Ben ok. Si vous voulez pas assumer, et que vous préférez subir, c'est votre choix. Mais venez pas bêler...
In fine, on ne nait pas mouton, on le devient... 
Je sais pas. Y a des "caractères", non ? D'aussi loin que je me souvienne, et d'aussi loin que se souviennent ceux dont la mémoire va plus loin que la mienne, j'ai toujours été du genre "tu ferme ta gueule et t'encaisses". Avec plus ou moins de succès. Ca c'est du point de vue individuel et de la "violence" au sens très très large. Je sais que j'ai changé un peu sur certaines choses et ce que j'ai lu ici et certaines personnes que j'ai rencontrées n'y sont pas pour rien.
Mais j'ai toujours du mal à dire non. J'ai toujours du mal à établir mon espace personnel et la limite qu'autrui ne doit pas franchir. Sur beaucoup de choses je ne me rend compte que bien plus tard qu'elle a été franchie. J'ai besoin de beaucoup de temps pour me rendre compte de ce qui est, et, pire encore, de ce qui aurait dû être inacceptable pour moi. Sur d'autres je fais beaucoup de petites entorses exceptionnelles.
En revanche j'ai développé inconsciemment beaucoup de techniques d'évitement et de protection très en amont qui me font éviter la confrontation.
Par ailleurs, je ne vis pas dans un environnement où mon intégrité physique est menacée. Donc même si j'ai beaucoup appris de ce point de vue, ici, je ne me connais toujours réellement pas face à une situation où "'ici et le maintenant" seront essentiels…
Culturellement, en réduisant le champs des définitions au contexte précis de l'article, je suis aussi plutôt mouton. Chez moi un couteau à lame fixe qui sort de la cuisine on appelle ça un poignard. Et les armes c'est mal. Et apprendre à castagner ses congénères sorti du contexte de l'épanouissement personnel et spirituel des arts martiaux, c'est mal aussi. J'ai pas mal appris ici aussi. Et j'ai pas mal changé. J'ai changé d'avis. J'ai changé d'opinion. ("L'opinion s'oppose à la question" © JG). Ca n'a pas été facile, heureusement que j'étais dans un cadre "de confiance" qui m'a gardé l'esprit ouvert et q'uls ont bien, bien matraqué. Et c'est bien. Les Rod, Patrick, David, Bully, Lem, Serge, merci. Mais parfois, la question s'oppose aussi à l'action. Question de timing, de beaucoup d'autres paramètres. La dialectique question / action, c'est intéressant. C'est un peu au coeur de l'histoire d'une humanité qui devrait essayer d'avancer dans le bon sens.
Donc peut-être que je suis un mouton. Pour autant je ne pense pas bêler. ("Tu fermes ta gueule et t'encaisses"). Sauf si parfois questionner c'est bêler. Je suppose que parfois questionner c'est bêler.
Et parfois, certainement il vaut mieux arrêter d'enc**er les mouches, exploiter ce qu'il y a prendre et régler les détails après. Arrêter de questionner et gueuler (

) et se rappeler qu'on est censés avoir des c*u!lles.
Il n'empêche que la vulgarisation me les brise menues. Au moins autant que son corrolaire, l'enculage de mouches, doit les briser à certains (heureusement que ceux là ne connaissent pas certains de mes potes

). Si je voulais vicieusement filer la métaphore, je pourrais dire, que dans un extrême comme dans l'autre, on a de toutes façons des c*u!lles à y perdre, mais je m'en abstiens c'est un peu bancal.

Et puis comme le souligne en creux David, il y a le bon sens, en explicitement Leif – il y a l'empathie. A une échelle individuelle, c'est déjà très très bien. Si on change d'échelle, on arrive à un sujet banni sur ce forum.

C'est justement à cette autre échelle que veut se situer cet article.
Il n'y a pas de conclusion à ce message. Je m'offre une porte ouverte et de gros points suspension pour Noel.

Juste un dernier truc sur l'article. Un chien de berger qui répète et qui fait connement ce qu'on lui dit, en langage commun, on dit qu'il bêle. Un chien qui bêle ça n'existe pas.
Ca me fait penser à un truc que m'avait dit Rod une fois. Il parlait de l'entraînement, tout ça… "Au fond on devient un peu des prédateurs nous aussi, et il faut se poser la question, qu'est ce qu'on fait avec tout ça…" (en substance).