Force 999 : Tout à fait d'accord. Je tournais autour mais j'avais pas réussi à mettre le doigt dessus.
Bon, en même temps c'est normal pour un militaire US, y'à les bons citoyens qui vont à l'église et les gentils policiers et militaires tous vertueux qui les protégent. Les autres, tous des pédés, des bougnouls ou des cocos.

J'avais posté cette nuit une rapide et partisane analyse des champs lexicaux associées aux définitions qui vont bien. C'était assez clair je l'ai virée ce matin pour pas foutre le bordel mais ta conclusion est plus virulente que la mienne…

en bas de chez vous il y a un monde de prédateurs et que tout mouton qui s'y pointe subit une mutation radicale pour devenir à son tour un loup ?
Il y a ça aussi… Et du coup je vais me contredire légèrement, et parler "global" avec une petite réflexion que m'avait Corin. On va affronter dans pas très longtemps un grave problème : celui de l'eau. C'est déjà un problème dans certaines régions du monde.
L'eau c'est vital, j'en ai, je vis, j'en ai pas, je meurs. A l'echelle d'une nation c'est un cassus belli. C'est une question de survie. Ca parait insolvable. Le coup à devenir agresseur / prédateur envers et contre tout ?
Mais…
Moi je rêve d'un monde de citoyens, qui consentent de plein droit à un ordre social qui pour exercer ce pacte emploie des policiers, des soldats, des magistrats.
Que ces même citoyens conservent le regard critique sur leur police et leur armée, mais conservent toujours par une instruction régulière les moyens d'y palier voire de résister à une tentation totalitaire.
De ce fait, on n'a plus de moutons et donc plus de chiens de bergers, mais des professionnels respectés et moins de candidats loups/prédateurs car la difficulté à se servir est accrue.

(J'ai toujours eu des problèmes à m'expliquer à la fac quand je disais que j'étais pour le service militaire…)
Parfois la question s'oppose à l'action. Question de timing, de beaucoup d'autres paramètres. La dialectique question / action, c'est intéressant. C'est un peu au coeur de l'histoire d'une humanité qui devrait essayer d'avancer dans le bon sens.
Mais la je dévie, je rêve un peu.
Comme d'habitude, les interventions de Lemuel sont brillantes.
Je souligne l'information, qu'il nous délivre, d'avoir mis au point et sur le long terme, une stratégie d'évitement lui permettant d'entrevoir, en amont, une manière de diminuer drastiquement les probabilités de confrontation.
C'est trop d'honneurs. Il y a un "oui mais". Il y a des moments dans la vie ou l'affirmation de soi est nécessaire. Et c'est parfois une collision avec autrui. Ca me semble important. Je ne parle pas forcément ici du cadre "protection personnelle", violence physique, coups, chaos hosto. Je parle choix de vie, micro choix de vie, convictions, être. L'évitement n'est pas toujours la solution. C'est parfois un obstacle vers un épanouissement, un bonheur personnel. Certaines violences sont à affronter.
Je pense que souvent les grandes choses se voient dans les petites. Un micro virage est le même mouvement qu'un grand virage. Être incapable d'un petit "non" dénote probablement de l'incapacité à un grand "non".
Il y a donc soit à avoir une sorte de capacité de "schizophrénie de niveaux". Soit… "Seuls les guerriers sont pacifistes". Être capable d'avoir le choix. Mais pour ça, il faut être allé au charbon, non ? J'aimerais bien me dire que non, mais je n'y crois pas. Et j'ai l'impression que ceux qui répondent, "pas forcément" sont ceux qui y sont allés

Le bluff ça n'a qu'un temps. Un "non" qui fonctionne, c'est quand il y a du monde derrière et quand l'intéressé le sait.
Une stratégie d'évitement qui débouche d'un non choix, c'est pas vraiment une stratégie, c'est un profilage de caractère global dont je ne suis pas certain qu'il soit bénéfique. Oui, il développe des outils, des qualités etc. Mais, mais, mais…
"Sait ce que tu penses, dis ce que tu penses, fais ce que tu dis". Ca c'est être un individu. C'est l'inverse du membre de troupeau. c'est l'inverse du mouton. Identifier son propre désir, c'est difficile. La facilité c'est : "si tu bouges pas, t'aura pas mal."
Après il faut passer aux actes. Pourquoi on ne passe pas aux actes. En remontant toute la chaîne des pourquoi ? In fine, c'est toujours la peur "d'une violence", la peur de la mort non ?
Là il existe des outils qui font prendre conscience que si la mort est une fatalité, on peut quand même avoir une petite influence sur la date de dépot de bilan. Ce forum en propose un certain nombre. Je trouve que l'effet rétroactif qu'il procure en vaut la peine.
C'est un peu HS… Ca va peut être dégager bientôt, ce post.