Bonjour Nathan,
C'est une période qui est dificile à vivre. C'est une union qui se termne et comme à chaque fois que l'on est confronté à quelque chose qui se termine, il faut se donner le temps de conduire le "deuil".
11 ans de vie commune qui s'écroulent d'un coup..pfff
. Pourquoi qui "s'écroulent" ? Une séparation, qu'importe sa nature supporte que chacun prenne sa part de responsabilité, car c'est comme une union, ça se gère à deux, j'allais dire " ça se construit". Il ne faut pas s'y tromper, il n'ya pas le méchant d'un bord et le gentil de l'autre, le volage et le bafoué. Quand je dis " ça se construit", ça veut dire qu'une séparation, ça s'élabore au fil du temps, doucement sans forcément que les protagonistes en aient conscience d'ailleurs. Et il arrive un moment où on ne peut plus reculer, compenser, fuir, nier etc... Il faut se rendre à l'évidence, l'amour nécessaire au couple n'est plus suffisamment fort, c'est comme ça, y'a pas forcémen d'explication ou de raison intelligible. Ce sont des périodes où il faut du courage d'abord pour se dire : Je ne suis pas heureux. Puis dire à l'autre : Ecoute, je ne te veux pas de mal, mais je suis malheureu(se)x en ta compagnie. Cette étape là est très dure, parce que raisonnée. Il ne s'agit pas là d'un pêtage de plomb ou d'une colère, mais d'un truc murement réfléchi. C'est amha, à cette occasion que chacun va mesurer le sens qu'il a voulu donner à sa propre vie. Celui qui part l'a choisi, celui qui n'a pas envisagé la séparation y est forcé. C'est là que le bât va le blesser, car ce dernier n'a pas fait de choix. Du coup, il se sent trahi, bafoué, poignardé.
Ce qui est difficile c'est d'arriver à ce que ce dernier ne ressente pas la situation telle quelle, car évidemment, le désir de vengeance risuqe d'être très fort ( surtout s'il y a des enfants, qui sont le support idéal pour faire "chier" l'autre).
Je crois que la "recette" c'est d'arriver à faire comprendre à l'autre qu'il n'est pas responsable du choix de la séparation ( si elle n'est pas menée d'un commun accord dans la décision genre : oui, il vaut mieux pour chacun de nous qu'on se sépare) et que cette décision n'est pas dirigé sur ce quil( elle) est en tant qu'être huamin, mais qu'il s'agit d'une harmonie qui n'a pas été atteinte, ou qu'il est impossible d'atteindre.
Auquel cas, oui, c'est un échec. Mais que vaut-il mieux: continuer à marcher vers le précipice ou tourner à gauche pour emprunter un chemin qui parait plus sûr ?
Et puis le facteur temps : les années passent vite, très vite. Alors dire : " Continuer ? Je suis malheureux, et je vais te rendre malheureuse, on va finir aigris, revanchards, on va se pourrir la vieillesse... Demain, on va rencontrer d'autres gens, on va continuer d'aimer, pas ensemble c'est sûr, mais ta vie, t'appartient, la mienne aussi, et ni toi, ni moi ne pouvons prétendre prendre pour l'autre la décision d'être heureux..." L'objectif N°1 aujourd'hui ça va être d'éviter la rancoeur et la culpabilité.
Pur votre fillette, ça va changer plein de trucs, il serait stupide de le nier. Je crois quece qui est réellement important c'est que vous arriviez à lui faire comprendre : qu'elle n'est responsable de rien, et que ses parents l'aiment toujours aussi fort. Pour ce qui est des démarches adminsitratives, essayez de vous entendre avant de passer devant les avocats et les juges qui ne sont pas ( ce n'est que mon expérience douloureuse de cete situation) des gages de sérénité. Si discorde il y a, il faut s'attendre à une guerre sans merci.. Si vous pouvez vous éviter ça....
Bien à toi
Anke ( dispo par mail ou mp au choix)
