedans tous les petits brols et du papier de verre dans mon sac de rando.

Le gilet en duvet est un achat récent, mais pour 40 euro, quelques centaines de grammes et un volume minime dans le sac à dos, je trouve qu'il remplace avantageusement la parka bon marché lourde et encombrante que je me trainais avant.

Pourrais-tu nous en dire plus stp?

Au moins j'ai une idée d'où trouver ces espèces de plaques d'écorce...

Sur quelle espèce d'arbre? J'ai cru apercevoir de l'écorce de pin (maritime?).

la danse des 20/20/20/10/10/10/10

Qu'est-ce?  ;D

J'ai, dans ma collection de sac de couchage, un petit modèle D4 qui fait moins de 600 gr. Donné pour 15°, son encombrement doit être de moins de 2 litres. Il date. Son remplaçant a l'air d'être celui-ci: http://www.decathlon.fr/FR/s15-ultralight-15428878/

L'isolant de ce sac de couchage vieillit très mal dans le temps. Il finit par ne plus rien isoler.


Quand tu te rends compte que même avec 5kg de fringues sur toi [...]

5 kg de fringues? Autant prendre un sac de couchage à la place de 36 sous-vêtements et autres, non?
Perso, en rando, brinje + polaire + coquille + gants pour le haut et pantalon + chaussette synthé et étanches + surpantalon pour le bas me suffisent jusqu'à -5°C environ (testé dans le Mercantour). Là, je dois arriver à 2kg de fringues.

a+

12 janvier 2008 à 17:26:40
Réponse #186

Corin


Corin, as-tu senti le froid par en-dessous dans ton hamac?
C'est toujours par en-dessous que se ressent le froid. Néanmoins, le fait d'avoir enveloppé le tout (bonhomme + hamac) dans le poncho était bigrement efficace.

L'isolant de ce sac de couchage vieillit très mal dans le temps. Il finit par ne plus rien isoler.
C'est probable. Mais il ne faut pas se tromper d'objectif: on veut un petit sac de couchage prompt à se faire oublier dans un sac à dos. A chercher la solution qui permette de tenir à des températures en-dessous de 0, il sera impossible de trouver un sac très léger et peu encombrant sauf à prendre le Mirage de Valandré ou son petit frère. Et là, le prix ne te donne pas envie de l'acheter juste pour l'oublier dans ton sac...

A+

12 janvier 2008 à 17:27:47
Réponse #187

kartoffel


Salut mon ptit Guillaume :)

Pourrais-tu nous en dire plus stp?

Rien de spécial. C'est un gilet Quechua garni de duvet, un "Forclaz 100 duvet".
Je vois pas trop ce que je peux dire de plus sur ce machin, si ce n'est que j'en suis très content, et suis impressionné par l'apport thermique. Il me va juste au corps, ça aide.

5 kg de fringues? Autant prendre un sac de couchage à la place de 36 sous-vêtements et autres, non?
Perso, en rando, brinje + polaire + coquille + gants pour le haut et pantalon + chaussette synthé et étanches + surpantalon pour le bas me suffisent jusqu'à -5°C environ (testé dans le Mercantour). Là, je dois arriver à 2kg de fringues.

En même temps dans le Mercantour on n'a jamais été vraiment statiques, à part dans nos sacs de couchage ;) Tu te réchauffes énormément quand tu marches dans une neige pourrave comme on avait, sur une pente à 30°. Il faut plus que des pauses de 10 minutes pour te refroidir dans ces conditions, surtout qu'à part un peu au col il n'y avait pas de vent.

12 janvier 2008 à 17:38:18
Réponse #188

DavidManise


Sinon juste pour vous narguer...  j'ai pris cette photo il y a 2h avec Mathéo.  On était juste une semaine trop tôt pour la neige ;)

David
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12 janvier 2008 à 17:41:25
Réponse #189

kartoffel


Boah c'est du givre ça, on n'aurait pas fait un abri là dedans.

Ici y'a tellement de neige qu'on a renoncé à une sortie ski ce WE avec deux potes à cause des risques d'avalanches proches du maximum. CA c'est de la neige  ;D

12 janvier 2008 à 17:43:16
Réponse #190

DavidManise


Bah il y a 10cm hein...  juste de quoi faire un queezie plein de feuilles incrustées ;)

David
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12 janvier 2008 à 17:45:59
Réponse #191

Kilbith


Rien de spécial. C'est un gilet Quechua garni de duvet, un "Forclaz 100 duvet".
Je vois pas trop ce que je peux dire de plus sur ce machin, si ce n'est que j'en suis très content, et suis impressionné par l'apport thermique.

Salut,

Guillaume, je me permet ceci : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,3988.msg96245.html#new

On peut critiquer le duvet, mais quand on en a un sur soi, tout le monde "fall in love".

Franchement, le moindre gilet sans manche en duvet fait de suite plusieurs centimètres d'isolants le tout dans une enveloppe coupe vent. Et un gilet, cela "n'engonce" pas trop et se déchire peu. Un gilet peut se mettre à l'arrêt sur le dessus des autres vêtements (s'ils ne sont pas mouillés bien sur, sinon prendre l'option gilet synthétique) lors d'une courte pause repas par exemple.

Quel autre vêtement super compressible et super léger permet cela ?

*Si tu le mets seul, c'est une isolation de +10°C mini pour le corps : énorme.
*Si tu le places sous un anorak à l'arrêt : tu as un gain au moins équivalent, mais du fait de l'amélioration de l'étanchéité (col et emmanchure), le gain est souvent encore plus grand. De plus, l'air chaud issu de la chaleur du corps passe dans les manches de l'anorak et te réchauffe les bras. :love:

Pas besoin de prendre du super sophistiqué et super costaud (il est souvent protégé par la couche externe, à la différence de la doudoune à manche qui nécessite du costaud). Le simple piquage c'est déjà bien, la présence de la couche de l'anorak sur le dessus coupe bien les ponts thermiques occasionnés par le piquage. Il est avantagement complété par un survêtement léger, qui va permettre au duvet de bien gonfler (isoler)

Le matériel D4, pyrenex.....est souvent bien suffisant pour le randonneur. Largement. Le gilet Valandré est lui une référence....

did, ;)

Ps : j'ai gilets duvets et gilet primaloft. Les deux ont leurs usages, mais en backup sérieux le duvet est incomparable.
« Modifié: 12 janvier 2008 à 17:56:15 par Kilbith »

12 janvier 2008 à 17:47:35
Réponse #192

kartoffel


Merci Did, tu viens d'exposer tout le raisonnement qui m'a mené à acquérir ce gilet  ;)
Il est bien ce Did  ;D :doubleup:

12 janvier 2008 à 18:10:07
Réponse #193

guillaume


Merci, c'est bien ce que je voulais savoir :).
Perso, j'ai choisi un doudoune plutôt qu'un gilet... et en primaloft (celle que tu as vue Karto).

En même temps dans le Mercantour on n'a jamais été vraiment statiques, à part dans nos sacs de couchage ;) Tu te réchauffes énormément quand tu marches dans une neige pourrave comme on avait, sur une pente à 30°. Il faut plus que des pauses de 10 minutes pour te refroidir dans ces conditions, surtout qu'à part un peu au col il n'y avait pas de vent.

Effectivement, c'est pour ça que je parlais de rando. J'aurais dû être plus explicite, sorry.

a+

12 janvier 2008 à 22:30:31
Réponse #194

Cynry


Citer
Et bonjours la convection et la compresssion de l'isolant! Bon là OK, la convection était limité grâce au poncho mais perso, je me vois mal trimballer ça dans un kit de survie niveau 3 (parce que c'est bien de ça qu'il s'agit). À la place du hamac filet, je préfère prendre un blizzar pack, un deuxième poncho...

Bah Corin a testé pour nous, et pour avoir vu ça de mes yeux, ça vaut le coup. Les avantages ne se situent pas forcément au niveau thermique par contre.
Pour le convection, le poncho. Compression de l'isolant, bah mes isolants à moi sont peu compressibles, mais j'ai pas testé en hamac.
De plus, il faut je pense éviter d'isoler un élément de ton matos pour voir si il fonctionne. Je t'apprend sans doute rien  :)
Perso, je vois bien ça avec une doublure de poncho, qu'on peut enrouler autour du hamac pour éviter que ça la comprime et du même coup se couper de la convection, même venant du bas.


Citer
Sur quelle espèce d'arbre? J'ai cru apercevoir de l'écorce de pin (maritime?).
Euh j'y connais rien en espèce d'arbre, mais c'est sûrement du pin. Ce type de plaques se trouve sur les arbres qui se sont effondrés sur leur pied, et dont l'écorce s'est détachée. J'ai essayé sur les arbres debouts, et à moins de tomber sur un énorme spécimen, on en retire que de petits morceaux inutilisables. Avec de la patience pour la récolte, ça doit aussi pouvoir servir de tuiles pour un abri waterproof.


Citer
5 kg de fringues? Autant prendre un sac de couchage à la place de 36 sous-vêtements et autres, non?
C'est précisément la réflexion que l'on se fait après un stage comme celui-ci. Un sac de couchage, ça le fait  :)


12 janvier 2008 à 22:37:22
Réponse #195

DavidManise


5 kg de fringues? Autant prendre un sac de couchage à la place de 36 sous-vêtements et autres, non?

Clairement, oui :)

Perso, en rando à la journée par temps froid, je prends juste assez de fringues pour être bien pendant la marche et pour une courte pause, et je prends un duvet qui me permettra de tenir en température extrême avec les fringues que j'ai, plus un petit peu de marge.  Typiquement, si je pars en rando à la journée et que je sais que la nuit il fera -15...  bah j'ai mes fringues de rando, plus polaire, tour de coup, tout ça tout ça...  et un duvet 0°c limit confort.  Un truc en synthétique qui pèse style 1kg, avec mon poncho en plus que j'utilise comme sursac de fortune...  et voilà.  J'ai du -10 extrême...  bien habillé dedans, avec un semblant d'abri, un bout de feu ou une bouillotte, j'économise pas mal de calories, et donc je peux tenir.

Vu comme ça, c'est 1kg bien investi ;)

En rando sur plusieurs nuits, je prends la pire température imaginable, exemple -13 ou -15, j'enlève encore 5 degrés, et je prends un sac -18 ou -20 CONFORT.  Comme ça j'ai aussi de la marge pour la fatigue, l'humidité, ou le pote en hypothermie.

Ceci dit, c'est bien aussi de savoir comment faire pour s'en passer du duvet ;)  D'où l'intérêt des stages avancés...  pour savoir s'en passer, bien sûr, mais aussi pour comprendre sa valeur réelle ;)

Ciao ;)

David
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12 janvier 2008 à 22:47:02
Réponse #196

guillaume


C'est précisément la réflexion que l'on se fait après un stage comme celui-ci. Un sac de couchage, ça le fait  :)

Ouaip, j'ai prévue une petite supprise à ce propos pour lors de la rencontre dans la Sarthe ;).

a+

12 janvier 2008 à 22:49:40
Réponse #197

Cynry


Boh, tu sais, se faire gauler son sac de couchage, c'est très surfait  ;D

12 janvier 2008 à 22:50:38
Réponse #198

guillaume


Boh, tu sais, se faire gauler son sac de couchage, c'est très surfait  ;D

C'est pas faut mais c'est pas ça ;D.

a+

12 janvier 2008 à 23:33:23
Réponse #199

douyazen


Mais il ne faut pas se tromper d'objectif: on veut un petit sac de couchage prompt à se faire oublier dans un sac à dos. A chercher la solution qui permette de tenir à des températures en-dessous de 0, il sera impossible de trouver un sac très léger et peu encombrant sauf à prendre le Mirage de Valandré ou son petit frère. Et là, le prix ne te donne pas envie de l'acheter juste pour l'oublier dans ton sac...

A+

Tafdak avec Corin .

Je l'utilise aussi pendant les pauses ,avec les gamins . Je l'ouvre et il fait couverture .Je le replie à l'arrache et il rejoint le fond du sac
Sérieusement quand  il y a du vent ou qu'il fait un peu frais , ça aide à tenir le temps que le thé fristouille dans les gamelles .
Sinon méme quand je suis seul ,je le prends , il pése vraiment rien du tout ,et se fait oublier trés facilement  .
Dans un abri improvisé  de végétaux ,ou même sous "un abri poncho"  je serais bien content de l'avoir en cas de coup dur ,hypothermie ,blessure d'un tiers avec nécessité d'aller chercher des secours ou  autre .
Ou juste le trip de passer une nuit dehors sans que ça soit prévus ,pour le plaisir quoi   .
C'est devenu un élément de base de mon fond de sac , c'est la première chose que je met dedans quand je pars ,méme à la journée .
Avec les vêtements que je porte ça laisse pas mal de marge .

Le terrain donne le ton .
Un monde meilleur
Un jour tôt ou tard on est que des os ...

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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