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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: survivre à un divorce...  (Lu 26695 fois)

21 avril 2010 à 20:11:44
Réponse #25

Giom


Souvenez-vous :
- que l'on avance en regardant devant soi, avec une mémoire
- que l'on se plante en regardant derrière soi pour avancer

Bon sang, ca fais une éternité que j'ai pas lu quelque chose d'aussi sensé.
Grand merci a toi Serge, tu as éclairé ma journée.
 :akhbar:



Nathan, désolé pour cette triste nouvelle. Si ca peut te remonter le moral, mon voisin qui a une bonne quarantaine de piges, a divorcé après quinze ans de mariage et aujourd'hui il a retrouvé le sourire avec une chère et tendre de vingt ans...et non c'est pas pour le pognon !   ;)

A+




« Modifié: 22 avril 2010 à 06:27:07 par vieux caribou »

21 avril 2010 à 22:59:05
Réponse #26

Anke


Hmmm, les comportements mesquins... Méfions nous égialement de notre propre perception.
Dans une séparation, c'est une douche froide, un changement radical des objectifs de vie qui sont chamboulés, voire d'un écroulement des valeurs auxquelles on croyait. Il serait bien prétentieux de vouloir détenir une quelconque vérité.
Au cours d'une séparation tout le monde souffre, et tout le monde a peur de demain. Les mécanismes que l'on peut trouver pour réfrèner ces peurs relèvent de l'archaïsme ( me demandez pas d'expliquer, je serais incapable, c'est juste un ressenti, le besoin de se protèger par ex...) et forcément dans ce cas,ne relèvent pas de démarches raisonnées.
C'est difficile d'être "intelligent" dans ces périodes là, et c'est d'autant plus difficile quand l'autre en face, il ne veut ( ou plus souvent ne peut, car essentiellement axé sur le plan émotionnel) l'être. Une aide au dialogue, à la compréhension( ça ne remet pas en cause les décisiosn prises) peut surement aider tout le monde à aborder le schoses avec un peu de hauteur, de distance et par conséquent aider à comprendre. Je pense qu'avec cette démarche, les protagonistes peuvent sortir "grandis", ou tout du moins plus forts de cette expérience. Avec un divorce ou une séparation, je crois que l'objectif, en quelque sorte, c'est aider l'autre ( et par conséquent soi-même !) à identifier ses propres failles, les re-connaitre ou tout simplement les identifier. Par pour faire amende honorable et se dire : " c'es de ma faute, ou c'est de ta faute ", mais être mieux armés pour construire demain, aller vers un nouvel amour et continuer enfin à chercher à être heureux.
Un divorce ce n'est pas : " espèce de salaud, tu m'as détruit !" c'est " Ensemble on va pas y arriver, on a assez peu de temps pour atteindre le bonheur, donnons nous la chance d'y arriver chacun de notre coté en nous séparant"... Parce qu'au fond, on est en rage sur le coup, mais au fond, celui ou celle qui est en face, on ne lui veut pas de mal. Je crois que c'est ça qui doit nous conduire dans nos propos, nos actions...

21 avril 2010 à 23:32:25
Réponse #27

éclipse


[…] Dans une séparation, c'est une douche froide, un changement radical des objectifs de vie qui sont chamboulés, voire d'un écroulement des valeurs auxquelles on croyait. Il serait bien prétentieux de vouloir détenir une quelconque vérité.
Au cours d'une séparation tout le monde souffre, et tout le monde a peur de demain […]  

Ce "genre" d'événement est une occasion de se remettre en question (même si on peut se remettre en question tous les jours, sans besoin de divorcer).

J'ai vécu le divorce entre autres comme la fin d'un "cycle".
Et après… Que vais-je faire des 30 prochaines années ?…

J'ai pas eu la réponse.
Une rencontre "fulgurante" (et très prenante) m'a empêché d'y réfléchir sereinement sérieusement.

Note to myself : "faire gaffe" aux rencontres qu'on fait, comme par hasard (ben tiens !), juste au lendemain d'une séparation.
 ;)
éclipse
« Modifié: 21 avril 2010 à 23:59:23 par éclipse »
… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

22 avril 2010 à 13:11:36
Réponse #28

raphael




- que l'on avance en regardant devant soi, avec une mémoire
- que l'on se plante en regardant derrière soi pour avancer




ou est la limite entre les deux ?
Se connaitre et s'accepter


29 avril 2010 à 21:02:35
Réponse #29

Anke


Petit "up"...
Cette situation est dificile à vivre, à appréhender, car on est immédiatement plongé dans le passionnel et par conséquent, on exprime ( ou tout du moins on essaye d'exprimer !) un ressentimment, une peine, une souffrance que l'autre, enface, n'est pas forcément en capacité de recevoir ( eh oui, les rapports humains c'est compliqué !). Je crois qu'avant toute décision, un bilan ( pas forcément compatissant ou minimaliste) est nécessaire et donc nécessite une démarche vers l'autre : " Que suis-je capable d'accepter par amour pour toi ou pas ?"
Dans cette situation, il me semble que ce type de question renvoie evidemment sur soi-même. C'est amha inévitable ( quelles sont mes limites jusqu'où puis-je ou ai-je envie d'aller) et on est pas forcément capable ( puisuque dans la revendication ou le ressentiment) d'aborder ces question avec le recul, la distance nécessaire. En parler me semble être une bonne approche, cela permet surement de "mettre à plat " certaine choses, certaines approches de vie. En parler d'abord seul, avec un interlocuteur privilégié, puis ensemble ( le couple) avec quelqu'un qui sera en quelque sorte le "garant" de la parole de chacun et qui pourra reformuler en dépassionnant le débat ( chez nous c'est le pb en fait un pb conséquent de communication...).
Je crois qu'une analyse, de " ce qu'on a dans le sac à dos", froide, avec la distance nécessaire, pour chercher ce qui peut "marcher" ou pas ets prépondérante. Si on sait pas ben y'a qu'à essayer en se donnant les limites raisonnables. Ce n'est qu'après cette démarche que l'on peut en toute franchise se dire : " bon ça, ça fonctionne pas, regardons ce qu'il reste à essayer ?"
Je crois que c'est à ce prix, une fois qu'on s'est donné toutes les chances ( et que l'on a fait vérifié par un tiers versé en la matière que ces chances étaient viables ou "supposables") que l'on peut se diriger vers une séparation définitive une manière honnète et en toute connaissance de cause, raisonnable, raisonnée... Une séparation, c'est pas rien, c'est un pan de vie qui est en jeu. L'honnèteté envers l'autre, mais aussi envers soi même doit être le maitre mot amha.
Si la séparation est inévitable pour une question de survie propre( mourrir, s'étioler, gacher sa vie ou ce qu'il en reste), alors c'est inévitable et alors point de faux semblants ou de triche. ça n'empêche en aucune manière le respect de l'autre et la volonté de ne pas lui nuire. Une séparation, un divorce, je crois que c'est encore une fois une "démarche" vers l'autre... Il faut finir les histoires... Même si c'est difficile à faire.  ;)

04 mai 2010 à 14:42:02
Réponse #30

L'ours


Salut Nathan,

Tu as mon soutien, surtout quoi  qu'il arrive, pensez à vos enfants, moi j'ai été dans une situation similaire, pas de divorce on a réussit à se refaire, notre petite fille avait 6 mois à l'époque et tout a été fait pour elle avant que nous nous occupions de nous.
Le dialogue il n'y a que ça de vrai!

Amicalement

Lours
Respectes la nature et elle te le rendra

04 mai 2010 à 14:51:19
Réponse #31

Nathan-Brithless


L'eau se referme derriere le poisson qui avance

04 mai 2010 à 15:25:08
Réponse #32

LAURENT-COQ


Salut Nathan
Comme dit plus haut, je crois que les adultes doivent réussir à être suffisament intélligent pour protéger un max leurs enfants dans ce genre de situation et se retenir de dénigrer leur (ex-)compagnon devant eux...
Maintenant il s'agit vrmt d'une situation de crise, où il est déjà trés difficile pour un homme ou une femme de s'y retrouver...
Sans te connaître, ce post m'a bien fait réfléchir... prends bien soin de toi...

05 mai 2010 à 12:16:11
Réponse #33

Bison


Citation de: Patrick
Je crois que nous vivons dans des illusions qu'on nous inculque depuis notre plus jeune âge, celle de la permanence des sentiments, de la fidélité sexuelle et que amour et vie commune sont des synonimes, sous couvert de morale sociale ou religieuse.

Hmm ... nous n'avons jamais rien inculqué de tout cela à nos enfants, et nous n'avons jamais laissé inculquer cela non plus ... D'ailleurs, ils sont plutôt résistants à se laisser inculquer ce genre de chose.

D'accord, il y a l'ambiance générale, les lectures, les films romantiques ... et il y a surtout l'instinct de reproduction.

Mais ... mes deux fils ont divorcé, et malgré l'expérience vécue, ils se sont remariés et ont tenu à fonder chacun une nouvelle famille, durable. En fait, l'expérience acquise leur a juste appris à partir sur de meilleures bases, à "mieux" faire, ... mais elle ne les a pas du tout découragés de faire ...

C'est, de toute façon, un domaine où il est très délicat, d'intervenir, pour les parents.
On ne peut transmettre que ce que l'on sait.
Et on en sait si peu nous-même ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

05 mai 2010 à 12:30:14
Réponse #34

Berhthramm


Je crois que nous vivons dans des illusions qu'on nous inculque depuis notre plus jeune âge, celle de la permanence des sentiments, de la fidélité sexuelle et que amour et vie commune sont des synonimes, sous couvert de morale sociale ou religieuse.

Or, je crois que nous faisons ensuite l'expérience en réel, à de rares exceptions, que les sentiments parfois s'éteignent ou se transforment, qu'on peut désirer quelqu'un d'autre et continuer d'aimer son compagnon ou sa compagne et qu'on peut aimer quelqu'un sans parvenir à vivre avec durablement.

Il me semble qu'être conscient de cela permet d'éviter la douleur de ruptures et être reconnaissant envers l'autre des bons moments de vie passés ensemble pour aller vers d'autres moments sans rancunes.

mouais....

être conscient surtout que ce n'est ni simple, ni facile, que ça demande un effort permanent mais aussi est surtout qu'il est possible de "durer" que la "labilité" des sentiment, de la fidélité, de l'engagement n'est ni une norme, ni une obligation, ni une fatalité...

Ceci dit sans aucun jugement de valeur sur ce qui arrive aux uns et aux autres.

:)

05 mai 2010 à 13:20:11
Réponse #35

Anke


Berthram le verbalise pas mal, et on peut lire de fifférentes manières je crois.
La vie de couple est un combat, fait de concessions, mais aussi d'affirmations péremptoires. Un combat contre l'autre parfois, mais aussi contre soi-même. En fait la remise en question personnelle est le centre du débat du couple. Le centre d'un cercle est toujours à chercher, toujours à re-construire. En cela, la vie avec l'autre n'est jamais finie, càd qu'elle est toujours en devenir. Les objectifs fixés au début peuvent devenir différents, se modifier. Je crois que le plus grand ennemi c'est la rigidité, les blocages. Et c'est contre cela qu'il faut vraiment se battre, contre ses blocages, contre les blocages de l'autre.
Je crois que le premier truc à mettre en avant c'est l'honnèteté, envers soi d'abord, puis envers l'autre. Et enfin parler, parler, parler en entant de prendre de la hauteur vis à vis des pbs, prendre le recul nécessaire, chercher l'objectivité et si on y rencontre des difficultés, se faire aider. Et ce n'est qu'après tout ça que l'on pourra prendre une décision choisie dans un éventail de solutions ( le divorce est une solution mais pas la seule, elle n'est ni pire, ni meilleure qu'une autre, c'es tout). Je crois que ces périodes de crises que nous traversons tous à un moment ou à un autre sont l'occasion pour chacun de se poser les questions sur ce que l'on est, ce que l'on croit, ce que l'on veut ou ne veut pas. Ces crises sont souvent l'expression ultime d'une souffrance jusque là non exprimée. Celui ou celle qui est en face n'est-il pas celui qui peut comprendre le mieux ?
Tout ça pour autant que l'on arrive à instaurer un dialogue ( même s'il est difficile) sinon ça reste un monologue, et là, c'est pas la peine de s'épuiser. Il faut alors penser à sa propre survie, à ne pas "rater" sa vie, ou ce qu'il en reste.

05 mai 2010 à 15:53:16
Réponse #36

Lily


Je crois que nous vivons dans des illusions qu'on nous inculque depuis notre plus jeune âge, celle de la permanence des sentiments, de la fidélité sexuelle et que amour et vie commune sont des synonimes, sous couvert de morale sociale ou religieuse.

Hmm ... nous n'avons jamais rien inculqué de tout cela à nos enfants, et nous n'avons jamais laissé inculquer cela non plus ... D'ailleurs, ils sont plutôt résistants à se laisser inculquer ce genre de chose.

D'accord, il y a l'ambiance générale, les lectures, les films romantiques ... et il y a surtout l'instinct de reproduction.

Mais ... mes deux fils ont divorcé, et malgré l'expérience vécue, ils se sont remariés et ont tenu à fonder chacun une nouvelle famille, durable. En fait, l'expérience acquise leur a juste appris à partir sur de meilleures bases, à "mieux" faire, ... mais elle ne les a pas du tout découragés de faire ...


Je crois qu'il ne faut pas minimiser l'influence des films romantiques et autres trucs à l'eau de rose pour la formation des désirs et des normes amoureux. Et je me demande d'ailleurs si ce ne sont pas les filles qui sont à la fois les principales transmetteuses (?) de ces normes mais également leurs premières victimes.
Typiquement, revoir des Disney comme Cendrillon me donne maintenant des boutons... alors que j'ai passé une partie de ma prime jeunesse à chercher le prince charmant. Ce type de dessins animés impose des femmes passives (Cendrillon ne fait RIEN de toute l'histoire, Blanche-Neige est rendue à la vie par le Prince, tout un symbole...) et pose le mariage comme une fin en soi.
Des filles qui à 25 ans se rêvent encore en princesses, j'en connais pas mal. Et ça m'inquiète un poil pour elles.

Se marier, c'est chouette, cela dit. Mais faut savoir ce qu'on promet quand on se marie (et je me dis que c'est sans doute là où en sont tes fils, Bison) : personne ne peut promettre l'amour éternel. On peut juste promettre de faire de son mieux pour que ça marche. Perso, ça m'occupe à plein temps... Et il me semble que la décision de divorcer, ça peut être pour certains couples leur manière de faire de leur mieux. C'est quand même vachement plus courageux que de rester ensemble et de passer sa vie à se plaindre de l'autre.
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

07 mai 2010 à 08:38:10
Réponse #37

Achille


Salut Nathan,  ;)

Bon, j'ai pas tout lu, un peu en travers, parce que ça me rappelle des souvenirs...  :-\ Mais je suis certains que les copains/copines ont su trouver les mots justes, comme d'hab, rien qu'à voir le nom des intervenants.

Juste une chose que je voudrais ajouter : le divorce, c'est un monde, des certitudes qui s'écroulent. On sait que ça existe, on le voit autour de nous, et un jour c'est pour ta gueule, que tu le subisses ou que ce soit ton choix. C'est malheureusement souvent l'occasion de faire du mal et/ou de se faire du mal. Les tensions sont exacerbées, l'entourage prend partie, les amis donnent de "bons" conseil et parfois ça part en live. Les repères moraux s'effondrent, ou du moins le pense-t-on et cela peut être prétexte à se laisser aller et faire tout et n'imorte quoi.

Alors, s'il te plaît, fais gaffe à toi. Pense à ta fille. Ne fais pas ce que tu ne ferais pas d'ordinaire, même si tu prends des coups. J'ai vu ou entendu parler de gens qui passaient des heures entières sur m**tic ou MSN le soir pour (re-)trouver l'âme soeur, en laissant les enfants livrés à eux-mêmes. Parfois, les parents encore sous le même toit (!) allaient déjà sur des sites de rencontre, juste pour montrer à l'autre qu'on n'a pas besoin de lui, qu'on peut trouver mieux et sans doute aussi parce que la nature a horreur du vide. Avec les pauvres gosses à côté qui ne comprennent plus rien à ce qui se passe.

Les mensonges, les bassesses, les coups parfois font du mal sur l'instant mais laissent aussi des cicatrices indélébiles avec lesquelles il faut vivre ensuite le reste de sa vie. Et quand on doute de tout le monde, quand on n'a plus confiance en personne, quand on s'imagine que chaque parole, chaque geste est une entourloupe possible, et ben, la vie n'est pas rose. On se blinde parfois un peu trop après pareille épreuve.

Je sais que c'est facile à dire derrière son clavier, mais ne fais rien que tu puisses regretter par la suite. Garde ton honneur, préserve ta parole, fais en sorte de pouvoir te regarder encore dans une glace les années à venir sans te dire que t'es une m*rde ou un s*laud. Ça dérape vite et très bêtement parfois.

Juste une anecdote (et là, je mets ma dignité au fond de ma poche et je serre les poings pour refouler une larme) :

Quand j'étais en train de me séparer, un soir, on s'est disputé pour une broutille en faisant les devoirs de mon fils. La tension était à son maximum. Le ton a très vite monté. J'en ai eu marre et j'ai voulu sortir de la pièce. Elle s'est interposée en me provoquant. J'ai voulu passer. Elle a résisté. Je l'ai alors saisi par les épaules et je les repoussée contre le mur. Juste poussé, elle n'a pas tapé le mur. Mais en la saisissant, je lui ai fait un petit bleu sur chaque épaule. Elle a fait constater les "coups" par son médecin, a obtenu un jour d'arrêt de travail pour incapacité (!) et a porté plainte pour violence conjugale. J'ai été convoqué au commissariat. J'ai expliqué les choses le plus simplement et le plus calmement du monde (pas facile). Je bosse dans la sécurité et je risquais tout simplement de perdre mes jobs. Le lieutenant a pigé la situation et le procureur a renvoyé l'affaire au médiateur. Nouvelle convocation, confrontation. Il y avait violence conjugale : c'est une infraction de 5ème classe, plus grave qu'une bagarre avec le premier venu. Je me suis expliqué,  j'ai reconnu mon erreur et ma responsabilité : juridiquement, comme je l'avais poussée, c'était bien une violence conjugale malgré les provocations de sa part. J'ai fait amende honorable. Sincèrement, je regrettais mon geste, pas simplement parce que j'étais dans la m*rde mais parce que je ne voulais pas m'en prendre à la mère de mes enfants, la personne que j'avais aimée. J'ai payé 300€ de dommages-intérêts. L'affaire n'a pas été inscrite sur mon casier mais toute nouvelle bagarre/altercation dans les 5 ans m'aurait valu d'être considéré comme récidiviste avec les conséquences que ça implique. Je précise que je suis un gars tranquille et sans histoire... en temps normal.

Je précise aussi que de l'eau a coulé sous les ponts. J'ai avalé quelques couleuvres, elle aussi. Il y a un an et demi, elle a trouvé la solution pour faire construire et m'a demandé que je l'héberge pour faire l'économie de son loyer, le temps d'être dans ses murs. Pas facile en étant seul de convaincre les banques ! Sa maison est maintenant terminée. Elle a pris beaucoup de retard. J'ai fait les finitions (peintures, parquet, tapisserie, bricoles...). On m'a dit : t'es trop con bon. Possible mais c'est mon choix. Elle va bientôt emménager... chez elle. Un an et demi de presque vie commune sous le même toit. On s'entend à peu près bien (mieux que certains couples !) mais certaines choses ne sont plus. La vie passe. Il ne faut pas désespérer de l'avenir.

Prends soin de toi, Nathan.  ;)


PS : p*tain, j'ai les boules, là... d'avoir brassé la m*rde

07 mai 2010 à 09:23:03
Réponse #38

Anke


Bonjour,
EN périodes de crises comme celles là, ce n'est pas tant que des certitudes s'écroulent, c'est plutot une "perte" des repères habituels.
En fait on est toujours les mêmes bons-hommes et bonnes-femmes, la siuation ne change pas ce que l'on est profondement dans son être. C'est un peu comme quand on sort du sauna pour aller sous la douche froide, le moment où on est saisi par le froid. Pour moi, c'est axactement ça.
Pour ce qui est des "amis" : eux aussi sont impliqués, car ils voient le couple souffrir, pour peu qu'il y ait plus d'affinités avec l'un des deux membres...Ou qu'un "machisme" ou un "féminisme" revendicatifs aient été exprimés auparavant, ou encore que les amis ne disent ou ne tiennent pas le même discours aux deux parties en conflit pour ne pas en rajouter une couche... Il est difficile pour les amis de se situer pendant ces périodes là, car nous leur demandons implicitement de prendre position, de nous donner raison. Je crois queles amis sont d'abord là pour écouter et écouter tout le monde.
J'ai un pote qui m'a dit au cours d'une conversation : " Là titi, tu déconnes ! Ah bon, tu m'expliques ? Voilà, pour telle ou telle raison... Ah, ben oui, j'avais pas vu ça comme ça, c'est pas con..."
Je crois que dans tous les cas de figure, il faut garder à l'esprit et dire et redire qu'on ne veut pas de mal à l'autre. Quand ça "monte en mayonnaise", se recentrer sur soi, donner le temps nécessaire au calme(relatif) de revenir afin de ne pas se retrouver dans ta situation Achille ( que pouvais-tu faire d'autre que de la repousser puisqu'elle faisait obstacle physiquement, à bout d'arguments, à bout tout court, il ne lui restait sans doute que ça à faire, et tu étais sans doute dans le même état).
Cette situation est courante et les mécanismes qui y conduisent sont hyper connus. Le rôle des proches dans ce cas sera d'expliquer comment éviter cette situation la prochaine fois et surtout pas à pousser la "victime" à porter plainte ( ce qui ne peut qu'envenimer les choses dans le cas qu'Achille nous cite, car il ne s'agit pas pour moi à proprement parlé de violence conjugale, mais là ça n'est que mon avis). Dans ce cas précis, peut-on parle d'amis ? Il n'est pasrare qu'un couple en crise soit un exutoire pour ceux qui le contemple et soit un signal fort que l'on envoie à son propre conjoint ( regardes, si tu me gonfle ce qu'il risque de t'arriver....).
Je crois qu'il faut garder à l'esprit uen recherche de conciliation cad qu'on est pas du tout dans le trip " je baisse mon froc", mais une recherche de distance, d'obkjectivité vis à vis de soi-même tout comme vis à vis de l'autre en énonçan simplement : "là c'est la limite que je dépasserais pas, je n'accepte plus cela." Expliquer pour telle ou telle raison ( recevable evidemment, éviter les caprices...). Personne, je dis bien personne ne peut reprocher à qui que ce soit d'avoir des failles, des faiblesses, des limites, en un mot de n'être qu'un homme ou une femme, de refuser de continuer à souffrir, de continuer à être malheureux.
En fait, le véritable acte posé d'amour serait de dire : " Oui, j'accepte que tu veuilles te séparer de moi, puisque je ne te rends pas heureux(se)..."
Le plus dangeureux dans ces situations, c'est le repli sur soi-même.

Achille garde le cap  ;)

07 mai 2010 à 10:42:26
Réponse #39

bison solitaire


Achille,
ton anecdote ne vaut pas seulement pour un couple, elle est valable dès qu'on a un attachement profond à quelqu'un. Suite à un conflit on oscille entre défense de soi et préservation des liens du passé. Doit-on tout accepter? J'aurais de prime abord tendance à dire oui... bien que je fasse souvent le contraire (pas de violence physique mais plutôt morale, bien malgré moi le plus souvent, en tous cas au niveau de "l'impact"). D'ailleurs dans le cliché "prince charmant", et dans les liens hommes-femmes, je considère que c'est souvent à l'homme de prendre sur lui. Stupide, sans aucun doute, c'est plutôt tort partagé la plupart du temps. Mais c'est l'effet qu'ont eu les contes de fée sur ma petite personne (tu vois Lily ce n'est pas seulement néfaste pour les filles  :D).
Achille, pour la gentillesse dont tu as fait preuve avec ton ex, ce n'est pas de la connerie, ce serait plutôt ton côté "gentleman".
Et malgré tout ce que les mâles peuvent dire ou écrire pour sauver la face, on serait je pense assez nombreux à faire comme toi, même quand on sent que de l'autre côté les sentiments balancent tout juste entre mépris et indifférence.
Bon courage à tous ceux qui sont dans une telle situation; et indépendamment du côté humain, comme l'a écrit Achille, pensez au côté judiciaire. Certaines femmes sont mal conseillées et vont effectivement et volontairement tout faire pour provoquer une réaction physiquement violente.

07 mai 2010 à 12:23:24
Réponse #40

Berhthramm


Achille, pour la gentillesse dont tu as fait preuve avec ton ex, ce n'est pas de la connerie, ce serait plutôt ton côté "gentleman".

Tout pareil...

Je dirais un "Homme" au sens donné par Kipling...

:)


07 mai 2010 à 12:56:55
Réponse #41

Anke


T'as bonne mine toi Berthram ! Y'a Dieu qu'est avec toi, c'est de la triche vil Chacal !  :lol:

Quand à la "violence" ( je me réfère à l'expérience d'Achille, c'est pour ça que je mets les guillemets) physique, elle est le plus souvent la traduction d'un épuisement ( ça ne la légitime pas pour autant evidemment) et d'un désarroi profond ( je ne sais plus comment faire, je n'ai plus que l'expression physique).
Au "taquet", on est pas bien intelligent, alors donnons nous les moyens de ne pas être au "taquet".
L'isolement momentané, peut être une solution passagère ( comme se mettre à l'abri si il pleut, hisoire de ne pas être trempé) orienté ves des moments de calme, centré sur soi-même, sans pour autant ressasser les sentiments "négatifs" ou le ressentiment, mais plutot pour faire un point ( un peu comme le STOP), et envisager l'avenir...

07 août 2010 à 23:09:30
Réponse #42

Anke


... Puis partir.
Sans chercher à profiter de quoi que ce soit, même si après tout on pense en avoir le droit, qu'importe. Partager le plus équitablement possible les biens ou le pognon, tout en sachant que la séparation est source d'angoisse pour celui ou celle qui ne part pas : que vais-je devenir ? Je n'ai rien décidé, même si je n'ai pas fait grand-chose pour que la situation s'améliore. Néanmoins celui qui ne décide pas est en situation de passivité, donc de repli, de méfiance, de défiance et bien entendu d'amertume. Ce sera à celui ou celle qui part d'instaurer autant que faire se peut un climat de confiance ( je n'ai pas l'intention de te dépossèder de quoique ce soit, mais je veux juste un partage le plus équitable possible que ce soit au niveau des revenus ou des responsabilités, notamment au niveau des enfants.). Les conseils d'un avocat sont surement les bienvenus, pour peu que l'on se garantisse de verser dans un esprit revanchard.
L'écueuil principal à éviter est, je crois, le jeu des petites bassesses faites ou dites juste pour faire mal un peu à l'autre. Tout le monde est en souffrance, il est donc inutile d'en rajouter. Dès lors, "penser utile" doit être amha le maitre mot surtout si on veut atteindre des mécanismes opérants dans la durée. Pour tout le monde, c'est une nouvelle vie qui commence, un demain à construire, alors autant mettre toutes les chances de son coté pour y arriver le mieux possible. ;)

07 août 2010 à 23:59:22
Réponse #43

Achille


Anke, ta parole est d'or, comme d'habitude.  :love:

Content de te relire. Tu t'en sors ?  ;)

08 août 2010 à 12:42:41
Réponse #44

Anke


Oui, plutot pas mal ...

Eviter le mépris aussi ( là je me parle à peu à moi même hein !) Cette femme je l'ai aimé, elle COMPTE dans ma vie. Je me dois de prendre soin de ce qu'elle a été, de ce qu'elle représente pour moi ( regrets ?).
Je crois que le principal dans ce type de situation, c'est justement de ne pas regretter : je l'ai aimée, je ne le regrette pas. J'ai préféré partir, pour me "sauver moi". Rien à redire à cela, j'ai fait ce qu'il me semblait mieux pour moi, pour rester entier, en acceptant mes limites, mes défaiillances. Personne ne peut reprocher cela à personne, c'est juste une question de respect. Respect de celui avec qui on a voulu faire sa vie, respect de celle avec qui on a fait des enfants.
Je crois que le maitre-mot c'est celui là : Respect.
Il doit passer avant "souffrance"...

08 août 2010 à 15:08:55
Réponse #45

Achille


Je ne me sens pas capable en ce moment d'argumenter ou de faire de longs discours. Je dois aussi accepter ce qui n'est plus et ne sera jamais plus et me tourner vers l'avenir.

Je te dis juste : courage pour la suite et... garde le cap.  ;)

13 août 2010 à 11:18:56
Réponse #46

Bison


Citation de: Fada
Ne plus être amoureux d'une personne, c'est une chose. Libre à quiconque de ne plus être amoureux.
Ce n'est pas une question de liberté :  manquerait plus que l'on soit "obligé"  :(

Citer
Tromper son mari ou sa femme avec un(e) autre, c'est ne pas assumer son acte, c'est terriblement lâche et ça, c'est une cause grave.

1. "Tromper" est un mot qui m'a toujours fait tiquer.

J2. e ne vois pas la lâcheté non plus du moment que l'on assume. Mais "assumer", c'est aussi savoir tenir un secret, et continuer à accepter ses responsabilités - avant et après la rupture éventuelle.

J'en connais des ... qui ont préféré aller chercher ailleurs ce qu'ils (elles) ne trouvaient plus à domicile, sans pour cela casser la baraque, sans pour cela abandonner le compagnon d'une vie, sans pour cela voir les enfants au milieu d'une tempête. J'en connais d'autres (mes fils) qui ont divorcé avec des enfants en bas âge, et tout se passe bien auniveau des petits (je touche du bois ...  :-\ )

3. Il n'y a plus de "cause" grave - le bon sens a emporté cette notion surrannée.
 
Fada, je comprends que le divorce de tes parents t'ait marqué ... mais la vie, c'est infiniment plus complexe que ce qu'une expérience individuelle peut laisser croire ...

Oups - Brûlé par Patrick
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

13 août 2010 à 11:21:12
Réponse #47

Thanos


Tromper c'est outrepasser les limites qu'on a défini dans son couple avec son/sa légitime. Chaque couple les définis comme il l'entend je pense, mais une fois qu'on s'est engager à les respecter...

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

13 août 2010 à 11:21:46
Réponse #48

Bison


Citer
Par ailleurs, je considère que si les parents doivent tout donner à leurs enfants ils ne leur appartiennent pas pour autant et demeurent des êtres de chair et de sang qui, frustrés, ne donneront, de toutes façons, pas grand chose à leurs enfants.

À lire, à voir :  "Je l'aimais" (A. Gavalda)
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

13 août 2010 à 12:37:23
Réponse #49

Lily


Mouais...

Je sais pas... Pour certains "tromper" ça peut être relatif, mais pour moi NON. J'ai vu ma mère faire une anorexie + T.S. + dépressions à la suite de l'acte odieux de mon père...  :down:

Quand on se dit "Oui" pour la vie, on assume. Point.

Dans le cas d'un mariage, l'infidélité est punit par loi. Ça doit être pour quelque chose ?

Comme le dit Thanos, chacun définit ses limites. Il faut s'entendre dans le couple sur ce qui est acceptable ou pas. Et pas seulement sur la fidélité ou non, à propos de laquelle on fait beaucoup trop de flan à mon sens.

Si dans un mariage, tu te dis oui "pour la vie", je crains quand même qu'il y ait un gros risque d'aller dans le mur. Ca peut être long, une vie, de nos jours  :)
Je vais un peu me répéter, mais quand on se marie, ce qu'on promet, c'est de faire de son mieux pour respecter les engagements qu'on a pris ensemble. Et faire de son mieux, ça inclut de pouvoir dire "stop" à un moment donné.
Ces engagements, beaucoup de couples oublient de les formuler car ils pensent que le mariage, c'est le même contrat pour tout le monde et qu'il suffit juste de signer. Mais le contrat, faut l'écrire ensemble, sinon ça marche pas...
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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