Tout à fait d'accord avec toi, il y a du bon et du mauvais partout.
Dans ce cas là c'est du mauvais et du faux-cul.
Cette étude, là, elle laisse de côté un grand nombre de paramètres.
Genre au sein d'un échantillon, c'est bien de comparer le pourcentage de noir avec le pourcentage de noirs contrôlés, mais il faut pas oublier le reste : Dans cette population initiale, quelle quantité d'individus présentent une combinaison des autres caractéristiques (Si 100% de la population échantillonnée est à la fois jeune et vêtue de manière suspecte, évidement que le pourcentage de contrôlés va augmenter.)
De plus, ces chercheurs brandissent leur drapeau de non-ingérence mais oublient qu'en posant leurs questions aux gens sortant d'un contrôle, le seul fait de les interroger à ce sujet les prédisposent à répondre d'une certaine manière.
Le "délit de sale gueule", ça n'existe pas.
Ce qui existe en revanche, c'est un processus de choix de cibles légitimes que dans tout autre contexte, l'on jugerait parfaitement justifié.
Exemple : Lors d'une guerre une armée digne de ce nom a en général pour consigne de n'engager que les combattants ennemis.
Le processus de sélection est plus ou moins simple en fonction de la situation. ( Les cibles légitimes sont peintes en vert, ou te tirent dessus, etc. )
Le policier, il fonde naturellement sa sélection sur son expérience perso de sa zone de patrouille aussi bien que la simple logique.
Et encore heureux.
Je vous laisse imaginer si la mémé poussant son sac-cabas remplis de fruits et légumes, sur les 100 mètres qui séparent sa retraite solitaire du marché, avait là autant de chances de se faire contrôler que le jeune en survêt, casquette bleue ciel, l'air arrogant, zonant là sans but apparent.
Pour le coup, l'efficacité des forces de polices diminuerait d'un bon 95%, facile.
En plus de ça, le nombre de faux-positifs augmenterait.
Genre mon père, citoyen modèle, réagirait à un contrôle de manière beaucoup plus violente que moi, parcequ'il considère comme acqui le fait de pouvoir circuler sans se faire emmerder, alors que je considère qu'ayant l'air louche, il est normal de me faire contrôler de temps en temps.