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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Alerte cocaïne  (Lu 9979 fois)

08 janvier 2010 à 19:15:48
Lu 9979 fois

Patrick


Je réagis à l'émission vue cet après-midi sur france 5 sur la remontée en flèche de la consommation de cocaïne, vu la baisse du prix, et son implication croissante dans les accidents de la route et son association notamment avec l'alcool.

Par Patrick Peloux vers 20,43".
http://www.france5.fr/magazinesante/video.cfm?file=http://www.france5.fr/images/emissions/010177/85/magsante_20100108.asx

08 janvier 2010 à 20:10:16
Réponse #1

gmaz87


Salut Patrick,
Oui, entendu sur France info en roulant, les causes: saturation du marché US, facilité de deal en Europe grace à la monnaie unique, et précision du journaliste ; reconversion des dealers de hach suite à la baisse des prix et au fait que les peines encourues sont les mêmes pour un bénéfice largement supérieur.
Accessoirement ouverture  du "marché" vers des pays nouvellement entrés dans l'UE, toujours grace à la devise et au niveau de vie qui augmente.
En France, c'est clair que de plus en plus d'accidents de la route sont causés par des gens qui consomment, d'ou la demande croissante des forces de l'ordre d'avoir des outils permettant une détection rapide et fiable sur le terrain.
De mémoire, le journaliste disait que 300T arrivaient chaque année au USA (300T consommées, auquelles il faut ajouter environ autant de saisies, perdues etc..)
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

08 janvier 2010 à 22:41:31
Réponse #2

Lemuel


A virer si ça n'a pas sa place ici.
Avis très personnel.


On sent le coup de gueule du mec sincère, à juste titre.
C'est vrai que la coke est répandue, et bien plus facile à trouver dans beaucoup d'endroit que la plupart des substances illicites. Ca a pris en 5, 6 ans des proportions importantes et inquiétantes et le discours qui accompagne la consommation est des plus anodin. Alors que ça ne l'est pas. Sérieusement, sans même parler de catastrophes brutales et rapides, faut voir la gueule des gens qui consomment alcool et cocaïne régulièrement. Ca fait pas envie, et encore, ceux que j'ai en tête ont les moyens de se payer la cosméto pour camoufler. Ils ont aussi les moyens de se payer un taxi pour rentrer chez eux et anticipé les choses en conséquence en souvenir des moments où ils pensaient pouvoir conduire.

C'est bien d'alerter, ça fait du remue ménage.
Mais je pense que, directement, ça n'aura aucune incidence sur le comportement des consommateurs. Il y a une partie de son discours qui est en décalage avec la réalité et ça je pense que c'est pas la bonne stratégie. À mon avis les gens qui prennent de la coke pour être plus efficace dans leur taf ou être plus créatifs sont une minorités. Pour moi les gens prennent de la coke pour se défoncer la gueule, se sentir bien, se réveiller quand ils sont bourrés en soirée, tenir jusqu'à 7 heures du matin et avoir la tchatche et la confiance pour brancher leur voisin ou une voisine tout aussi défoncés. Ca c'est une réalité, je pense que les gens en ont pour leur argent et c'est bien le problème. Ca c'est une vraie question. Tant qu'on ne se pose pas ce problème là, on tourne autour du pot. Entre les lignes (voire plus explicitement, je ne me rappelle plus, mais il y a une phrase au passage qui m'a choqué), avec la complicité des journalistes, le mec ment. Je comprend pourquoi, ça me fait chier qu'il ait à le faire et je suis sûr que ça encore plus chier lui. Et dire à des jeunes "attention, ce n'est pas du bien être mais une illusion de bien être", c'est au minimum pisser dans un violon.

Par contre +1 pour tout son discours sur la responsabilisation des jeunes eux même. Je pense que la majorité d'entre eux ont au minimum la conscience diffuse qu'ils font un truc pas bon. Mais responsabiliser les jeunes ça veut aussi dire ne pas leur mentir sur toute la ligne.
Sur l'entourage j'ai tendance à être d'accord avec lui aussi. Je vois pas très bien comment des parents peuvent repérer ce problème là surtout si ils autorisent leurs rejetons à se réveiller le dimanche matin avec des gueules de bois carabinées. Et même sans ça… Je vois pas. L'éducation toussa, je sais pas de quoi je parle, je suis pas parent. Ma gueule

(Ce film m'a traumatisé….)

Par contre j'ai vu des gamines de 17 ans aller clubber dans des endroits select et réputés, se faire offrir du champagne, des cocktails et de la coke à Paris, et en profiter largement. C'est pas normal. Tout le monde le sait, ça continue.

« Modifié: 08 janvier 2010 à 22:55:08 par Lemuel »
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08 janvier 2010 à 22:54:42
Réponse #3

jilucorg


je pense que les gens en ont pour leur argent et c'est bien le problème. Ca c'est une vraie question. Tant qu'on ne se pose pas ce problème là, on tourne autour du pot.

Je partage totalement ce point de vue. Il en est de même pour toutes les drogues qui "réussissent", à commencer par l'alcool, dont on oublie un peu facilement le premier rang toutes catégories dans les toxicomanies — y compris chez les jeunes à peine ados, et ça progresse —, avec plus de 40 000 morts directes par an en France (maladies + accidents, chiffre probablement très inférieur à la réalité, vu la non-déclaration fréquente de cette cause dans beaucoup de décès).
  
 
jiluc.

08 janvier 2010 à 23:04:14
Réponse #4

DavidManise


Ouaipe.

L'alcool fait d'autant plus de ravages qu'il est bien accepté socialement, et qu'un mec qui picole en France, limite c'est un patriote.   Jusqu'à un certain point on ferme facilement les yeux aussi sur les gens qui ont un réel problème de dépendance à l'alcool mais pas de soucis de comportement.  Ils peuvent se ruiner la santé tout le monde s'en bat les steacks...  et ça devient pareil avec tout : beu, shit, ecsta, coke...  "tant qu'ils ne font de mal à personne" c'est la phrase qu'on entend de plus en plus souvent, même chez les parents des gamins qui se fracassent la gueule tous les weekends...  et même parfois la semaine...

Bref...  Merci Lemuel de dire les choses aussi clairement.

Je soulignerai juste les risques...  

J'ai vu des mecs se détériorer physiquement et psychologiquement de manière vraiment significative en quelques semaines de consommation un peu intense de coke...  et mettre des mois à s'en remettre derrière (réellement)...  avec déjà des symptômes réels de sevrage et tout (pas trop physiquement, à part une grosse fatigue, mais psychologiquement : sans la béquille, la vie est terne et ils le sont aussi...).

On a l'impression qu'à petite dose ça craint rien, on est juste un peu nase le lendemain, puis on prend vite le pli de faire un petit rail à midi pour se remettre dedans, et puis après on s'en fout...  avec les conséquences qu'on connaît sur la santé, le porte-monnaie, et tout et tout.

Concrètement, la coke USE le corps, ses réserves en tous genres, et elle les use VITE.

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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08 janvier 2010 à 23:41:20
Réponse #5

Wapiti


Toutes les drogues douces et dures rapportent, mêmes à ceux sensés en préserver les populations.

Les interdire ne sert à rien, l'expérience de la prohibition aux États-Unis en est la preuve, le gens n'ont pas cessé de boire, le banditisme s'est enrichi et le Canada voisin, entre autres.

Les jeunes s'alcoolisent, fument, se shootent parce que c'est interdit, par bravade ou pour attirer l'attention.

Que faire, un justice expéditive, on exécutent sans procès sur la place publique tout vendeur pris en flagrant délit ?

Expliquer, instruire pourquoi faire puisque ça n'arrive qu'aux autres.

Et puis les victimes ne sont pas spectaculaires, elles ne se transforment pas en chaleur et lumière.

C'est comme les conducteurs inconscients, ça les calmerait combien de temps de faire un travail d'utilité publique aux urgences ou dans un centre de rééducation, ceux qui y sont, c'est parce qu'ils conduisent mal.

Ceux qui sont ivres c'est parce qu'ils ne tiennent pas l'alcool ou ne savent pas boire.

C'est comme les mélanomes dus au soleil, parce qu'il faut être absolument bronzés pour ne pas paraître ringard.

Aller on ferme les pâtisseries et les confiseries pour éviter les diabétiques, on ne vent que des frites allégées (cuites à l'eau bouillante) c'est meilleures pour le cholestérol, on interdit aussi le beurre et le fromage et on met hors la loi le sacrifice à Vénus, ça empêchera les MST et les draps sales. Et enfin pour économiser le papier hygiénique on se fait greffer des poils Téfal, ça préserverait nos forêts.

Tout ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas savoir raison garder, en tout.

08 janvier 2010 à 23:42:00
Réponse #6

Numa


Concrètement, la coke USE le corps, ses réserves en tous genres, et elle les use VITE.

Tu m'étonnes, quand on voit avec quoi c'est fait (j'ai vu çà sur france3 l'autre jour): entre autres kérosène, acide sulfurique et chlorydrique, ammoniaque, acétone... :crazy:

ça a de quoi te retourner le cerveau...
Parfois on ferait mieux de se taire et d'écouter... Moi le premier! :)

08 janvier 2010 à 23:56:55
Réponse #7

Rod


Je ne suis vraiment pas pro-drogues donc ne me crucifiez pas pour mes propos... Et comme Lemmuel viré si nécessaire...

Le problème c'est comme tout... Ce n'est pas le produit mais l'usage...
Lorsque le produit devient un petit plus pour la fête c'est ok... Lorsque celui-ci devient un moyen d'oublier sa vie, ben là la personne est dans la m*rde... Toutes substances ou addictions confondues... Drogues, alcool, jeux vidéos, internet ou même randonnées... ;) ;D

Une fois de plus dire "la drogue c'est mal" (je parle ici du discours public face aux jeunes pas des propos tenus plus haut) relève de la déresponsabilisation et du mensonge... La problématique est plus complexe, si la drogue ce n'était que le mal, pourquoi est-ce que les gens se défonceraient la gueule depuis que les substances altérant l'état de conscience ont été découvertes?

Entre les lignes (voire plus explicitement, je ne me rappelle plus, mais il y a une phrase au passage qui m'a choqué), avec la complicité des journalistes, le mec ment. Je comprend pourquoi, ça me fait chier qu'il ait à le faire et je suis sûr que ça encore plus chier lui.
Le langage non verbal de Michel Cymes dans le reportage est selon moi extraordinaire! ;D

La vérité c'est qu'on éduque les gens aux plaisirs faciles... Qu'on leurs fait croire qu'il n'est pas normal de se sentir "down", mélancolique... Il faut être heureux, vite et tout le temps... Et les gens qui n'y arrivent pas ou pas à un niveau qui leur semble suffisant (quand ce n'est pas l'entourage qui leur fait remarquer) vont taper dans le bar, la pharmacie, chez le dealer ou autres "marchands de rêves en boîte" pour oublier leur déception...

La réalité c'est de se dire, qu'est-ce que j'ai envie de faire de ma vie? Quelle héritage je veux laisser derrière moi?
Celui de quelqu'un qui a toujours fait de son mieux en essayant d'aider les autres ou celui d'un égoïste qui a brûlé sa vie dans des plaisirs artificiels?
Et on peut être le premier en ayant pris de la drogue comme on peut être le deuxième sans jamais y avoir touché...
Même si je pense que nous sommes tous d'accord pour dire qu'il y a toujours un prix à payer lorsqu'on commet des excès quelque soit leur nature... Le problème ne sera jamais le produit mais le choix... Choisir et assumer ce que nous sommes avec nos bons côtés et notre part d'ombre. Parce qu'au bout de la route personne ne nous force à rien, nous nous soumettons seulement parfois...

Bien à vous,

Rod

09 janvier 2010 à 09:15:12
Réponse #8

Bison


Pour ce qui concerne le débat "éducation - interdiction" etc. il faut savoir qu'il est tout à fait possible, pour une société moderne d'échapper à ces calamités.

L'interdiction de tabac dans les pubs en Irlande n'a pas provoqué les émeutes attendues. C'est désormais une règle de vie acceptée.

En Utah, chez les Mormons, il ne doit pas y avoir des masses de dealers ... Le café est déjà considéré comme "mauvais" pour la santé, alors ...

Il n'y a pas d'interdiction à la vente de l'alcool, seulement des restrictions sur la publicité. Bref, on en achète dans des magasins spécialisés, pas n'importe où.

Oui, on peut avoir du (bon) vin dans les restaurants gastronomiques (cela existe), mais il est interdit d'apporter la carte des vins si le client n'en fait pas la demande expresse.

Oui, il existe des lieux publics où l'on s'amuse, ou l'on boit quelques bières ... mais il est interdit d'être ivre, ou de laisser quelqu'un s'ennivrer. Et cela ne dérange personne qu'un couple de flics sympas fasse sa ronde entre les tables.

Et vous savez quoi? Ces mecs sont vachement cool, pas déprimés pour un sou!

J'aime bien SLC ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

09 janvier 2010 à 12:33:23
Réponse #9

Bison


"SLC ... Salut Les Copains"  ;D

Salt Lake City, oui, pour les intimes ...

Excellents souvenirs d'un stage "simulateur" effectué la-bas.
On avait des collègues sur place.

La ville est déjà à plus de 1.800 m d'altitude, les stations de ski sont toutes proches.
Le Far-West, avec une population très accueillante.

Saint Morritz ... en infiniment plus sympa!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

09 janvier 2010 à 12:44:07
Réponse #10

Lemuel


Les jeunes s'alcoolisent, fument, se shootent parce que c'est interdit, par bravade ou pour attirer l'attention


Pas tout à fait d'accord avec ça. C'est ce que j'entend depuis toujours et j'ai jamais été d'accord sans me poser la question. Je le fais maintenant. Ca ne va pas au bout du raisonnement. Pour attirer l'attention, peut-être. Mais ce que tu indiques induit à rapport à l'autre en premier lieu. In fine ce rapport à l'autre est d'abord une question de rapport à soi. Il n'est pas question, je pense, de braver les normes, de faire le mal dans l'absolu. Ca j'appelle ça être méchant. Etre méchant, c'est faire le mal pour faire le mal. La méchanceté est, par essence, gratuite. Comme la gentillesse.
Il s'agit plutôt dans une certaine mesure de se situer personnellement dans un contexte, dans le monde. Et oui, dans un premier temps (qui parfois se prolonge), il est plus facile de le faire un peu grossièrement. J'ai l'impression qu'on apprend à le faire de plus en plus finement avec l'âge (et à terme de parfois quasiment invisible…  ;D).
Et par ailleurs, je pense que c'est se voiler la face que de ne pas dire : pendant une certaine période, située entre les premières fois et la pathologie sévère, Les jeunes s'alcoolisent, fument, se shootent  parce qu'ils aiment ça et que le bénéfice qu'ils en retirent est plus puissant que le spectre des emmerdes qui vont leur tomber sur le coin de la gueule si ils continuent à le faire.

Edit : Du coup, j'ai un flash. Peut-être que plus on donne à quelqu'un de quoi se situer dans le monde avec des choses moins il aura besoin de s'y situer en se positionnant contre. C'est peut-être à ça que l'éducation sert, finalement. Chénial. Philosophie de comptoir, un peu. J'arrête là.
« Modifié: 09 janvier 2010 à 12:59:57 par Lemuel »
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09 janvier 2010 à 13:13:47
Réponse #11

Patrick


Il me semble, mais je peux me tromper n'étant pas professionnel de la psychologie que si les attitudes mortifères se multiplient chez les jeunes :
  • consommation de drogues diverses
  • conso d'alcool
  • conso de tabac
  • sexualité sans préservatif
  • conduite de deux roues sans respect des règles et sans casque

C'est qu'ils ne croient plus au lendemain, n'arrivent plus à se projeter dans un futur anxiogène et qu'ils veulent profiter ici et maintenant sur que demain sera totalement merdique.

Au demeurant, c'est très exactement ce que la télé leur balance en pleine tronche du matin au soir.

Il ne faut donc pas s'en étonner.

09 janvier 2010 à 13:44:31
Réponse #12

jilucorg


Les jeunes (enfants, ados) ne se projettent pas réellement dans l'avenir — c'est totalement démontré et il n'y a pas grand chose à y faire, même si c'est très énervant pour les adultes —, c'est la raison pour laquelle on sait qu'ils se comportent comme s'ils étaient immortels. Ainsi, il est vain de vouloir leur faire changer de comportement en évoquant des maladies ou des problèmes qui ne vont pas survenir très rapidement, dont ils n'ont pas l'exemple immédiatement sous les yeux.
La conso de drogues psychotropes (alcool, H, cocaïne) est dirigée vers l'oubli de son propre présent et de ses difficultés personnelles (problèmes spécifiques de l'adolescence : je suis moche, je suis nul(le), personne ne veut de moi, personne ne s'intéresse à moi etc.), ainsi que vers la baisse des inhibitions — et là ce n'est pas spécifique des jeunes, même si les jeunes sont en moyenne plus inhibés.
L'environnement déprimant (familial, sociétal...) fait aussi partie des choses à oublier le plus possible.
  
 
jiluc.

09 janvier 2010 à 14:00:42
Réponse #13

Moleson


....
Et par ailleurs, je pense que c'est se voiler la face que de ne pas dire : pendant une certaine période, située entre les premières fois et la pathologie sévère, Les jeunes s'alcoolisent, fument, se shootent  parce qu'ils aiment ça et que le bénéfice qu'ils en retirent est plus puissant que le spectre des emmerdes qui vont leur tomber sur le coin de la gueule si ils continuent à le faire.
...

Ca me semble être le noyau du problème, pas l'interdiction qui est totalement inefficace au point ou je me demande si les trafiquants de drogue ne sont pas pour l'interdiction pour pouvoir profiter de marges démentielles.

Actuellement quelle est la raison de ne pas consommer de la coke. Personellement par exemple ??
Parce que c'est interdit ? Ben voyons
Parce que on ne trouve pas de coke ?  :lol:

Eh bien parce que je suis informé des effets à long terme et que je n'ai pas envie de finir comme zombie associal. C'est uniquement ceci qui me retient et probablement un bonne partie de la population, car autrement pourquoi pas s'envoyer l'une ou l'autre fois une ligne si l'occasion se présente et qu'il n'y a pas de danger ??? Hein....

Le seul moyen s'est l'information et encore un certain pourcentage de la population aura de toute façon besoin de se droguer, que l'on trouve ceci bien ou pas, n'y change rien.

Moléson

09 janvier 2010 à 14:40:59
Réponse #14

Lemuel


Argh message effacé…

Il y a ce que tu dis, Patrick, et autre chose aussi. C'est tout simplement qu'une grande partie des images qui sont montrées présentent un avenir radieux incluant les consommation de drogues diverses, d'alcool, de tabac et de sexe sans préservatif (jamais vu un film dans lequel antonio banderas se galère avec une capote).
Explicitement ou implicitement.

Je vois beaucoup d'images dont l'esthétique est directement issue d'une culture dans laquelle la drogue a une place prépondérante (j'aurais même tendance à dire, il y a  une culture de la drogue). Il y a un moment, à mesure que les jeunes grandissent et deviennent influents, où la contre-culture d'hier devient la culture d'aujourd'hui. Une culture dans laquelle ceux qui ont un pouvoir d'achat tout neuf se reconnaissent.
D'où les revivals incessants et inévitable qu'on voit apparaître dans la mode et le reste. Ca part de Purple, ça suit chez Vogue ça atterrit chez H&M et en deux ans ça finit chez Carrefour, pour simplifier. Et même si, au final, le truc que l'image vend est assez anodin, il y a tout de même un message qui passe.
Univers, storrytelling.

Là on est en plein revival fin 80 début 90s.  Il y a une esthétique en vogue autour des contre-cultures de cette période avec ce que ça trimballe derrière, dont la cocaïne. Les gens influents qui en sont sortis sont bien visibles et se réclament plus ou moins ouvertement de leur passé (cf Kate Moss ?) et on ne parle pas tellement des anonymes qui sont restés sur le carreau.

Exemple grossier: ce clip récent a été vu à peine 10 x moins que le premier britney spears qui "sort" sur youtube. On est loin du confidentiel, là.
http://www.youtube.com/watch?v=SuoTjYYqe4c
Ca sent complètement la chemise à carreaux qu'on trouve aujourd'hui un peu partout. Les couleurs et l'image, parfaitement au goût du jour. Ca a aussi l'air 100% sorti de l'underground du début des années 90. Et on nous fourgue le pack complet. Le diable est dans les détails.

Je suis peut-être parano, mais avec le recul, dans la vie de tous les jours, j'ai l'impression de voir plein de choses et je trouve que : ça sent la came. Un peu comme quand j'allume MTV une fois par an et j'hallucine : MTV c'est du cul. Point.

Le problème avec tout ça, c'est que c'est séduisant. Bukowski sans l'alcool, Jefferson Airplane sans THC, Michaux sans mescaline ça a un coté Casanova sans femmes quoi… Ca reste passionnant, mais il manque un truc.

J'ai la sensation très étrange d'être à la fois au coeur du sujet et complètement à coté de la plaque… Bizarre.

A ce stade de la discussion, je préfère aussi préciser : je ne suis pas consommateur.
 

« Modifié: 09 janvier 2010 à 15:10:48 par Lemuel »
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09 janvier 2010 à 16:27:59
Réponse #15

g-dag


D'un autre côté, la consommation de stupéfiants est aussi une conséquence de notre modèle de société occidentale fondé sur la vitesse, la performance et le plaisir immédiate (même éphémère).

Ces dernières caractéristiques sont justement celles des stupéfiants.

Mis à part quelques consommations traditionnelles (Kat au Yémen, coca dans les Andes), le développement des stupéfiants est essentiellement du aux occidentaux (cf. Guerre de l'opium en Chine causée par les Anglais au XIX et implantation des régies de l'opium et du Haschich en Indochine et au Maroc par l'Empire colonial français, cf. aussi invention des première drogue de synthèse type MDMA en Allemagne au début du XXème siècle).

C'est pas un hasard si la production d'héroïne a repris après le départ des Talibans lorsque l'Afghanistan s'est un peu plus ouvert au monde occidental.

Surtout, l'essor de la consommation des stupéfiants, son explosion même, avec en corollaire l'explosion du trafic illicite date du début des années 60, c'est à dire de l'époque de l'essor de la société de consommation.

Cette société repose sur certaines caractéristique qui sont justement celle des stupéfiants : le plaisir, la vitesse, la performance.
D'où la recherche du flash notamment avec la cocaïne (vitesse), qui en plus s'additionne d'une désinhibition (plaisir) et permet d'être concentré longtemps (performance).

En plus, comme la coke ne se pique pas, elle permet de se droguer sans avoir l'air d'un drogué

C'est pas pour rien que la coke a été durant longtemps la drogue des milieu artistiques, sportifs ou d'affaire. C'est pas pour rien non plus que de nombreux salariés exposés à de fortes demandeq de productivité ou de concentration se mettent à la coke. Idem  pour de nombreux marins pêcheurs (en Bretagne not.).

C'est pas pour rien qu'est apparue la mode du bitch drinking notamment pour accélérer la survenance des effets de l'alcool.

Les stupéfiants s'inscrivent tellement bien tant les valeurs et parfois la culture de notre société qu'il sera vain de vouloir les en éradiquer sans évolution desdites valeurs.

Les stupéfiants sont bien nommés, le verbe stupéfier renvoyant ainsi au flash.

Ils ne sont qu'un reflet de notre société et de notre modèle de développement.

Ce n'est donc pas tellement la lutte contre les stupéfiants en eux-mêmes qui compte car elle est par nature caduque.

Ce qui je crois importe c'est plutôt la correction de leurs effets sur l'organisation sociale de certains pays, sur la santé et l'exclusion sociale des consommateurs, et sur les risques causés à autrui par la consommation (ex conduite).



Par définition, le stupéfiant stupéfieEt l'on va aller chercher ces

10 janvier 2010 à 19:07:15
Réponse #16

alexr


C'est pas pour rien qu'est apparue la mode du bitch drinking notamment pour accélérer la survenance des effets de l'alcool.

Je pense que tu voulais dire binge drinking :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Binge_drinking

11 janvier 2010 à 21:18:12
Réponse #17

DavidManise


Tu m'étonnes, quand on voit avec quoi c'est fait (j'ai vu çà sur france3 l'autre jour): entre autres kérosène, acide sulfurique et chlorydrique, ammoniaque, acétone... :crazy:

ça a de quoi te retourner le cerveau...

::)

Ce qui fait que la coke use le corps, c'est parce qu'elle le stimule trop.  Tu sens pas la fatigue, ni les limites, ni la faim ni rien.  Tu te reposes plus, tu manges plus assez, tu dépenses trop d'énergie et t'en récupères pas assez.  Comme le café à haute dose. Comme le red bull.  Comme le sport abusif. 

Tu catégorises la coke dans un truc différent du reste, alors que ça ne l'est juste pas.  C'est un produit illégal, mais c'est un produit chimique comme un autre, avec des propriétés précises et des effets connus.  Le fait que la mauvaise coke (coupée avec plein de merdes) existe ne rend pas la bonne moins bonne, et c'est bien une grosse partie du problème.

La coke ne grille pas le cerveau, et elle ne rend pas cinglé, et elle ne crée pas vraiment de dépendance physique...  pas plus que le café.  Par contre la dépendance psychosociale est réelle, et bien suffisante pour que plein de gens y restent accrochés, parce qu'ils ont une sensibilité particulière à ce niveau là. 

Quand je veux des conseils sur le cul, je demande pas à un curé, ok Numa ? ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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11 janvier 2010 à 21:29:10
Réponse #18

DavidManise


Les jeunes (enfants, ados) ne se projettent pas réellement dans l'avenir — c'est totalement démontré et il n'y a pas grand chose à y faire

+ 1

C'est une limite intellectuelle.  Leur cerveau est fait comme ça.  Et c'est pour ça que tant qu'ils sont aussi cons (et le mot est faible) on est obligé de leur tenir tête et d'interdire, et de surveiller, et de contrôler leur vie...  sinon ils prennent des risques inconsidérés sans même en avoir conscience.  

Surtout les mecs, d'ailleurs.  Les filles semblent évoluer plus vite à ce niveau là et vers 15 ou 16 ans il n'est pas rare de trouver des gamines qui comprennent le danger.  Alors que je connais plein de mecs de 40 ans qui n'ont absolument pas conscience des conséquences de leurs actes, et qui s'en battent les c*u!lles parce que trop limités intellectuellement pour piger que oui, grimper sans s'assurer correctement ça craint, que oui, rouler à 120 sur une route de montagne c'est dangereux, que certainement faire de la moto à 140km/h dans le désert c'est chercher la m*rde, et que oui, essayer de refaire la rondelle d'un ours ça peut coûter quelque chose.

De Gaulle disait un truc sur les gens courageux et les gens intelligents, qui allait dans le sens de sous-entendre que c'était pas souvent les mêmes ;D

David
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12 janvier 2010 à 10:55:22
Réponse #19

Bison


Citation de: David
C'est une limite intellectuelle.  Leur cerveau est fait comme ça.  Et c'est pour ça que tant qu'ils sont aussi cons (et le mot est faible) on est obligé de leur tenir tête et d'interdire, et de surveiller, et de contrôler leur vie...  sinon ils prennent des risques inconsidérés sans même en avoir conscience.

Gaffe ... le remède est parfois pire que le mal.

Je dirais plutôt qu'il faut surtout les aider à se projeter dans quelque chose.
Quelque chose de concret, pas trop éloigné dans l'avenir.

Mais des conneries, ils en feront toujours.
S'ils sont raisonnables à 15 ans, c'est encore plus grave ... ils pèteront les plombs à quarante ou cinquante ans.
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12 janvier 2010 à 11:28:19
Réponse #20

Humain


Salut  :)

+ 1

C'est une limite intellectuelle.  Leur cerveau est fait comme ça.  Et c'est pour ça que tant qu'ils sont aussi cons (et le mot est faible) on est obligé de leur tenir tête et d'interdire, et de surveiller, et de contrôler leur vie...  sinon ils prennent des risques inconsidérés sans même en avoir conscience. 
Le mot est faible en effet  :D . C'est pour ça aussi qu'il faut réussir à lâcher la bride juste ce qu'il faut, au bon moment pour qu'ils puissent faire leurs doses de co*neries et en tirer les conséquences pratiques sans que cela entraîne des blessures trop longues à cicatriser.
C'est en tombant qu'on apprend à tenir en équilibre. Aux parents d'essayer de doser la hauteur de la chute en fonction de la maturité de chaque enfant.

Citer
Surtout les mecs, d'ailleurs.  Les filles semblent évoluer plus vite à ce niveau là et vers 15 ou 16 ans il n'est pas rare de trouver des gamines qui comprennent le danger.  Alors que je connais plein de mecs de 40 ans qui n'ont absolument pas conscience des conséquences de leurs actes, et qui s'en battent les c*u!lles parce que trop limités intellectuellement pour piger que oui, grimper sans s'assurer correctement ça craint, que oui, rouler à 120 sur une route de montagne c'est dangereux, que certainement faire de la moto à 140km/h dans le désert c'est chercher la m*rde, et que oui, essayer de refaire la rondelle d'un ours ça peut coûter quelque chose.
Peut-être qu'aujourd'hui, dans notre société, les jeunes garçons sont globalement davantage protégé des conséquences de leurs actes que les filles. Ainsi on trouve plus d'excuses à un comportement violent ou immature s'il vient d'un garçon puisque ce serait "dans sa nature". Alors que d'une fille on attend davantage qu'elle soit attentive aux autres, calme, et on lui pardonnera moins facilement ses écarts de conduite.
Bref, autant de préjugés qui modèlent des comportements en fonction d'un genre plus qu'en fonction de supposés "enclins naturels".

Juste mon opinion, pas une parole d'évangile.

Gaffe ... le remède est parfois pire que le mal.

Je dirais plutôt qu'il faut surtout les aider à se projeter dans quelque chose.
Quelque chose de concret, pas trop éloigné dans l'avenir.

Mais des conneries, ils en feront toujours.
S'ils sont raisonnables à 15 ans, c'est encore plus grave ... ils pèteront les plombs à quarante ou cinquante ans.
:up:

  l'Humain

12 janvier 2010 à 15:51:34
Réponse #21

lambda


::)

Ce qui fait que la coke use le corps, c'est parce qu'elle le stimule trop.  Tu sens pas la fatigue, ni les limites, ni la faim ni rien.  Tu te reposes plus, tu manges plus assez, tu dépenses trop d'énergie et t'en récupères pas assez.  Comme le café à haute dose. Comme le red bull.  Comme le sport abusif. 
...
La coke ne grille pas le cerveau, et elle ne rend pas cinglé, et elle ne crée pas vraiment de dépendance physique...  pas plus que le café.  Par contre la dépendance psychosociale est réelle, et bien suffisante pour que plein de gens y restent accrochés, parce qu'ils ont une sensibilité particulière à ce niveau là. 


Alors finalement, pas de véritable dépendance physique extrème? pas plus que le café ou la clope, vraiment?  :huh: :huh:
avec la même difficulté, ou "facilité" pour s'en défaire?
Et en ce qui concerne la dépendance psychosociale, une personne préférant consommer chez soi seule, pour des raisons "fonctionnelles": étudiant sous pression, travail de dingue tant physique qu intellectuel... aurait elle finalement plus de chance de s'en défaire plus facilement si sa situation changeait rapidement: changement de boulot, mieux dans ces baskets, plus de stress...?  :huh:

Juste 2 ou 3 pure questions, parce que je n y connais rien là dessus, et que tes précisions m'intriguaient.

merci à toi pour le développement.

a+,
Lambda

"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

12 janvier 2010 à 16:34:37
Réponse #22

Chris-C


Il y a quelques temps ARTE a diffusé une série d'émission "Drogue et cerveau"
Tout les types de drogues et stimulants y sont passé.

Cocaïne et stimulant:
http://www.dailymotion.com/video/x5e4at_arte-drogues-et-cerveau-cocaine-et_news

a+  :)


12 janvier 2010 à 16:44:00
Réponse #23

DavidManise


Alors finalement, pas de véritable dépendance physique extrème? pas plus que le café ou la clope, vraiment?  :huh: :huh:
avec la même difficulté, ou "facilité" pour s'en défaire?

Physiquement je dirais moins pire que la clope...  mais psychiquement c'est très tenace.  Le vie est tellement plus cool avec...  :down:

Si à la base t'es pas heureux, mal dans tes pompes et tout, et que tu compenses ça avec de la coke, tu découvres le "bonheur" (purement artificiel mais n'empêche que ça ressemble au vrai quand t'as pas connu mieux)...  quand t'arrêtes, tu subis le "down", le contre-coup, où tu te sens épuisé, mal, faible, crevé, nul...  t'as épuisé tes neurotransmetteurs et tout, et du coup soit t'attends patiemment que ça revienne en place, soit tu te fais une petite ligne et là de nouveau le bonheur chimique...

En clair, sous coke t'es bien, sans t'es en dépression et tu te sens comme une m*rde.  Tentant de refaire une ligne, puis encore, puis encore, jusqu'à ce que le maillon le plus faible ne lâche : les finances ou le corps.  Et après faut bien arrêter, mais avec un corps usé ou alors en étant à la rue.  T'es bien avancé pour trouver le bonheur...  :down:

J'ai vu trop de potes, dans mon ancienne vie, se ruiner la santé physique ET/OU financière avec cette m*rde...  Sans déconner, c'est vraiment démoniaque comme truc...  et la plus grande prouesse du diable c'est de faire croire qu'il n'existe pas.  La coke réussit super bien à te faire croire que c'est pas grave...  parce que de fait plus t'en prends et plus tu t'en fous, et quand t'arrêtes tu peux difficilement faire autrement que de de te rappeler du petit nuage où t'étais la veille...

Bref, une conso occasionnelle chez une personne bien dans ses pompes et qui connaît les risques, et même qui sait gérer le lendemain, l'état merdique et tout, c'est déjà dangereux, mais un mec qui est un peu paumé, qui se sent mal dans sa vie et qui a un peu de pognon à claquer, ça peut très vite être la descente aux enfers.

Citer
Et en ce qui concerne la dépendance psychosociale, une personne préférant consommer chez soi seule, pour des raisons "fonctionnelles": étudiant sous pression, travail de dingue tant physique qu intellectuel... aurait elle finalement plus de chance de s'en défaire plus facilement si sa situation changeait rapidement: changement de boulot, mieux dans ces baskets, plus de stress...?  :huh:

J'en sais rien.  Tous les mecs que j'ai connus qui ont vraiment fait de la coke, ils avaient plutôt le profil businessman qui s'emmerde dans sa réussite, patron de boîte de nuit, ou prof de fac en psycho...  pas étudiant.  Mais bon de mon temps ça coûtait vachement plus cher que maintenant si j'ai bien compris.

David
« Modifié: 12 janvier 2010 à 16:52:06 par DavidManise »
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

12 janvier 2010 à 17:13:20
Réponse #24

lambda


Ok, merci à toi pour ces éclaircissement.

En vous lisant, ca ne fait que confirmer mon sentiment que c'est d'autant plus grave que ca semble très insidieux vraiment cette saleté là et malheureusement de plus en plus banalisé ou "dé-diaboliser" dans le discours des consommateurs.

Merci à toi Plumok pour le lien.  :up:

petite touche d humour en passant
Le chocolat, c'est le Mal, aussi?  :-[

a+
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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