En fait, rien n'est dispensé pour surmonter l'absence de ces structures et moyens.
Ben c'est peut-être juste parce qu'on ne peut pas s'en passer pour sauver les gens ? Non ?
En fait on s'est aperçu pendnat la guerre d'Algérie qu'on sauvait plus de vie en amenant sur place les moyens nécessaires plutot que de faire du transport "sauvage" dans n'importe quelle condition. C'est à cette époque que les concepts de la médecine d'urgence ont été élaboré ( notamment l'utilisation d'helico).
Aujourd'hui le pb reste le même sauf qu'on a enfin compris que de "sécuriser" une victime et de se soumettre à une régulation est toujours aussi efficace.
Le pb évoqué, si j'ai bien compris, c'est de pouvoir faire face à une urgence en milieu éloigné avec sa b!te et son couteau.
On en avait parlé à propos de l'infarctus loin de tout je crois. Faut pas rêver : sur un infarct massif c'est pas avec un gramme d'aspégic qu'on va sauver le mec. Les soldats-infirmiers ont une formation solide et spécifique à leur métier, mais leurs interventions sur le terrain font partie d'une logistique et occupent une place toute particulière certes, mais font partie d'un dispositifn, d'une chaine de soin.
Cette chaine de soin ( reprise notamment sur les prises en charge des cata) est non seulement inévitable, mais absolument nécessaire et s'est révèlée la plus efficace en terme de réussite depuis la guerre du Kippour notamment. L'expérience civile découle inévitablement de l'expérience militaire en la matière qui est de loin la meilleure en terme d'efficacité. La nature des lésions rentre-t-elle en considération ou bien est-ce la manière dont on va prendre le patient en charge qui compte ? ( je ne fait que poser une question, je n'ai pas de réponse pré-établie)
Il est illusoire amha de prétendre répondre à une urgence ( vitale de surcroit) sans un soutien logistique important, quelle que soit la place que l'on occupe dans cette fameuse chaine. Si on engage tel geste, c'est que l'on sait qu'en amont : tel ou tel truc a été fait, qu'en aval : tel ou tel truc va être fait. Et enfin que l'on dispose d'un matériel minimum
Je suis favorablement enthousiaste à ce que nous réfléchissions ensemble sur ce sujet, car nous avons ici un certain nombre de personnes qui peuevent prétendre tenir une solide expérience du terrain en la matière.
Une idée comme ça, nous pourrions nous-même créer une sorte de "collège" réunissant : médecin urgentistes, soldats infirmiers, infirmiers urgentistes, pompiers, formateurs Croix-Rouge, j'oublie certainement d'autres catégories, pour réfléchir sur la création d'un protocole d'expertise sur ce sujet, surtout si ça n'existe pas en France. Afin de déterminer dans quels cadres on évolue.
Là je crois qu'on est au coeur d'une des missions primordiales du Ceets( Etude et Enseignement).
Maintenant en l'état actuel, avons nous la possibilité d'y répondre ? J'en sais rien...