Pour le coup, je suis un peu gêné aux entournures.
Je crois avoir bien compris l'intention générale, la grille de lecture sommaire qui a sans doute son utilité,...
Il me semble toutefois qu'il vaut mieux laisser de côté les catégories animales pour décrire les comportements humains.
J'imagine bien que, pour David et Serge, il s'agit juste de donnée un nom commode et simple à des catégories, un symbole, à peine une métaphore.
Il n'en reste pas moins qu'avec ces mots-là on passe vite de la métaphore à l'analogie et de l'analogie à l'identité. Le darwinisme social se profile à l'horizon parce qu'il a utilisé ce type de vocabulaire.
Si les individus d'une même espèce sont comparables à des espèces différentes, alors n'appartiennent-ils pas à des espèces différentes ?
C'est ainsi. L'histoire des Hommes et du langage pèse de tout son poids sur le vocabulaire et les idées qu'il recouvre.
Les enseignements que l'on retire de l'étude des sciences naturelles et de l'évolution en particulier vont dans le sens de la complexité, du poids du hasard et des contingences, de l'absence d'échelle de valeur. Certainement pas dans celui du déterminisme,de la réduction, d'une hiérarchie dans le progrès.
Car à trop vouloir filer une métaphore, qui est une figure de style et non un mode de raisonnement, qu'elle place laisse-t-on à la culture?
Il me semble qu'elle est, au minimum, une couche particulièrement épaisse de complexité se surimposant à la nature...
Pour finir, dans quel catégorie doit-on classer le sage qui s'assoit au bord du fleuve ?