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Auteur Sujet: De l'usage raisonné et rationnel du GPS...  (Lu 22598 fois)

01 février 2010 à 16:40:54
Lu 22598 fois

lambda


j ouvre ce fil à la suite de celui-là...

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,29778.0.html

au passage...

Je ferais bien un cours, sur les erreurs humaines en matière de GPS ...

Ca, ca serait un truc en or, si tu pouvais un de ces 4...  :-[  :doubleup:

juste 2 ou 3 reflexion à la suite de ce fil...

En ce qui concerne le GPS, je considère ça comme un outil complémentaire accompagnant cartes et compas (et altimètre pour les randonneurs montagnards).

Le GPS n'est pour moi aucunnement un gage de sécurité ou une certitude de ne jamais ce perdre en soi. Il fait partie d'un ensemble d 'outils, ni plus ni moins, parfois nécessaire mais jamais suffisant..., et ne justifie en aucune manière de laisser son cerveau à la maison...

j'utilise par exemple un GPS de chez GARMIN, le "60", assez basique, sans cartes embarquées. juste en fait un moyen d avoir ses coordonnées, traces et way-points avec une représentation "vectorielle".

J'apprécie ce modèle justement pour la basicité des informations données, et ne m'en sert en fait que pour confirmer un relevé fait à la boussole et reporté sur une carte papier.

En d'autre mots, le fait de ne pas avoir de cartes embarquées sur ce GPS, m'oblige à prendre le temps de faire mon point, de potasser ma carte lors d'une pause, de ne pas me précipiter et de garder un esprit critique quant au relevé de ma position:

en gros, sans rentrer dans le détail, là n'étant pas le but, surtout que les façons de faire peuvent varier suivant chacun:
- observation du terrain pendant plusieurs minutes sans souci et relax, afin, entre autre, de repérer au loin au minimum 2 voir 3 points caractéristiques connus (reliefs particulier, cours d'eau, direction d'un chemin/route, lac ou étang de quelque importance...), et essayer de se situer au moins grossièrement sur la carte.
- relevé au compas de l azimuth de 2 de ces points.
- report sur carte des lignes de visées et estimation de ma position à l'intersection.
- je rechecke mon environnement pour voir si ca colle avec les indications topo de la carte et si mes mesures sont cohérentes.

A ce moment là, si un doute me taraude, je peux refaire ce cycle avec 2 autres points caractéristiques et/ou utiliser le GPS afin de repérer ma position et la reporter (en utilisant la bonne géodésique et système de coordonnées indiquées par ma carte, comme rappeler par Bison) sur ladite carte.

Le GPS ici, m'aura servi d'instrument de confirmation, mais en aucun cas, ne se sera substitué à mon sens critique et mes capacités à m'orienter.

Il me sert en fait de témoin, ou d'indicateur de pertinence de mon relevé. et en cas  de discordance entre le relevé manuel et GPS (en supposant que je n'ai pas fait d'erreur de setting dudit GPS), je ne me fie pas automatiquement aux données GPS, mais je refais mes mesures.

Cest en cela que je trouve le GPS intéressant, et paradoxalement, d'autant plus qu'il reste d'une catégorie basique et ne pousse pas l'utilisateur à se fier uniquement à lui.

Bien sûr, je pense aussi que faire la part des choses est aussi possible avec un GPS plus performant (cartes embarquées...), et que c'est finalement plus une question de discipline et méthodologie d'usage.

Comme dit au début, juste 2 ou 3 réflexions là dessus.

a+,
Lambda


"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

01 février 2010 à 17:51:21
Réponse #1

ACORN


Si on en avait eu un lors de notre dernière sortie, on aurait pu comparer l'endroit ou nous étions censé être avec la carte...
J'ai toujours pas compris sur ce coup là    :blink:

01 février 2010 à 18:08:29
Réponse #2

lambda


C'est vrai que ca aurait été un bon plus... :-[
Mais on est rentré à bon port quand même, hein?  :)

... ca nous a pas empêchéà de bien rigoler!  :D

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

01 février 2010 à 20:22:22
Réponse #3

Outdoorsman


+1 avec Lambda.

Je GPS, c'est de l'electronique, donc pas fiable à 100%. Je me souvient d'une sortie en Suisse avec JB où le GPS ne fonctionnait que par intermittence sans que l'on ai jamais su pourquoi. Le lendemain tout était OK.
De plus, en sous bois dense ou dans un vallon très encaissé, il n'est pas rare qu'il n'y ai pas ou peu de réception.

Quand je navigue au GPS, je fais donc souvent des points sur la carte pour toujours savoir où je me situe et pouvoir reprendre à la boussole si nécessaire.

Par contre, là où je trouve un plus sur le GPS c'est qu'on peut diverger de son azimut (pour suivre une trace ou contourner un obstacle) sans se poser de question.

 
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whymper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

02 février 2010 à 08:36:21
Réponse #4

François


Je vais aller un peu à contre courant, Lambda, parce que je pense que le GPS est le meilleur système de navigation jamais inventé. Le plus sûr, le plus rapide, le plus complet, le plus précis. Mais comme tout les matériels et techniques, c'est à force de pratique qu'on arrive à l'employer en sécurité.
Le frein à cela, c'est qu'en situation normale, en rando en France métropolitaine, un GPS n'est pas indispensable. Bien souvent, d'ailleurs, aucune navigation n'est indispensable. Alors, on lit la doc, on fait quelques manip, et on le met dans le sac "par sécurité". Et le jour où on en a un besoin vital, on fait connerie sur connerie. C'est comme lire dans un manuel de survie comment faire un feu, essayer une fois, mettre un briquet dans le sac et penser que çà va marcher sans problème le jour où on est en grand danger d'hypothermie.
Un GPS, il faut l'employer intensivement, lui faire cracher tout ce dont il est capable, repérer toutes les maladresses et les erreurs imaginables, employer avec toutes les techniques possibles. Après, on est à même de choisir ce qui va marcher et être utile dans un cas particulier.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

02 février 2010 à 08:40:20
Réponse #5

Bison


Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

02 février 2010 à 09:15:03
Réponse #6

lambda


Salut!

Je vais aller un peu à contre courant, Lambda, parce que je pense que le GPS est le meilleur système de navigation jamais inventé. Le plus sûr, le plus rapide, le plus complet, le plus précis. Mais comme tout les matériels et techniques, c'est à force de pratique qu'on arrive à l'employer en sécurité.

C'est bien que tu nous donnes ton avis, même si en apparence divergent  :doubleup: . Je pense que toi et Bison, entre autres, vous avez bien plus d'expérience que moi dans l'usage de ce système.
Je parle de divergence apparente, parce que je suis d'accord avec vous sur le fait que c'est un système au point et précis, je ne peux qu'abonder dans votre sens.

Mais je pense quand même que, comme pour allumer un feu on essaie d'avoir sur soi et dans son sac plusieurs moyens d'y arriver donc de fonctionner par redondance ou par recouvrement au moins partiel des moyens d allumer notre feu, pour les moyens d'orientations je pense aussi de la même manière.

A savoir, que avoir un GPS sur soi et en supposant qu'on sait s'en servir, cela n'empêche pas d'avoir son compas et sa carte à disposition (là aussi, en supposant qu'on sait s'en servir).
L'efficacité d'un système n'empêche pas la présence du backup de l'autre (suivant les opérateurs, ce sera vice et versa...). c'est plutôt dans cette état d'esprit que je vois la chose.

Je pense que souvent les gens se jettent sur un GPS et procèdent comme tu le décris, François:

Alors, on lit la doc, on fait quelques manip, et on le met dans le sac "par sécurité". Et le jour où on en a un besoin vital, on fait connerie sur connerie. C'est comme lire dans un manuel de survie comment faire un feu, essayer une fois, mettre un briquet dans le sac et penser que çà va marcher sans problème le jour où on est en grand danger d'hypothermie.

Parce que peut-être l'accent est trop mis sur l'efficacité du système, et pas assez sur la nécessité de potasser et s'entraîner avec ledit système pour pouvoir justement profiter de cette efficacité.

Ce qui plait aussi, c'est la vitesse à laquelle on peut faire une acquisition et avoir sa position. Cette obsession actuelle de la vitesse, la rapidité, ne pas perdre de temps... J'avoue que c'est mon cheval de bataille  :-[ en ce sens que je suis assez lent dans ma façon de fonctionner et surtout, voir même par dessus tout, j'aime prendre le temps dans mes virées, parce que je veux profiter de ces moments, mais aussi parceque je reste un peu peureux de nature  :-[ ...

Par rapport à ça, je pense sincèrement que "prendre son temps", c'est aussi augmenter sa marge de sécurité... et dans la tendance actuelle des activités trek/rando (à mon sens, ou suivant mon perçu si vous préférez), on ne souhaite plus "prendre son temps", mais au contraire "arquer" un max... et là le GPS peut prendre toute sa valeur, mais en même temps, par manque de maîtrise, devenir paradoxalement une source d'erreur.

Donc attention, hein, je ne préconise pas le système tradi compas/carte plus que le système GPS, mais plutôt l'un ET l'autre, bref "ceinture et bretelles" si vous voulez...  :D Ne serait ce que pour s'obliger à prendre le temps de faire des relevés propres, de comparer, de "jouer avec son GPS" dans le bon sens du terme, mais surtout de prendre pleinement conscience de son environnement. perso, 10 minutes pour faire un relevé sur carte, et 5 de plus pour avoir mon positionnment au GPS, ca me dérange pas...

Pour exemple un peu caricatural, mais vécu, j'ai connu des personnes, bons conducteurs pourtant, en oublier tout leur environnment physique (travaux, circulation, piéton...) et la signalisation en général et créer des risques pour eux et les autres parce qu'ils étaient rivés à leur GPS, et ne juraient que par ça... Comme si s'arréter sur le bas côté ou se garer pour se poser et réfléchir 2 minutes et utiliser un atlas routier au calme n'était pas envisageable... "faut que ca passe", "pas le temps", "avec le GPS, pas de souci, il va nous trouver le chemin"...
exemple un peu borderline, mais bon c'est pour l'idée.

Donc en effet, se suis d'accord avec vous, François, Bison, le GPS, c'est un outil formidable, mais comme tout, c'est pas l'outil qui fera l'itinéraire de la ballade, c'est le bonhomme qui l'utilise.

En cela, je pense que ce fil n'aura pas beaucoup d'utilité pour des gens aguérris et responsables en ce qui concerne l'usage du GPS, mais aussi des méthodes de relevés en général.  :-[ mais peut-être est ce intéressant pour les personnes n'ayant jamais toucher un GPS et tenté d'en acquérir un, parce que c'est perçu comme ZE solution miracle?...

a+,
Lambda


"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

02 février 2010 à 09:43:58
Réponse #7

François


Bien d'accord avec toi pour dire qu'il faut savoir naviguer avec une carte et une boussole, et j'ajoute qu'il faut aussi savoir naviguer sans carte, sans boussole, sans GPS.
D'accord aussi qu'il y a des gens qui utilisent mal leur GPS. Bon, mais il y a aussi des gens qui se coupent avec leur couteau. Qu'est ce qu'il vaut mieux, émousser le couteau, limiter son usage ou apprendre à s'en servir ?
C'est çà qui m'a fait réagir. Pour éviter de faire des bêtises avec un GPS il faudrait limiter son usage ?

Je crois au contraire que dans un premier temps, il faut s'atteindre à n'utiliser que lui. (avec une carte dans le sac en sécurité :D )
Et quand on y arrive pas, réfléchir et trouver pourquoi.
C'est comme cela qu'on trouve les techniques utiles et les limites, les vraies, pas celles qu'on imagine en lisant les forums :)

Un petit exemple, inspiré par un texte lu sur Internet : à quoi çà sert d'allumer le GPS, de te positionner au mètre près sur la carte, si tu ne sais pas bien ou tu as garé ta voiture que tu voudrai rejoindre en vitesse ? Et un randonneur sûr de lui, jamais il va allumer son GPS en début de rando quand il est a deux mètres de sa voiture, ce serai la honte, n'est ce pas ?  ;D
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

02 février 2010 à 10:03:35
Réponse #8

lambda


...Pour éviter de faire des bêtises avec un GPS il faudrait limiter son usage ?

Non, non, surtout pas! c'est pas ce que j'ai voulu dire  :-[ je me suis mal exprimé sans doute, excuse moi....
Mais j'ai pas mal utiliser le pronom "je" ici a dessein: ca ne reste que mon perçu de l'outil, et n'étant pas très véloce de nature, je préfère tenter de maîtriser un outil simple, ou un GPS offrant des fonctionnalités de bases en l associant à un travail de cartes que utiliser un GPS avancé intégrant aussi sa cartographie et tout ce qu'on peut imaginer... Les boutons peuvent me perdrent très facilement  :-[ ;D

C'est toujours le couple utilisateur/GPS que je conçois dans ma tête, de façon indissociable.

Donc en fait, tfdak avec toi, en limiter son usage ne serait pas bon, au contraire, pour bien l'exploiter il faut le manipuler encore et encore, mais à titre d'apprentissage, peut être démarrer avec un modèle éprouvé et basique, aux données assez brutes et épurées, sans trop d'informations par pages: donc un minimum d'infos, mais bien comprises et exploitées?

Et au fur et à mesure qu'on s'aguérrit, revendre son modèle et passer à un GPS plus évolué et offrant plus de subtilités et fonctions, de mode de représentations?

Pour reprendre l exemple du couteau que tu cites, non, pas émoussé, mais démarré avec un truc à la géométrie simple, parfaitement fonctionnel, ce qui ne l'empêchera pas dêtre rasoir et efficace... mais surtout facile à comprendre et à apprendre...avant de passer à la catégorie au dessus.

je pense que c'est transposable à pas mal de matos, comme le GPS.

Je crois au contraire que dans un premier temps, il faut s'atteindre à n'utiliser que lui. (avec une carte dans le sac en sécurité :D )
Et quand on y arrive pas, réfléchir et trouver pourquoi.
C'est comme cela qu'on trouve les techniques utiles et les limites, les vraies, pas celles qu'on imagine en lisant les forums :)

Oui, rien a dire  :doubleup: , c'est comme ça que j'ai procédé avec mon GARMIN, mais j'ai procédé pas loin de chez moi, en sécurité , à crapahuter en tout sens dans une partie de ma ville en faisant toutes les manips que je pouvais, et en me demandant anxieusement plus d'une fois: "mais pourquoi cette machine veut me faire passer à travers un mur et par le salon de cette maison?  :huh::D :D

a+,
Lambda

"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

02 février 2010 à 14:50:11
Réponse #9

Bison


Salut Lambda et ceux que cela intéresse ...

Les gens qui se débrouillent bien en orientation classique ne voient d'utilité au GPS que pour sa fonction de base :  donner (on dit "confirmer" ;) ) la position si la météo est excécrable, ou si on doit appeler les secours pour un blessé. Bref, pour la sécurité qu'il apporte en cas de détresse. Comme ces cas de nécessité sont quand même rares, ces utilisateurs potentiels  ne voient pas pourquoi payer plus pour une carto, encore moins pour un compas et un alti intégrés ...

Ce que je veux dire, ce que peu de gens comprennent à priori, surtout parmi ceux qui ont déjà une bonne pratique de l'orientation :

 - un positionnement, une trace, une succession de WP ... superposés à un fond cartographique orienté, c'est une information mille fois plus facile, plus sûre, plus "évidente" à exploiter que les mêmes éléments présentés sur un fond blanc !

 - un altimètre barométrique recalé en permanence sur l'altitude géométrique calculée par le GPS, avec l'asservissement qui va bien, c'est dix fois plus précis, dix fois moins "prise de tête", qu'un altimètre barométrique en "stand alone".

 - un vecteur vers un WP, qui reste correctement orienté - y compris à l'arrêt, c'est quand même moins vicieux à utiliser qu'un vecteur qui te dit "400 m devant, 25° à droite" et qui te dit exactement la même chose si tu te retournes de 180°  ;D

Je te prête mon Garmin Vista, je passe deux minutes à te montrer les deux "pages" du cycle standard qui diffèrent de celles de ton "60" basique ... et tu ne voudras plus me le rendre, mon GPS ...  :D

Deux minutes, c'est très largement compté ... pour faire la transition entre un basique et un "intégré" !

Dans une optique de survie, cela doit être dit :  le GPS "sophistiqué" est en réalité le plus facile à utiliser sur le terrain, le plus "idiot-proof".

More to come ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

02 février 2010 à 15:03:06
Réponse #10

lambda


Les gens qui se débrouillent bien en orientation classique ne voient d'utilité au GPS que pour sa fonction de base :  donner (on dit "confirmer" ;) ) la position si la météo est excécrable, ou si on doit appeler les secours pour un blessé. Bref, pour la sécurité qu'il apporte en cas de détresse. Comme ces cas de nécessité sont quand même rares, ces utilisateurs potentiels  ne voient pas pourquoi payer plus pour une carto, encore moins pour un compas et un alti intégrés ...

C'est vrai, pouvoir donner, en cas de coup dur sa position exacte aux secours, c'est un sacré gain de temps et autant de chances en plus de sauver sa/une vie.

Je te prête mon Garmin Vista, je passe deux minutes à te montrer les deux "pages" du cycle standard qui diffèrent de celles de ton "60" basique ... et tu ne voudras plus me le rendre, mon GPS ...  :D

Deux minutes, c'est très largement compté ... pour faire la transition entre un basique et un "intégré" !

Dans une optique de survie, cela doit être dit :  le GPS "sophistiqué" est en réalité le plus facile à utiliser sur le terrain, le plus "idiot-proof".

More to come ...

Avec quelqu'un de compétent comme toi, je veux bien croire que je puisse appréhender assez facilement le fonctionnement d'un GPS "intégré", mais peut être aussi parce que je me suis quand même un peu cassé la tête d'abord sur mon 60 basique, je pense aussi.
mais là ca n'engage que moi et ma capacité à intégrer de nouveaux trucs, ou ma façon d'apprendre si tu préfères...  :-[

en tout cas, je le répète, loin de moi l'idée de dénier l'ingéniosité du système et son utilité en rando/trek.

J'attends la suite avec intérêt! merci d'avance!  :)

a+,
Lambda



"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

02 février 2010 à 15:38:51
Réponse #11

Bartlett


C'est un problème de courbe d'apprentissage en fait, combien de temps il faut pour maitriser les fonctions d' un Gps basique ou d'un Gps sophistique en particulier pour quelqu'un qui n'a jamais eu de Gps avant.
C'est aussi savoir comment on apprend, avec un utilisateur expérimente ou avec le manuel anémique que fournit Garmin. :glare:( merci au passage Bison pour ton message sur le baromètre integré au Gps, j'ai enfin compris l'utilité de certaines options).
Alors bien sur au final c'est le problème de l'utilisateur, il devrait maitriser a fond son matos, mais combien de temps est t'on près a consacrer realistiquement a l'apprentissage ? 5h, 10h,50 h ?


Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

02 février 2010 à 17:33:15
Réponse #12

mad


Je mets mon grain de sel, mais en gros, je suis d'accord avec Bison.

Tout d'abord, soyons clairs, on ne parle pas ici des GPS de voiture  ;# ...
Puis une réponse rapide à Bartlett :
Combien de temps il faut pour maitriser les fonctions d' un Gps basique ou d'un Gps sophistique en particulier pour quelqu'un qui n'a jamais eu de Gps avant.
Pour les fonctions basiques, quelqu'un qui sait lire et écrire et se servir d'un téléphone portable (perso, j'ai eu plus de mal avec un portable qu'avec un GPS  :D ), maitrisera les fonctions "basiques" d'un GPS en une demi heure maxi (à condition quand même qu'il sache ce qu'est une longitude et une latitude, et comment les reporter sur une carte).
Pour les fonctions sophistiquées, ce peut-être beaucoup plus long. En particulier si le système carto n'est pas celui par défaut etc. etc.

Maintenant, mon point de vue personnel sur l'utilisation d'un GPS :
1) C'est génial
2) Sur terre en Europe, je ne pense pas en avoir besoin. Même pour appeler des secours (d'autant que je n'ai presque jamais de portable  ;# ). Je ferais sans doute autrement sur des trucs vraiment "pointus".
3) sur mer - au milieu d'un océan, ou par mauvais temps dans un coin mal pavé en solo - ça aide vraiment. Mais en aucun cas je ne me passerais d'avoir une estime soignée, même si j'ai un GPS en réserve.
4) dans la forêt tropicale : idem. Ce qui compte, c'est de bien lire les layons et d'avoir une estime pour être sur qu'on est bien sur le bon. Le GPS apporte une confirmation. Un point positif : par rapport à il y a quelques années, le signal est capté même sous canopée très fermée. Il faut une très mauvaise configuration de satellites pour ne pas avoir de point. Pourtant, je me refuse à ne me fier qu'à ça.

J'ai appris à mes enfants à faire du bateau sans GPS. Alors seulement je les ai laissés m'emprunter mon voilier pour partir avec des copains. 

02 février 2010 à 17:45:13
Réponse #13

JMD


Bonsoir,

Je bascule sur ce post :).
Citer
Si on en avait eu un lors de notre dernière sortie, on aurait pu comparer l'endroit ou nous étions censé être avec la carte...
Il existe un petit truc pour reporter les coordonnées GPS sur les cartes Top 25 avec quadrillage GPS.

Facile à fabriquer si on ne veut pas l'acheter. ;)
sinon:
http://www.auvieuxcampeur.fr/nos-produits/instruments-orientation-optique-plein-air/boussole-compas-et-clinometre-pour-professionnel-et-collectivite/accessoires-de-report-sur-cartes-papier/r-gle-gps.html

Perso j'utilise le GPS pour le boulot (mili) et loisirs.  Et je confirme ce que j'ai dit sur ce post: http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,29778.0.html
C'est une belle invention mais il ne doit pas remplacer la carte et boussole. Uniquement en complétement.

Voici un retour de manip: En montagne on s'est fait surprendre par le brouillard. ( Pas le choix, ce n'était pas pour des loisirs).
Plus aucuns repères sur le terrain de visibles, la carte juste bonne à être rangée . Et bien grace au GPS on a pu continuer tout en gardant le bon cap et en évitant plusieurs barres rocheuses. Je peux vous dire que c'est flippant de ne rien voir et de faire confiance à un appareil sur lequel on peut avoir des doutes.  
Par contre, il est clair que dans ces moments il ne faut pas laisser une part à l'intéprétation ou à "l'à peut prés" et plutôt savoir se servir bien comme il faut du GPS.

Autre retour sur le GR 2O, sur les hauteurs de CONCA (vers la fin), où le marquage laisse à désirer avec en plus plusieurs départs de layons.

02 février 2010 à 18:04:27
Réponse #14

JMD


Sur un book que j'ai fait sur la "verte" j'avais aussi un paragraphe "orientation" et j'abordais un peu les GPS.
Infos récoltées sur le net et sur le terrain. Voici en autre ce qu'il y avait:

QU’EST-CE QU’UN GPS

 Historique : Le GPS - Global Positioning System - a été étudié par l’armée américaine à partir de 1965 afin de pouvoir localiser ses avions, ses chars de combats ou ses missiles à quelques mètres près, quelle que soit leur position sur le globe. Les satellites nécessaires au fonctionnement du système ont été lancés à partir de 1989. D’abord réservé aux militaires, le GPS a été rendu accessible aux civils, notamment en raison des services qu’il rendait dans le domaine de l’aviation. Cependant l’utilisation par le public était grevée d’une dégradation volontaire et aléatoire du signal (selective availability ). La précision n’atteignait que la centaine de mètres en coordonnées planes et 150 mètres en altitude. Cela jusqu’au premier mai 2000, date à laquelle le président Clinton a décidé l’arrêt de cette dégradation.
Depuis, la précision d’un appareil GPS s’est vue améliorée d’un facteur dix, voir plus pour les derniers modèles. Dans la pratique, on obtient souvent une précision inférieure à dix mètres en coordonnées planes et de 30 mètres en altitude. Cette décision a été prise parce que le GPS trouve de plus en plus d’applications civiles, sportives ou professionnelles, et contribue notablement à la sécurité dans les domaines aériens et marins. Le récepteur GPS recalculant sa position toutes les secondes, il peut donner bien d’autres indications que sa position géographique : vitesse, direction, etc.
Les modèles les plus sophistiqués sont pourvus de fonctions cartographiques évoluées, et, pour certaines applications professionnelles, la précision peut atteindre l’ordre du millimètre !


COMMENT FONCTIONNE-T-IL ?


Les 24 satellites dédiés au système tournent autour de la terre à 20 000 km d’altitude, sur six orbites différentes. Le récepteur GPS échange un signal après être entré en contact avec au moins trois de ces satellites. Le temps mis par le signal permet de connaître la distance avec chacun des satellites. Un calcul trigonométrique permet alors de déterminer la position géographique du récepteur. Le réglage correct de l’heure (sans oublier l’heure d’été par exemple) est impératif pour obtenir des données exactes.
Plus le nombre de satellites captés est grand et plus la précision est bonne. De même, plus le temps de capture est important et plus le système sera précis. Le GPS indique la position de l’appareil au choix selon différents systèmes de coordonnées : soit latitude et longitude en grades ou en degrés, soit l’un des types de quadrillage métrique en usage dans le monde (en France, ce sont les quadrillages Lambert et UTM qui sont les plus utilisés).
Avec les meilleurs modèles, un échange est possible avec un ordinateur : des logiciels permettent alors d’intégrer des données depuis une carte digitalisée. D’autres intègrent des cartes et peuvent les afficher sur l’écran. Malgré ses prodigieuses possibilités, le GPS a quelques limites dans le cadre d’un usage courant. D’abord, il n’est pas toujours possible de capter suffisamment de satellites et les éléments suivants constituent chacun des obstacles à la réception : Le mauvais temps, Les murs, Les parois de montagne, Les arbres d’une forêt, (Quoi que maintenant les dernières générations d’antennes donc de GPS, permettent un meilleur signal).
 De plus, l’appareil, lorsqu’il est autonome, est gourmand en énergie et décharge assez vite batteries et piles. Enfin, si la précision horizontale est imbattable, la précision verticale demeure inférieure à celle d’un bon altimètre convenablement réglé.



QUELQUES UTILISATIONS


Son utilité est évidente dans tous les cas où connaître une position géographique est important : navigation sur terre, en mer ou dans l’air, quel que soit le véhicule ; activités sportives de nature, géodésie, cartographie, cadastre, agriculture, et bien des applications d’ordre scientifique. Pour se limiter à l’usage grand public, les appareils du commerce peuvent enregistrer les coordonnées de centaines de points (waypoints), soit manuellement, par exemple après les avoir calculées sur une carte ou relevées dans un document, soit par transfert depuis un ordinateur, soit encore directement sur le terrain : le récepteur enregistre alors sa position.
 On peut ainsi connaître, pour atteindre un point donné : le cap à prendre, la vitesse du déplacement, la distance et le temps (selon la vitesse du trajet) restant à parcourir, l’écart de la direction suivie par rapport à l’azimut, ...etc. Le GPS peut également constituer un moyen pratique pour connaître (toujours à une dizaine de mètres près) la distance entre deux points : en gros, il devient pratiquement impossible de se perdre, et cela, où que l’on soit sur la terre ! Prenons par exemple le cas d’un alpiniste perdu dans le brouillard : s’il a pris la précaution d’enregistrer la position du refuge qu’il veut atteindre, il saura (à dix mètres près) à quelle distance celui-ci se trouve et dans quelle direction. (S’il a une réception) Quant au navigateur, il connaîtra, malgré le vent et le courant, sa vitesse et sa direction exacte.
Le GPS s’est particulièrement développé dans des applications de navigation sur bateaux, voitures, avions ou… tracteurs. En fait, le système trouve sans cesse de nouvelles applications et cela d’autant plus que son prix ne cesse de baisser.



CONCLUSION


Le GPS est un système développé par l’armée américaine, mais accessible aux civils, permettant de déterminer sa position géographique où que l’on soit sur la terre ; sa précision est dans un usage courant de l’ordre de cinq mètres. Il se compose d’un récepteur radio qui capte les signaux émis par une série de satellites. C’est un moyen efficace et bon marché de connaître (et d’utiliser) les coordonnées géographiques que ce soit dans un but ludique (randonnée par exemple) ou professionnel. Gardez à l’esprit que ce n’est pas parce que vous avez un GPS qu’il faut vous débarrasser de votre carte et bonne vieille boussole. Ce dernier n’est qu’un complément d’aide à la navigation. De plus vous n’êtes pas à l’abri d’un problème d’alimentation, ou technique.

PS: N'ayant pas la sience infuse, si vous pensez qu'il peut y avoir des c*nneries ou si vous aves un complément d'infos n'hésitez pas :D
« Modifié: 04 février 2010 à 10:39:08 par JMD »

02 février 2010 à 18:09:40
Réponse #15

lambda


 :doubleup:

Je verrais bien ça dans le wiki, si c'est pas déjà fait...
ou tout le moins, l amorce ou l'introduction détaillée d'un article plus gros...  :)

Merci!
a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

02 février 2010 à 18:30:19
Réponse #16

Bison


Citation de: Barlett
C'est un problème de courbe d'apprentissage en fait, combien de temps il faut pour maitriser les fonctions d' un Gps basique ou d'un Gps sophistique en particulier pour quelqu'un qui n'a jamais eu de Gps avant.

Pour utiliser efficacement, sans fioriture, un GPS sophistiqué, il faut assez peu de temps, parce que l'usage est intuitif ...
Disons que l'on peut commencer presque tout de suite, avec une satisfaction en retour quasiment immédiate.

Le temps d'explorer le menu principal, de chipoter à personnaliser certaines pages ...
Le temps de s'exercer à allumer/éteindre le compas, à enregistrer une position "actuelle" ...

La plus grande difficulté est l'installation de la cartographie embarquée, avec gestion des droits, enregistrement et tout le toutim. C'est plus facile si on achète ou reçoit une carte mémoire préchargée qu'il suffit de placer dans l'appareil.

Ensuite vient l'utilisation de Bayo ou de Géo-Rando et consorts :  dessiner à l'ordi le schéma d'une rando (les points tournants principaux) et transférer dans le GPS. Ce n'est pas sorcier, sauf pour certaines personnes réfractaires à l'informatique.

Mais maîtriser, c'est aussi comprendre ... Là, le problème, c'est de savoir discerner les connaissances utiles des connaissances "pour la satisfaction de l'esprit".

Un bon bouquin, qui se laisse lire :  le "Guide pratique du GPS" de Paul Correia (Eyrolles). Il permet de mieux comprendre certaines notions utiles. Notons que les anciens modes d'emploi de Garmin faisaient quand même une centaine de pages ... Les nouveaux, n'en parlons même pas ... ce sont plutôt des feuillet publicitaires.

La notion importante à appréhender, c'est celle de système géodésique. Les explications théoriques sont souvent confuses. On peut simplifier très fort, au niveau de l'utilité pratique.

Du moment que l'on a compris que le GPS doit être règlé sur le même système de référence que la carte papier utilisée en support ou en réserve, et du moment que l'on sait accéder au menu qui permet cela ... tout est dit!

Le plus dur est de connaître le système de référence des coordonnées, sur la carte papier ... ce n'est pas toujours renseigné ... C'est là qu'il faut être ingénieux :  tester, voir si ça correspond ...

Sur un GPS de base, la seule chose qui sera plus simple, c'est qu'il ne faudra pas installer de cartographie ... Le reste sera plus compliqué, plus délicat

Il sera plus important encore de comprendre certaines notions, parce que l'on va devoir utiliser les coordonnées. Les coordonnées UTM, en fait. (On peut s'en dispenser dans un premier temps avec la cartographie embarquée)

Là aussi, beaucoup de notions théoriques plus ou moins pointues ... mais l'essentiel à connaître en pratique peut être fort restreint ... On peut jouer avec Google Earth ... voir les fuseaux et les secteurs (il faut trouver le menu pour passer en UTM ...)

Ce qui est moins simple, c'est l'exercice du transfert manuel de coordonnées entre le GPS et la carte papier.

Les erreurs sont inévitables ... Donc, même après vérification attentive, il faut jeter un regard critique sur le résultat. Voir si le positionnement est bien "logique" ... C'est une habitude à faire sienne.

Un peu plus long à apprendre (sur le terrain) : le suivi de la progression sur la carte papier, à la lecture des coordonnées fournies par le GPS - on reporte ces coordonnées mentalement sur la carte papier (sans règle ni crayon, "mais à l'estime").
 
Et deux ou trois petites astuces associées ... bien pratiques.

À bien comprendre sur un GPS de base :  quand on progresse à une vitesse suffisante, avec une bonne réception, le GPS connait la direction du déplacement et il peut ainsi connaître et indiquer le nord (pseudo boussole).

Pratique, sauf que ...
Sauf que, quand on s'arrête, il n'y a plus vraiment de direction de marche. Le GPS reste orienté d'après le dernier segment de ligne droite, il ne s'adapte pas quand on tourne sur place. Cela peut être troublant. C'est donc une expérience à faire ...

Dans tous les cas ... prendre l'habitude de consulter régulièrement la page "satellites" qui donne une idée de la qualité de réception des signaux et de la précision du positionnement. Vérifier aussi l'indicateur de charge des piles.

Finalement ... accorder à l'engin sa confiance, non sans vérifier tout ce qui peut l'être.

Et apprendre à se méfier d'abord de ses propres erreurs ... C'est l'utilisateur qui est le maillon faible ... pas les circuits électroniques.

C'est dur à admettre, mais c'est ainsi ... Parole!  ;D



Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

02 février 2010 à 18:43:23
Réponse #17

lambda


Merci Bison pour tout ça!

une question:

La notion importante à appréhender, c'est celle de système géodésique. Les explications théoriques sont souvent confuses. On peut simplifier très fort, au niveau de l'utilité pratique.

jusqu'a présent, j'ai toujours eu la chance d'avoir le système géodésique indiqué sur les cartes que j'ai utilisé, mais dans le cas ou il n'y a rien d'indiqué:

- comme tu dis, on fait des essais successifs jusqu'a ce que les indications GPS et celle de la grille dédiée de la carte soit cohérente.

- mais finalement, ne serait ce pas intéressant et peut-être un peu plus rapide d'utiliser directement les coordonnées angulaires de longitude et latitude que le GPS peut aussi nous donner? ca suppose d être assez à l'aise avec les unités ° (degré) ' (minute) et '' (seconde) et leur subdivisions, sur une carte papier pour faire une transposition du GPS à la carte ou vice versa.

quitte a se faire aussi un gabarit comme cité par JMD, mais sur une base angulaire (degrés, 60 minutes, 60 secondes...)?

histoire, par absence malencontreuse de cette info, de s'affranchir du système géodésique?

qu'en penses tu?

a+ et merci,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

02 février 2010 à 19:05:40
Réponse #18

Bartlett


Citer
.   Pour les fonctions basiques, quelqu'un qui sait lire et écrire et se servir d'un téléphone portable (perso, j'ai eu plus de mal avec un portable qu'avec un GPS   ), maitrisera les fonctions "basiques" d'un GPS en une demi heure     

Je te trouve vachement optimiste.Dans le même ordre d'idée on peux apprendre la boussolle en 10 min, ce n'est pas pour ça qu'on serra efficace sur le terrain.
Et puis une demi heure avec quelles bases derrière ?Si tu sais bien utiliser une carte, ce qu'est un système géodésique ou un cap ok a la limitte, mais l'apprenant n'a pas forcément ces près acquis.

Citer
.jusqu'a présent, j'ai toujours eu la chance d'avoir le système géodésique indiqué sur les cartes que j'ai utilisé, mais dans le cas ou il n'y a rien d'indiqué:   

Ce que je fais quand j'ai une carte ancienne d'avant le carroyage GPS;
Je marque sur le GPS le point connu ou je me trouve, puis je projette le point ou je veux aller après avoir lu sur la carte papier la distance et le Cap ( mon GPS permet ça).
C'est pas parfait mais mieux que rien.

Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

02 février 2010 à 19:07:33
Réponse #19

François


Une autre méthode pour reporter sa position sur la carte, et qui s'affranchi des problèmes de coordonnées, est de demander au GPS la distance et la direction d'un point connu. Il faut que ce soit un point connu à la fois sur la carte et sur le GPS, soit qu'on l'ai entré à l'avance (point de passage obligé, ou autre point remarquable) soit qu'on y soit déjà passé et qu'on l'ai mémorisé.
Le GPS, si on le lui demande en faisant un goto ou "aller à" sur ce point, donne la distance et l'azimut du point. Après, il suffit de traiter l'info comme un levé à la boussole, avec la distance connue en plus.

A vrai dire, je préfère cette méthode à toute autre, même quand le quadrillage de la carte est connu.

Edit : cela revient à peu près à ce que Bartlett à écrit pendant que je peinai sur mon clavier ;)
« Modifié: 02 février 2010 à 19:15:31 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

02 février 2010 à 19:36:57
Réponse #20

Karto


- mais finalement, ne serait ce pas intéressant et peut-être un peu plus rapide d'utiliser directement les coordonnées angulaires de longitude et latitude que le GPS peut aussi nous donner? ca suppose d être assez à l'aise avec les unités ° (degré) ' (minute) et '' (seconde) et leur subdivisions, sur une carte papier pour faire une transposition du GPS à la carte ou vice versa.

Je pige pas trop là, avec l'histoire du gabarit et tout. Dans tous les cas ça fera bien plus de boulot et ce sera bien plus mal pratique que d'identifier le géodésique une bonne fois pour toute et de l'inscrire au crayon sur la carte, surtout si tu essayes WGS-84 en premier dans nos régions, vu que les cartes ne sont pas antédiluviennes, non ?

02 février 2010 à 19:45:13
Réponse #21

Sotret


- mais finalement, ne serait ce pas intéressant et peut-être un peu plus rapide d'utiliser directement les coordonnées angulaires de longitude et latitude que le GPS peut aussi nous donner? ca suppose d être assez à l'aise avec les unités ° (degré) ' (minute) et '' (seconde) et leur subdivisions, sur une carte papier pour faire une transposition du GPS à la carte ou vice versa.

Sauf que si les latitudes sont espacées régulièrement entre le sud et le nord de ta carte, il n'en va pas de même pour les longitudes qui convergent à mesure que tu progresses vers le nord de la feuille (dans l'hémisphère Nord évidemment, dans le Sud, c'est l'inverse).

Bien sur, il est toujours possible de reporter un point par ses coordonnées géographiques, mais au prix d'une petite gymnastique pour tenir compte de cette convergence. Une règle d'échelle n'est pas utilisable directement, comme c'est le cas pour des coordonnées GPS.

C'est pour ça qu'on a inventé les quadrillages kilométriques (lambert, UTM ou autres) : Ils facilitent la vie pour le report de coordonnées sur un carroyage de la carte, dont les carreaux sont de vrais carrés d'un kilomètre de côté.

La rançon de cette efficacité, c'est qu'on ne peut avoir le même carroyage partout, et qu'il faut subdviser le système en zone, comme la zone 31 U en UTM pour le nord de la France...

Au passage, quand on passe de la boussole au GPS et réciproquement, attention à ne pas confondre le Nord Géographique, le Nord Magnétique et le Nord de la Grille..

Fred
« Modifié: 02 février 2010 à 20:38:55 par Sotret »

02 février 2010 à 19:46:13
Réponse #22

mad


Je te trouve vachement optimiste.Dans le même ordre d'idée on peux apprendre la boussolle en 10 min, ce n'est pas pour ça qu'on serra efficace sur le terrain.
Et puis une demi heure avec quelles bases derrière ?Si tu sais bien utiliser une carte, ce qu'est un système géodésique ou un cap ok a la limitte, mais l'apprenant n'a pas forcément ces près acquis.

Sans reprendre tout mon message, je complète la citation tronquée par Bartlett - voici ce que j'ai écrit :
JPour les fonctions basiques, quelqu'un qui sait lire et écrire et se servir d'un téléphone portable (perso, j'ai eu plus de mal avec un portable qu'avec un GPS  :D ), maitrisera les fonctions "basiques" d'un GPS en une demi heure maxi (à condition quand même qu'il sache ce qu'est une longitude et une latitude, et comment les reporter sur une carte).

Et si je dis une demi-heure, c'est parce que c'est ce que le plus tartignolle des gens à qui j'ai appris à se servir d'un GPS a mis :) ...


02 février 2010 à 19:58:47
Réponse #23

Sotret


Il existe un petit truc pour reporter les coordonnées GPS sur les cartes Top 25 avec quadrillage GPS.

Facile à fabriquer si on ne veut pas l'acheter. ;)
sinon:
http://www.auvieuxcampeur.fr/nos-produits/instruments-orientation-optique-plein-air/boussole-compas-et-clinometre-pour-professionnel-et-collectivite/accessoires-de-report-sur-cartes-papier/r-gle-gps.html

Inutile  :D

Voici celui que j'ai goupillé :



A télécharger en PDF ci dessous.
Il faut l'imprimer SANS mise à l'échelle, sur un transparent pour rétroprojecteur, et le découper. Personnellement je recommande une impression Laser.
Ce qui vous donne un rapporteur réversible en degrés et en mil et les échelles pour coordonnées kilométriques aux échelles les plus courantes, y compris le 1/15 000 et le 1/30 000 proposés par les cartes "à la carte" de l'IGN.

Voilà, voilà...

02 février 2010 à 20:21:43
Réponse #24

Bison


Bonsoir!

Ça fuse ... pas le temps de souffler!

Pour le coup des cartes sans quadrillage, ou sans mention des systèmes géodésiques, merci aux divers contributeurs !

Mais je dois rectifier un truc :

Citation de: lambda
- mais finalement, ne serait ce pas intéressant et peut-être un peu plus rapide d'utiliser directement les coordonnées angulaires de longitude et latitude que le GPS peut aussi nous donner? ca suppose d être assez à l'aise avec les unités ° (degré) ' (minute) et '' (seconde) et leur subdivisions, sur une carte papier pour faire une transposition du GPS à la carte ou vice versa.

On croit trop facilement que les coordonnées lat/long sont "universelles".

Que nenni! Les coordonnées d'un point en latitude et longitude (coordonnées dites "géographiques") vont changer également (pour le même point fixe) suivant que le réseau de méridiens et de parallèles est dessiné suivant tel ou tel système géodésique ...

J'ai peur de m'embarquer sur la notion de système géodésique ... mais c'est à prendre un peu comme un repère (système d'axes) dans le plan - disons sur une feuille de papier - une  origine pas nécessairement pile poil au centre, un axe pas tout à fait vertical, un autre pas tout à fait horizontal ... Ces système de repérage pas tous très catholiques, ont leur justification historique :  ils simplifiaient la vie des géomètres sur un territoire restreint.

Aujourd'hui, on connait très bien la forme générale de la terre, et la position de son centre avec une précision centimétrique. On en a en fait un bon modèle mathématique, un ellipsoïde de révolution, à partir duquel on a imaginé un système de référence universel.

Ainsi donc, voici les coordonnées d'un point mémorisé dans mon GPS (peut importe en fait sous quel format, dans quel système les coordonnées ont été exprimées ... le point est mémorisé dans le GPS dans sous la forme la plus pratique pour les calculs internes de positionnement, et il est présenté dans le format, et dans les sytème de référence fourni par l'utilisateur :

Je suis en dormat UTM, dans le système WGS84  (système "universel" utilisé sur les cartes belges récentes au 50.000ème)

WP1 :  31 U 0672128
                  5546384

Je passe en format lat/long et je lis les coordonnée du même point calculée toujours dans le système WGS84

WP1 :  N  50°02'41.4"
           E 005°24'14.9"

Maintenant je règle mon GPS pour qu'il me montre les coordonnée du point WP1, calculées dans le système de référence ED50 (Système optimisé pour l'Europe, dans les années 50, et utilisé sur les cartes belges au 20.000ème - la Belgique n'est pas un pays cohérent ...)

Je lis : 

WP1 :  N 50°02'44.4" (oups, 3 secondes en plus en latitude ... soit plus de 90 mètres)
          E 005°24'19.4" (oups, 4 secondes et demie en plus en longitude, soit en fait combien en mètres?  ^-^ )

Comme on le voit, les coordonnées géographiques du WP1 varient suivant la carte utilisée.
Le GPS gère très bien tout cela, pourvu que l'on sache à quoi s'en tenir avec la carte ...

Il n'y a pas moyen de s'affranchir du système géodésique ... sauf à travailler en coordonnées relatives par rapport à un point connu pas trop éloigné du lieu de la sortie ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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