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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Stage Hiver Avancé 5 et 6 janvier 2008  (Lu 68358 fois)

08 janvier 2008 à 17:16:53
Réponse #125

huskbarthai


Hello,

En raison d’une semaine très chargée, il vous faudra patienter quelques jours pour connaître le détail de mon matériel ainsi que mon ressentie sur ce stage….
Simplement merci à tous et particulièrement au staff, du top comme d’hab. quoi… :up:
-
Afin de vous faire patienter, je vous livre ici quelques réflexions entendues et notées lors du déroulement…
A vous de retrouver parmi les participants, l’auteur de chaque phrase… ;)

- J’suis portant pas du genre à glacer l’ambiance, mais on entend craquer l’iceberg…

- Toutes ces histoires de réchauffement, même si je ne crois pas tout ce qu’on nous raconte, ça m’a refroidit …

- Arrête, faut pas que tu t’inquiètes, on aura des bières au frigo…

- Ca ne va pas ? Faut pas que tu t’inquiètes, on ne voit pas derrière les rideaux…

- Est-ce encore une consigne de sécurité venant tout droit du ministère…

- Considérant le risque terroriste on ne peut pas faire autrement…


à plus, eric  :)

ps et pour la question sur ce put**n de saloperie d'abri suisse, il vous suffit de relier le post çi dessous...
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,5118.msg99812.html#msg99812
"Moi j'aime trop mon prochain pour le laisser souffrir, sans cesse je tends la main pour l'aider à en finir..."


08 janvier 2008 à 19:37:59
Réponse #126

Diesel


Ca, question look, ce doit être moyen...il faut que je teste !  ;D
Ahem, j'ai bien une photo de quelqu'un qui l'a déjà testé mais il n'est pas à son avantage du tout.  :-[
Le sac poubelle bleu ne va pas du tout avec ses yeux noisettes  ;D

On sens l'expérience. J'ai remarqué que peu de personnes incluaient un moyen d'affûtage dans leur kit. Pourtant, çà me semble indispensable et ca ne prend pas trop de place. Une fois qu'on se retrouve comme un c*n avec un couteau qui ne coupe plus (ca peut aller très vite si on utilise son couteau pour creuser), on rectifie le tir pour la fois suivante. Bien vu, donc.
Bof, honnêtement, sur une durée aussi courte, il faudrait vraiment couper des pierres  pour en avoir besoin.  ;D

Ou alors c'est qu'ils n'ont pas vérifié leurs couteaux avant de partir.  :nana:

ps et pour la question sur ce put**n de saloperie d'abri suisse, il vous suffit de relier le post çi dessous...
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,5118.msg99812.html#msg99812
C'était ça ???  :o
Mince, je n'ai pas fait le rapprochement. Merci Husk.

08 janvier 2008 à 19:47:26
Réponse #127

fabsah


Bof, honnêtement, sur une durée aussi courte, il faudrait vraiment couper des pierres  pour en avoir besoin.  ;D
Ou alors c'est qu'ils n'ont pas vérifié leurs couteaux avant de partir.  :nana:

Lors de la rencontre NORD/EST, durant laquelle on s'est mis en "situation de survie contrôlée" (cf kit 10 objets + sac à dos seulement en backup), nous avons du chercher des appats pour pécher. Pendant une bonne heure, j'ai creusé la terre avec mon couteau en O1, +- 59/60Rc.  Il était RASOIR de chez rasoir avant (finition coticule jaune et cuir enduit de pâte à polir, aucun morfil) et ne coupait plus tripette APRES. Tu pouvais passer ton doigt sur le fil sans te couper. C'est normal, après un tel traitement.
Même chose pour le couteau que Fred trimballait (LeBaron made).

En 5 minutes autour du feu, le soir, je lui ai redonné un tranchant rasoir, avec à peine 100 grammes d'équipement (pierres diamantées DMT pliables). Pourtant, ca n'était que le temps d'un week-end. Un couteau bien affûté, ca change la vie, surtout dans certaines situations. En plus, c'est une saine occupation que d'aiguiser son outil  ;D

Bref, pour le poids et l'encombrement minimum, c'est un no brainer pour moi.

fab

08 janvier 2008 à 19:53:04
Réponse #128

Diesel


Ben, je te rassure, je fais parti de ceux qui ont de quoi affuter.
Mais le nombre de fois ou j'ai du refaire l'affutage d'une lame dans les bois se compte sur les phalanges d'un doigt.
Quelle idée de creuser la terre avec un couteau aussi, tu ne pouvais pas prendre une branche ?. :)

Surtout que le nombre de couteaux par personne devait dépasser ce fameux nombre de phalanges connaissant le forum.  ;D

08 janvier 2008 à 20:20:35
Réponse #129

fabsah


Surtout que le nombre de couteaux par personne devait dépasser ce fameux nombre de phalanges connaissant le forum.  ;D
:lol: :lol: :lol:


08 janvier 2008 à 20:49:04
Réponse #130

kikou92


Salut à tous !  :D

A mon tour !

L'histoire, vous la connaissez, je ne vais donc pas revenir dessus. Je vous confie donc mes impressions.

Premier truc important

Le premier truc, j'ai fait la connaissance de membres du forum que je ne connaissais pas de visu et ça m'a beaucoup plus : pouvoir rencontrer et discuter avec des gens qui partagent le même centre d'intérêt que vous, c'est déjà une super expérience. Vous savez de quoi je parle, on est déjà souvent considéré comme des aliens ne serait-ce qu'au sein de sa famille. Et puis j'ai personnellement pas mal discuté avec chacun sur leur passion et son origine, ce qui les motivait, leur parcours... Rester éveillé ou randonner, ça offre pas mal de temps pour discutailler.

Deuxième truc important
Ensuite, je m'étais inscrit à un stage de survie "hiver". Le scénario, que vous connaissez, était de faire une rando à la journée dans un paysage neigeux, puis de se retrouver bloqué à devoir passer la nuit sur place dans des conditions difficiles. Je m'étais donc préparé en ce sens, tant au niveau psychologique qu'au niveau matos (je m'étais mis une certaine pression il faut l'avouer, j'appréhendais un peu... ). C'était un peu biaisé car je savais que ça allait mal tourner cette rando.
Je suis super content car le scénario a changé au dernier moment : les conditions n'étaient plus les mêmes. Je n'avais pas imaginé cela et, pour moi, cela été à la base le cas de survie idéal : on part une journée en ayant prévu un truc et puis tout change au dernier moment et il faut improviser avec ce que l'on a. Finalement, cela aurait pu être le scénario de base, mais il n'est pas assez vicieux le David, je le savais !
Donc très content à la base de devoir gérer une situation inattendue.

On était là



et plus précisément ici







Les abris

On est parti en rando en groupe. Arrivé sur le lieu du "bivouac" j'ai dit à Karto que si je devais me perdre et rester sur place une nuit, le dernier truc que je ferais serait de me mettre tout seul dans un coin à me les peler. On a donc décidé de se faire un abri commun et optimiser notre équipement au bénéfice du duo. Bon c'était notre point de vue. D'ailleurs, les filles aussi sont restées ensembles... Je me trompe peut-être et Marion ou Céline nous le diront mais je me demande si elles ont eu le même raisonnement ?

Bon là, Karto confirmera, on s'est carrément vautré pour faire l'abri. Mon avis est qu'on n'était pas assez dans le trip "survie" qui est une situation à prendre au sérieux. Les abris ont été faits en "mode rigolade" alors qu'il ne pleuvait pas encore et on a voulu se faire un palace. Il était pas trop mal au début et puis on a commencé à la retoucher par-ci par-là et puis on lui a finalement fait plus de mal que de bien à notre abri. Vous remarquerez le lustre suspendu au centre et fait par Karto avec une petite boite de gâteaux en carton et une bougie chauffe plat. Terrible et romantique pour prendre le Tea Time de 3h30 du matin.



Isolation du sol avec des épines de pin et nos morceaux de tapis mousse. Le carré de tapis mousse étant petit, j'ai aussi expérimenté l'efficacité d'isolation et de confort du sac poubelle rempli de feuilles. C'est en pleine nuit, lorsque les gouttes tombaient ici et là dans la maison que nous avons eu tout le loisir de se dire qu'une forme de tente canadienne aurait été plus appropriée, surtout en "ductapant" nos deux couvertures de survie épaisses en une seule et grande bâche. On a voulu en faire trop... quand je pense qu'on a mis plusieurs heures à faire cette daube alors que Corin a installé son truc en un quart d'heure...

Ci-dessous l'abri de Lambda. Il nous donnera ses explications à son retour. En tout cas il a bien pioncé, lui.



Ci-dessous une autre de l'abri de David avec Corin derrière



Les ateliers

Samedi soir : atelier chamallow avec mise en pratique de plusieurs années de recherche fondamentale sur la caramélisation au feu de bois (Sacré boute-en-train de David, toujours prêt à nous faire rigoler avec ses histoires de chamallow volant)

Dimanche matin : atelier feu mouillé. Tout est trempé partout. Chic, on va pouvoir tester nos techniques pour allumer un feu ! Chacun y va de son allume-feu : bois gras, tampax paraffiné, ficelle sisal, coton vaseliné, magnesium, briquet, firesteel... 






(tampax paraffiné de Cynry)




Dimanche midi : atelier position de survie

Dimanche après-midi : atelier hypothermie. Ce qu'il faut faire et ne faut pas faire. Je pourrais en glisser ici une tartine mais je pense qu'un post dédié voire un wiki-article plus complet est plus approprié.







Les trucs que j'ai faits et qui m'ont marqué


En fait pour moi, tout a été prétexte pour mettre à l'épreuve mon kit de survie, tester mon matos et des techniques en tout genre, tout en bénéficiant des conseils avisés des "anciens".

- Chasse au bois gras, dans les souches et sur les arbres. Bon y'en avait plein partout c'était assez facile, donc a cherché à trouver du bois TRES gras. Batonnage, scie pliante...
- Efficacité redoutable du sac poubelle rempli de feuilles, même trempées
- Branchettes de pin plantées dans le sol pour faire un matelas isolant confortable
- Solidité des collages ductape sous la pluie
- Efficacité des noeuds, même trempés (là on voit l'intérêt de faire des noeuds simples, efficaces et facile à défaire sinon ils sont difficiel à délier une fois trempés)
- Allumage d'un feu avec du bois sec en extrayant par bâtonnage le coeur d'une bûche de bois mort trempée
- Test du couple acier+silex sur du coton carbonisé + chanvre de plombier
- Protection d'un feu naissant avec des écorces
- Mise à l'épreuve de ma frontale D4 Géonaute sous la pluie. Résultat : direction poubelle
- Intérêt du grand sac poubelle dans le sac de rando en guise de doublure étanche pour éviter de tremper ses affaires
- Pas glop 1 : j'ai une fois de plus mal apprécié la pente de mon couchage et, en plus du froid, j'ai du lutter toute la nuit pour ne pas glisser sous la pluie. On ne m'y reprendra plus c'est dit !
- Pas glop 2 : j'avais pas de poncho, juste une coquile imper-respirante D4; Du coup, j'ai eu droit au syndrôme Kway : le haut est au sec mais l'eau coule sur les jambes, et impossible de s'asseoir tranquillou sans se tremper le bas...
- Pas glop 3 : l'abri trop compliqué, mais je l'ai dit plus haut
- Pas glop 4 : La parka de ski que j'avais prise n'est pas imperméable, je l'ai donc trempée. Exit cette veste à l'avenir ! Ou bien sous un poncho alors...
- Pas glop 5 : Ma couverture de survie légère était inadaptée à mes gestes doux et gracieux : je l'ai bien déchirée.
- Pas glop 6 : Mon kit de survie, bien qu'assez complet, perd de son utilité à partir du moment où je ne le porte pas "directement" sur moi : il ne faut ne pas mettre son kit dans son sac à dos ou dans qqchose susceptible de se séparer de vous pour une raison ou pour une autre, car les prédateurs bipèdes des bois peuvent toujours surgir de nulle-part avec des kalachnikov en bois et vous piquer vos sacs. Les 2 protagonistes se reconnaîtront. Je vais donc retravailler mon kit pour pouvoir le porter sur moi jusqu'à l'oublier.


Habillement

- Journée : T-shirt polyester D4 et grosse polaire Lowe que je mettais et ôtais en fonction de la situation. Pantalon de rando Millet chaud et respirant. Boots de rando D4 avec chaussettes en laine. Coquille à portée de main + bonnet (j'attends avec impatience les photos de Karto et Cynry pour leurs vêtements de jour...)
- Soir et nuit : ajoût d'un collant thermique que j'avais prévu pour ma rando à la journée (on voit déjà que le bas n'était finalement pas assez imperméable pour passer la nuit). Ajoût de 3 couches pour la nuit : Tshirt polyester - haut thermique polyester - fine polaire - grosse polaire - coquille. Bonnet, écharpe. Moi qui transpire bcp, j'adore le polyester en hiver...

Par rapport à un équipement de rando à la journée, y'avait que la parka de ski et un teeshirt en polypropylène qui étaient en trop dans mon sac et que j'avais pris pour me "rassurer". La parka n'a rien apporté, elle était trempée et me refroidissait plus qu'autre chose. J'ai pas eu froid au torse ni à la tête ou aux pieds ni aux molets. En fait, j'ai eu froid aux mains (gants trempés), aux cuisses et... aux cou**les. J'avais suffisamment d'épaisseur partout sauf au milieu du corps, pourtant bien isolé du sol. J'y ai remédié partiellement en me couvrant d'un bout de sac plastique pour limiter les pertes. Je pense qu'un grand édredon de feuillages aurait été super.


bon, moi pour une rando à la journée en montagne avec des potes, j'aime bien marquer le coup : j'ai donc trimballé un gros pain et un gros Mont d'Or à faire fondre en papillotte d'aluminium dans le feu... Je pense que cette fondue au fromage a plu à tout le monde vu qu'on se les pelait sous la pluie  :D



Anecdote : vers 5h00 du mat' je crois, David fait sa ronde pour vérifier si y'en avait pas un de nous qui était devenu tout raide. Il s'est prit (je sais pas où) une des ficelles qui retenait notre abri. Gros bruit sec : Tchaaaak ! Karto se réveille littéralement en sursaut en criant hein ??! quoi ?! keskispass ? Je crois qu'il pensait qu'on s'était prit un paquet de neige sur le toit. Je me suis tellement marré dans le noir d'entendre son sursaut que j'en avais mal au bide ! Je pouvais plus m'arrêter ...et ça m'a...réchauffé ! Moralité, quand t'as froid au pieds, met ton bonnet et rigole un bon coup...

si vous avez des questions, ce sera avec plaisir

A+
Alexis

08 janvier 2008 à 21:29:40
Réponse #131

kartoffel


Kikou a tellement rigolé que ça a presque fini par me vexer  ;D

Je ferai un petit debriefing du stage demain. Je tiens juste à saluer, très sincèrement, chaque personne de ce groupe exceptionnel. Il n'y avait pas un seul mec "moyen" à ce stage, il n'y avait que des gars et des filles exceptionnels chacuns dans leur genre. J'ai été très impressionné honnêtement par ces personnalités.

Et un petit mot pour tirer mon chapeau publiquement à Lambda, qui a littéralement continué le stage avec une difficulté augmentée le dimanche soir. Je pensais qu'on mettrait deux à trois heures de marche tranquille pour faire le trajet du soir jusqu'à la cabane, mais les conditions adverses nous ont tenus dehors pendant plus de six heures avec du vent, de la pluie, du brouillard, une neige pire que de la boue, la fatigue du stage dans la tête et une orientation difficile ; on est arrivés au chaud à 01h30 le matin.

Cela aussi pour dire que personne n'a de regrets à avoir quant au lieu choisi pour le stage : le plateau, c'était la grosse m*rde avec la pluie, la neige était impropre à la constructions d'abris, je me suis plusiseurs fois mouillé jusqu'à mi mollet(e) dans des mares recouvertes de neige, le stage aurait été vraiment très pénible et peu pédagogique.

Bien à vous,
Mathias
« Modifié: 09 janvier 2008 à 10:35:15 par kartoffel »

08 janvier 2008 à 21:46:46
Réponse #132

DavidManise


Je ferai un petit debriefing du stage demain. Je tiens juste à saluer, très sincèrement, chaque personne de ce groupe exceptionnel. Il n'y avait pas un seul mec "moyen" à ce stage, il n'y avait que des gars et des filles exceptionnels chacuns dans leur genre. J'ai été très impressionné honnêtement par ces personnalités.

Moi aussi.

On est chanceux, hein, de condenser comme ça autant de gens géniaux :love:

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

08 janvier 2008 à 22:25:12
Réponse #133

DavidManise


Bon sinon, avis à la populatiogne : je vais envoyer un petit mail de feedback à tous les participants dans les jours qui viennent, pour voir les bons points, et les trucs à améliorer selon mon humble avis...  histoire que vous puissiez bosser par vous-mêmes sur vos techniques un peu.  Alexis a reçu le sien, là.  Je l'ai choisi lui en premier parce que c'est lui qui a demandé en premier.  En deuxième ça sera Céline et Miladiou.  Ceux qui sont intéressés, comptez vous ! :)

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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08 janvier 2008 à 22:46:24
Réponse #134

Cynry


Je !  :)
Toujours preneur de bonnes infos.

08 janvier 2008 à 23:54:05
Réponse #135

Céline


Arrivé sur le lieu du "bivouac" j'ai dit à Karto que si je devais me perdre et rester sur place une nuit, le dernier truc que je ferais serait de me mettre tout seul dans un coin à me les peler. On a donc décidé de se faire un abri commun et optimiser notre équipement au bénéfice du duo. Bon c'était notre point de vue. D'ailleurs, les filles aussi sont restées ensembles... Je me trompe peut-être et Marion ou Céline nous le diront mais je me demande si elles ont eu le même raisonnement ?

Bonjour bonsoir à tous

Avant de répondre à Kikou, je voulais moi aussi remercier David, Corin et Karto de ce stage, qui m'a vraiment énormément plu et m'a donné une super pêche. J'ai aussi trouvé le groupe vraiment hyper sympa, chaleureux, disponible, enfin bref, encore merci à tous !

Donc mon retour, ben déjà je n'avais absolument jamais fait de stage de survie, je ne connaissais rien au firesteel, coton imbibé, bois gras etc.
J'ai une longue expérience de rando mais toujours avec le matos : tente, duvet, popotte... et je ne me suis jamais retrouvée dans une situation de survie.
Je n'ai jamais vraiment eu non plus ce qu'on peut appeler un "kit de survie" sur moi, ou alors dispersé dans le sac à dos, et incomplet.
Je n'avais jamais non plus fait d'"abri de survie", donc là j'ai découvert plein de trucs et appris énormément de choses.

Je ne vais pas faire la liste complète, en gros j'ai appris à avoir et faire un kit de survie, un abri, un feu avec bois gras, ou coton imbibé, firesteel, silex et coton carbonisé et chanvre, j'ai vu l'utilité des tarp et des couvertures de survie, bref, tout était nouveau, et je me sentais comme une enfant dans un atelier de travaux pratique et j'adore bricoler comme ça, je me suis amusée comme une folle.

Les points à mieux gérer sont ceux déjà évoqués par les autres : on s'est bien amusé autour du feu à savourer le Mont d'Or généreusement apporté par Kikou, et résultat on était tous trempés, et on l'a payé après pendant la nuit.
Côté abri, on ne s'est même pas posé la question avec Marion si on se mettait ensemble ou pas car on randonne déjà ensemble, donc on a l'habitude de fonctionner à 2, et puis David nous avait mis en groupe toute les 2, donc on y a même pas réfléchi.
Sous les conseils avisés de David, on a scotché nos 2 couvertures épaisses de survie, et fait une sorte de canadienne, bien calée au sol de 3 côtés pour éviter les courants d'air. Du coup l'abri était un peu petit. On avait aussi planté une bonne couche de branches de pin comme isolant au sol, recouvert d'une autre couverture de survie plus grosse. J'ai mis mon poncho pour fermer l'ouverture, mais il y avait tout de même un courant d'air qui passait par en dessous.
Résultat, on était franchement pas mal du tout, un peu serrée mais on se tenait chaud, et si je n'avais pas été mouillée je crois que je n'aurais pas eu froid du tout.
Là j'avais le pantalon mouillé, et la veste l'était un peu aussi malgré le poncho.
Le défaut de ce genre d'abri est la condensation, dès qu'on bougeait on touchait le toit et on se mouillait. Le système de Corin avec juste un tarp et un hamac évite ça, et est bcp + rapide à installer.

Mes questions sont plus d'ordre psychologique finalement.
Comment gérer la tension de ce genre de situation, pourquoi ne pas réussir à dormir alors que je n'avais pas si froid, comment gérer les angoisses qui viennent toutes seules parce que je ne m'endors pas et que la collègue ronfle doucement à côté, que j'ai envie de parler pour m'apaiser mais que je n'ai pas envie de réveiller l'autre, pourquoi j'ai la flemme d'enlever mon pantalon mouillé et d'enfiler mon ulfrotté sec, pourquoi j'attends 1h avant de déplacer le sac à dos afin de boucher plus éfficacement le courant d'air...
Comme Kikou, je m'étais mise un énorme pression pour ce stage, j'angoissais beaucoup, je ne me sentais pas à la hauteur, je pense qu'après la difficulté à dormir vient aussi de là, mais c'est con parce qu'en fait je n'ai pas trouvé ce stage vraiment difficile. Donc une difficulté à lâcher.
Je reviens au raisonnement de Kikou sur le fait de ne pas imaginer être seul dans ces conditions, c'est vrai que ça rassure et en même temps ça peut aussi angoisser encore plus si l'autre dort et pas nous. Du coup on n'ose pas pas forcément bouger, on n'ose pas se mettre à l'aise. Il y a le pour et le contre.
Marion s'est couchée avant moi et quand je suis arrivée elle dormait déjà, je sais que je me serais sûrement mieux préparée à la nuit si j'avais été seule dans mon abri.
En même temps les moments où aucune de nous ne dormait, on se parlait, on prenait des nouvelles l'une de l'autre, et vu qu'on était l'une contre l'autre je sentais nettement sa chaleur corporelle qui me réchauffait.

Bref la difficulté pour moi est plus dans les moments d'inaction que dans les moments où on contruit son abri, on fait son feu etc. Même si on est sous la pluie, ou qu'on a hyper froid avec les doigts gourds, qu'on n'y arrive pas bien etc, on agit, on est concentré sur une chose, sur le moment présent et on ne se prend pas la tête. Dans les moments d'attente on a tendance à gamberger, enfin je parle pour moi.
C'est pourquoi je suis hyper admirative des gens comme Marion qui savent simplement profiter du moment présent pour se reposer s'il n'y a rien d'autre à faire.

Bref, j'arrête là mes pensés.
Ah oui, Corin, peux-tu m'expliquer où je trouve la liste de ton kit ? Merci beaucoup !
Et la photo de mon stick à lèvres "pur porc" est très réussie, mais vous allez me faire une de ces réputations !!!
Allez ciao à tous.
Céline

09 janvier 2008 à 06:50:07
Réponse #136

Corin


Je tiens juste à saluer, très sincèrement, chaque personne de ce groupe exceptionnel. Il n'y avait pas un seul mec "moyen" à ce stage, il n'y avait que des gars et des filles exceptionnels chacuns dans leur genre. J'ai été très impressionné honnêtement par ces personnalités.
On oublie souvent d'évoquer les choses les plus confortables. On a passé un super moment (sous la pluie) avec des gens adorables et passionnants. On a quand même mangé du foie gras, du vacherin fondu, du pain fait maison... Bref, plein de trucs sympas avec des gens charmants. C'est certain que ça renforce l'endurance sur le moment.

Ah oui, Corin, peux-tu m'expliquer où je trouve la liste de ton kit ?

Salut :D,
Il est dans le sujet Kit Ultima Ratio: http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,4057.0.html

Tu me fais penser qu'il faudra que je mette en ligne les petites évolutions que j'ai faite.

A+

PS: désolé pour la photo. Si tu veux que je la vire, t'as qu'à demander... ;)
« Modifié: 09 janvier 2008 à 07:07:05 par Corin »

09 janvier 2008 à 08:05:31
Réponse #137

Kilbith


Salut Céline, :)

Il me semble que c'est la première fois que nous échangeons directement :  :up:

Merci Céline pour ce compte rendu....Si tu es la personne qui est allongée durant l'exercice d'hypothermie, tu avais un Ulfrotte/woolpower (600gr ?), un passe montagne....

Dans la mesure où l'habillement est la chose la plus importante dans ces conditions, pourrais-tu prendre le temps de détailler précisèment le tien ?


Sur le fait de l'intérêt d'être en binôme. Je dirais oui et non. Sur le plan moral c'est certainement un plus si on arrive à gérer l'agacement généré automatiquement par autrui (désynchronisation, phase de négociation, ronflements, habitudes différentes...). Pour avoir encadré, par le passé, plusieurs expériences de "mise à l'épreuve" sur plusieurs jours, je puis affirmer que ces points ne doivent pas être négligés.
Sur le plan efficacité pure, AMHA cela dépend de la capacité à gérer le "code social".
Je m'explique : Dormir à deux sous un tarp ou une canadienne improvisé n'apporte pas grand chose, même si cela permet de confectionner avec le matériel commun un abris plus opérationnel. Pour que ce soit vraiment efficace il faut dormir très serré l'un contre l'autre en cuiller. Ce qui engendre une grande promiscuité, par exemple si on doit réchauffer l'autre efficacement.
....D'où la nécessité de gérer les "convenances sociales". Deux hommes, deux femmes, un homme une femme ne se connaissant pas....Les décisions devant être prises rapidement. Avant qu'elles s'imposent, au risque que ce soit trop tard.  :closedeyes:


did, :)

« Modifié: 09 janvier 2008 à 14:18:09 par Kilbith »

09 janvier 2008 à 08:38:30
Réponse #138

Diesel


Sur le fait de l'intérêt d'être en binôme. Je dirais oui et non. Sur le plan moral c'est certainement un plus si on arrive à gérer l'agacement généré automatiquement par autrui (désynchronisation, phase de négociation, ronflements, habitudes différentes...). Pour avoir encadré, par le passé, plusieurs expériences de "mise à l'épreuve" sur plusieurs jours, je puis affirmer que ces points ne doivent pas être négligés.
Sur le plan efficacité pure, AMHA cela dépend de la capacité à gérer le "code social".
Je confirme.  ;D
Selon la personne, ça change du tout au tout. Dans l'adversité les comportements changent très vite, certaines choses insignifiante le plus souvent prennent des proportions énormes, tout est exacerbé.
Sur un délai aussi court, ça ne se ressente encore pas trop, mais il suffit de peu, 3,4 ou 5 jours pour que ça bascule à l'affrontement.
Et parfois même beaucoup moins (Chérie, tu as mis ou la carte ?. On est perdu.  >:(). Face au stress on répond souvent par de l'agressivité. C'est particulièrement vrai pour les hommes.

09 janvier 2008 à 09:17:29
Réponse #139

Patrick


Et la photo de mon stick à lèvres "pur porc" est très réussie, mais vous allez me faire une de ces réputations !!!
Oui, je te confirme qu'on va te faire une sacrée réputation.............de nana sacrément gonflée et débrouillarde et qui a, en plus, le sens de l'humour  :doubleup:

09 janvier 2008 à 10:00:56
Réponse #140

DavidManise


Mes questions sont plus d'ordre psychologique finalement.
Comment gérer la tension de ce genre de situation, pourquoi ne pas réussir à dormir alors que je n'avais pas si froid, comment gérer les angoisses qui viennent toutes seules parce que je ne m'endors pas et que la collègue ronfle doucement à côté, que j'ai envie de parler pour m'apaiser mais que je n'ai pas envie de réveiller l'autre, pourquoi j'ai la flemme d'enlever mon pantalon mouillé et d'enfiler mon ulfrotté sec, pourquoi j'attends 1h avant de déplacer le sac à dos afin de boucher plus éfficacement le courant d'air...

AAAAhhhhh  :)

Voilà des questions vraiment excellentes :up:

Pourquoi...  pourquoi, en effet.  Pourquoi moi j'ai pas pensé à mon 2e poncho, étanche celui-là ?  Pourquoi quand on est dans un duvet limite, on reste là à se cailler dedans au lieu de sortir, de trouver une solution, de FAIRE, et de se recoucher ?  Pourquoi, quand on a envie de pisser au milieu de la nuit, on tient tant qu'on peut quitte à pas dormir juste pour pas se lever ?  Pourquoi on reste passifs comme ça ?

En fait on espère que ça va se régler tout seul.  Que maman va venir et qu'elle va arranger ça...  que grâce à la pensée positive le froid va se transformer en chaleur.  Un truc comme ça ;D

Y'a pas 36 000 solutions hein.  Quand on constate un problème, il faut lui trouver une solution.  Une fois qu'on a trouvé la solution, il faut appliquer la solution. 

C'est d'une profondeur terrible ce que je dis là, non ? :)

Non...  mais pourtant moi le premier il m'arrive de ne pas bouger.  D'attendre.  D'être passif. 

Tiens...  là ça fait 6 mois que j'attends qu'un pote se bouge pour nous permettre de mettre de la pub sur le site pour financer les projets de l'assoce.  Tout le monde m'engueule et me dit de l'envoyer chier et de prendre quelqu'un d'autre et tout.  Moi j'attends...  c'est un mec que j'aime bien, je lui dois beaucoup, alors je reste passif. 

Pourquoi ?

Peut-être que la bonne question ça serait COMMENT.  Comment on en arrive là ?  Comment fonctionne-t-on pour détecter les problèmes, évaluer leur propension à se régler tous seuls...  <rire>...  comment imaginons nous les solutions aux problèmes et comment prenons nous la décision d'agir ?

Bref, plein de grandes et bonnes questions.  Et là, j'ai pas les réponses pour les autres.  Je commence tout juste à comprendre les réponses pour moi-même... 

On dit souvent que la paresse est la mère de tous les vices.  Ce qui est sûr c'est que le paresse, la complaisance et la négligence, en situation de survie, ça peut nous tuer.  Donc il faut se surveiller en permanence et ne pas tolérer ces petits trucs chiants en attendant que ça passe.  Il faut AGIR.  Assez tôt, et correctement.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

09 janvier 2008 à 10:32:03
Réponse #141

Woodrunner


C'est vrai que s'est chiant de par exemple changer un t-shirt mouillé de transpiration après une marche, de se faire un thé alors qu'on a juste une envie s'est de diparaître dans le sac de couchage, de sortir de ce même sac de couchage pour retendre une attache du tarp quand il pleut comme vache qui p*sse,... tout ces petits truc qui font mortellement chier mais qui sont tellement important!

Lors des exercices je force les gars à se contrôler entre eux, et je les contrôle moi-même en plus, après les marche je donne l'ordre de changer les t-shirts et de mettre un pull, en faisant ça je m'oblige de le faire pour l'exemple (sinon la paresse prend le dessus chez moi aussi,...), je leurs ordonne de boire et je contrôle qu'ils le fassent, j'ordonne aussi au début de la marche (après 5-10min )une halte pour contrôler les chaussettes et les lacets,.... S'est pénibles et les gars me trouvent chiant au début mais après ils le font d'eux-même dès qu'ils ont compris que s'était pour leurs bien,... faut juste leurs laisser faire une ou deux mauvaises expériences et après ils s'appliques!!!

Sur une période courte tout cela n'a pas d'importance, mais dès que les jours se suivent et se cumules le moindre petit rhume, la moindre cloque mal soigné peut transformé un exercice ou une ballade en torture chinoise,....

Le pire s'est que malgré les expériences que j'accumule il y a des fois ou je me laisse aller, par exemple jeudi soir passé je gelais au niveau des pieds dans mon sac de couchage et en plus l'envie de p*sser me fendait le crâne, j'ai attendu deux heures avant de me sortir du sac, 2 heures à se tourner et à se retourner sans arrivé à se réchauffer, le pire s'est que j'avais peur d'avoir encore plus froid en sortant de mon nid douillet et qu'au contraire à mon retour j'ai pu me réendormir rapidement en ayant bien plus chaud qu'avant,....C'est con j'ai perdu deux heurs de sommeil en voulant garder le niveau de confort que j'avais,...

La flemme tue!!! ;D
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

09 janvier 2008 à 10:35:32
Réponse #142

DavidManise


La flemme tue!!! ;D

C'est TELLEMENT bien résumé :akhbar:

C'est exactement ça.  La flemme tue.  Je la retiens celle là.  Et avec ta permission je la sortirai régulièrement en stage.

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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09 janvier 2008 à 10:58:49
Réponse #143

Woodrunner


Comme je t'ai jamais demandé pour resortir plein de tes trucs et de tes combines lors de mes instructions,... et bien  je t'autorise exceptionnellement  à réutiliser cette petite phrase,... ;D  ::)

Dernièrment je parlais avec un des mes ancien instructeur, il travail actuellement au dévellopement et à la sélection des forces spéciale que l'armée met en place, il me disait que lors de la phase de sélection (copié sur celles des SAS,... en résumé les types alignent des km et de km avec des sacs de plus en plus lourds,....) le gars qui lorsqu'il a du temps pour dormir jette sont sac de couchage par terre et profite des 3 heures dont il dispose pour récupérer au maximum et bien celui là n'était pas sélectionné,...par contre celui qui sacrifiait 1 heures pour s'installer, se faire un thé, contrôler son matos avant de dormir celui là, lui avait toutes ces chances,.... Les troupes de choc fonctionnes avec la discipline de groupe (on fait se que le chef dit, si le chef ne dit rien on fait rien,...)et les FS avec la discipline personnelle m'a il expliqué,...

Quand on lit les aventures et les expériences de Mike Horn on comprend mieux l'utilité de cette discipline personnel, elle fait simplement la différence entre la réussite et l'échec,... la vie et la mort!!!
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
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Winston Churchill

09 janvier 2008 à 11:26:12
Réponse #144

LOOPING


Salut et merci beaucoup pour vos comptes-rendu
Sacré équipe !

avec Marion et ses projets en patagonie et Céline et son expé au Groenland…
Vous étiez en bonne compagnie les gars !

Chapeau les filles !

Salut au passage à Alexis, Marion et David.

Marion fait nous vite un compte rendu.

David, ton idée d’avoir 2 ponchos (assez grand,) avec soi, ca à l’air  un bon truc.
Avec 1 seul on est un peu limité parfois, mais avec 2 pas mal d’options s’ouvrent alors :

- 1 en tarp ; l’autre en tapis de sol
- 1 en tarp ; l’autre comme couverture de fortune
- 1 en tarp ; l’autre sur soi pour sortir sous la pluie
- Les 2 en tarp pour faire un abri plus grand
- 1 sur soi ; l’autre plié dans sa housse et utilisé comme coussin/siège

Les options sont multiples…  Et le prix raisonnable.

Quelques idées :

- un bivi peut etre utile, sac de survie modele fin. Pour protéger de la pluie les éventuelles partie du corps qui dépasse de l’abri/poncho. J’en ai un dans mon kit.
Un grand sac poubelle peut faire aussi en partie l’affaire. Dommage aucun des 2 n’est respirant.

- on peut aussi emporter un sursac  (genre decath à 30eur). C’est ce que je faisais parfois.
En détresse on peut l’utiliser comme sac de couchage de fortune à défaut de mieux.

L’avantage ca respire plus que le bivi. Et c’est solide, Inconvenient : + gros, + encombrant.

- pour rester plus au chaud, un blizzard pack serait à mon avis le plus indiqué. C’est moins encombrant qu’un duvet light qu'on rechigne souvent à prendre. Le blizzard pack est de la taille d’une k7 vidéo. Camp en a un.

La Rega (garde aerienne suisse - spécialisée en secours) c'est équipé de blizzard pack pour ses hélico.

C'est le truc à avoir pour les activités hivernales. Dommage c’est un peu cher. (Il font maintenant aussi des modeles orange fluo pratique pour la signalisation/détresse.)





photo : blizzardsurvival

SPECIFICATIONS

Size (vacuum packed): 21 x 11 x 4 cm.
Volume: 0.9 litres.
Weight: 385 grams.
Size (unpacked): 2.1 metres.
Colour: Silver, Orange or Green.



http://www.blizzardsurvival.com/
« Modifié: 04 août 2015 à 15:12:56 par Achille »

09 janvier 2008 à 11:34:03
Réponse #145

kurodo


David et Woodrunner, ce petit échange déclenché par le questionnement pyschologique de Dame Celine est vraiment passionnant !
C'est fou cette propension à se laisser vivre (ou mourir, c'est là le drame !) plutôt que de se sortir les pouces du c*l tout de suite et d'agir.
Combien de fois je me dis que ma nature est d'être une grosse faignasse, que ce soit pour des tous petits trucs, ou pour des plus importants.
Combien de boulot executés au dernier moment, quand ça commence à être chaud niveau délai, alors que j'avais tout le temps au départ, à réception de la "mission".

Depuis quelques temps je lutte contre ça, je m'oblige, je me bats contre ce chant des sirènes de la paresse, et encore plus depuis que je fréquente ce site.

Et de vous lire, là, me conforte dans cette attitude. Je comprends qu'entrainer et pratiquer la volonté dans la vie quotidienne peut, un jour, dans un cas de survie, faire toute la différence.

Encore une fois, mon meilleur outil de survie c'est moi (ou ça le devient, en tout cas)

Kurodo

09 janvier 2008 à 11:36:01
Réponse #146

DavidManise


Comme je t'ai jamais demandé pour resortir plein de tes trucs et de tes combines lors de mes instructions,... et bien  je t'autorise exceptionnellement  à réutiliser cette petite phrase,... ;D  ::)

LOL

Citer
Quand on lit les aventures et les expériences de Mike Horn on comprend mieux l'utilité de cette discipline personnel, elle fait simplement la différence entre la réussite et l'échec,... la vie et la mort!!!

C'est clair...

En stage, je vois pas mal de gens passer hein.  Je dirais que 90% des gens se laissent mener plus ou moins par le flot du truc.  Ils von suivre sans rouspéter, faire ce qu'on dit correctement. Si tu t'arrêtes ils s'asseoient, si tu t'asseois ils dorment déjà.  T'as 5% qui traînent la patte et qui rechignent et qui ne sont pas là mentalement...  ceux là, la sélection naturelle les attend au tournant <rire>, et y'a 5% qui percutent plus vite, qui ont plus la gnaque, qui sont ACTIFS DANS LEUR TETE, et donc actifs dans le monde réel...  et donc ils ont toujours une longueur d'avance sur tout le monde, tout le temps. 

Et parmi ce 5%, une fois de temps en temps, t'en as un qui a aussi les compétences, la condition physique, le sens de l'humour, tout le bordel...  et qui en plus joue son truc collectif.  Il pense aux potes avant lui-même, il partage sa bouffe (une arachide c'est pas encore assez petit pour pas pouvoir la couper en deux et en filer la moitié à son pote, m'avait dit un jour un stagiaire de Côte d'Ivoire qui répondait bien à tous ces critères et encore d'autres), il aide les autres à monter leur abri avant de monter le sien...  il sait aussi demander de l'aide, poser une question...  et il a un sens de l'humour assez génial en général.  Ces gens là sont généralement très intelligents.  Pas nécessairement avec des études prolongées...  mais le cerveau turbine, et il turbine efficacement.

Ce genre de personnes, j'en croise une fois par 6 mois quand je suis chanceux...  il y a vraiment de temps en temps des gens exceptionnels comme ça qui viennent.  Dans les stages avancés, on en trouve une sorte de condensé, parfois.  C'est vraiment cool.  Moi je me régale... :)

Mais la fondation de TOUT CA, clairement, c'est que ces gens là ont un état d'esprit qui fait en sorte de foutre la flemme et la médiocrité dehors.  Ils sont capables de se pousser.  Ils décident.  Ils ne se laissent pas mener par la pente, et ils ne suivant pas toujours le chemin de moindre résistance.  Ce sont, de mon point de vue, des gens réellement libres en fait...  parce qu'affranchis de leur propre petitesse.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

09 janvier 2008 à 11:46:10
Réponse #147

kartoffel


Re salut à tous  :)

Désolé de faire tâche dans cette discussion qui commence à être intéressante, je donne juste comme promis un tout petit retour sur le stage tel que je l'ai vécu avec Kikou.

Comme il l'a si bien dit, nous avons vraiment fait notre abri en mode "rigolade". On a du mettre une demi heure pour faire l'essentiel, puis j'ai vu que Kikou a effectivement joué à le désoptimiser pendant un bon moment ;) En fait c'était un chouette cabanon pour prendre le thé nocturne, mais à part ça ce n'était pas un abri efficace ni contre le vent, ni contre la pluie, ni pour garder une poche d'air un peu réchauffé près des locataire. Faut dire qu'on a fait spacieux et aéré parce que quand je dors je pète, c'est un fait de la nature, et que nous étions avertis des risques d'intoxication au CO.

En vérité, si ça avait été pour de bon, j'aurais construit le seul type d'abri qui soit 100% éprouvé pour moi, que je puisse construire très facilement et très rapidement avec le matos que j'ai toujours ou presque pour une journée : une petite canadienne monoplace. Je scotche une couverture de survie avec mon poncho pour faire une bâche de bonne taille, je tends une ficelle horizontale entre deux arbres, je jette ma bâche sur la ficelle et des pierres ou du bois lourd aux quatre coins. En cinq minutes j'ai un abri efficace pour me protéger de la pluie, et du vent dans une direction. Une fois à l'abri de la pluie, je m'occupe du sol. En en bloquant les issues je peux espérer le réchauffer même un peu, mais ce n'est pas la méthode la plus efficace dès lors que le toit de l'abri n'est pas isolant.

Revenons en à ma nuit avec Kikou dans notre palace où nous avions même fait des réservations pour construire la chambre des enfants que nous avioins prévu d'adopter si la situation se prolongeait trop. L'abri a posé des problèmes d'étanchéité que j'ai fini par régler à coups de sacs poubelles, non sans avoir moi aussi fait preuve d'une énorme flemme ; il a fallu des heures pour que je me décide à aller poser un sac poubelle. Temps de l'opération : 10 secondes. Bénéfice : j'ai arrêté de recevoir de l'eau sur la tronche en permanence. C'est con...

Pour l'isolation du sol j'ai fait simple, rapide et efficace : mon sac à dos. Pour un peu de confort j'ai mis mon petit carré de mousse sous mon cul, posé sur quelques branchettes, mais j'aurai été très bien sans. En vêtements je portais un pull, une polaire, un gilet en duvet et un coupe-vent. Le gilet en duvet est un achat récent, mais pour 40 euro, quelques centaines de grammes et un volume minime dans le sac à dos, je trouve qu'il remplace avantageusement la parka bon marché lourde et encombrante que je me trainais avant. Honnêtement, la plupart du temps je n'ai pas eu froid au point de que ça soit trop désagréable pour dormir. J'ai commencé à avoir froid deux fois dans la nuit. Les deux fois on s'est fait un petit thé sous la chandelle avec le réchaud de Kikou qui crachait le feu de dieu, et je me sentais à nouveau nickel. J'ai surtout mal dormi parce que je turbinais dans ma tête sur des sujets qui n'ont rien à voir du tout avec le stage ; sinon je crois que j'aurais gratté un nombre honorable d'heures de sommeil honnêtement.

L'abri de Corin est à mon avis un truc très intelligent. C'est si simple qu'on n'y pense même pas pour de l'urgence... Un hamac filet, un poncho passé autour pour couper le vent, et la bâche pour le toit. J'avais fait des bivouacs vaguement similaires en mode "confort", mais Corin m'a démontré en convaincu que la méthode s'applique super bien aux situations d'urgence, et je ne vais pas manquer de m'en inspirer à l'avenir.



Maintenant il y a une chose dont tout le monde a dû être convaincu :  avoir un sac de couchage pour une rando à la journée ne doit pas forcément être une hérésie. Un kilogramme en plus dans le sac à dos, c'est moins que la plupart des vêtements vraiment chauds qu'on peut emporter à la journée, et c'est beaucoup plus efficace.

Post à compléter plus tard si je suis encore inspiré...

09 janvier 2008 à 14:14:05
Réponse #148

Céline



PS: désolé pour la photo. Si tu veux que je la vire, t'as qu'à demander... ;)

Ah non, elle est drôle, faut pas se priver d'une raison de rire ! J'assume !

Merci pour l'info sur ton kit, je sais pas encore bien me servir de ce site.
Par exemple, on dirait que là j'aurais mis une petite figurine qui sourit...
Céline

09 janvier 2008 à 15:14:11
Réponse #149

Cynry


La flemme, c'est aussi s'économiser, ne pas se brusquer, éviter les gros efforts, y aller doucement...
Pis j'en connais pas mal ici qui sont les premiers à dire que la survie est un truc de flemmard.
Enfin, dire que la flemme tue, ça me semble un peu extrême. Des fois c'est une bonne chose, des fois non. Donc encore une fois, il s'agit d'évaluer la situation, et de s'adapter en conséquence.

Bref, je vais compléter mon compte-rendu par quelques réflexions en vrac.

Je pense que j'ai manqué d'humilité pendant ce stage. J'étais sûr de mes fringues, ainsi que du fait que je me suis quand même pas mal acclimaté au froid depuis un an. Je pensais vraiment me taper une nuit pépère à vrai dire  ;D Y aurait pas eu la pluie, ça aurait d'ailleurs été le cas, seulement je l'ai vraiment prise en compte que trop tard. Pas de conséquences dramatiques (bon j'ai eu froid et j'ai dormi peu), mais c'est typiquement le genre de truc à éviter en général.
Trop de confiance en soi tue la confiance en soi  ::)

Même tarif pour le feu sous la pluie. J'ai essayé samedi soir, en écoutant d'une oreille les conseils du manitou, et en n'en faisant qu'à ma tête. Echec  :) A deux reprises  :D. Le lendemain, j'ai appliqué ce qu'il m'avait dit, en prenant bien le temps de préparer le truc (la photo prise de mon feu l'a été après la destruction de celui-ci, les morceaux d'écorce autours servaient d'abris au départ du feu), et résultat, réussite du premier coup. Je l'ai même joué un pu overkill, puisqu'il ne pleuvait plus  ::) Au moins j'ai une idée d'où trouver ces espèces de plaques d'écorce...

Ca a déjà été dit, mais un petit duvet ou mieux, une doublure de poncho (plus polyvalent, éventuellement biplace) ont tout à fait leur place dans un sac de rando à la journée. A vrai dire, je pense qu'avec un hamac filet, un poncho et sa doublure et une couverture de survie lourde, on peut déjà pas mal voir venir. Et ça prend à peu près le volume de ma swandrii  ;D

Le réchaud à bois, pour les mecs pas pressé, c'est vraiment bien. Ca prend carrément plus de temps à mettre en place qu'un réchaud à gaz, mais tant qu'il y a du bois (même mouillé, testé et re-testé ce week-end), on peut prendre son temps pour cuisiner (quoi qu'en dise David  ;D). C'est aussi plus polyvalent, puisqu'on peut s'en servir pour faire un petit feu servant à nous réchauffer, et ce de manière bien plus sécurisée qu'un simple feu de camp, et ce sans laisser le ventilo allumé (il peut cependant servir d'aide au démarrage du feu, et c'est pas une petite aide, un allume feu, quelques brindilles mouillées et c'est parti).

J'en rajouterais à l'inspiration, c'est long à digérer un stage comme ça  :)

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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