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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Stage Hiver Avancé 5 et 6 janvier 2008  (Lu 68339 fois)

09 janvier 2008 à 16:28:15
Réponse #150

Diesel


Bah, tu t'en sors pas mal on dirait Cynry.  :)

Trop de confiance en soi tue la confiance en soi  ::)
Le gros piège de ce genre de truc c'est qu'on sait que ça a un début et une fin surtout.  ;D

Alors on est certainement surchargé en fringue, équipement, bouffe, etc ... par rapport à la réalité. Bon ça tombe bien car ce n'est qu'un exercice de survie. Les choses ne seraient sans doute pas gérées de la même façon avec une inconnue de temps et la surprise de se retrouver dans une telle situation.
Amha, ce genre de stage prendrait tout son sens sur plusieurs jours. Sans vouloir rabaisser la difficulté malgré tout, une personne en bonne santé s'en serait presque aussi bien sorti que vous sur la même durée de temps.
Sans doute elle aurait eu plus froid, une hypothermie légère mais avec 99% de chance d'avoir passé la nuit malgré tout.
Là ou ça deviendrait intéressant c'est de gérer tout ça sur plus de temps car c'est là que les difficultés se feraient réellement sentir.  :closedeyes:

09 janvier 2008 à 16:35:09
Réponse #151

kartoffel


Là ou ça deviendrait intéressant c'est de gérer tout ça sur plus de temps car c'est là que les difficultés se feraient réellement sentir.  :closedeyes:

C'est net, mais bon ça commencerait à être vraiment pas marrant du tout  ;D
Là j'ai bien senti un bon coup de barre en arrivant à Barnave le dimanche soir, mais sinon on ne peut pas dire que c'était difficile, et tel est l'avis de la plupart des participants.
Si on veut faire plus méchant, on peut évidemment augmenter encore la durée ou la difficulté, mais le stage deviendrait réellement dur sans pour autant apporter beaucoup de savoir faire en plus ; mauvais bilan à mon avis. Tout au plus ça pourrait créer de la cohésion ou de la confiance mutuelle dans un groupe de mecs qui se connaissent et qui préparent ensemble un raid ou une expé un peu velue, là oui. Sinon je ne vois pas trop l'intérêt à part de passer un mauvais moment.

09 janvier 2008 à 16:42:29
Réponse #152

Cynry


Citer
Alors on est certainement surchargé en fringue, équipement, bouffe, etc ... par rapport à la réalité. Bon ça tombe bien car ce n'est qu'un exercice de survie. Les choses ne seraient sans doute pas gérées de la même façon avec une inconnue de temps et la surprise de se retrouver dans une telle situation.

Tafdak, on a eu la surprise du climat, mais le plus important (la situation) était prévu, avec l'équipement adéquat. Perso, j'étais vraiment surchargé en tout pour une rando à la journée. En même temps, je randonne pas  :). Je me cherche un équipement polyvalent et durable, et je pense être sur la bonne piste.


Citer
Amha, ce genre de stage prendrait tout son sens sur plusieurs jours. Sans vouloir rabaisser la difficulté malgré tout, une personne en bonne santé s'en serait presque aussi bien sorti que vous sur la même durée de temps.
Sans doute elle aurait eu plus froid, une hypothermie légère mais avec 99% de chance d'avoir passé la nuit malgré tout.

Je suis d'accord sur le fond, mais j'ai du mal à croire que le marcheur moyen, qui part avec sa bouteille d'eau et son portable, et au mieux un pull, ait eu de grandes chances de s'en sortir. Dans ces conditions, sans surface imperméable, ça peut vraiment très vite mal tourner je pense. A la limite en maintenant une activité minimum tout le long de la nuit, et en se remettant au facteur chance, à savoir être secouru dès le lendemain.

Pour la longue durée, tafdak avec karto. Je pense que j'aurais commencé à être de mauvaise humeur après une 2ème nuit comme celle-là  :D Déjà dimanche je me sentais moins l'âme d'un clown ambulant... Et au rythme des stages, personnellement je sature assez vite niveau mémoire, tellement de petits trucs à retenir, et tellement d'autres choses à faire  ::)
Ceci dit, seul, et avec une bonne marge de sécurité, ça doit être intéressant, à défaut d'être agréable.


09 janvier 2008 à 16:45:22
Réponse #153

DavidManise


La flemme, c'est aussi s'économiser, ne pas se brusquer, éviter les gros efforts, y aller doucement...
Pis j'en connais pas mal ici qui sont les premiers à dire que la survie est un truc de flemmard.

Oui mais moi quand je dis ça, c'est une image pédagogique.  L'idée c'est d'économiser le plus d'énergie possible...

Or qu'est-ce qui coûte le plus d'énergie entre laisser ses deux pulls en laine absorber tout doucement la pluie pendant plus de deux heures, et ensuite risquer de devoir faire sécher tout ça à la chaleur corporelle...  ou aller démonter son poncho et l'enfiler ?  :nana:

L'économie d'énergie, oui.  Le laxisme, non.

Ciao !

David

P.S.: Et boum dans les dents ;D ;D  Sans rancune hein ???  :-[  ;)
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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09 janvier 2008 à 16:46:13
Réponse #154

lambda


Bonjour a vous tous!
je viens de lire une bonne partie de vos commentaires et je voulais tout d abord dire un grand merci a vous tous, pour avoir eu l opportunite de vous connaitre en chair et en os. Ce stage a ete une bonne remise en question pour moi tant sur le cote psychologique que materiel.
je pense que beaucoup de choses ont deja ete dites, je pourrais difficilement apporter beaucoup plus  :-[...
Comme Kikou (encore merci a toi pour m avoir trimballe jusqu au stage!) J etais venu au stage dans une optique "neige" avec une certaine prepa psychologique et materielle et au final ce revirement de meteo s est revele salutaire a mes yeux car en fait je trouve qu on s est vraiment rapproche de vraie conditions ou la mauvaise surprise nous tombe (du ciel entre autre!) sur le coin du nez en cours de rando.
ca pousse l exercice a se debrouiller et a faire avec un materiel vestimentaire (par ex) pas forcement adapte au climat envisage la veille de cette rando. au final, ca me semblait plus "realiste" et donc encore plus formateur que je l imaginais.
cote materiel, je voulais vraiment coller au scenario mais c etait difficile car en fait, avec Karto et Langouste on devait continuer apres sur 2 autres jours , donc le sac a dos s est retrouve a mon avis un peu lourd en bouffe pour une journee et honnetement j avais un sac de couchage qui bien que pas utilise durant ce stage, remplissait les 3/4 de mon sac et que je n aurai jamais trimballe pour une rando a la journee...
parmi tout ce que David nous a explique, je parlerai par exemple de l efficacite du bois gras, un classique pour la plupart d entre vous, mais qui remplace d ors et deja mon simple coton dans mon kit...

Ah oui, aussi! la scie pliante!!! mais comment j ai pu vivre sans ca moi???!!! :o :o :o c est terrible! et loin d etre un gadget! si j avais du recuperer mon bois gras au couteau, j y serai encore! moi je dis, la scie pliante est l ami du survivor!!!  :D

Sinon bien qu ayant dormi a peu pres correctement (Marion et Celine pourront confirmer en tant que temoin auditifs:D :D :D ), je retiens que le choix de l emplacement de l abri est loin d etre quelque chose de si trivial et sans consequence comme je me le disais avant...
- eviter les ecoulements d air froid en tenant compte de la morphologie du terrain environnant,
- orienter correctement l abri suivant la pente du terrain comme me le faisait judicieusement remarquer Corin (en effet, mon abri etait longitudinalement parallelle a la pente, et du coup, au debut de la nuit, avant de me trouver un moyen de me caller le dos, j avais l impression d etre toujours sur le point de "tomber de mon lit" ce qui est penible...).
- voulant eviter de chauffer inutilement de par ma chaleur corporelle un trop gros volume d air entre moi et mon poncho monte en "toit plisse double pente", j e l ai installe trop bas, du coup, mon nez touchait presque le poncho, et le volume etait si restreint qu en plus d un probleme de condensation, je n etais pas a l aise du fait d un leger sentiment de claustrophobie.
- autre truc, faire son matelas vegetal apres avoir monte le poncho (surtout bas comme je l avais fait) est une de mes bourdes, car ce n est pas commode d agencer les feuilles et branches de sapins, entortille sous le poncho. la prochaine fois, pour ce type de montage, je ferais d abord le matelas a l aise et monterais le poncho ou la bache apres...
juste a titre de detail, j avais opte pour un abri individuel (pour des raisons sur lesquelles je reviendrais tout a l heure) de type poncho monte en toit double pente tendu sur une corde maitresse, en utilisant mon sac a dos pour boucher l une des extremites du montage.
je retiendrais aussi que mon matelas vegetal etait trop mince, contrairement a celui de Celine et Marion qui etait vraiment exemplaire, super bien fait et en plus d etre efficace, beau a voir!

La perte soudaine des sacs a dos a aussi sans delai revele les lacunes de mon kit, par exemple, la couverture de survie et un contenant digne de ce non. vu tous les usages possibles, c etait idiot de ma part de ne pas la glisser dans le kit ou au moins dans mes vetements "permanents", c est vraiment (en depit de sa fragilite, mais la la version renforcee apporte un bon compromis) polyvalent d usage je trouve. et entre autre, la demonstration de la position de survie avec couverture+briquet, que David nous a explique, est bluffant d efficacite je trouve thermiquement parlant.

regles des 3 et les complements concernant la preservation de : la vision, la mobilite, la dexterite et la conscience, la danse des 20/20/20/10/10/10/10, les rappels combimes Karto/David des mecanismes de pertes de chaleur, d hypothermie et de la facon de la traiter en attendant les secours... tout cela etait d une qualite pedagogique extraordinaire a mes yeux!

Et puis aussi le cours de noeud de Corin, super, et j ai deja pu tester ca a plusieurs reprises jusqu a aujourd hui.

au niveau humain ou psychologique pur, bien que n ayant pas forcement ete tres locace (j avoue n etre pas a l aise dans un "grand groupe"), j ai enormement apprecie le charisme de chacun (encore plus magnife a coup de Mont d or et de foie gras!  :D :D :D). et me posant toujours des questions sur mes veritables capacites, ma difficulte majeure concernant ce stage pourrait se decrire de la facon suivante:

-j avoue etre peu sur de moi et je voulais aussi voir au cours de ce stage de quoi j etais capable, en tant qu individu, mais il est vrai que, comme le disait David, il peut etre plus dur de survivre en groupe qu individuellement, et c est vrai que moralement, j ai ete tiraille entre le fait de progresser en groupe et celui de me tester en tant qu individu...cela lie a une certaine "lenteur" d apprentissage ou plutot une peur quasi viscerale chez moi de ne pas apprendre ou faire assez vite (peur d etre un facteur limitant dans la dynamique d un groupe...).
Le choix du camp individuel monte sous ces conditions pluvieuses etait pour moi un de ces tests persos. je me disais que si je devais mal ou bien passer la nuit, au moins, je saurais que j en serai la cause directe.

j ai eu peur qu en faisant un abri collectif comme me le proposais Kikou en employant si je me souviens bien le terme judicieux de capitalisation de moyens et d energie (tu me corrigeras si je me trompes...) avec Karto, je n aurai jamais su si j etais vraiment capable de m en tirer seul (trop s appuyer sur l autre, laisser la flemme prendre le dessus comme vous en parliez au dessus).

En conclusion, je me dis que la confiance en soi et ces capacites/connaissances reelles est une des composantes essentielles a sa survie. et que l augmentation de ces dites capacites/connaissances par le biais de ce type de stage permet d augmenter sa confiance en soi et vice versa (avoir plus de confiance en soi permet d oser experimenter plus loin et de repousser ses limites...)... enfin un truc comme ca, j me compreeeeeends... ;D ;D ;D

Enfin, merci a toi David et a vous tous pour cette tranche de vie, y a de forte chances pour que vous revoyez a l occasion d autres satges/randonnees une escarcelle en cuir et un leuku trainailler dans le coin pas loin... :D :D :D

A bientot!
Lambda
« Modifié: 09 janvier 2008 à 17:08:23 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

09 janvier 2008 à 16:54:37
Réponse #155

Cynry


David, tout d'abord, espèce d'enfoiré  ;D
Sérieusement, tu as tout à fait raison (et je suis pas rancunier, sauf pour la cuisine  ;D). C'est ce que j'appelle une mauvaise évaluation de la situation. Et aussi une non remise en question de mes habitudes de citadin (moi en ville, le flotte j'aime bien me la prendre sur la gueule  :-[...).
En bref, la flemme c'est trop vague je pense pour décrire ce qu'on cherche. Je préfère ta manière de dire "économie d'énergie, oui, laxisme, non". C'est plus clair ainsi  :)

09 janvier 2008 à 16:58:05
Réponse #156

miladiou


Bonjour tout le monde!
Ca fait plaisir de vous retrouver après ce stage. Et en fait, pour moi il continue toujours car vos différents feedbacks sont vraiment très enrichissants...

Avant de vous parler de mon ressenti, je voudrai moi aussi remercier tous les participants et instructeurs: Alexis, David, Philippe, Henri, Stephane, Mathias, Eric et Céline. J'ai vraiment passé un excellent week-end avec vous et j'ai encore appris plein de choses.

Donc, mes impressions: déjà je vois l'évolution qui s'opère en moi sur certains détails depuis mon précédent stage de survie ("premier niveau"). La "danse des 20%" m'a vraiment marqué et notamment les 40% de régulation thermique gérés simplement avec la tête et le cou: même dans la vie de tous les jours, je mets un bonnet quand il fait froid, chose que je faisais jamais auparavant.
Le kit de survie aussi: j'en avais pas avant. Et c'est marrant comme la place des objets importants  évolue au cours des jours. Au tout début de notre balade dans le Vercors avec Céline, ma grosse couverture de survie était au fond du sac puis le jour où j'en ai eu besoin, j'ai réalisé qu'elle devait être plus accessible et a migré sur le dessus du sac. Puis avec le stage, elle va maintenant finir dans une de mes poches... Beaucoup d'objets comme les allume feu, les matériaux de premier secours ont fait ce même périple, et d'autres doivent encore le faire. Bref, vive les poches et les tours de cou!!

La construction d'un abri était quelque chose de tout nouveau pour moi (même si c'est vrai qu'une tente c'est aussi un abri après tout mais on se comprend... Non?): et la première chose que je retiens, c'est que j'ai vraiment été impressionnée par la qualité d'isolation d'un "tapis" d'épines de pin (chuis dégoutée, j'ai oublié de faire une photo! Mea culpa). Ca, je l'oublierai pas. Et puis, les conseils avisés de David sur le montage de l'abri avec la couverture de survie; là, il y a beaucoup de pratique à faire pour réussir à s'adapter à chaque situation différente et, comme dit David, à visualiser en détail la construction avant de la commencer pour gagner beaucoup de temps. C'est pour ça que les trois heures passées à faire notre abri avec Céline, pour une première, je trouve ça pas trop mal. Avec un tout petit peu plus d'espace et une meilleure gestion des courants d'air, je me serai senti comme dans une tente confortable pour dormir. Comme l'a dit Céline, il y avait pas mal de condensation mais elle ne tombait pas sur nous (en tout cas, je l'ai pas remarqué) elle glissait bien le long de la pente. C'est quand on touchait la bache qu'on se mouillait mais là encore comme on dormait sans duvet, on était habillé avec notre veste et donc ça ne transperçait pas. En fait, ce type d'abri doit être plus chiant à gérer si tu dors avec un duvet qui n'est pas pas isolé de l'humidité. Et je saisis plus l'importance de la combinaison tarp + sac de bivouac. Y a aussi le hamc qui est vraiment génial et rapide à construire (à condition d'avoir des arbres!).

Sinon, on a revu les différentes manières d'allumer un feu et rappeler beaucoup de points importants sur la gestion de notre régulation thermique. Toujours très enrichissant. Et ça a été pour moi l'occasion de me confronter à un de mes défauts, lors de la mise en pratique de l'allumage d'un feu sous la pluie:je me suis volontairement mise en difficulté en ne préparant pas vraiment les morceaux de bois en amont. Un manque d'humilité parce que j'ai l'habitude d'allumer des feux même sans papier, sauf que sous la pluie, ça ne m'est pas arrivé très souvent ou alors je me construisais avant un abri avec des pierres et autres. Résultat, j'ai du m'y reprendre je ne sais combien de fois et, même si je n'ai pas abandonné, je me suis entêtée dans cette sous-préparation au lieu de tout reprendre à zéro proprement. Et pourtant, je le savais dès le début que ça serait très difficile comme ça et je savais aussi que les différents conseils prodigués par Mathias, David et Henri pendant mes échecs étaient juste mais j'ai quand même voulu continuer. Ca m'a fait penser à un récit de Kai lors d'un de ces bivouacs en hiver. C'est pas la première fois que j'ai ce genre d'attitude: je sais que chaque fois que je m'entête comme ça, je suis dans la mauvaise direction, mon orgueil me joue des tours. Heureusement, ça ne m'a jamais porté gravement préjudice car je suis aussi peureuse et quand je sens le danger, je suis plus humble. Mais je sais qu'il faut que je fasse attention à ça car avec tout ce que j'apprend maintenant, je vais l'appliquer pour pouvoir gérer des situations de survie, et en gagnant en confiance, ce schéma mental risque de se reproduire dans des situations plus dangereuses. Et là, j'aurai mal...

Ce qui a été intéressant aussi pour moi, c'est de faire ce stage avec Céline puisque on a l'habitude de randonner ensemble. Et on en apprend à chaque fois plus dans cette gestion de l'autre comme dit Diesel je crois. Pour répondre moi aussi à Alexis, comme Céline, je ne me suis pas posée la question de faire l'abri avec elle puisque David nous avait mis ensemble. En fait, je m'étais fait plutot la remarque inverse après coup en voyant que certains avaient fait des abris solo...
Je détaillerai plus tard car je dois partir...

A très bientot

     Marion

09 janvier 2008 à 17:24:03
Réponse #157

lambda


Salut David,
Pour ton mail de feedback, tu me compter dans ta liste!
Merci a toi.
a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

09 janvier 2008 à 18:49:57
Réponse #158

Vulpus


Lambda, on va faire une sortie 'pluie' en février? ;) Nous avons appris pas mal de choses ces derniers temps  :love:
La plus grande sagesse est de paraitre fou - Dionysius Caton

09 janvier 2008 à 23:17:10
Réponse #159

Céline



Dans la mesure où l'habillement est la chose la plus importante dans ces conditions, pourrais-tu prendre le temps de détailler précisèment le tien ?


Bonsoir Kilbith

Heureuse de faire ta connaisance, comme on dit.

Alors je vais tenter de détailler mon équipement, en fait j'ai repris majoritairement mon matos d'expé au Groenland, donc pas toujours forcément absolument adapté, mais bien chaud :
- sous vêtements Odlo : culotte, collant et sous-pull.
- 1 pull polaire moyen
- 1 pull ulfrotté 600 gr, que j'ai mis juste le soir et la nuit, dont les manches prennent juqu'aux pouces.
- pantalon : salopette Lowe Alpine goretex 100% nilon enduit polyuréthane
- veste Lowe alpine (idem)
- sous cagoule Odlo (géniale !)
- bonnet polaire assez épais, et un peu trop grand en hauteur, ce qui était très bien pour laisser de l'air, et même s'il était mouillé je ne l'ai jamais senti.
- sous gant Craft, qui ont l'avantage de bien couvrir les poignets.
- je n'ai mis mes mouffles en laine bouillie que le lendemain matin.
- des chaussettes montantes en synthétique pour la marche.
- des chaussette en très grosses laines, mises en plein milieu de la nuit
- un poncho Ferrino gentiment prêtée par David

j'avais en plus un collant ulfroté 400 gr, que j'ai fini par enfiler vers 4h du mat, et j'avais amené une doudoune en duvet et des gants et sur-gant que je n'ai pas utilisé.
D'habitude je randonne avec une banane, mais là elle était cassée, donc là aussi, kit de survie dispersé et pas sur moi.

Résultat :
- avec la pluie, le poncho s'est avéré assez vite prendre l'eau, donc heureusement que j'avais ma veste en dessous.
- Ceci dit, la veste est un peu trop encombrante, elle n'est pas faite pour une petite balade de la journée, et même en ouvrant les zip sous les bras j'ai vite beaucoup trop chaud en marchant. Elle a été mouillée aussi à force de rester sous la pluie, et ça a fini par me refroidir un peu dans la nuit, au niveau des bras. Mais les habits en dessous n'étaient pas mouillés.
- la salopette n'est pas l'idéal : compliquée pour faire ses besoins, pour rajouter ou enlever une couche de pull, et encore plus pour rajouter ou enlever une couche au niveau des jambes, c'est une des raisons de ma flemme nocturne à enfiler mon collant ulfrotté.
De plus je n'avais qu'une poche centrale, donc une partie de mon kit de survie était dans le sac à dos... Aye ! J'ai bien gambergé quand on nous a privé de nos sacs ! Sinon autre mauvais point : la poche est grande mais presque trop, et je dois bien farfouiller avant de trouver ce que je cherche.
Donc achat prochain d'un pantalon avec poches latérales au cuisses.
Sinon, tant que j'étais debout, la salopette mouillée n'était absolument pas froide avec l'air qui circulait, mais couchée, avec les jambes qui se touchent, j'ai passé ma nuit à évaporer l'humidité, et je sais que c'est ça qui m'a refroidie.

Je suis sûre que je n'aurais pas eu froid si on était pas resté sous la pluie, mais c'était sympa de profiter du groupe et des efforts d'intendance de Kikou et son fromage, et de Cynri et sa cuisine ambulante pour 12 ! Merci à eux !

Céline

09 janvier 2008 à 23:21:35
Réponse #160

kikou92


c'était sympa de profiter du groupe et des efforts d'intendance de Kikou et son fromage, et de Cynri et sa cuisine ambulante pour 12 ! Merci à eux !

A votre service très chère  ;)

Alexis

10 janvier 2008 à 07:05:48
Réponse #161

Corin


Maintenant il y a une chose dont tout le monde a dû être convaincu :  avoir un sac de couchage pour une rando à la journée ne doit pas forcément être une hérésie. Un kilogramme en plus dans le sac à dos, c'est moins que la plupart des vêtements vraiment chauds qu'on peut emporter à la journée, et c'est beaucoup plus efficace.

Il y a, par exemple, la solution proposée par Raidlight d'un combi-duvet (sac en duvet qui peut faire doudoune). Il pèse moins de 600 grammes. Bon, le prix fait que ça ne peut pas être un de ces objets que l'on oublie dans son sac: 200 €.
http://www.raidlight.com/boutique/fiche_produit.cfm?type=80&ref=6DUV008&code_lg=lg_fr&pag=1&num=0

J'ai, dans ma collection de sac de couchage, un petit modèle D4 qui fait moins de 600 gr. Donné pour 15°, son encombrement doit être de moins de 2 litres. Il date. Son remplaçant a l'air d'être celui-ci: http://www.decathlon.fr/FR/s15-ultralight-15428878/

Ca peut être aussi ça: http://auvieuxcampeur.fr/gp/asp/produit.asp?codprd=202832

A+

10 janvier 2008 à 08:00:57
Réponse #162

Kilbith


De plus je n'avais qu'une poche centrale, donc une partie de mon kit de survie était dans le sac à dos... Aye ! J'ai bien gambergé quand on nous a privé de nos sacs ! Sinon autre mauvais point : la poche est grande mais presque trop, et je dois bien farfouiller avant de trouver ce que je cherche.
Donc achat prochain d'un pantalon avec poches latérales au cuisses.
cuisine ambulante pour 12 ! Merci à eux !

Céline

Merci Céline, :)

Je constate que tu avais un excellent matériel. Je vais me permettre quelques commentaires en fonction de ton message et du matériel de mon épouse.

* Les sous vêtements Odlo font certainement parti de ce qu'il y a de mieux en synthétique. La gamme est complète et englobe des sous vêtements bien adaptés aux femmes : culotte et soutien gorge. Les sous vêtements odlo sont au minimum lavables à 60°C, souvent 90°C (en blanc). Indispensable pour des sous vêtements de ce type...sinon les infections peuvent se multiplier  :o

*Le port de sous vêtements spécifiques (culotte et soutien gorge) est un gros "plus" sous une coque imper/respi. Les sous vêtemetns coton, très agréables à porter normalement, se gorgent d'humidité stagnante lors du port prolongé de la coque imperespi : froid, pas hygiènique.

*La salopette est pratique, protectrice et chaude.
La coupe actuelle des vestes (très courte) tends à développer son usage. Malheureusement, elle impose le port de bretelles qui peuvent s'avérer parfois génantes lors du port du sac, souvent génantes pour réguler les couches, toujours génantes lorsqu'il "faut y aller". Les bretelles sont aussi des pièges à humidité.

*Pour les femmes, les bretelles des salopettes sont une contrainte supplémentaire pour se "soulager".
-Il existe des modèles de pantalon taille haute (ou salopette) dont les bretelles sont attachées sur le devant et sur les cotés du pantalon/salopette. Des zips sont présents depuis les chevilles jusqu'à la taille.
-Lorsqu'il s'agit de se soulager, on peut "dézipper le fond" le reste du pantalon reste suspendu par les bretelles puisqu'elles retienennent le pantalon sur les cotés.
-C'est un gros plus pour les randonneuses féminines, qui peuvent ainsi boire abondamment. Un point important lors de l'achat. Mon épouse possède un surpantalon taille haute de ce type (schoeffel).
-Il existe quelques modèles féminins très spécifiques avec un zip à l'entrejambe qui apparaissent de temps en temps dans les collections (patagonia, klattermusen...). On peut donc supporter le port d'un baudrier/harnais sur de longues périodes....mais ces modèles sont rares, chers, et le zip doit être super bien conçu et les sous vêtements adaptés. Ne semble motiver que les femmes très très engagées dans les pratiques extrèmes.

*Pour l'achat d'un pantalon goretex avec des poches sur les cotés :
-Il faut s'avoir que cela condamne les zips latéraux intégraux. Or, ceux ci ,sont vraiment utiles pour la ventilation, le sèchage et (éventuellement) pour l'enfilage du pantalon sans avoir à retirer des chaussures, skis, raquettes.
Cette dernière option étant, selon moi, rarement utile sauf pour les modèles très légers que l'on rajoute sur un pantalon lorsqu'on est en plein tempête...Ceux qui ne sont pas convaincus, doivent s'entrainer à ajouter une salopette ou un pantalon protecteur dans leur salon avec des ski aux pieds....
-Les seuls modèles ayant zips+poches sur les cuisses sont obligés de déplacer les poches sur le devant des cuisses du fait dees zips latéraux. AMHA c'est agaçant lorsqu'on marche, car ce qu'on met dans les poches irrite les cuisses. Ils ont le mérite d'exister quand les poches et les zips doivent être présents.
-Dans l'ensemble peu de pantalons de type Gore avec des poches soufflets sur les cotés : l'étanchéité devient difficle à réaliser, c'est plus rigide et le prix du vêtement augmente.
-Francital propose des pantalons imperrespi, stretch avec des poches sur les cotés. Pas certain que toutes les coutures soient étanchées. Ces pantalosn imper/respi ont bonne réputation.

*La solution la plus pratique AMHA (hors alpinisme) :
Un pantalon de rando standard (déperlant, coupe vent partiel) avec beaucoup de poches. Et dans le sac un surpantalon fin et léger avec zips intégraux. Idéalement de type "Goretex Paclite"....

10 janvier 2008 à 12:11:16
Réponse #163

Cynry


Revenons au sujet vous voulez bien ?  ;D


Les vêtements en maille c'est bien, sauf pour la santé mentale. Preuve par l'image (que j'ai pas réussi à faire pivoter, mais bon...)

Ahem  :-[

« Modifié: 10 janvier 2008 à 13:53:36 par kartoffel »

10 janvier 2008 à 12:27:56
Réponse #164

emmuel


Cynry, t'as grossi un peu ces derniers temps, non ?  ;D

10 janvier 2008 à 20:32:46
Réponse #165

DavidManise


Salut :)

Question lancée en l'air : qui n'a pas reçu son mail de feedback de stage et souhaite en avoir un ?

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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10 janvier 2008 à 21:11:20
Réponse #166

Cynry


Euh moi j'ai encore rien reçu.

10 janvier 2008 à 21:38:20
Réponse #167

DavidManise


Cynry : Ok.

JP : D'abord le feedback personnel de chacun, et ensuite je ferai un feedback public.  Ok ? :)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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10 janvier 2008 à 21:49:39
Réponse #168

DavidManise


T'aurais froid, faim, et un peu le stress, et tu te demanderais par moments ce que tu fous là ;D

Sinon le reste du temps tu te marrerais et tu apprendrais des trucs pratiques ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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10 janvier 2008 à 23:23:18
Réponse #169

lambda


Salut David, je ne l ai pas recu, mais pas de souci, tu prends le temps que tu veux.  :)
a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

10 janvier 2008 à 23:27:43
Réponse #170

DavidManise


Je te le renvoie à l'instant ! :)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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11 janvier 2008 à 00:09:19
Réponse #171

douyazen


Son remplaçant a l'air d'être celui-ci: http://www.decathlon.fr/FR/s15-ultralight-15428878/


A+

C'est celui que j'utilise , il pése rien , ne prend pas de place , avec une bonne couche de vétement , il descend facile en dessous de 15 °
Je l'ai utilisé lors de ma derniére sortie , et malgré une nuit bien fraiche , c'est confort .  Il est donné a - 1° extréme ,de mémoire ,mais je peux vérifié si ça interresse .
En fait je n'ai que celui là ,en 3 exemplaire . Et un d'hiver
Le terrain donne le ton .
Un monde meilleur
Un jour tôt ou tard on est que des os ...

11 janvier 2008 à 00:12:11
Réponse #172

lambda


Merci David! j ai tout bien recu! impec...
a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

11 janvier 2008 à 07:10:15
Réponse #173

François


C'est celui que j'utilise , il pése rien , ne prend pas de place , avec une bonne couche de vétement , il descend facile en dessous de 15 °
Je l'ai utilisé lors de ma derniére sortie , et malgré une nuit bien fraiche , c'est confort .  Il est donné a - 1° extréme ,de mémoire ,mais je peux vérifié si ça interresse .
En fait je n'ai que celui là ,en 3 exemplaire . Et un d'hiver
C'est également celui que j'ai en fond de sac. Donné pour 15° en température de confort, 11° en transition (???) et -1° en limite extrême. En pratique, abrité du vent, il permet de gagner environ 10° que ce soit en situation confortable ou en survie.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

11 janvier 2008 à 15:13:24
Réponse #174

Céline


-Il existe des modèles de pantalon taille haute (ou salopette) dont les bretelles sont attachées sur le devant et sur les cotés du pantalon/salopette. Des zips sont présents depuis les chevilles jusqu'à la taille.
-Lorsqu'il s'agit de se soulager, on peut "dézipper le fond" le reste du pantalon reste suspendu par les bretelles puisqu'elles retienennent le pantalon sur les cotés.

Re salut Kilbtih

Ma salopette s'ouvre effectivemnt sur tout le côté, et c'est vraiment bien pour s'aérer les jambes quand on a trop chaud... ce que j'ai fait au début de la balade d'ailleurs. C'est aussi très pratique pour les besoins car on peut n'ouvrir que le haut et faire son affaire en étant protégée (du vent par exemple).
Par contre, dès qu'on a une couche par dessus le haut de la salopette, c'est chiant car on est obligé d'ouvrir la veste, ou de relever le pull pour accéder au zip latéraux de la salopette... donc là sous la pluie, c'est vraiment pas l'idéal. Le côté pratique est surtout valable quand les couches sont enfilées à l'intérieur de la salopette.
Cet aspect ne m'avais pas géné au Groenland, où il ne pleuvait pas...
Je préconiserais donc plutôt un pantalon dans les conditions qu'on a eues ...

Céline

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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