L'indiscipline, force des armées
http://www.egeablog.net/dotclear/index.php?post/2011/02/07/L-indiscipline,-force-des-arm%C3%A9es
Toute structure qui centralise la prise de décision se voit confrontée à un problème "géométrique" : elle doit simplifier à outrance les infos, en filtrer pas mal, et en oublier beaucoup pour arriver à gérer la masse d'infos qui circulent aux centres décisionnels.
Harmoniser, uniformiser, et faire fermer des gueules, c'est simplement un mal nécessaire, pour la hiérarchie : ça limite la quantité d'infos à traiter sans devoir déléguer vraiment. Parce que déléguer vraiment, ça impliquerait un changement fondamental dans le type même de l'organisation. On ne centraliserait plus la prise de décision.
Des modèles comme Linux, comme NDS, comme ce forum aussi, qui sont des bazars plus que des cathédrales (
http://www.catb.org/~esr/writings/cathedral-bazaar/), prouvent bien que la seule chose qu'il faut centraliser c'est :
1) la définition des objectifs
2) le contrôle des résultats et les exclusions en cas d'échec / faute / volonté de nuire...
3) la définition de la forme de la structure, qui peut et doit changer pour s'adapter au réel...
Mais tout système, toute structure, par définition, s'oppose au changement, par crainte de l'inutile ou de l'échec, mais aussi parce que les gens ont la flemme de changer de fonction, tout simplement... surtout quand un type de structure a fait un petit peu ses preuves dans le temps

La plus grande force des forces spéciales ? La possibilité, pour les exécutants, de prendre vraiment des décisions sur le terrain. C'est un modèle moins centralisé. On choisit bien les mecs, on les dresse à bouffer de la mission, et à toujours réaliser ses objectifs, et ensuite on leur file des moyens... y compris la liberté d'action.
Mes deux distribs...
David