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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Manque de preparation mortel en Corse...  (Lu 25662 fois)

05 juin 2007 à 17:44:56
Réponse #50

PlatypuS


Il ne serait pas mort d'hypothermie mais de mort naturelle, manifestement...
« Laeti vescimur nos subacturis. »
« Le savoir est fait de succès. La sagesse est faite d'échecs. »

05 juin 2007 à 20:39:35
Réponse #51

cubitus


C'est quoi une mort naturelle ???
La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps.
Proverbe chinois

05 juin 2007 à 21:33:56
Réponse #52

PlatypuS


Une mort imputable à son âge ??? faiblesse cardiaque, accident cerebral...
je suis po médecin mais s'il était mort de froid, ça aurait été dit dans la presse... enfin je crois...

remarque... une hypothermie dans la nature (ailleurs que dans un frigo donc) doit pouvoir être considéré comme une cause "naturelle" :-[ :-\
« Laeti vescimur nos subacturis. »
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05 juin 2007 à 21:41:16
Réponse #53

Vulpus


Toute mort est un aspect de la nature, 'naturelle' ou pas. La mort 'est', selon moi. C'est pour ça que c'est difficile d'y coller l'étiquet 'naturelle'.

AMHA :)
La plus grande sagesse est de paraitre fou - Dionysius Caton

05 juin 2007 à 21:47:55
Réponse #54

PlatypuS


Par "mort naturelle", j'entend "mort qui n'a d'autre cause première que l'âge du défunt".

L'hypothermie étant causée par le froid, je ne classe pas une mort par hypothermie dans ce repertoire (je me gourre peut etre, mais c'est comme ça que je vois les choses), au même titre qu'une épidémie d'une saloperie X ou Y, qu'une maladie nosocomiale, qu'un accident de la route ou même qu'un meurtre.

@+
« Laeti vescimur nos subacturis. »
« Le savoir est fait de succès. La sagesse est faite d'échecs. »

05 juin 2007 à 22:01:34
Réponse #55

cubitus


Ben en fait, la mort naturelle, ça n'existe pas aux yeux de la médecine. La mort est toujours du à un phénomène pathologique (une maladie quoi...).

Même si on voit bien que des vieillards "au bout du rouleau" finisse par mourir parce que leur organisme est trop usé, on finit toujours par trouver une cause qui a provoqué le décès.

C'est notre médecine qui veut ça... médecine causale : A engendre B. Si B existe, il y a eu A avant.

La "mort naturelle", c'est une expression de journaliste...
La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps.
Proverbe chinois

05 juin 2007 à 22:18:48
Réponse #56

PlatypuS


Désolé, je dois être un peu journaliste sur les bords ;D
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05 juin 2007 à 22:32:51
Réponse #57

Blue


Pour moi une mort non naturelle est imputable à un autre être vivant (et je ne parle pas de microorganismes...), ou à une machine...Bref, à une intervention de quelque chose ou quelqu'un...

Blue

05 juin 2007 à 22:59:20
Réponse #58

alezan


Tu me permettras de trouver ton parallèle douteux.

A+

ce que je voulais souligner c'est que ce gars avait passé 14 ans dans une situation presque de survie (avant de deceder naturellement a 74 ans )donc il s'est mit  volontairement "hors circuit de vie confortable" a 60 ans sans connaitre exactement ses conditions de vie je me dis qu'elles devaient pas forcement etre facile,age, cavale, planque et une personne pour le ravitailler de façon irreguliere mais il y a "survecu"


05 juin 2007 à 23:27:38
Réponse #59

Corin


Ce que je trouvais moyen c'est de faire un parallèle entre de pauvres gens probablement mal équipés, mal préparés, insuffisamment expérimentés et un gars qui est un meurtrier ou un assassin sans remords.

Je ne connais personne qui "survit" en Corse (où tout le monde connaît tout le monde) pendant 14 ans sans que l'on sache où tu te trouves. Je n'ai jamais passé une après-midi dans le maquis sans tomber sur quelqu'un.

A+

06 juin 2007 à 15:00:11
Réponse #60

ipphy


Même sous les tropiques...

Source: clicanoo.com

Citer
Faits-Divers
Trois randonneurs perdus à Basse-Vallée
Les recherches des trois randonneurs, égarés depuis samedi dans la Vallée Heureuse, se sont poursuivies toute la journée d’hier. Les conditions météorologiques incertaines ont rendu délicate la progression des secours. Un premier contact vocal a pu néanmoins être établi avec les égarés, permettant de les localiser avec un peu plus de précision.


La préparation au Grand Raid de trois randonneurs a pris une mauvaise tournure ce week-end. Samedi matin à 6 h 30, trois hommes sont déposés au départ de la route forestière de Basse-Vallée, à Saint-Philippe. Charles Télégrand, un sapeur-pompier de 43 ans, accompagné d’un ami de 44 ans et du fils de ce dernier, âgé de 17 ans, s’étirent avant de démarrer cet entraînement. Dans le cadre de leur préparation, ils ont prévu une sortie d’une durée d’environ huit heures. Vêtus d’un short, d’un T-shirt, ils sont chaussés pour la randonnée. Les trois amis voyagent léger. “Papa avait deux petites bouteilles d’eau et deux baguettes. Ils se sont ravitaillés au gîte”, confie la fille d’un des randonneurs.

ANCIENNE PISTE

Une carte en leur possession leur assure l’itinéraire. Dans leur sac, ils ont de quoi tenir en principe une journée de marche. Au bout de la route forestière, ils se retrouvent en pleine nature. La météo incertaine n’entache semble-t-il aucunement leur volonté. Avec quelques Grands Raids à son actif, taillé comme un athlète, l’ancien pompier de Paris, également moniteur de secourisme, a confiance en ses capacités. Selon les informations recueillies hier soir, les trois compagnons de route s’engagent alors non pas vers l’un des sentiers qui mènent vers le sommet du volcan mais sur la piste montant au-delà du gîte de Basse-Vallée, un cul-de-sac en direction du fond de la Vallée Heureuse. Munis de la carte de la zone, ils quittent le sentier balisé et s’engagent sur une ancienne piste puis le lit de la ravine de Basse-Vallée. La végétation s’épaissit. Des précipitations s’abattent bientôt sur le secteur, conformément aux prévisions de Météo-France qui avait annoncé dès vendredi un lendemain très pluvieux pour la moitié sud de l’île. Les trois hommes s’enfoncent plus profondément dans la forêt de la Vallée Heureuse. Les heures s’égrènent. Les sportifs constatent qu’il est l’heure de rebrousser chemin s’ils veulent rentrer avant la nuit, qui tombe dès 18 heures en cette saison. La pluie a causé des dégâts sur la piste empruntée par les trois amis. Les yeux rivés sur la carte, ils pensent revenir sur leurs pas. Malheureusement, ils commettent une erreur d’aiguillage. Au lieu de se diriger vers leur point de départ, chacun de leurs pas les en éloigne davantage. Sans se douter, ils s’enfoncent toujours plus loin dans une végétation plus hostile. Le terrain a également progressivement changé de morphologie. Le relief s’avère maintenant accidenté. Les esprits se rembrunissent. La conversation ne tourne plus qu’autour d’une seule question : comment redescendre ? Les randonneurs ne s’avouent pas vaincus Ils multiplient les tentatives pour retrouver leur chemin. Seulement, ils essuient chaque fois un échec. À 17 heures, la nuit commence à tomber. C’est alors qu’ils décident d’alerter les gendarmes du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM - 02 62 930 930) qui déploient un dispositif de secours.

PLUIE ET BROUILLARD

L’ensemble de l’unité, ainsi que des gendarmes du peloton de gendarmes mobile, des hommes de la Plaine-des-Cafres et de Saint-Philippe sont engagés dans les recherches. Plusieurs groupes s’engagent sur les chemins de randonnée partant du volcan mais aussi de Basse-Vallée, l’incertitude régnant sur la localisation présumée des disparus. La nuit durant, les militaires patrouillent sur le GR 2 et ses variantes. Les conditions météorologiques se sont déjà dégradées. Une forte pluie et du brouillard s’abattent sur les secouristes. La progression se montre délicate. Des gendarmes sont contraints d’utiliser des sabres pour avancer dans la végétation. Le terrain est parsemé de blocs rocheux. Hier matin, des sauveteurs sont héliportés par la section aérienne de la gendarmerie dans le secteur de Vallée Heureuse. De toute la journée, la machine ne peut assurer que six passages sur zone à cause de la météo déplorable dans le secteur. À 7 heures, les trois randonneurs émettent une dernière communication téléphonique avant l’épuisement des accus de leur portable. En 20 secondes, ils rassurent leurs proches sur leur état de santé. Pendant ce temps, les gendarmes poursuivent les recoupements. À hauteur du Piton Lardé, à 1 500 mètres d’altitude, l’espoir renaît. Des militaires établissent un contact vocal avec les trois égarés. Cette fois, les secouristes peuvent orienter plus précisément les recherches.

“PARCOURS TRÈS PÉNIBLE”

Les proches des trois hommes, inquiets, se sont réunis au pied du chemin forestier. L’angoisse se lit sur les visages. Des membres de la famille participent activement aux recherches. “Le parcours est très pénible. J’ai essayé de les retrouver samedi soir, de 20 heures jusqu’à 1 heure du matin. Ce matin, j’ai marché deux heures à Basse-Vallée. Ensuite, je pars à la Plaine-des-Cafres pour emprunter un autre parcours”, témoigne Guy Dany, 38 ans, le beau-frère de Charles Télégrand. Les savoir en bonne santé n’a rassuré que moyennement les membres de la famille. Les randonneurs ne sont pas équipés de manière adéquate face à une telle situation. La nuit dernière, les gendarmes devaient à nouveau faire le maximum pour faire la jonction avec le trio localisé approximativement. Seule certitude, les trois hommes devaient passer une nouvelle nuit dans la forêt. À l’aube, l’hélicoptère de la gendarmerie tentera une nouvelle sortie. Une équipe médicale mobile complétera le dispositif en place.


Citer
Un rescapé et deux miraculés
Hier, les trois égarés de la Vallée-Heureuse ont été enfin rapatriés par les gendarmes à Saint-Philippe. Très affaiblis et en état de choc, Charles-Henri Télégrand, Damien et Thierry Clermidy ont été médicalisés au gîte de Basse-Vallée avant d’être conduit à l’hôpital. Presque un miracle après deux jours passés dans le froid et sous la pluie dans un environnement hostile.

[5 juin 2007]

La Vallée-Heureuse porte finalement bien son nom. Les trois égarés de Saint-Philippe se trouvent hors de danger. Chacun reprend des forces dans le confort relatif d’une chambre du groupe hospitalier Sud Réunion. Des allures de quatre étoiles après deux jours et deux nuits passés dans le froid, le brouillard et sous une pluie battante. Les égarés se sont retrouvés au beau milieu d’une forêt primitive, avec ses plantes et ses arbres enracinés de manière chaotique, avec ses crevasses, ses frondaisons glissantes et sa boue décourageante. « Cette forêt, c’est la Guyane. Nous mettons deux heures pour avancer de cinquante mètres », maugrée un secouriste pendant l’intervention. Dimanche soir, les gendarmes du peloton de gendarmerie de haute montagne évoquent un maigre espoir de faire la jonction avec le trio. À ce stade, les trois randonneurs entament leur seconde nuit d’angoisse dans la forêt hostile. Samedi en fin de journée, Charles-Henri Télégrand, Damien et Thierry Clermidy lancent un appel de détresse au PGHM. Alors qu’ils préparaient le Grand Raid, ils se sont écartés des sentiers balisés. À la nuit tombée, ils ne retrouvent plus leur chemin.

UN BÉNÉVOLE LES ENTEND

Immédiatement, un important dispositif de secours se lance à leur recherche. L’effectif au complet du PGHM, mais aussi des gendarmes de la Plaine-des-Cafres, de Saint-Philippe et du GPM se rendent sur les lieux. Deux membres de la famille, Jean-René Hamilcaro, Guy Dany et des amis se joignent aux sauveteurs. Cette première nuit s’avère infructueuse. Le dimanche matin, l’hélicoptère de la section aérienne de gendarmerie (Sag) profite d’une éclaircie et dépose des gendarmes au pied de la façade Sud du Volcan. Toute la journée, des gendarmes arpentent la Vallée-Heureuse en long, en large et en travers. C’est un randonneur de Saint-Joseph, Rémi Métro, âgé de 40 ans, qui va apporter un semblant de réconfort alors qu’une seconde nuit d’angoisse et de désespoir se profile à l’horizon. À 14 h, au courant de la disparition des trois amis, l’habitué du coin entend une réponse à ses cris. « J’ai tout de suite téléphoné aux gendarmes, pour qu’ils interviennent en hélicoptère », témoigne le marcheur. Les fortes précipitations dans le secteur douchent rapidement l’enthousiasme des militaires. La couverture nuageuse exclut toute intervention dans l’immédiat.

TEMPÉRATURE CORPORELLE À 33 °


Une zone est délimitée de manière approximative grâce au bénévole. En fin de journée et toute la nuit, cinq groupes de militaires se relaient et parcourent l’amont et l’aval du piton Lardé, à plus de 1 500 mètres d’altitude. La nuit, la température chute à 6 à 7 degrés, et une pluie continuelle achève de saper le moral des égarés et des sauveteurs. Hier matin, des renforts supplémentaires sont engagés chez les gendarmes et les pompiers avec le Grimp. Ce que tout le monde ignore, c’est que pendant ce temps, le trio s’organise. Les trois hommes s’improvisent un bivouac. Ils s’arrangent pour laisser un maximum de traces de leur passage. Dimanche en fin de journée, Charles-Henri Télégrand, un pompier dyonisien de 43 ans, a décidé d’agir. Avec Damien et Thierry, 17 et 44 ans, il fabrique un abri de fortune. L’ancien pompier de Paris reprend la route. Il laisse derrière lui ses deux camarades et part chercher du secours. Quand la nuit tombe, ce moniteur de secourisme fait face à une paroi. Il se repose toute la nuit et décide de la gravir le lendemain à l’aube. Poussé par l’énergie du désespoir, Charles-Henri Télégrand entame l’ascension du rempart. Au même moment, l’hélicoptère de la Sag survole la zone. Le pompier puise dans ses dernières forces pour se percher sur un arbre et hurler de toutes ses forces. Par chance, les gendarmes l’entendent. L’hélicoptère récupère le premier des égarés à 7 h. La machine redescend au gîte de Basse-Vallée, où est installé le PC de crise. La victime est médicalisée sur place pendant plusieurs heures. « À cause des efforts qu’il a fournis, le blessé se trouve dans une profonde hypothermie et en état d’hypoglycémie. La température de son corps se situe à 33 °C. Son cœur a eu des ratés. Nous le réchauffons progressivement », assure le médecin du Smur.

DES INDICES DÉCOUVERTS

Les secours continuent d’explorer chaque mètre carré. Les contacts vocaux avec les deux autres randonneurs sont récurrents mais les gendarmes ne parviennent pas à leur mettre la main dessus. Cela pendant plusieurs heures. À 13 h 30, les indices laissés par les égarés suite à leur repas sont retrouvés par les sauveteurs. L’espoir renaît. À 1 910 mètres d’altitude, une équipe découvre un t-shirt rouge, deux bouteilles d’eau vides et des emballages de barres de céréales. « J’ai acheté des barres énergétiques à mon mari », confirme la femme de Charles-Henri. Un quart d’heure plus tard, la Sag contacte le PC par radio. À 13 h 47, un contact visuel est établi avec Damien et Thierry Clermidy. Ils sont hélitreuillés et déposés au gîte de Basse-Vallée quelques minutes plus tard. Les deux victimes, soutenues par les secouristes, sont installées sur des civières. Après s’être assuré de leur état de santé, le colonel Tritsch, le patron de la gendarmerie à la Réunion, rassure les proches. « Les deux rescapés sont dans un bon état physique et psychologique. » Les sauveteurs s’accordent sur le fait qu’une troisième nuit dans le froid aurait pu avoir des conséquences fatales.


 

- « Si viens pas me chercher mi attrape la mort »

 » Si viens pas me chercher, mi attrape la mort », hurle Charles-Henri Télégrand. Ces mots, Rémi Métro les connaît par cœur. Ils resteront gravés dans sa mémoire. Le randonneur connaît le coin comme sa poche. Un membre de sa famille tient d’ailleurs un gîte à Basse-Vallée. Dimanche, le Saint-Joséphois de 40 ans part en randonnée. Quand il apprend la disparition des randonneurs, il se lance à leur recherche. « Je suis parti avec des membres et des amis de la famille à 10 h », explique le marcheur. À intervalles réguliers, le sportif crie les prénoms des égarés. À 14 h, il entend une réponse. « Aussitôt, j’ai contacté les gendarmes. Je voulais que l’hélicoptère parte les chercher », raconte Rémi Métro. Malheureusement, les conditions météorologiques déplorables excluent toute intervention aérienne. Grâce à lui, les gendarmes ont pu localiser avec davantage de précision le point de chute des trois hommes. Il a expliqué clairement l’endroit où il a entendu les cris. Les militaires ont donc délimité un périmètre de recherche précis. Aux yeux des secouristes, Rémi Métro a joué un rôle déterminant dans l’issue heureuse de la crise. Aux yeux de la famille, il est un héros.



Lorsqu’on s’égare, il ne faut pas insister »



De l’escapade malheureuse des trois randonneurs, on risque de retenir seulement qu’ils ont vécu une sérieuse mésaventure. Les secouristes, hier soir, soulignaient que les trois randonneurs ont pourtant échappé à beaucoup plus grave, voire au pire. Plusieurs randonneurs ont ainsi perdu la vie au cours des dernières décennies dans des conditions d’altitude, d’isolement et de météo défavorables similaires dans cette même région du volcan. Pour un gendarme du Peloton de haute montagne (PGHM), « c’est désolant qu’on puisse se mettre dans une situation pareille ». « Lorsqu’on s’égare, il ne faut pas insister et savoir faire demi-tour, surtout sur un itinéraire qu’on ne connaît pas ». Or, les trois randonneurs, après avoir largement manqué le sentier des puys Ramond en s’engageant dans le fond de la Vallée Heureuse, ont cru pouvoir le rattraper en coupant, erreur funeste. Si des ravines ont d’abord guidé leurs pas, ils se sont ensuite trouvés prisonniers d’un enfer vert au fil de leur montée vers leur objectif. La « culture courses de montagne », où l’on part à l’entraînement avec l’équipement minimal est sans doute en cause, expose ce même secouriste : il n’est sans doute pas très raisonnable de partir avec une paire de chaussures légères et en T-shirt ou pas beaucoup plus pour une sortie d’une huitaine d’heures, sauf à posséder des qualités d’athlète qui permettent de boucler le parcours à un rythme élevé. Il est aussi vivement conseillé d’emporter une lampe frontale, même pour une sortie à la journée : en période d’hiver austral, la nuit tombe tôt et dure douze heures, de 18 h à 6 h du matin.

F. M.-A.
 
« Modifié: 06 juin 2007 à 15:05:15 par ipphy »

06 juin 2007 à 15:12:11
Réponse #61

triptop


 ^-^ quelle leçon encore une fois
"Honi soit qui mal y pense !"

06 juin 2007 à 15:25:35
Réponse #62

ipphy


^-^ quelle leçon encore une fois
Moralité
Même un professionnel des secours peu négliger le matériel minimum  :'(
Et une fois les secours contactés, rien ne peu assurer qu'ils seront sur place rapidement!

06 juin 2007 à 22:23:52
Réponse #63

emmuel


Même des gens du coin peuvent faire ce genre d'erreurs. Je connais des gens qui habitent les alpes, depuis des générations. Il me semble qu'ils ortent faire de longues courses en montagne avec que dalle… Une bouteille de flotte, un opinel et une polaire…

07 juin 2007 à 08:17:13
Réponse #64

highpictv


Une bouteille de flotte, un opinel et une polaire…
C'est suffisant (même l'opinel est en trop) quand on sait faire demi tour a temps !!!
Pour moi le premier facteur d'accident en montagne c'est l'entêtement et la mauvaise évaluation des risques. Pas le matériel.
Le matos ne fait que palier aux erreurs, il ne les évite pas.

07 juin 2007 à 09:04:02
Réponse #65

Diesel


C'est suffisant (même l'opinel est en trop) quand on sait faire demi tour a temps !!!
Pour moi le premier facteur d'accident en montagne c'est l'entêtement et la mauvaise évaluation des risques. Pas le matériel.
Le matos ne fait que palier aux erreurs, il ne les évite pas.
Moui sauf si tu considères que glisser, se casser une cheville ou quoi que ce soit d'autre soit de l'entêtement.  ::)

07 juin 2007 à 09:43:17
Réponse #66

highpictv


Moui sauf si tu considères que glisser, se casser une cheville ou quoi que ce soit d'autre soit de l'entêtement.  ::)
Se casser une cheville ce n'est pas grave si tu ne t'es pas entêté a aller ou on ne pourra pas aller te rechercher ... et  j'ai rajouté "mauvaise évaluation des risques"

Dans tout les cas que l'on viens de voir ce sont bien des erreurs humaines qui ont amené a la cata, pas des coups de "pas de bol",  je me péte une jambe ou autre.

Pour moi croire que son matos nous sauvera la vie est la meilleur façon de mourir. C'est bien pourquoi je ne prend pas de pharmacie  ;)

07 juin 2007 à 10:18:09
Réponse #67

Diesel


Pour moi croire que son matos nous sauvera la vie est la meilleur façon de mourir. C'est bien pourquoi je ne prend pas de pharmacie  ;)
C'est ta vie tu en fait ce que tu veux.....  ;D
Tu n'as jamais eu un MAM qui t'est tombé dessus ou une insuffisance respiratoire ?.
Bon courage pour redescendre sans un petit truc. J'ai eu droit à un coup comme ça à 3000m une fois, c'est bizarre de ressentir la même chose qu'un poisson hors de l'eau.
Pourtant 15mn avant, j'allais super bien.

Je suis d'accord avec toi sur le fait que le matériel n'est pas un gage de survie mais faut pas pousser non plus dans le sens du dénuement total pour grappiller quelques grammes.
Même si je ne me désinfecte jamais une plaie j'ai quand même toujours de quoi le faire, idem pour l'aspirine et d'autres truc aussi inutiles parce que je pense que l'expérience et la raison ne protège pas de tout.
Attention à l'excès de confiance en soit et en son jugement. C'est là que ça commence à devenir dangereux.

07 juin 2007 à 10:34:10
Réponse #68

Pics (Vincent.D)


Salut Diesel...
Et tu fais quoi en plus de faire demi tour au premier signe de M.A.M.?
Les premiers signes sont normalement les maux de tête..(je pense...)
Le poisson hors l'eau,c'est le début de l'O.A.P.(Diurétique???)Lasix??
Premiere vacance dans les Alpes cette année(plus qu'un mois :)),je suis donc très intéressé par vos réactions façe à ce type de problème du à l'altitude...
Merci et @+

« Modifié: 07 juin 2007 à 20:34:03 par pics »
KISS

07 juin 2007 à 10:35:30
Réponse #69

highpictv


Attention à l'excès de confiance en soit et en son jugement. C'est là que ça commence à devenir dangereux.
On peut relancer l'argument dans l'autre sens pour la pharmacie et le matos dit de "survie" ...
Quand tu as un MAM a 3000, tu te fais une injection de dexaméthasone et tu sort ton caisson gonflable ? Non, tu redescend ...

Je ne veux surtout pas relancer le débat "pharmacie" que l'on a déjà eu sur RL surtout ici  :o mais je pense que savoir dire "non là c'est trop la m*rde, ou je me sent pas aujourd'hui, je redescend" c'est le meilleur moyen pour éviter les pépins.

07 juin 2007 à 11:29:34
Réponse #70

Diesel


Et tu fais quoi en plus de faire demi tour au premier signe de M.A.M.?
En cas de MAM,  aspirine et tu redescends. Au moins tu as moins mal à la tronche le temps de perdre un peu d'altitude. highpictv a raison, le seul truc réellement efficace c'est de redescendre. ça passe naturellement.
C'est rare qu'on se balade avec un caisson hyperbare. un point pour highpictv.  ;D
Je faisais allusion à autre chose qui m'est arrivé dans ma jeunesse pas au MAM, je n'en ai jamais eu..
J'ai longtemps fait de l'asthme.

Les premiers signes sont normalement les maux de tête..(je pense...)
Oui et aussi parfois des nausées, des vomissements, le souffle court, de la fatigue, de l'insomnie. En dessous de 3000m 3500m c'est rare d'en avoir. Si tu as mal au crâne en dessous de cette altitude, ce sera sans doute plus le fait du soleil ou de la déshydratation. Tu as peu de soucis à te faire pour ça.
« Modifié: 07 juin 2007 à 12:51:49 par Diesel »

07 juin 2007 à 11:50:36
Réponse #71

Pics (Vincent.D)


merci Diesel..
super impatient..... :D :D :D
@+
KISS

07 juin 2007 à 13:42:14
Réponse #72

Anke


Pour le éviter le plus possible le MAM, je pensais qu'il était nécessaire de se "préparer" avant toute excursion ( visite médicale chez un médecin rompu à ce type de pb) d'entamer un traitement  quelques jours avant la "course" et de respecter un certain délai d'acclimatation à l'altitude. Bref de faire en sorte de ne pas se retrouver en face du pb, tout du moins le moins possible. Mais je peux me tromper.
Pour ce qui est du transport d'une éventuelle pharmacie, ma démarche est la suivante : Il n'est pas question d'embarquer 20 kg de matos, mais avoir de quoi faire un pansement propre et joli à regarder ( oui, c'est important aussi !) au minimum est pour moi important, même si je suis seul. Une plaie ouverte ( exemple simple hein !) sans soins a toutes les chances de s'infecter ou de se surinfecter. L'avoir sous le nez pendant le reste de la "rando" n'est pas ce que l'on fait de mieux pour le moral et pour la concentration.
Je m'explique, pendant que je (me) fais(à moi ou au copain) le pst,
1- Je m'arrete, donc je me repose.
2- j'en profite pour faire un petit bilan, boire un coup, manger un truc, fumer une cloppe.
3- je m'occupe de moi et j'en prends le temps. Je ne suis pas à l'usine, pas de fierté et pas de rendement.
4- le pst fait, ça y est ce truc là est règlé ( momentanément bien sûr) je peux passer à autre chose et me concentrer sur la manière de rentrer par exemple... Et ne pas me casser la gu... parce que je regardais mon bras qui saigne au lieu de regarder où je mettais mes pieds.
Bref, pour moi la "pharmacie" ( apres chacun met ce qu'il veut dedans) est le vecteur de plein d'autres trucs et peut etre le déclencheur d'une réflexion sur les heures ( les jours ?) à venir. Car pour l'utiliser, on ne peut faire autrement que de s'arreter...
Voilà, si j'ai dit de aneries... pas trop fort sur la tête hein ?

07 juin 2007 à 13:53:30
Réponse #73

PlatypuS


2- j'en profite pour faire un petit bilan, boire un coup, manger un truc, fumer une cloppe.

Fumer quand t'es en mal d'oxygene :o, c'est po trop indiqué...
Enfin, moi ce que j'en dis...
« Laeti vescimur nos subacturis. »
« Le savoir est fait de succès. La sagesse est faite d'échecs. »

07 juin 2007 à 13:56:49
Réponse #74

Kilbith


Salut, :)

[HS ON
Sur les pharmacies....Il y a sur le site des messages vraiment titop sur le problème. Mais, je dois avouer que je n'adhère pas totalement.
Il me semble que dès que c'est un peu compliqué, il faut avoir des connaissances et pas mal de pratique. D'abord ne pas nuire, me semble être toujours d'actualité. Alors, si je suis à 15 jours du premier poste de soin OK...sinon il me semble préférable de se concentrer sur l'appel des sauvetages.
Bien sûr, si on est un pro, un explorateur ou un amateur éclairé, ce que je viens de dire est faux.

Je sens que je vais me faire allumer  :D
HS OFF]

Sur le plan pratique, Le fait de se ballader avec une tonne de truc "eventuellement utile" peut avoir des effets contre productifs :

1. Dilemme du randonneur anglais : on est tellement équipé, tellement chargé, tellement vite crevé, que l'on se blesse ou bien que l'on n'a plus la ressource physique nécessire pour se sortir d'un problème. Problème qui ne serait pas arrivé, si on n'avait pas transporté la maison.

2. Dilemme du randonneur allemands : On a un super matos, tout est tiptop, bâtons trekking, veste mammut, pantalon schoeffel, sous vêtement Odlo, sac Ortovox... Donc plus de souci on peut foncer....dans les problèmes !
Il ya une analogie avec les voitures ABS+ESP+BAS+ETC : on ne ralentit pas s'il pleut.....mais les lois de la physiques sont toujours là.


Pourquoi interpeller les anglais et les allemands ?   ::)
C'est un truc projectif  8)


did, ;)




 

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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