Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: La copine/épouse ''boulet'' lors de situations qui puent...  (Lu 33613 fois)

23 mars 2011 à 11:11:43
Réponse #50

mazel


Tout à fait Ok,
 Les femmes (épouse/copine pour en revenir au titre du fil) sont heureusement majoritairement majeures maintenant, encore faut-il que le couple le soit aussi.  Je m’explique à savoir que la plupart des éventualités menaçant le couple/foyer/enfants/bien matériels etc. aient été antérieurement envisagées quand à la réaction à tenir concernant ces menaces. Une bonne préparation préalable est indispensable à la décision dans le stress et évite des actions qui se contrarient.

 Perso nous savons où nous joindre en cas de manque de réseau, avons un code anodin à joindre en cas de message grave transmis par un inconnu, conduite à tenir en cas d’incendie (sauver nos vie d’abord) et entente/connivence pour ces situations qui puent, qui nous sont déjà arrivées et dont nous avons tirées leçons pour les conséquences à tenir.    
« Modifié: 23 mars 2011 à 12:31:19 par mazel »

23 mars 2011 à 14:05:02
Réponse #51

Humain


    Salut tous  :)

    Je viens de découvrir ce fil que j'ai lu depuis le début.
    3 remarques.

    • Tout le monde ou presque semble considérer comme allant de soi que c'est Madame qui peut par sa simple présence rendre attrayante l'agression, ou bien qu'elle peut envenimer une situation, ne pas savoir correctement réagir, et seulement dans quelques cas, réagir correctement, surtout si leur chevalier servant les a brieffer avant (j'exagère mais à peine...  ;D )
    Dites-moi Messieurs, n'avez-vous jamais constaté également l'inverse exact?
    Là où certaines femmes se contentent de passer leur chemin malgré les insultes plus ou moins marqués de BG, combien d'hommes estimeront devoir "répondre", prenant ainsi le risque d'envenimer la situation? Combien, une fois les ennuis sous le nez, se retrouveront tout con, l'esprit paralysé? Combien de fois, n'auront_ils pas anticipé?

    Quelques exemples vécus:

    -Avec mon cher et tendre de l'époque, nous déambulions sur le trottoir d'une rue très fréquenté. Il commence à pester contre les voitures garées sur le dit trottoir qui nous obligent à nous faufiler entre elles et les murs. Devant nous l'une d'elle nous oblige carrément à descendre sur la route pour continuer. Vengeur il en profite pour percuter de son corps le rétroviseur qui se retrouve donc légèrement plié. Pas de chance, le conducteur (genre 1m 90, 10 ans de body-building) était là et visiblement n'a pas goûté à la plaisanterie. Et forcément en bon coq, en mââââle dominant devant sa femelle, "mon" cher et tendre n'a pu que se mettre à insulter le conducteur de la voiture outragée. Ils ont commencé à s'empoigner, alors j'ai fais une des choses que je déteste le plus au monde, j'ai pris un air terrorisé et suppliant en criant au balèze d'arrêter. Ça l'a stoppé net, j'ai chopper "mon" mec par la manche et je l'ai emmené. J'ai fais ça parce que je savais que ce n'était qu'en rentrant dans leur propre échelle de valeur que je pourrai obtenir quelque chose. J'ai joué les petites filles en détresse alors que j'avais surtout envie de prendre l'un pour taper sur l'autre, mais j'ai choisi le comportement qui me semblait le plus efficace pour obtenir un apaisement. Que se serait-il passé si je les avais laissé se débrouiller?

    -Encore un cher et tendre... soudain une bande de mecs à l'air pas très commode qui rigolent dans leur barbe en nous regardant, lieu isolé, pas de fuite possible. Mon compagnon devient tout blanc et fixe le bout de ces chaussures, je suis morte de trouille. Alors je pars d'un énorme rire, vais vers celui qui semble être le meneur, lui tape dans le dos et lui demande où il a trouvé son blouson parce qu'il "est trop canon" (j'avais 19 ans à l'époque  ;D ). Très sincèrement je ne me souviens pas de sa réponse, mais après 2 minutes de tchatche sans intérêt nous sommes partis sans encombre. Peut-être que j'ai eu de la chance sur ce coup là, mais je crois vraiment qu'à l'origine cette bande avait l'intention de nous bousculer si ce n'est plus. "Mon "mec n'a pas desserré les dents... pour l'anecdote il m'en a voulu à mort.

    -Pourquoi faut-il que je joue la carte de la femme peureuse pour obtenir que la porte de la maison soit fermée à clef alors qu'il s'agit de la plus élémentaire des prudences? Pourquoi est-ce moi qu'on regarde comme une parano quant je verrouille les portières de la voiture à peine à l'intérieur, quand je me gare 50 mètres plus loin juste pour mettre la voiture sous un réverbéré la nuit, quand j'explique pour la cent millième fois pourquoi je ne mets pas d'escarpins et de petit sac négligemment sur mon épaule lorsque je sors. Je vous assure que pour la grande majorité des hommes qui ont traversé ma vie, mon comportement relevait de la paranoïa et eux vivaient à bisounours-land, persuadés que leur simple présence suffit à empêcher un malfaisant à s'approcher de moi.

    Bref, plutôt que de disserter sur les copines qui n'assurent pas, il me semble plus intéressant de se pencher sur le cas
des personnes qui n'assurent pas.

  • Voici mes 0.2g de sel.

    Différences psycho-biologiques entre homme et femme :
    - l'homme est majoritairement cablé pour le combat rituel.
    - la femme est cablée pour le combat de survie.

    Je m'explique: dans la nature il y a deux types de conflits :
    - le conflit intra-espèce
    - le conflit inter-espèce

    Le premier concèrne essentiellement la reproduction et qui souvent se traduit par le combat rituel qui est caractérisé par la soumission de l'un des belligerants par l'autre. Le but final étant l'acte de reproduction avec la femelle convoitée.
    Le second concèrne le combat de survie, et la place des belligérants dans la chaine alimentaire.

    Illustration : deux taureaux et une genisse dans un pré, situation de combat rituel. Un taureau/une genisse face à un tigre/loup/lion, situation de combat de survie.

    Les femelles n'ont que très peu d'œuf par cycle d'ovulation donc elles se doivent d'être très sélèctives sur le male qui va les féconder. Un male possède énormément de semence qui sans soucis lui permet de féconder plusieurs femelles. Il va préférentiellement féconder les femelles qui ont déjà eu des petits car il a l'assurance qu'il aura une descendance. La femelle va préférentiellement accepter de s'accoupler avec le male dominant pour augmenter les chances de survie de sa progéniture (transmission du patrimoine génétique).

    Ensuite, le male continue d'assoir sa domination en restant dans des conflits rituels. La femelle elle protège sa progéniture des prédateurs dans des conflit inter-espèce.

    Pour l'homme particulièrement, la question est de savoir ce qui relève du rituel et ce qui relève de la survie. Il y a énormement d'interférence contre productives a cause de cette propension instinctive de tombé dans le rituel. Chez la femme il n'y a pas d'ambiguité naturelle, tout conflit est de survie.

    Ensuite s'ajoute la couche culturelle: la petite femme douce et gentille qui a peur de tout, et le garcon intrépide et vaillant. Générallement cette couche culturelle éclate réellement facilement lors de situation de conflit chez la femme. Combien de femmes deviennent hystérique lorsqu'on touche à leur enfants? Voir même à l'encontre du père !! Suffit de regarder les divorces c'est consternant.

    Donc en conclusion je ne me fais pas particulièrement de soucis lorsque je suis avec une femme à mes cotés. Et bien souvent je suis étonné par leur réactions dans certaines situations très très éloignées de l'image d'épinal qu'on veut nous faire croire




Là j'ai durant quelques secondes abandonné mon enveloppe humaine pour me transformer en une espèce de bête, les yeux exorbités, l'écumes aux lèvres, "raaaahhh... pas encore.....". Le cri primal est sorti de ma bouche, concentré de toutes les frustrations infligées au nom de cette différence.
Le déterminisme hommes/femmes à encore de beaux jours devant lui. Mars et Vénus continuent à faire des ravages!

A ma connaissance, aucune étude prouvant que ce déterminisme existe pour l'être humain, l'homo sapiens, en dehors des strictes différences physiologiques, n'est dépourvus de biais, de raccourcis de pensée, et autres vices qui les rendent caducs.
Je reconnais que l'explication est séduisante, d'autant plus qu'elle semble coller à notre vécu.
Seulement il ne faut pas oublier que des siècles de patriarcat et de moral chrétienne ont façonnés la morale, la pensée, les comportements et les consciences d'être.
Il ne faut pas balayer d'un simple revers de main non plus ces sociétés matriarcales qui font un magnifique pied de nez à la théorie Mars/Vénus.
Mais là n'est pas le sujet de ce fil.

Ceci étant dit heureusement que Plonky à tempéré son propos en reconnaissant que la culture joue un rôle sinon je serais encore en train de baver, un rictus fou en travers du visage.

Mais pourquoi tant de haine  ;# ? La minorité agissante et bruyante n'est pas la majorité silencieuse. L'exagération et la haine qui transpirent des propos de certains individus ne doit pas faire rejeter en bloc tout ceux qui soutiennent cette cause.

C'est le même problème pour les végétariens par exemple. Ceux qu'on entend, qui font preuve d'intolérances, ne sont pas forcément les meilleurs représentants de ce que sont tous les individus qui ont cette particularité, monté en épingle, d'être végétariens.
[/list]

Félicitation à tous ceux qui sont arrivés jusqu'en bas de ma tirade  ;#

  l'Humain
« Modifié: 23 mars 2011 à 14:37:06 par Humain »

23 mars 2011 à 15:52:44
Réponse #52

mazel


    Salut tous  :)
      les a brieffer avant (j'exagère mais à peine...

Ne pas extrapoler ...
 
  S'il s'agit de mon message cité, je ne parle pas de 'brieffer avant', mais parle justement d’un ensemble 'couple homme+femme majeur' dans son comportement et sans distinction de qui des deux ou personne est ou n'est pas. Tout ce tu viens de préciser  y était justement entendu et merci de le repréciser.  Je parle donc du comportement de deux humains à égalité, prévoyants et responsables.

 Pas de chevalier servant ni de personne mineure chez nous et c'est bon que tu ais mis les points sur les i.

 Tant de gens, couple, foyer et enfants ne font pas ce genre de prévisions pensant que rien ne leur tombera jamais dessus, tel était le sens de mon message et rien d'autre.  [/list]

23 mars 2011 à 16:30:58
Réponse #53

Humain



    Ne pas extrapoler ...
     
      S'il s'agit de mon message cité, je ne parle pas de 'brieffer avant', mais parle justement d’un ensemble 'couple homme+femme majeur' dans son comportement et sans distinction de qui des deux ou personne est ou n'est pas. Tout ce tu viens de préciser  y était justement entendu et merci de le repréciser.  Je parle donc du comportement de deux humains à égalité, prévoyants et responsables.

     Pas de chevalier servant ni de personne mineure chez nous et c'est bon que tu ais mis les points sur les i.

     Tant de gens, couple, foyer et enfants ne font pas ce genre de prévisions pensant que rien ne leur tombera jamais dessus, tel était le sens de mon message et rien d'autre.  [/list]

    Non Mazel tu n'étais absolument pas visé. Je faisais allusion plutôt au ton général du fil plutôt qu'à un ou des intervenants particuliers, mais je reconnais que la manière dont je l'ai dit pouvais prêter à confusion.

       :)

    23 mars 2011 à 18:18:46
    Réponse #54

    F.



    Bref, plutôt que de disserter sur les copines qui n'assurent pas, il me semble plus intéressant de se pencher sur le cas des personnes qui n'assurent pas.

    Le sujet est "la copine boulet", donc tout de suite ça limite le cadre des réactions. Mais, entièrement d'accord que si on remplace par "le boulet du groupe", ça marche exactement pareil et que ce n'est pas une question de sexe, mais d'état d'esprit.


    Pourquoi faut-il que je joue la carte de la femme peureuse pour obtenir que la porte de la maison soit fermée à clef alors qu'il s'agit de la plus élémentaire des prudences? Pourquoi est-ce moi qu'on regarde comme une parano quant je verrouille les portières de la voiture à peine à l'intérieur, quand je me gare 50 mètres plus loin juste pour mettre la voiture sous un réverbéré la nuit, quand j'explique pour la cent millième fois pourquoi je ne mets pas d'escarpins et de petit sac négligemment sur mon épaule lorsque je sors. Je vous assure que pour la grande majorité des hommes qui ont traversé ma vie, mon comportement relevait de la paranoïa et eux vivaient à bisounours-land, persuadés que leur simple présence suffit à empêcher un malfaisant à s'approcher de moi.

     ;D  le versant homme de ces mesures de bon sens, pour l'entourage ça donne parano, ET trouillard en plus. C'est triste.
    Les véritables gagnants d'une ruée vers l'or sont les marchands de pioches.

    23 mars 2011 à 18:53:43
    Réponse #55

    Leif


    pour ma cher et tendre , elle est rodée, elle change mon prénom et fait bien entendre que le monsieur doit me lâcher ou arrêter de me taper.

    comme quoi il suffit juste de discuter un peu.

    et franchement j'en ai rien a foutre de l'ego ou si le gars a eu une mauvaise journée ou si il est fâché.

    je m'en branle si tu n'as pas ton certificat médical d'emmerdeur il ne faut pas chercher la m*rde.

    bisous a tous :)

    24 mars 2011 à 14:34:02
    Réponse #56

    Kro


    Il y a un dans ton discours un verbatim qui me dérange et qui semble procéder du sexisme ordinaire qui voudrait considérer avec condescendance une femme comme une mineure assistée y compris et surtout dans des situations qui puent. Ce n'est même pas seulement un constat physique mais aussi psychologique puisque nos femmes, en plus de ne pas savoir faire face seraient aussi un peu c*nnes, à en lire plusieurs ici.

    Soit tu fais ce constat parce que ce rôle de personnal bodygard te convient et te rassures, soit tu le déplores tout en le constatant.
    ...Soit la question du sexisme ne s'impose tout simplement pas à mon esprit en cas de situation à risque.
    De mes amies ou des membres féminins de mon entourage familial, j'ai plus l'habitude qu'elles d'être confronté à la violence, d'être confronté à ce genre de situation, d'être confronté à ce genre de lascars, d'avoir à utiliser la force physique face à quelqu'un qui l’utilise ou qui souhaite l'utiliser contre moi.
    Cela ne signifie pas que je demande à la personne qui m'accompagne de fermer sa gueule et de me laisser gérer. Cela signifie que je vais me forcer d'abord d'éviter qu'on se fasse aborder (par exemple, d'entretenir une conversation fournie avec mon amie en passant devant la petite bande de fouine, changer de trottoir, de direction... sans éveiller la curiosité de ceux qui ont été repérés comme pouvant se transformer en de potentiels agresseurs), d'éviter un pas de travers de la part de mon amie si une discussion s'engage, de faire de mon mieux pour limiter les dégâts en cas d'affrontement, ...
    Ce n'est pas sous-estimer un individu que le protéger dans une situation qu'il n'a pas l'habitude de gérer ou qu'il n'a pas (ou plus) les capacités pour se défendre, qu'il soit un gosse, une femme, un homme, une personne malade, handicapée ou âgée.

    Sous estimer l'autre, serait de ne pas la penser capable de faire la même analyse de son côté. Elle (ou il) connait au moins ses propres capacités s'il doute des miennes, et cherchera à réagir de la même manière que moi...
    Elle a le choix de me laisser gérer si elle ne s'en sent pas capable, de me laisser gérer pour ne pas envenimer la situation et me foutre une branlée ensuite, ou de prendre la main et les décisions pour faire baisser la pression ou empêcher la confrontation.

    Si l'on prend la situation inverse et qu'on part du principe que parce qu'on ne veut pas être considéré comme un vieux type sexiste, il faut toujours laisser l'accompagnatrice gérer la situation, on se rend compte de l'absurdité et du danger de la chose. La situation pourrait s'envenimé (justement parce qu'on a sur-estimer notre amie), et on aurait à ce moment le rôle du bodyguard : le mec qu'on appelle pour taper et protéger lorsque qu'on a pas été en mesure de désamorcer la situation.
    Si je voulais décrire ce lieu, il me semblerait faire un vain effort car j'essayerais de vous décrire un rêve, et que nulle relation d'un rêve ne peut communiquer la sensation du rêve, ce mélange d'absurdité, de surprise et de confusion, dans un effort frémissant de révolte, cette notion qu'on est prisonnier de l'incroyable.

    24 mars 2011 à 15:14:44
    Réponse #57

    Patrick


    Ce n'est pas sous-estimer un individu que le protéger dans une situation qu'il n'a pas l'habitude de gérer ou qu'il n'a pas (ou plus) les capacités pour se défendre, qu'il soit un gosse, une femme, un homme, une personne malade, handicapée ou âgée.
    Je suis d'accord si c'est ponctuellement après une analyse de la situation, mais je ne suis pas d'accord s'il s'agit du mode de fonctionnement habituel qui privilégie un rôle par confort moral et social. Quand à mettre sur le même plan, "gosse" avec l'imaturité inérente à son âge, "maladie", "handicap" et "femme", on retombe dans mon constat.

    Si l'on prend la situation inverse et qu'on part du principe que parce qu'on ne veut pas être considéré comme un vieux type sexiste, il faut toujours laisser l'accompagnatrice gérer la situation
    Non, pas plus, les situations de crise ça se gère à deux et on ne sera pas trop. On les analyse avant ensemble et on met au point des stratégies auxquelles on s'exerce.

    Exactement de la même façon qu'on va gérer à deux et de façon complémentaire, la maladie d'un enfant, par exemple.

    24 mars 2011 à 17:31:22
    Réponse #58

    Kro


    Je suis d'accord si c'est ponctuellement après une analyse de la situation, mais je ne suis pas d'accord s'il s'agit du mode de fonctionnement habituel qui privilégie un rôle par confort moral et social. Quand à mettre sur le même plan, "gosse" avec l'imaturité inérente à son âge, "maladie", "handicap" et "femme", on retombe dans mon constat.

    Ces termes (entre lesquels j'ai aussi inclut "homme" d'ailleurs), tels que je les ai utilisés, sont relatifs à "dans une situation qu'il n'a pas l'habitude de gérer ou qu'il n'a pas (ou plus) les capacités pour se défendre" et non relatifs l'un par rapport à l'autre.
    Je ne vais pas adapter mon comportement au type/sexe de la personne qui m'accompagne mais au jugement que je me fais de sa capacité à bien réagir dans la situation concernée.
    Par exemple, si je me promène avec un petit papi qui a l'habitude de critiquer tout et tout le monde, et n'ayant pas l'habitude de se balader en ville. Je sais que le petit papi n'a pas le dessus physiquement sur le lascar, et qu'il est capable d'essayer de lui coller un marron en premier parce que "Nondidjû! Il ne faut pas lui parler sur ce ton!" ;D. Je ferais mon possible pour ne pas qu'il se retrouve en pleine "discussion" avec le lascar ou que le lascar s'adresse en premier à moi justement parce que j'ai l'air d'être le plus fort des deux.
    Si je me promène avec une amie qui pratique le krav depuis 15 ans, bien sur que je n'aurais pas la même attitude.
    L'exemple est un peu poussé, mais c'est pour illustrer mon raisonnement.

    Non, pas plus, les situations de crise ça se gère à deux et on ne sera pas trop. On les analyse avant ensemble et on met au point des stratégies auxquelles on s'exerce.
    Exactement de la même façon qu'on va gérer à deux et de façon complémentaire, la maladie d'un enfant, par exemple.
    Oui, là je suis d'accord. Bien sur on devrait se prémunir face à se genre de situation.
    Mais pour reprendre ton exemple, l'organisation mutuelle face à la maladie d'un enfant, a lieu une fois la maladie déclarée.
    Les situations à risques sont nombreuses, et les stratégies pour les éviter le sont encore plus. Il est difficile, avant qu'un incident de ce type frappe un proche, de sensibiliser les gens.
    Dans mon cas, mes relations amoureuses n'étant pas très stables, il sera difficile de mettre en place ce genre de discussion, à moins de vouloir précipiter la rupture :blink: Et mes tentatives auprès de ma famille m'ont valu le qualificatif de "parano".
    En fait, ce genre de discussion intéresse surtout mes potes....... masculins :lol:
    Si je voulais décrire ce lieu, il me semblerait faire un vain effort car j'essayerais de vous décrire un rêve, et que nulle relation d'un rêve ne peut communiquer la sensation du rêve, ce mélange d'absurdité, de surprise et de confusion, dans un effort frémissant de révolte, cette notion qu'on est prisonnier de l'incroyable.

    24 mars 2011 à 19:59:39
    Réponse #59

    douyazen


    On est en vacances "Aout 2010" , on roule sur l'autoroute direction le Perigord Noir .
    Au péage ,on se fait clairement marquer par 4 types dans une berline puissante , je conduit , j'ai  rien vu du tout trop absorbé par l'attente de mon ticket .
    C'est ma chérie qui me préviens direct , elle a noté la plaque d'immat' des "pirates " .
    Je prends au sérieux ce qu'elle me dit et ne minimise pas .
    On s'arrête dans une station quelques kilomètres plus loin, on remarque pas tout de suite  la voiture des 4 loulous  garé (planqué ) sur le parking .
    Je fais un arrêt aux stands , pendant que ma chérie reste à la bagnole , quand je reviens , je vois la voiture des 4 loulous , ils ont une gueule dégouté , ma nana du haut de ses 1m50 les regarde  genre "je vous ai grillé".
    Objectif un : se tirer .
    On resté très vigilant pendant tout le trajet , perso j'avais rien vu du tout , mais voila mon petit discours sur les risques potentiels en voyages ( et ailleurs ) ont porté leur fruit .
    Je lui fait entièrement confiance ,alors qu"il y a a peine un an elle était en code blanc 24H/24 , elle a adopté une tout autre attitude , sans tomber dans la parano , en acceptant que de mauvaises rencontres sont possible même en plein milieu d'après midi en centre ville avec du monde autour de soi . Elle est plus méfiante et on échange souvent sur le sujet .
    Prochaine étape ( je suis en négociation là  ;#) lui offrir quelques cours avec des pros .
     Faudra pas chercher loin   ;)
    Le terrain donne le ton .
    Un monde meilleur
    Un jour tôt ou tard on est que des os ...

    31 mars 2011 à 09:24:39
    Réponse #60

    Arctos


    Moi j'ai surtout des problèmes en voiture avec ma femme. En fait quand c'est moi qui conduit, si j'ai le malheur de m'agacer un peu, ou de donner quelques microcoups de patin pour la voiture qui me colle derrière à n'en plus voir son parchoc...elle me dispute! "Arrête, mais arrête. Si ça peut le gars derrière est armé et dangeureux!".
    Soit je me calme et laisse tranquillement filer l'affaire.
    Par contre si c'est elle qui conduit, c'est une autre paire de manche! :lol:.
    Elle s'agace, gesticule, provoque...bref une énervé du volant!

    Résultat : c'est moi qui conduit.

    Sinon, elle est au top!
    Dans la rue, elle change de trottoir si besoin est, elle ce repositionne si je suis avec elle et que l'on croise une horde de jeune un peu énervé.
    Je ne lui ai pas appris les codes, mais si j'ai besoin qu'elle parte, ce taise, ou s'efface; Un regard, ou une petite phrase suffit, et elle s'exécute sans broncher, même s'il elle ne sait pas pourquoi.
    Je lui ai appris les rudiments de "selfdéfense féminine" (le coup dans les parties, écrasé le pied, et la griffe dans le visage), et elle a un spray au poivre dans sa poche (ça aussi je lui ai appris à s'en servir).
    On a aussi un code au téléphone, pour savoir si l'autre est dans la panade.

    Voila
    @+
    Dans la vie il y a trois catégories de personnes : ceux qui savent compter et les autres...

    03 avril 2011 à 21:52:36
    Réponse #61

    RAPAS


    Allez dans le sujet des "copines boulets", je viens rajouter une petite anectode...

    On sortait du ciné avec mon ex', la nuit était déjà tombée (décembre je crois) et on se dirige à pied vers chez elle, vu qu'étant au centre ville elle doit habiter à 15mn de marche du ciné.
    On tourne dans une rue quand on aperçoit ce que moi j'appelle un "SDF spatial". Vous savez, ce sont ces pauvres hères qui vivent dans la rue mais qui ont complètement "disjoncté" psychologiquement, qui planent dans les étoiles, des schizos, des qui se prétendent être mandatés par Dieu, des qui parlent aux animaux...souvent torchés du matin au soir avec leurs "semblables" plus sains d'esprits, puant la crasse à 100 lieux, que les policiers ignorent même à une insulte contre ces "salauds de paladins du Diable" (entendu tel quel, véridique!)...bon souvent ces gars là errent dans la rue en marmonant dans leur barbe, criant à tort et à travers, mais sans plus...
    Pourtant, il y'a déjà eu des cas d'aggressions et de tentatives d'aggressions sexuelles...et là, le type se dirige droit vers nous.

    Je le reconnais, je l'ai déjà croisé dans la rue, il est à un stade de dérangement psychique absolument total mais c'est quand même pas ça qui l'empêche de regarder avec un air gourmand les jolies filles, et qui plus est il a une carrure de bûcheron.
    Ma copine le reconnait aussi et passe instantanément derrière moi, m'aggripant le bras droit et se collant à mon dos. Alors que l'autre arrive à notre hauteur, je lui marmonne "lâche mon bras et écarte toi un peu"...que dalle, elle est soudée à moi! Me voilà donc face à mon énergumène, avec mon bras fort et la majorité de mes appuis bloqués par ma copine!

    Je secoue sans succès mon bras, j'essaie de la pousser du bout de mes doigts tout en engageant la conversation avec l'autre. Coup de chance, il a les yeux complètement dans le vague et me parle de mon chien qu'il aime beaucoup...je n'ai pas de chien, mais je vais dans le sens de tout ce qu'il me dit...tout en parlant je change un peu ma position, une légère poussée du cul pour faire reculer ma copine, ma jambe droite est prête à partir si besoin est, j'essaye d'avoir ses mains et son visage en même temps dans mon champ de vision.
    Comme mon "pauvre ami" (oui, je plains sincérement ces gars là, et j'ai déjà réprimandé vertement des petits cons qui s'amusaient à se foutre de leur gueule ou à leur jeter des graviers) a l'air complètement shooté et que j'estime son temps de réaction à pas terrible, je lui tends le reste d'un paquet de "c'est-bon-la-vie-pour-les-grands-et-les-petits" et profitant du fait qu'il le regarde dans sa main, j'attrape ma copine par la hanche, nous dépassons prestement l'individu et changeons de rue d'un pas rapide.

    J'ai donc passé un bon moment à lui expliquer que si le mec avait voulu commettre un acte physique, même involontaire, j'aurais eu les plus grandes difficultés à parer un coup ou à en porter un avec mon bras faible, de même pour mes pieds, si j'avais voulu me déplacer j'aurais trébuché sur elle.
    Après, le fait est qu'elle se remettait totalement à moi en cas de problème de ce genre, puisque "tu fais du karaté et du krav maga, donc démerde toi pour me sauver"...ouais ben je suis pas Bruce Willis dans "Die Hard" avec le Beretta scotché dans le dos quand sa nana se retrouve dans les pattes du vilain moi...

    Bon, coup de bol, on est tombé sur un individu qui ne cherchait pas la m*rde et qui je pense, du fait de son altération mentale, n'aurait pas eu une technique de bagarre très dangereuse pour quelqu'un qui pratique des arts martiaux...après, si il avait eu une lame...

    Mes conseils persos, que je tire de ce RETEX:
    -Faites bien comprendre à votre chère et tendre que vous n'êtes ni Jackie Chan, ni Rambo, et que pour le peu que vous êtes, elle ne doit surtout pas être un fardeau pour vous: autant qu'elle se tire en courant en vous laissant seul face au problème, on est plus apte à se défendre si l'on sait que l'on a que soi à protéger
    -Ce genre d'individus, nos villes en regorgent...leurs capacités mentales sont souvent altérées, profitez en pour vous barrer d'un coup en courant, à mon avis le temps qu'il réalise que vous êtes parti, vous pouvez gagner pas mal d'avance...et je ne suis pas sûr qu'ils aient la pleine capacité de se lancer à votre poursuite!

    Critiques? Conseils? Merci d'avance!


    03 avril 2011 à 22:25:29
    Réponse #62

    gregoret


    Tu habites pas à Avignon toi ? ça collerais avec la description !  :doubleup:

    07 avril 2011 à 09:14:09
    Réponse #63

    DavidManise


    Eh ouais désolé j'étais un peu bourré...  et à cause de toi RAPAS j'ai repris la clope.  C'est malin ;#

    David
    "Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

    Mon PATREON -
    Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

    07 avril 2011 à 09:32:46
    Réponse #64

    gregoret


    Pourquoi on a un client comme ça ici ?

    Si y en avait qu'un comme ça !! mais bon c'est une partie de l'originalité de cette magnifique ville !

    07 avril 2011 à 18:12:21
    Réponse #65

    RAPAS


    Non, pas à Avignon...note que ça serait mieux pour lui, le Sud et son climat...que moi dans ma vallée du Doubs et mes monts du Jura à chasser le Dahu, brrrr!

    @ David: ça ne m'étonnerait même pas tiens, j'ai lu un très court truc sur toi qui parlait d'allumes feu dans mon magazine préféré, lequel glisse toujours quelques bonnes phrases sur la binouze quand il faut! C'est ce qui fait son charme  8)

    28 avril 2011 à 10:14:34
    Réponse #66

    Zacota


    Pour ma part, pas plus tard qu'avant-hier soir :

    Fin de Soirée, mardi soir, on décide d'aller en boite, finalement certaines se démotive et je me retrouve, seul avec 3 filles (là n'est pas le problème). Ces dernières soucieuse de leur ligne vont se payer un kebab, et je les accompagne vers une place du centre, où ces dernières prennent place sur la fontaine pour manger. Le temps passe, forcément, avec 3 filles relativement mignonnes ont à le droit a un coucou de tout le monde. Mais rien de méchant, et au bout de 4 personnes sympa même si bourrée qui discute avec nous je passe en mode jaune (très clair).

    Après quelques minutes, je vois un jeune, je dirais 15 ans, duvet fournie, voix qui mue, passer de façon parallèle (2 ou 3m) à nous qui étions assis, ça ne me plait pas, j'aime pas les approches indirect de ce genre, surtout qu'il faisait abstractions des filles et se concentrait sur moi. Arrivé à ma hauteur il bifurque et va directement sur moi, il me dit salut, me tend la main que je salue (pas d'offense), puis s'assoie à côté de moi :
    "Tu fais quoi là ?
    - Bah je suis assis tranquille, je profite de la soirée
    - Ta pas une feuille ?
    - Nope, je fume pas, désolé"
    Il se lève et s'en va, forcément je le suis du regard et la je remarque qu'en fait c'est tout un groupe (mode capuche, casquette, ouesh gros bien), qui sont environ à 75m et qui avance tranquillement sur nous. Tout de  suite ça a fait tilt, je suis passé en mode écarlate, comprenant très bien que le jeune était l'éclaireur et que le reste du groupe arrivait, prenant déjà une formation d'agression (début d'encerclement). Une fille du groupe assez consciente et a ma surprise aussi vigilante s'est levé en même temps que moi en disant "On va y aller, hein". Tout le monde comprenant le situation on accélère le pas vers les kebab encore en activité avec du monde en terrasse. Au même moment, un type, probablement le leader (le plus âgé et le plus large d'épaule), sort du groupe en accélérant le pas. Il est environ à 25m, il m'interpelle :
    " Hey mec t'a pas des clopes
    - Non désolé je fume pas
    - Hey attends un peu
    - J'ai pas de cigarettes
    - Pourquoi tu m'fais marcher ?"

    Alors qu'il se rapproche on arrive enfin à l'angle de la rue, on devient visible depuis les kebab; l'adrénaline coulait plein pot dans mes veines, mon kubotan était dans la poche de ma veste que je n'aurai pas pu sortir sans éveiller l'attention, j'avais rien à lui donner pour calmer la situation. heureusement une fille qui avait commencée une clope, lui dit gentillement, "tu veux la mienne, j'en ai plus envie". Elle lui file et on se tire.

    Bon après je suis peut-être parano et qu'il voulait simplement une clope, mais j'ai tout de même noté un changement de comportement quand il a vu que nous étions visible depuis les kebab et son comportement de poursuite ma sacrément foutu les jetons.


    Si j'analyse la situation :

    Points forts :
    - avoir repéré le groupe
    - s'être dirigé vers d'autres gens
    - avoir eu quelque chose à offrir
    - la clope déjà allumé, ça a permis de réduire le temps de contact, pas besoin de briquet
    - la politesse qui n'a pas envenimé le conflit
    - une fille en mode rouge assez rapidement

    Point faible :
    - je me suis laisser surprendre par l'éclaireur
    - mon kubotan mal placé
    - rien avoir à offrir, peut-être penser à avoir une clope sur soit, même si je fume pas
    - langage corporel et oral peut-être trop soumis (les désolé, les regard pas assez déterminé, manque d'assurance)
    - aucune des filles n'avait de moyens de défense, alors qu'elles sont assez mignonnes et rentre souvent seules chez elles.


    En résumé : j'ai beau faire 1m85, avoir une ceinture noire de Jujitsu, avoir un physique légèrement au dessus de la moyenne, je me suis littéralement pissé dessus. C'était probablement ma première confrontation direct, je sais déjà que dans ce genre de situation je suis un couard fini. J'ai surtout l'impression que je reste figé sur place, je panique (ce qui ne m'arrive pourtant jamais), bref je ne canalise pas ma peur. Cette fois ce son surement les demoiselles qui avec leur courtoisies on peut être évité l'agression.
    « Modifié: 28 avril 2011 à 10:31:02 par Zacota »
    Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives

    28 avril 2011 à 16:05:40
    Réponse #67

    Lorka-85


    c'était clairement une tentative d'agression, peu être pour combler leurs frustration de te voir avec 3 filles, t'humilier devant elles leurs auraient permis de se sentir existé et de se "venger" de la vie. visiblement il n'avaient pas vu de portable ou argent a voler ?

    aller vers un commerce avec des personnes neutre était une bonne idée.
    par contre moi je n'aurais pas dit "désoler" au refus de clope et le mec qui s'assoie a coté de moi, je me serais direct levé. peu être ai-je tords et toi raison sur ce point, je ne sais pas.

    28 avril 2011 à 16:48:45
    Réponse #68

    mrmagoo


    Citer
    C'était probablement ma première confrontation direct, je sais déjà que dans ce genre de situation je suis un couard fini.
    Vous avez évité la confrontation physique, c'est l'essentiel, non? Même si tu trouves que tu as été "couard" vous avez fini la soirée en entier, avec juste une impression pénible, alors que si tu avais joué les héros tu te serais fait peut être éclater, donc le résultat est quand même positif.
    Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

    28 avril 2011 à 17:05:02
    Réponse #69

    Zacota


    C'est pas du tout ce que je voulais dire, je n'ai pas eu le désire de passer à l'action et même après, je n'ai aucun remord à ne pas l'avoir fait. C'est juste que mon comportement était certainement trop soumis, de part ma peur (qui ma figé lors du face à face) et mon manque d'expérience, et qu'un comportement plus affirmé aurait peut-être éviter une poursuite. Je pense que Lorka-85 à raison sur le fait qu'en m'excusant j'ai diminué mon coté intimidant. J'ai toujours tendance à m'excuser pour un rien, ta pas une clope = désolé je fume pas, ta pas un euro, désolé je paye par carte, etc. Je pense que ce genre de comportement même s'il est dans un but de respect de l'autre, à tendance à conforter l'éventuel agresseur dans sa position de dominant et donc favoriser l'agression.

    Pour en revenir au sujet, dans mon expérience, je pense que ce sont bel et bien les filles qui m'ont permis d'avoir plus d'ennuis, alors boulet au pacificatrice.
    Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives

    28 avril 2011 à 17:25:19
    Réponse #70

    sebastienb


    Bah le "désolé" ça permet d'adoucir un simple non qui pourrait être perçu comme trop sec, même si on à pas à s'excuser de quoi que ce soit. Je l'utilise souvent, aussi frustrant soit-il... Le "pourquoi tu me fais marcher" montre amha clairement la volonté d'aller vers l'embrouille (justification).

    28 avril 2011 à 18:33:34
    Réponse #71

    Bomby



    En résumé : j'ai beau faire 1m85, avoir une ceinture noire de Jujitsu, avoir un physique légèrement au dessus de la moyenne, je me suis littéralement pissé dessus. C'était probablement ma première confrontation direct, je sais déjà que dans ce genre de situation je suis un couard fini. J'ai surtout l'impression que je reste figé sur place, je panique (ce qui ne m'arrive pourtant jamais), bref je ne canalise pas ma peur. Cette fois ce son surement les demoiselles qui avec leur courtoisies on peut être évité l'agression.

    Bienvenue dans le monde réel Zacota ! Mais je trouve que tu te juges bien sévèrement...

    Ton récit laisse penser que tu es resté très conscient des risques, de tes responsabilités et des options tout au long de ta mésaventure, malgré un état de stress intense et légitime et que tu as su, avec le soutien d'au moins une de tes amies, pas trop mal gérer la situation... C'est déjà pas mal !

    Je pense que, dans ta situation, seuls les inconscients n'auraient pas eu peur et, probablement, seules des personnes très aguerries auraient pu gérer le stress sans une nette diminution de leurs facultés...

    Pour ce que je comprends de ton récit, tu as à mon sens apparemment pris un risque en laissant finalement approcher le BG meneur, mais un risque calculé puisque vous étiez visible d'un certain nombre de témoins dans des bars ou kebabs... J'ignore à quelle distance se trouvait le reste de la petite troupe potentiellement hostile, mais l'option retenue était probablement raisonnable... En tout cas, ça s'est bien terminé alors que l'option alternative d'une fuite poursuivie voire précipitée aurait pu amener d'autres inconvénients...

    Quant à être plus "dissuasif" dans l'attitude, c'est évidemment le plus difficile à improviser et, selon le jour et l'heure, ce sera plus ou moins le cas...

    Mais je ne crois pas que le contenu de ta réponse ("désolé") soit un problème, ni même que ce contenu soit très important du moment qu'il n'est pas irrespectueux ni provocateur... Ce sont plus le ton et l'attitude qui vont jouer et, dans le doute, il vaut certainement mieux être courtois...

    Le BG qui vient vers toi doit au minimum sauver la face devant sa bande... Alors autant lui offrir une porte de sortie minimale avec un discours formel qui peut laisser penser devant ses petits camarades qu'il est une personne respectée au point qu'on soit "désolé" de ne pas avoir de clope à lui offrir, même si le ton sur lequel on le lui dit lui signifiera qu'il ne faut pas qu'il insiste trop...

    Aie bien conscience également que, pour certainement de très nombreux membres de ce forum, une implication réaliste en SD résulte d'une prise de conscience comme celle que tu viens de faire, forcément pénible sur le moment...

    Personnellement, le jour où j'ai pu sortir totalement indemne d'un encerclement d'une quinzaine de loulous hostiles, je ne la ramenais pas trop et me sentais humilié de ne pas avoir pris l'initiative d'en frapper un seul... Et pourtant, intuitivement, et notamment au regard de l'expérience très relative qui était alors la mienne, j'avais très probablement agi comme il le fallait...

    C'était ma première expérience de rue vraiment chaude et j'avais constaté alors, comme toi probablement l'autre soir, l'écart entre ce qu'on peut faire dans un dojo et ce qu'on se sent réellement prêt à tenter dans la rue...

    Tu auras certainement compris au passage, sinon déjà auparavant, l'intérêt d'entraînements de SD sous stress et scénarisés...

    En tout cas ne te culpabilise pas et ne te dévalorise pas à tes propres yeux : c'est comme ça qu'on apprend, et les personnes réellement courageuses sont celles qui parviennent à surmonter leur peur, pas celles qui n'en éprouvent aucune..

    Cordialement,

    Bomby

    28 avril 2011 à 18:43:36
    Réponse #72

    mrmagoo


    Citer
    Je pense que Lorka-85 à raison sur le fait qu'en m'excusant j'ai diminué mon coté intimidant.
    Peut être, quoique contre un groupe manifestement décidé à passer à l'action (cf le début d'encerclement) le coté intimidant éventuel ne t'aurait pas été d'un grand secours. La tactique aurait pu être que pendant que tu commences à t'embrouiller avec le premier mec ("l'éclaireur") votre attention soit monopolisée et que vous ne remarquiez pas ses petits potes, tandis qu'en faisant cela tu offrais une justification à un début de conflit.
    Bon après c'est toujours facile de parler d'un truc qu'on a pas vécu, mais le résultat en tous cas est là: pas de conflit, pas d'embrouille sérieuse, t'es resté entier et tes copines aussi.
    Le truc de la clope à donner: bof, si des mecs sont décidés à te lyncher pour le plaisir, c'est pas parce que tu leur files une clope que ça va les empêcher de le faire. Au passage, un grand classique: quand tu fouilles dans tes poches c'est le moment ou y'en a un qui décide de t'avoiner.
    Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

    04 mai 2011 à 15:44:45
    Réponse #73

    Starlion


    Bonjour, mon avis a 2 cents,

    je suis célibataire et sors peu souvent, par contre j'ai fait lire a ma famille, à force d'insister, de pester et menacer, le livre Protégor. Mes parents qui vivaient au pays des "Bisounours" semblent avoir pris conscience des dangers de la rue. Il y a peu de temps, une brochure distribuée dans les commissariats donnaient quelques conseils aux personnes âgées je leur ai fait lire aussi.  Les personnes qui sont en sortie avec nous doivent être conscientes si possible que tout peut arriver.

    Un bon moyen d'y arriver est d'en parler quand on a l'occasion. Pas trop pour ne pas les bloquer ou être pris pour un illuminé. Les exemples d'agressions ne manquent pas dans la presse, et c'est bien le diable si une fois par semaine, un collègue, un ami, ou un membre de la famille n'en parle pas. 
    "Une unique chance est un univers d'espoir."

    Clint Eastwood a dit : "on improvise, on s'adapte, on domine",
    moi je dis : "on improvise, on s'adapte, on domine la situation".

    04 mai 2011 à 23:42:21
    Réponse #74

    Solstice


    @Zacota : juste une précision : la fille à allumé sa clope avant ou après que les types aient commencés à se pointer?

     


    Keep in mind

    Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

    « [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
    avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


    Soutenez le Forum

    Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
    Discussion relative au financement du forum ici.


    Publicité

    // // //