Finalement le tir à longue distance. Là aussi faut remettre les idées en place. La longue distance commence à partir de 600m. En une journée, je fais toucher une personne qui auparavant ne touchait pas une cible de 1.5mx1.5 à 300m à 600m une cible de 40x40cm.
Je suis globalement d'accord avec tes propose, modulo deux points.
- Pour avoir "instruit" pas mal de recrues au tir (Famas et FSA) à 200m...je sais que chez les Suisses la précision va de soi (

) mais pour ce que j'en ai observé chez le GV "moyen" toucher la cible au centre n'était pas le résultat le plus fréquent. D'un autre coté les armes n'étaient pas "NIB", loin s'en fallait.
- Le tir de chasse a en fait peu de point commun avec l'exercice du "pas de tir". Toucher un sanglier à 300m qui se profile en lisière de bois n'est pas facile. Ou alors je suis un manche.
Dans la vraie vie, plein de facteurs interviennent :
- l'arme n'est pas une arme de match.
- l'optique, si elle est présente, n'est pas obligatoirement "up to date" (et en France pas de réglage au delà de 300m).
- peu de gens font attention à l'adaptation fine arme/munition.
- Il fait froid, ou chaud.
- Il y a du brouillard, de la brume, le soleil...
- On peut être en altitude.
- On tire après avoir couru
- On tire à "bras franc".
- On tire vers le bas, on tire vers le haut
- on a froid parce qu'on attend depuis plus d'une heure
- la cible est "sombre sur sombre"
- il faut l'identifier précisément avant de tirer
- L'arme, l'optique, les munitions ont peut être pris des coups lors de l'approche dans les bois ou du stockage et sont déréglés...
Bref c'est la différence entre nager 400m en piscine et faire 400 m pour rejoindre la côte après un chavirage. Pour avoir fait les deux, c'est très différent. Mais, nous serons d'accord, cela ne nuit pas d'avoir son "brevet de 400m" depuis l'âge de 10 ans.
