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Auteur Sujet: Strategic Operations: Hyper-Realistic Tactical Training  (Lu 14559 fois)

03 juin 2010 à 11:27:06
Réponse #25

Thanos


Je rappele aussi comme l'a signalé Moleson, je crois, que c'est constitutionnellement le citoyen qui consent à déléguer à l'état un certain nombre de pouvoirs et non l'inverse. Il n'est pas sous tutelle. On est plus à l'époque ou la noblesse et le clergé maintenaient les sujets dans l'ignorance et le cervage.

C'est la base du Contrat Social : (extrait de mon bouquin de droit destiné à préparer le concours d'officier de police, chapitre sur l'exercice des droits et plus particulièrement sur la légitime défense)

Citer
Le contrat social de Jean-Jacques Rousseau produit cette conséquence l'individu ne peut, en principe, se faire justice lui même. En effet, en adhérant au pacte social, l'homme a aliéné une part de sa liberté au profit du groupe qui, en contrepartie, s'engage a la protéger. Ce principe reçoit cependant exception lorsque la société s'acquitte mal de sa tache. l'individu injustement agressé qui ne peut se placer sous la protection des autorités de police dispose, à titre exceptionnel, du droit de se défendre lui même.

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

03 juin 2010 à 18:51:57
Réponse #26

Le-Jerome


En ce qui me concerne vivre de moins en moins ne paix et fraternité heurte mes idéaux personnels et l'idée que je me fais du vivre ensemble. On est pas non plus dans le cadre de la "route", certes, mais un mode dégradé pointe le bout de son nez tout doucement, selon moi de façon indéniable.

Donc la réponse à cette situation relève naturellement d'une préparation, d'une formation, y compris dans des domaines considérés jusque là comme du domaine exclusif de l'état, non pour s'y substituer mais plutôt pour palier en cas de mode dégradé.

Quand à l'assertion qu'un citoyen respectueux de ses droits et devoirs est dangereux pour une démocratie, voire subversif, voire partie intégrante ou principale du problème me semble relever de la sempiternelle autruche/déni attitude.


Salut Patrick, salut tout le monde

Dans le domaine du secours à personne ceci existe déjà avec les équipes de secouristes bénévoles (croix rouge, protection civile etc...)
ou des volontaires suivent des cursus de formation et disposent d'équipement pour travailler en équipe constituées en cas de problème grave (plan ORSEC, plan rouge etc...) en complément des services officiels, ou encore sur des postes de secours lors d'évènements publics.

Dans le domaine de la sécurité publique de proximité et de la lutte contre la "petite" délinquance et à moins que je n'ai mal compris, selon toi est ce que l'on peut imaginer l'équivalent d'une police citoyenne constituée uniquement de bénévoles, apte à agir en cas de coup dur ou d'insuffisance avérée sans que celle ci ne soit taxée de milice ? Dans un pays fait de gens très respectueux et ayant un fort sens civique et de la cohésion, probablement oui, mais chez nous, comment éviter de tomber tout de suite dans le grand n'importe quoi ?

Si c'était le soucis premier de l'état, cela ferait un moment qu'en plus des pompiers volontaires, nous aurions des policiers volontaires (bien que la gendarmerie ait ses réservistes)
quoique : http://www.rue89.com/2008/10/12/citoyens-volontaires-la-police-embauche-gratis
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/la_police_nationale/service-volontaire-citoyen/missions

# Intervenir à la demande des chefs d'établissement, au sein ou aux abords des structures scolaires, de manière ponctuelle ou régulière, pour informer et sensibiliser les parents d'élèves ou les élèves eux-mêmes.
# Assurer une présence préventive au sein des transports collectifs empruntés par les élèves, en coordination avec les forces de police nationale et municipale.


Mais vu la statut et l'équipement/formation, cela semble un bon moyen de se faire maraver, un peu comme du temps des médiateurs en emploi jeune, je ne le sens pas bien leur volontariat.

Perso je serais pour un système comme en suisse, avec des réservistes.

Jérôme

« Modifié: 03 juin 2010 à 19:21:08 par Le-Jerome »
un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

03 juin 2010 à 19:38:45
Réponse #27

guy


Citer
"Si c'était le soucis premier de l'état, cela ferait un moment qu'en plus des pompiers volontaires, nous aurions des policiers volontaires (bien que la gendarmerie ait ses réservistes)"
Oui mais non... Non parce que l'état ne veut SURTOUT PAS (et à raison) déléguer à des volontaires peu encadrés et peu formés, des taches de maintient de l 'ordre. Je pense que tu imagines bien les abus que cela provoquerai à coup sur...!

Sur le global je suis de plus en plus sceptique vis a vis de la généralisation de ce genre de formation.
Cela doit rester à une échelle ultra restreinte.
« Modifié: 04 juin 2010 à 15:14:04 par plumok »
Toornaarsuk!

03 juin 2010 à 20:05:59
Réponse #28

Thanos


Au demeurant, les pros considérent volontiers les SP ou les gendarmes volontaires comme des sous produits peu dignes d'un grand respect.

Pour quelles raisons d'ailleurs, trop font cela pour le "prestige de l'uniforme" ??

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
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Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

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03 juin 2010 à 20:15:02
Réponse #29

Jacques


 
Citer
"En ce qui me concerne vivre de moins en moins ne paix et fraternité heurte mes idéaux personnels et l'idée que je me fais du vivre ensemble. On est pas non plus dans le cadre de la "route", certes, mais un mode dégradé pointe le bout de son nez tout doucement, selon moi de façon indéniable."

C'est également mon impression.


Citer
"Mon quotidien personnel, c'est tout de même un recours croissant aux forces de l'ordre qui y répondent de plus en plus difficilement et dans le cadre de discussions privées confient volontiers un véritable désarroi dans l'atteinte de leurs missions. Le quotidien, c'est aussi les rapports "houleux" avec les justiciables qui exercent des pressions et des représailles dans l'absence la plus totale de protection de la part de ces mêmes forces de l'ordre."

C'est ce dont je reçois également témoignage.


Citer
"Je rappelle aussi comme l'a signalé Moleson, je crois, que c'est constitutionnellement le citoyen qui consent à déléguer à l'état un certain nombre de pouvoirs et non l'inverse. "

"On" a fini par l'oublier.


Citer
"Il n'est pas sous tutelle. On est plus à l'époque ou la noblesse et le clergé maintenaient les sujets dans l'ignorance et le cervage."

A force de répéter cette version de l'histoire - ignorance, servage ... -, elle a fini par agir presque comme une vérité. C'est un peu comme le droit de cuissage et tutti quanti. Cf. rectification apportée à ce sujet dans un autre fil / film par Berhtram, pour en rester au forum. Croire en cette version, c'est tout de même faire des ancêtres de la plupart d'entre nous des abrutis finis, lâches et passifs, sous la coupe de salopards surpuissants, surintriguants, sur-manipulateurs, sur-ignobles etc.  



Citer
"Donc la réponse à cette situation relève naturellement d'une préparation, d'une formation, y compris dans des domaines considérés jusque là comme du domaine exclusif de l'état, non pour s'y substituer mais plutôt pour palier en cas de mode dégradé."

Totalement d'accord. Et à chacun sa mesure dans cette préparation.


Citer
"Quand à l'assertion qu'un citoyen respectueux de ses droits et devoirs est dangereux pour une démocratie, voire subsersif, voire partie intégrante ou principale du problème me semble relever de la sempiternelle autruche/déni attitude."

Cela participe de la ... déni-déologie (tm, (r) )

(merci à Plumok pour la rectification de la mise en page. J'étais un peu paumé dans la mise en couleur des citations)
« Modifié: 04 juin 2010 à 21:23:28 par Jacques »

03 juin 2010 à 20:20:01
Réponse #30

Le-Jerome


Pour Thanos : quand j'étais SP volontaire, certains pros considéraient dans l'ensemble les volontaires comme des clowns, mais certains volontaires étaient par ailleurs ambulanciers au SAMU à plein temps, ce qui sur le plan de l'assistance au médecin était réellement autre chose que n'importe quel pompier pro. Bon ils étaient pro eux aussi dans un contexte à peine différent.
Certains volontaires aussi avaient tellement les chevilles qui enflaient qu'ils ne rentraient plus dans leur rangers, et la grosse tête au point de ne plus passer la porte d'entrée.
Bref il y avait et il y a toujours des abrutis partout. J'ai vu des pros d'une incompétence totale et affligeante en secourisme aussi.

Si l'on reste à l'échelle d'un entrainement réservé à un microcosme, cela se fera forcément avec des moyens en rapport.
Par contre, dans la mesure où l'on parle aussi de protection du domicile, et qu'à domicile en France on peut réglementairement posséder assez facilement une arme de défense (type flash ball ou gom cogne, ou guardian angel), pourquoi ne pas travailler les méthodes NDS pour en appréhender l'usage dans un module particulier de la SD ?
Ce module pourrait par exemple inclure une initiation au tir (air comprimé), des règles de sécurité, un minimum de tactique (quand et comment utiliser ou ne pas utiliser, coup de semonce ou pas)

Jérôme

« Modifié: 03 juin 2010 à 20:28:58 par Le-Jerome »
un héros, c'est un abruti qui a eu de la chance

03 juin 2010 à 20:20:35
Réponse #31

Thanos


OK, c'est donc une histoire de snobisme et de "my kung fu..." :glare:

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
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Hávámál

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TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

04 juin 2010 à 10:23:19
Réponse #32

force999


Porté à l'attention par Marcus Wynne :


http://link.brightcove.com/services/player/bcpid50062332001?bclid=0&bctid=85579948001

http://www.strategic-operations.com/



Pourquoi ce sujet ?
Car l'avenir de l'instruction en Protection Personnelle passera par des structures équivalentes à celle-ci, qui apparaissent petit à petit de l'autre côté de l'Atlantique.







Merci pour cette information serge, je connaissais pas du tout .

Site très intéressant, beaucoup d’ imagination et de réalisme enfin au premier abord car dans la réalité je ne sais pas trop comment cela se passe dans la préparation des participants et quelle est la préparation mentale de ceux-ci. L’idée me semble excellente. Passionnante cette évolution dans la préparation des combattants ou des personnes en contact direct avec les conflits, je ne sais pas l’impact que cela peut avoir sur la préparation, je pense qu’en fonction des individus (expériences, comportements .. )  cela est plus où moins efficace , mais je pense que cela est certainement positif pour le post conflit et dans le cadre du syndrome de stress post traumatique .

Il y a une trentaine d’année, j’ai été le témoin d’une petite révolution dans l’ entrainement des unités de chocs ( élite actuelle) , certaines unités mettaient en conflit direct , je veux dire que tu était tellement isolé que l’ on pouvait te faire croire n importe quoi, lorsque tu étais en alerte tu y allais pour de vrais, le stress était intense, même les munitions étaient réelles pour donner le change, alors des « savants » sont venus expliquer que dans un pays civilisé, les militaires doivent s’entrainer civilisé, se faire canarder à balles réelles était une méthode de « barbares » certains arguments tenaient la route en effet. Pourtant rapidement les nouvelles méthodes où il fallait faire «  comme si » ont vite déçues, pas de préparation mentale adaptée, pas de motivation , l’ impression de ne jamais aller au bout etc …. ,  j’en connais beaucoup qui , déçu, prirent la porte de la grande muette. Depuis je constate bien des efforts pour revenir à la réalité, pour préparer le mieux possible et je trouve cela très bien. J’espère seulement que la préparation mental est à la hauteur et rien n’autorise à penser qu’elle ne l’est pas, cela me semble très professionnel. 

bien à vous

JL

l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

04 juin 2010 à 11:05:48
Réponse #33

Berhthramm


Pensez vous que entrainner les opérateurs (civils, militaires, force de l'ordre, sécurité diverses, etc..) sous auto-hypnose apporterait un plus dans la formation, sachant que cet état correctement auto-induit est une forme de concentration supplémentaire (ou "supérieure") ? Au delà pensez vous que ce soit faisable ?

04 juin 2010 à 11:47:38
Réponse #34

Jocelyn


Bonne question, ça m'intéresse aussi.

04 juin 2010 à 12:06:40
Réponse #35

force999


Pensez vous que entrainner les opérateurs (civils, militaires, force de l'ordre, sécurité diverses, etc..) sous auto-hypnose apporterait un plus dans la formation, sachant que cet état correctement auto-induit est une forme de concentration supplémentaire (ou "supérieure") ? Au delà pensez vous que ce soit faisable ?


bonjour, l' idée est intéressante j'avoue, et je pense qu'un bon programme adapté est surement de nature à permettre une meilleure mise en situation , pour prendre mon cas personnel, j'ai subis cela à deux reprises de façon intensive , la 1er fois pour mettre fin à ma phobie des reptiles et j'avoue que 28 ans après je suis toujours désensibilisé alors que j' en rencontre pas tout les jours à Nanterre ( enfin pas ceux là) , ensuite nous répétions des scénarios sous auto hypnose afin d' augmenter nos vitesses d' exécution dans des situations bien précises et honnêtement les résultats étaient intéressants, mais bon l' idéal serait d'avoir les documents de l' époque avec les tests et analyses et tout le truc afin d'avoir des éléments de comparaison.

Cependant j'ai des collègues sur qui cela ne marchait pas vraiment, perso , j'ai toujours été ouvert donc cela explique sans doute aussi mes bons résultats, chaque cas est finalement un cas particulier, alors pour répondre à ta question , je pense qu'individuellement cela marchera, pour un groupe j'ai plus de doute.

bien à toi

JL
l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

04 juin 2010 à 12:15:13
Réponse #36

Berhthramm


bref mettre l'outils à disposition par une formation adapté mais ne pas l'imposer ou en généraliser l'utilisation. Un peu comme les formations sur les micro-sommeil.

04 juin 2010 à 12:38:07
Réponse #37

Nävis


C'est très courament employé dans la préparation et l'apprentissage des gestes complexes.
Plutôt que de découper les choses difficiles en mini-tronçons qui devront être recollés tant bien que mal, ou de passer par un apprentissage pleins d'erreurs qui induira pas mal de faux comportements à corriger ensuite, il est parfois plus efficace (et plus bluffant) de passer par l'auto-hypnose.
Cela fonctionne aussi sur les muscles et les nerfs, pas que dans la tête; itou en matière de rééducation....
Un intérêt que je vois à l'auto-hypnose dans ces situations, c'est que la préparation mentale peut y être complètement intégrée.

04 juin 2010 à 13:04:42
Réponse #38

Cleric


Salut,

Qu'entendez-vous exactement par auto-hypnose? Et comment arrivez vous par vous même à un état de conscience modifié? Il y a t il un post à ce sujet?

Merci et au plaisir de vous lire,
"...And we shall know no fear"

04 juin 2010 à 13:08:38
Réponse #39

Thanos


Pensez vous que entrainner les opérateurs (civils, militaires, force de l'ordre, sécurité diverses, etc..) sous auto-hypnose apporterait un plus dans la formation, sachant que cet état correctement auto-induit est une forme de concentration supplémentaire (ou "supérieure") ? Au delà pensez vous que ce soit faisable ?

L'auto-hypnose est d'ailleurs une des théories sur les "Berserker" (terme générique ici).

L'inavisé         
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Hávámál

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TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

04 juin 2010 à 13:58:57
Réponse #40

Berhthramm


on l'utilise en hypnoanalgésie, je ne suis pas formé parce que je ne mets malheureusement plus assez les mains dans le cambouis pour unre formation aussi couteuse, par contre aprés les essais que nous avions fait avec les démarche de relaxation dérivé de Wintrebert et de Jacobson (entre autres) dans les soins invasifs, j'ai décidé d'envoyer pas mal de mes soignants se former...

En fait c'est (pour faire court) une forme de l'hypnose eriksonnienne, mais avec un peu d'entrainnement (et d'ailleurs c'est un des buts de la démarche) le sujet devient son propre inducteur... Il est possible avec ce type de travail de générer des états de concentration intense (et en douleur bin on ne se concentre pas sur ce qui fait mal mais sur autre chose...)(ceci étant trés résumé par un novice dans le domaine).

Je posais la question parce que dans les démarches d'apprentissage, le paramétre "concentration intense du sujet" est trop souvent relativement négligé, hors je reste convaincu que c'est un des moyens clés pour optimiser une formation, en particulier en terme de temps...

04 juin 2010 à 22:48:11
Réponse #41

Moleson




Merci pour cette information serge, je connaissais pas du tout .

Site très intéressant, beaucoup d’ imagination et de réalisme enfin au premier abord car dans la réalité je ne sais pas trop comment cela se passe dans la préparation des participants et quelle est la préparation mentale de ceux-ci. L’idée me semble excellente. Passionnante cette évolution dans la préparation des combattants ou des personnes en contact direct avec les conflits, je ne sais pas l’impact que cela peut avoir sur la préparation, je pense qu’en fonction des individus (expériences, comportements .. )  cela est plus où moins efficace , mais je pense que cela est certainement positif pour le post conflit et dans le cadre du syndrome de stress post traumatique .
C'est justement sur ce point que j'ai des doutes. Dans la partie qui concerne l'emploi des armes, ce types de simulations sert surtout à assurer un maximum de toucher. Ce qui en fait signifie dans l'absolu avoir 100% des soldats qui tirent pour tuer. Vu l'évolution des entrainements modernes qui augmentent nettement le ratio tir/touchés et parallèlement l'augmentation des cas de syndrome post-traumatiques, je me pose la question s'il n'y a pas une relation de cause à effet. On forme des soldats de plus en plus efficaces, mais est-ce qu'on les casse pas dès le moment ou l'entrainement est devenu réalité.





Citer
Il y a une trentaine d’année, j’ai été le témoin d’une petite révolution dans l’ entrainement des unités de chocs ( élite actuelle) , certaines unités mettaient en conflit direct , je veux dire que tu était tellement isolé que l’ on pouvait te faire croire n importe quoi, lorsque tu étais en alerte tu y allais pour de vrais, le stress était intense, même les munitions étaient réelles pour donner le change, alors des « savants » sont venus expliquer que dans un pays civilisé, les militaires doivent s’entrainer civilisé, se faire canarder à balles réelles était une méthode de « barbares » certains arguments tenaient la route en effet. Pourtant rapidement les nouvelles méthodes où il fallait faire «  comme si » ont vite déçues, pas de préparation mentale adaptée, pas de motivation , l’ impression de ne jamais aller au bout etc …. ,  j’en connais beaucoup qui , déçu, prirent la porte de la grande muette. Depuis je constate bien des efforts pour revenir à la réalité, pour préparer le mieux possible et je trouve cela très bien. J’espère seulement que la préparation mental est à la hauteur et rien n’autorise à penser qu’elle ne l’est pas, cela me semble très professionnel.  

Je ne sais pas vraiment comment comprendre ton intervention.
Le tir à balle réelle, pas de problème tant que personne n'est mis en danger. Alors la mitr qui tire qqs mètres au-dessus de la tête, les propres fantassins qui tirent à côté (en respectant les intervalles), les mortiers qui pilonnent juste devant et l'artillerie plus loin, pas de soucis. Les normes de sécurités sont étudiées pour éviter les blessés et les morts.

Le mieux vaut 95% de sdts sur que 5% de pas sur, sous-entendus les 5% ont merdés et sont morts, c'est bien pour les speznats. Ce n'est pas acceptables dans nos contrées.



La surprise à balle réelle???

Si s'est une vraie surprise et que j'y crois, je vais répliquer et finalement le résultat final risque d'être assez sanglant. Dans le cas contraire on rentre de nouveau dans le schéma habituel. Le fait d'avoir des balles qui sifllent à 2 m de moi me stresse pas beaucoup, idem si une salve laboure la terre devant moi, mais ceci uniquement parce que je sais que je me trouve dans un dojo avec des copains qui maitrisent le problème.
En dehors de ce milieu protégé il y a des chances que pampers soit mon meilleurs ami.

Alors simuler vraiment la peur de crever, j'ai des doutes. Je pense que l'effort principal doit être fournit sur des bases et des drills de situation assez simple.


Le plastron (terminologie suisse) étant effectivement une clef essentielle, puisque c'est une cible intelligente. Mais c'est justement des personnes difficiles à trouver, car elle doivent connaitre parfaitement tout le maniement armes en individuel et collectifs, savoir utiliser des modes d'attaques non conventionels et finalement accepter de perdre. Car le but est d'apprendre et pas de savoir qu'on est nul.


Moléson



JL


[/quote]

04 juin 2010 à 23:23:56
Réponse #42

Rod


Le plastron (terminologie suisse) étant effectivement une clef essentielle, puisque c'est une cible intelligente. Mais c'est justement des personnes difficiles à trouver, car elle doivent connaitre parfaitement tout le maniement armes en individuel et collectifs, savoir utiliser des modes d'attaques non conventionels et finalement accepter de perdre. Car le but est d'apprendre et pas de savoir qu'on est nul.
Le ou les plastrons sont en effet les éléments déterminants d'un travail en scénario réussi... Surtout afin de ne pas transformer une séquence de travail en une scène tirée d'un film de John Woo...

05 juin 2010 à 07:46:49
Réponse #43

force999


C'est justement sur ce point que j'ai des doutes. Dans la partie qui concerne l'emploi des armes, ce types de simulations sert surtout à assurer un maximum de toucher. Ce qui en fait signifie dans l'absolu avoir 100% des soldats qui tirent pour tuer. Vu l'évolution des entrainements modernes qui augmentent nettement le ratio tir/touchés et parallèlement l'augmentation des cas de syndrome post-traumatiques, je me pose la question s'il n'y a pas une relation de cause à effet. On forme des soldats de plus en plus efficaces, mais est-ce qu'on les casse pas dès le moment ou l'entrainement est devenu réalité.





Je ne sais pas vraiment comment comprendre ton intervention.
Le tir à balle réelle, pas de problème tant que personne n'est mis en danger. Alors la mitr qui tire qqs mètres au-dessus de la tête, les propres fantassins qui tirent à côté (en respectant les intervalles), les mortiers qui pilonnent juste devant et l'artillerie plus loin, pas de soucis. Les normes de sécurités sont étudiées pour éviter les blessés et les morts.

Le mieux vaut 95% de sdts sur que 5% de pas sur, sous-entendus les 5% ont merdés et sont morts, c'est bien pour les speznats. Ce n'est pas acceptables dans nos contrées.



La surprise à balle réelle???

Si s'est une vraie surprise et que j'y crois, je vais répliquer et finalement le résultat final risque d'être assez sanglant. Dans le cas contraire on rentre de nouveau dans le schéma habituel. Le fait d'avoir des balles qui sifllent à 2 m de moi me stresse pas beaucoup, idem si une salve laboure la terre devant moi, mais ceci uniquement parce que je sais que je me trouve dans un dojo avec des copains qui maitrisent le problème.
En dehors de ce milieu protégé il y a des chances que pampers soit mon meilleurs ami.

Alors simuler vraiment la peur de crever, j'ai des doutes. Je pense que l'effort principal doit être fournit sur des bases et des drills de situation assez simple.


Le plastron (terminologie suisse) étant effectivement une clef essentielle, puisque c'est une cible intelligente. Mais c'est justement des personnes difficiles à trouver, car elle doivent connaitre parfaitement tout le maniement armes en individuel et collectifs, savoir utiliser des modes d'attaques non conventionels et finalement accepter de perdre. Car le but est d'apprendre et pas de savoir qu'on est nul.


Moléson



JL





Dans le combat à distance avoir 100 % des soldats qui tirent pour tuer est une belle utopie, même dans les unités les plus agressives cela ne dépasse pas 20 à 25 % et encore je me place bien au-dessus des études US sur le sujet . Depuis la dernière guerre mondiale l'armée US s'acharne à augmenter le chiffre, pour information lors du débarquement de Normandie les études ont montrés qu' en moyenne 1 soldat sur 5 avait tiré en direction de l' ennemi. Il est intéressent d'analyser les études la dessus, et surtout de rencontrer les personnes ayant participées, les récits "guerriers" faisant état de soldats tueurs par armes à feu permettent bien souvent de constater que ceux qui en parlent le plus, ne sont pas ceux qui le firent le plus, avec tout le respect que je dois aux anciens combattants. Je m' en était d'ailleurs rendu compte dans une étude sur la guerre de 14, j'avais interrogé longtemps des anciens et j'avais été très étonné de la différence d'appréciation du combat entre les spécialistes du corps à corps qu' était les "nettoyeurs de tranchées" et les combattants "ordinaires". Je pense que plus l'on va confronter le soldat à la réalité, plus son système nerveux va absorber et s'adapter, le SSPT concerne aussi bien les combattants que les autres, et d'après mes études et mes expériences,  il va arriver plus facilement en cas de déficit informationnel ou de surplus informationnel dans des instants brefs de violences intenses.
Sur le deuxième point :
Tu as parfaitement raison, pour comprendre il faut se reporter 30 années en arrière, avec les techniques de l’époque, avec la mentalité de l’époque et les hommes de l’époque, il était donc stupide de ma part d’essayer d’expliquer cela sur un forum aujourd’hui .
Pour comprendre il faut savoir comment étaient préparées les opérations, car bien entendu je ne parle pas de champs de bataille mais d’opérations ponctuelles réalisées par du personnel isolé pendant le temps nécessaire pour un entraînement sur une cible particulière, et surtout des règles d’engagement très stricts, y compris dans l’utilisation des armes en cas de riposte. Je notais juste les efforts actuels pour revenir à un entraînement réaliste, mais le contexte et la mise en situation sont bien plus importants que le reste, il est des mises en situations d’entraînement qui sont tellement réalistes qu’elles sont réelles. Il y a des choses qu’il faut essayer voilà tout. Ensuite les spetsnaz ne sont pas plus stupides que les autres combattants, ils ont le même instinct de survie, car ils sont simplement humains.
Pour les plastrons tu as parfaitement raison en effet, pas facile de trouver un bon partenaire, et cela doit se passer en effet dans des situations simples et réalistes, il faut cependant faire attention car l’ habitude d’un plastron à des effets pervers, je m’en suis rendu compte, en mettant à l’ épreuve certains de mes étudiants habitués aux mises en situation « entre nous », change le contexte, le lieu, donne lui une réalité , change le plastron par un inconnu et  les choses changent aussitôt. Il faut aussi être très prudent avec les entraînements comme celui-là, et j’ai tendance à penser que chaque situation n’est valable qu’une fois, il faut surprendre pour être efficace. De toute façon ceux qui sont confrontés à la réalité savent finalement, que rien ne remplace la réalité et que la réalité  d’aujourd’ hui est pas forcement celle de demain, et se qui était valable pour moi il y a 20 ans ne l’ est plus actuellement, combien de trucs jugés stupides par les protocoles, les méthodes, les systèmes  j’ai vu passés avec efficacité sur le terrain, combien de mecs  qui n’ ont jamais fait de drill , de mise en situation , arrive malgré tout à faire un bon travail, combien de fois j’ai envié les mecs « qui ne savaient pas ».
l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

05 juin 2010 à 15:32:10
Réponse #44

Moleson



Dans le combat à distance avoir 100 % des soldats qui tirent pour tuer est une belle utopie, même dans les unités les plus agressives cela ne dépasse pas 20 à 25 % et encore je me place bien au-dessus des études US sur le sujet . Depuis la dernière guerre mondiale l'armée US s'acharne à augmenter le chiffre, pour information lors du débarquement de Normandie les études ont montrés qu' en moyenne 1 soldat sur 5 avait tiré en direction de l' ennemi. Il est intéressent d'analyser les études la dessus, et surtout de rencontrer les personnes ayant participées, les récits "guerriers" faisant état de soldats tueurs par armes à feu permettent bien souvent de constater que ceux qui en parlent le plus, ne sont pas ceux qui le firent le plus, avec tout le respect que je dois aux anciens combattants. Je m' en était d'ailleurs rendu compte dans une étude sur la guerre de 14, j'avais interrogé longtemps des anciens et j'avais été très étonné de la différence d'appréciation du combat entre les spécialistes du corps à corps qu' était les "nettoyeurs de tranchées" et les combattants "ordinaires". Je pense que plus l'on va confronter le soldat à la réalité, plus son système nerveux va absorber et s'adapter, le SSPT concerne aussi bien les combattants que les autres, et d'après mes études et mes expériences,  il va arriver plus facilement en cas de déficit informationnel ou de surplus informationnel dans des instants brefs de violences intenses.
On va pas chipoter sur les chiffres, les 100% étaient à comprendre comme un but et non une réalité. Mais selon "Dave Grossman" dans "On killing" déjà dans la guerre du Vietnam le pourcentage de ceux qui tiraient étaient le double ou le triple que pendant la première guerre mondiale. Proportion qui à encore augmentée lors des derniers conflits (Irak, Afgh).


Citer
Sur le deuxième point :
Tu as parfaitement raison, pour comprendre il faut se reporter 30 années en arrière, avec les techniques de l’époque, avec la mentalité de l’époque et les hommes de l’époque, il était donc stupide de ma part d’essayer d’expliquer cela sur un forum aujourd’hui .
Pour comprendre il faut savoir comment étaient préparées les opérations, car bien entendu je ne parle pas de champs de bataille mais d’opérations ponctuelles réalisées par du personnel isolé pendant le temps nécessaire pour un entraînement sur une cible particulière, et surtout des règles d’engagement très stricts, y compris dans l’utilisation des armes en cas de riposte. Je notais juste les efforts actuels pour revenir à un entraînement réaliste, mais le contexte et la mise en situation sont bien plus importants que le reste, il est des mises en situations d’entraînement qui sont tellement réalistes qu’elles sont réelles. Il y a des choses qu’il faut essayer voilà tout. Ensuite les spetsnaz ne sont pas plus stupides que les autres combattants, ils ont le même instinct de survie, car ils sont simplement humains.
Pour les plastrons tu as parfaitement raison en effet, pas facile de trouver un bon partenaire, et cela doit se passer en effet dans des situations simples et réalistes, il faut cependant faire attention car l’ habitude d’un plastron à des effets pervers, je m’en suis rendu compte, en mettant à l’ épreuve certains de mes étudiants habitués aux mises en situation « entre nous », change le contexte, le lieu, donne lui une réalité , change le plastron par un inconnu et  les choses changent aussitôt. Il faut aussi être très prudent avec les entraînements comme celui-là, et j’ai tendance à penser que chaque situation n’est valable qu’une fois, il faut surprendre pour être efficace. De toute façon ceux qui sont confrontés à la réalité savent finalement, que rien ne remplace la réalité et que la réalité  d’aujourd’ hui est pas forcement celle de demain, et se qui était valable pour moi il y a 20 ans ne l’ est plus actuellement, combien de trucs jugés stupides par les protocoles, les méthodes, les systèmes  j’ai vu passés avec efficacité sur le terrain, combien de mecs  qui n’ ont jamais fait de drill , de mise en situation , arrive malgré tout à faire un bon travail, combien de fois j’ai envié les mecs « qui ne savaient pas ».


C'est loin d'être stupide en fait ce serait bien que tu donne plus d'info pour réussir à comprendre. Mon avis étant que le tir à balle réelles est aussi aujourd'hui pas un problème, mais que par contre on ne peut se permettre d'avoir des morts à l'entrainment. les speznats étaient loin d'être stupide ou mal entrainé, par contre un certain pourcentage de "pertes" étaient accepté voir encouragé.

Le plastron doit être un inconnu autrement cela devient un jeu de rôle, évidemment.

Moléson

06 juin 2010 à 10:26:29
Réponse #45

force999


On va pas chipoter sur les chiffres, les 100% étaient à comprendre comme un but et non une réalité. Mais selon "Dave Grossman" dans "On killing" déjà dans la guerre du Vietnam le pourcentage de ceux qui tiraient étaient le double ou le triple que pendant la première guerre mondiale. Proportion qui à encore augmentée lors des derniers conflits (Irak, Afgh).


C'est loin d'être stupide en fait ce serait bien que tu donne plus d'info pour réussir à comprendre. Mon avis étant que le tir à balle réelles est aussi aujourd'hui pas un problème, mais que par contre on ne peut se permettre d'avoir des morts à l'entrainment. les speznats étaient loin d'être stupide ou mal entrainé, par contre un certain pourcentage de "pertes" étaient accepté voir encouragé.

Le plastron doit être un inconnu autrement cela devient un jeu de rôle, évidemment.

Moléson


Tirer est une chose, tirer pour tuer en est une autre, tuer est encore autre chose. Les méthodes de conditionnement à tuer utilisées dans les armées modernes, sur des sujets ne présentant pas de troubles du comportement, sont efficaces sur un temps très court et seulement en agressivité défensive, elles ne résistent pas au temps ( souvent très court) . Par ailleurs il est vraiment tôt pour parler des conflits comme Irak ou agf , attendons de voir …. . Un bon protocole de recherche doit inclure le soldat avant, pendant, et après son service, l’ idéal est même plusieurs fois pendant, sitôt après et environ 10 années après. Ceci dit étant donné l’ épidémie de suicide des pauvres bougres qui reviennent de la bas , attendre 10 ans cela risque de fausser la donne, et les pauvres gamins et gamines qui se suicides chaque semaine sont loin de démontrer une quelconque efficacité dans nos méthodes modernes de formation, au contraire .
l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

06 juin 2010 à 10:57:07
Réponse #46

Bison


Bonjour,

Citer
étant donné l’ épidémie de suicide des pauvres bougres qui reviennent de la bas

Cela m'interpelle.
Tu dois avoirs des chiffres ...
Mieux que des chiffres :  une analyse du mal-être de ces "pauvres bougres"?

Parce que, enfin, ce sont des pros, des volontaires, non?
En principe, des mecs sélectionnés dont on a testé le mental ...

Ou bien on les a chargés de missions dégueux "pas au programme", ou bien on ne les a pas bien sélectionnés ...

Remarque très "forte" d'un ancien pilote militaire reconverti dans le civil :
"Un pilote de chasse est un tueur. Dans le cas contraire, il se fait tuer".

Parmi tous ceux que j'ai eu l'accasion de fréquenter :  au delà de leur gentillesse extrême, il y avait parfois dans leur regard, dans leurs expressions, dans leur comportement :   une détermination ... glaciale. L'instinct du tueur qui refait surface.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

06 juin 2010 à 11:17:20
Réponse #47

force999


Bonjour,

Cela m'interpelle.
Tu dois avoirs des chiffres ...
Mieux que des chiffres :  une analyse du mal-être de ces "pauvres bougres"?

Parce que, enfin, ce sont des pros, des volontaires, non?
En principe, des mecs sélectionnés dont on a testé le mental ...

Ou bien on les a chargés de missions dégueux "pas au programme", ou bien on ne les a pas bien sélectionnés ...

Remarque très "forte" d'un ancien pilote militaire reconverti dans le civil :
"Un pilote de chasse est un tueur. Dans le cas contraire, il se fait tuer".

Parmi tous ceux que j'ai eu l'accasion de fréquenter :  au delà de leur gentillesse extrême, il y avait parfois dans leur regard, dans leurs expressions, dans leur comportement :   une détermination ... glaciale. L'instinct du tueur qui refait surface.


Bonjour Bison,
Plus que des chiffres oui une analyse en cours justement, mais la primeur doit aller aux personnes qui me l’ on commandée , mais sur certains chiffres ;
En 2007 , environ 6532 militaires US  se sont suicidés de retour au pays, pour reprendre les statistiques officielles «  Alors que le taux de suicide dans la population est de 8,9 pour 100 000, la proportion chez les anciens militaires est de 18,7 à 20,8 pour 100 000. Le chiffre est encore plus élevé chez les jeunes âgés de 20 à 24 ans, où la proportion atteint 22,9 à 31,9 suicides pour une population de 100 000, soit quatre fois le taux de suicide enregistré chez les non militaires pour cette même tranche d'âge, »

http://www.armees.com/Le-taux-de-suicide-dans-l-armee-US-devrait-atteindre-des-records,29441.html

et tu sais bison, les trucs du style «  nous sommes des tueurs » etc , il y a bien longtemps que j’ y crois plus , plus de la gloriole qu’autre chose. L’ armée US tue sans doute plus de soldats US que les ennemis qu’elle combat, car les chiffres officiels sont justement «  officiels ».
l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

06 juin 2010 à 13:32:06
Réponse #48

Thanos


Salve!!

A t-on des chiffres sur les taux de suicides à comparer pour les deux guerres mondiales et le viêt-nam ??

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

07 juin 2010 à 02:40:19
Réponse #49

mrmagoo


Y'a pas que le taux de suicide, y'a aussi l'incapacité a reprendre une vie normale:
Citer
The National Alliance to End Homelessness, based the findings of its report on numbers from Veterans Affairs and the Census Bureau. Data from 2005 estimated that 194,254 homeless people on any given night were veterans.
:o
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/us_and_americas/article2873622.ece
Pour le taux de suicide des vétérans du vietnam:
Citer
Testimony presented to the Massachusetts Commission on the Concerns of Vietnam veterans in Greenfield, Massachusetts on May 4, 1982, declared that "Vietnam veterans have nationally averaged 28 suicides a day since 1975, amounting to over 70,000."

"Suicide rates 33% higher than the national average rate" were reported in The Forgotten Warrior Project by John P. Wilson, Cleveland State University, 1978. This definitive study was originally titled, Identity, Ideology and Crisis: The Vietnam Veteran in Transition.
Le taux de suicide des vétérans serait de 33% supérieur au taux moyen de suicide.
http://www.brianwillson.com/memorandum-accelerated-mortality-rates-of-vietnam-veterans/
Pas trouvé de stats pour les deux conflits mondiaux.
edit: un autre son de cloche:
Citer
Myth: The media have reported that suicides among Vietnam veterans range from 50,000 to 100,000 - 6 to 11 times the non-Vietnam veteran population.

Mortality studies show that 9,000 is a better estimate. "The CDC Vietnam Experience Study Mortality Assessment showed that during the first 5 years after discharge, deaths from suicide were 1.7 times more likely among Vietnam veterans than non-Vietnam veterans. After that initial post-service period, Vietnam veterans were no more likely to die from suicide than non-Vietnam veterans. In fact, after the 5-year post-service period, the rate of suicides is less in the Vietnam veterans' group."
http://www.vhfcn.org/stats.htm
Donc les statistiques selon les sources sont de 33% de suicide supérieur à la moyenne chez les vétérans à...inférieur à la moyenne cinq ans après(pas de chiffre précis? Bah nan pas de chiffre précis), mais avant cette période de cinq ans, 1.7  fois supérieur à la moyenne ça fait quand même 70%...Pas facile d'avoir des chiffres précis sur le sujet visiblement.
« Modifié: 07 juin 2010 à 03:04:07 par mrmagoo »
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

 


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avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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