Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Dans Survie, il y a Vie... Qui en soit est aussi une survie de tous les jours !  (Lu 20744 fois)

09 novembre 2009 à 13:14:17
Lu 20744 fois

DriGar


[ATTENTION... SUJET VASTE ET SANS FINALITÉ !]

Ô combien pompeux est ce titre, n'est il pas ?  ;D

Je suis à une période de ma vie (pourtant fraichement entamée) qui m'amène à me poser des questions sur le pourquoi de la vie. Je sais que ce n'est pas bien malin de vouloir lui trouver des raisons ; mais que voulez vous ? Je ne choisis pas toujours où mes pensées m'amènent.

Par "vie", j'entends la grande. Celle du Début à la Fin.

C'est quoi l'idée ? le concept j'veux dire, de la Vie...  ;)

J'ai le sentiment qu'on (ma génération) a été abusé par les médias, les séries, les films, Internet... où l'on nous présente une vie exempte de doutes (ou alors si joliment romancé qu'on souhaiterait presque les vivre), d'ennuis, de labeurs, de routines... où l'on nous présente une vie d'aventures, de perpétuelles nouveautés, de rencontres, etc.

Je n'est jamais été naïf au point d'imaginer que ce soit une réalité (mes parents rentrant du boulot le soir très tard et partant le matin très tôt m'a rappelé tous les jours cette réalité) mais qu'on ne le veuille ou non, on a été "formaté".

Alors, au moment de quitter les cours pour la vie active (j'y suis personnellement depuis quelques années déjà)... on découvre cette vie. La vraie. Pas celle qu'on a bien voulu nous faire imaginer.

Elle n'est pas forcement moins belle, mais surement moins "extraordinaire".

Pour fréquenter des gens de mon âge (mais pas que), je me rends vraiment compte que cela touche nombre de "jeun's". (pas tous, attention de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit. Mais j'ai pas mal de connaissances au chômage par choix, car "j'aime pas bosser"... mais qui a dit qu'on devait aimer ?)

"Vous êtes prêt à bosser jeune homme ?"
"Oh oui !"
"Cinq jours sur sept, huit heures par jour ?"
"Euh... oui !"
"Et vous serez claqué le week-end ; vous ne vous reposerez que pour mieux travailler la semaine ?"
"Bah... c'est à dire... oui ?"
"Et vous devrez économiser des années pour pouvoir vous acheter la moitié seulement de ce que vous espérez un jour avoir ?"
"En fait, c'est à dire que c'était pas trop comme ça que j'imaginais le bouzin... mais oui."
"Et noyé dans cette routine, pris en pilote automatique, vous ne vous réveillerez sans doute que trop tard ?"
"Bah ça pue un peu quand même dis comme ça... 'cause que j'ai vu l'autre jour à la TV Desperate Housewive, et eux ne bossent pas du tout et ont des pures barraques... et le temps de faire plein de loisir, et tout et tout... On peut pas plutôt la faire comme ça ?"


Votre feeling sur tout ça ?
Sur la Vie en général, sur cette nouvelle génération qui n'a pas les pieds sur terre, sur les options pour éviter la routine, ...

Si ce post est hors sujet au forum, je vous prie de m'en excuser... je vous laisse alors le soin de le supprimer.

[/ATTENTION... SUJET VASTE ET SANS FINALITÉ !]

09 novembre 2009 à 14:12:35
Réponse #1

Humain



J'ai le sentiment qu'on (ma génération) a été abusé par les médias, les séries, les films, Internet... où l'on nous présente une vie exempte de doutes (ou alors si joliment romancé qu'on souhaiterait presque les vivre), d'ennuis, de labeurs, de routines... où l'on nous présente une vie d'aventures, de perpétuelles nouveautés, de rencontres, etc.

Je n'est jamais été naïf au point d'imaginer que ce soit une réalité (mes parents rentrant du boulot le soir très tard et partant le matin très tôt m'a rappelé tous les jours cette réalité) mais qu'on ne le veuille ou non, on a été "formaté".

Alors, au moment de quitter les cours pour la vie active (j'y suis personnellement depuis quelques années déjà)... on découvre cette vie. La vraie. Pas celle qu'on a bien voulu nous faire imaginer.

Elle n'est pas forcement moins belle, mais surement moins "extraordinaire".

Pour fréquenter des gens de mon âge (mais pas que), je me rends vraiment compte que cela touche nombre de "jeun's". (pas tous, attention de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit. Mais j'ai pas mal de connaissances au chômage par choix, car "j'aime pas bosser"... mais qui a dit qu'on devait aimer ?)

( ... )

Votre feeling sur tout ça ?
Sur la Vie en général, sur cette nouvelle génération qui n'a pas les pieds sur terre, sur les options pour éviter la routine, ...


Salut DriGar  :)

Bien sûr qu'on "se fait avoir". Et pas seulement sur le travail, mais aussi sur la sexualité, la parentalité, la place de l'argent, etc.

À nous d'inventer une autre façon de vivre. non pas en allant élever des chèvres dans un trou perdu (quoi que ce ne soit pas forcement une mauvaise idée) mais en changeant notre perception de la vie. En nous "déformatant".

Pourquoi travaillons-nous? Pour le plaisir ou juste pour gagner de l'argent? Pourquoi gagner de l'argent? Pour vivre? Mais alors de quoi avons nous besoin pour vivre? S'agit-il réellement de besoins ou est-ce de simples envies qui passeront aussitôt comblées? Jusque quel point voulons-nous être "sécurisé" et à quel prix (en termes financier et en termes de liberté)? Faut-il adhérer à la vision tradionnelle de l'amour, de la famille, des rapports entre les humains et à quels prix? Y a t-il d'autres façons de communiquer, d'aimer?
Bref, que voulons-nous?
Mais pour se poser cette question de façon réaliste il faut déjà avoir le courage de renoncer aux chimères véhiculées par une certaine culture moderne. Quand on en est imprégné, ça peut être douloureux de l'extirper de nous-même, et encore plus douloureux d'essayer de mettre quelque chose d'autre à la place laissée vacante, quelque chose qui sache nourrir notre âme.

Comme tu le dis, sujet vaste, sans finalité et qui ne comporte pas forcément de réponses... (édit: et si ces réponses existent elles ne peuvent être qu'individuelles à mon avis.)
« Modifié: 09 novembre 2009 à 14:45:00 par Humain »

09 novembre 2009 à 15:00:35
Réponse #2

botchchikii


salut :)
Citer
C'est quoi l'idée ? le concept j'veux dire, de la Vie...
je pense que c'est à toi de répondre, en tout de poser la question autrement :

C'est quoi l'idée ? le concept j'veux dire, de ma Vie...

Qui a dit qu'il fallait travailler 5 jours/semaines et ce que tu annonces ? qu'est ce que tu attends toi de ta vie ? que souhaites tu faire avec ?

perso, j'ai bossé 9 ans en usine ou dans un tas d'emploi qui me nourrissait et effectivement me donnait une routine. j'ai choisi de quitter et de ne plus avoir de salaire, ca fait 6 ans cette année. j'ai choisi ma vie, selon ce que j'en attendais. on en a qu'une ;) autant essayer d'en faire quelque chose qui nous correspond non ?


09 novembre 2009 à 15:44:23
Réponse #3

Wapiti


Bonjour.

Oui, comme dit Humain, réponses individuelles, tant qu'on est seul. Parce qu'après, il faut composer avec l'autre ou les autres.

Même l'ermite a besoin des autres peu ou prou.

Quant aux chimères, nous ne poursuivons que celles que nous voulons ou qui nous séduisent.

Vivre, c'est survivre au sursis qui nous est accordé dès la naissance.

À +

09 novembre 2009 à 16:39:11
Réponse #4

Anke


Vous ne serez pas surpris si je m'y colle  :lol: !

Effectivement les réponses sont surement individuelles, néanmoins, nous nous trouverons sans aucun doute des dénominateurs commun, comme pour les fractions...
Cette prise de conscience de notre état "d'éphémères", ne peut que contribuer à se poser quelques questions sans pour autant changer radicalement de cap. Tout le monde n'a pas forcément la force de vendre bagnole, maison etc... pour s'embarquer sur un voilier avec femme et enfants pendant trois ou quatre ans.. Il est des choix plus modestes, moins glorieux, voire moins visibles.
Se poser des questions sur son couple, sur sa manière d'être père( ou mère), sur ce que l'on veut transmettre, sur ce que l'on veut ( peut) donner, sur ce que l'on est capable de recevoir, sur ce qu'on est capable d'accepter ou d'endurer et dans tous les cas dans quel but.
Aller gratter à l'usine pendant 20 ans pour offrir des études à ses gosses peut être un choix grandiose et méritoire. C'est vrai que c'est moins tape à l'oeil, mais c'est un véritable objectif de vie.
Arrèter de faire du smur pour s'enquiller du libéral alors qu'on est pas vraiment "fait" pour ça, ce n'est pas pour autant avouer que "c'est fini pour moi", mais peut-être comprendre qu'il faut se résoudre à accepter qu'on ne peut être et avoir été, et ainsi comprendre où est sa place à présent ( ou tout du moins là où on ne peut prétendre l'avoir encore...).
Le seul ennemi pour ma part sera l'ennui, la perte de "mon" temps à des trucs qui me font chier ou ne m'interessent pas...
Pas de temps à perdre en oisiveté, plus assez de temps...
Nos jours nous sont comptés... Ce qui ne doit pas empêcher la patience, le gout de l'effort et du travail ( Ne sommes nous pas satisfaits après une bonne corvée de bois ? Vous savez ce petit moment après l'effort où on comtemple le boulot abattu et que Tisane de tisane, c'est le plus beau tas de bois du monde !), la recherche de l'émerveillement, et malgré tout ce que l'on peut voir de sale autour de soi, chercher toujours à s'ouvrir l'âme.. Distribuer l'espoir...

10 novembre 2009 à 08:54:40
Réponse #5

DriGar


Merci à tous pour vos retours  ;)

Bien entendu, et comme j'ai voulu le dire par "sans finalité", je ne cherchai aucune réponse à mes questions en postant ce message. Il est évident que les solutions sont individuelles...

Cependant, et comme le dit AMHA très justement Anke, je pense qu'il existe de très grandes similitudes entre les individus, des "dénominateurs communs". Les êtres humains ne sont pas si différents les uns des autres et se poseront très souvent les mêmes questions, auront les mêmes soucis, etc.
Déjà parce que nous sommes tous monté sur la base d'un même kit (bras, jambe, tête, synapses...) et ensuite parce que nous sommes presque tous formatés de manière plus ou moins identique (société, famille, etc).

"L'unicité de l'individu est souvent identique à celle des autres individus."
Mais je m'égare...  ;D

Je pense en fait qu'on arrive à se poser la question du "pourquoi de la life" et du "qu'est ce que j'en fous" lorsqu'on découvre le côté éphémère et le fait que nous ne sommes rien... rien du tout dans une masse d'autres riens.
"Bah m*rde, et moi qui pensais être le nombril ?!  :o "

Vivre pleinement, serait ce finalement renoncer... et oublier...

10 novembre 2009 à 10:24:16
Réponse #6

Humain


Citer
C'est quoi l'idée ? le concept j'veux dire, de la Vie...  {$default_wink_smiley}

Bon après une nuit d'insomnie, mon cerveau embrumé a pondu une reflexion à deux centimes d'euros:

Le pourquoi de la vie... ?
Le plaisir. Qu'il soit immédiat (exp: J'ai envie de chocolat, j'en prends) ou différé (exp: J'economise pour m'acheter telle ou telle chose, je ne mange pas de chocolat pour être en meilleur santé, je travail dur, je courbe l'échine dans l'espoir de pouvoir "profiter" plus tard, ou d'un futur paradis après la mort). Ça peut être aussi le plaisir que procure la reconnaissance d'autrui ou simplement notre propre reconnaissance envers nous-même (la fierté de la tâche bien accomplie).

Mais quels plaisirs nourrissent vraiment la vie?
Sachant que toute chose est impermanente ne faut-il pas aller au-delà des masques, au-delà des apparences pour attraper la moelle de ce qu'est le plaisir?

À mon avis, quels que soit les plaisirs que l'on vise, ils ne peuvent passer que par l'autonomie, la responsablité qu'on a de nos propres vies. Ils doivent dépendre essentiellement de nous (de nos actions et de notre mental).

Comment acquérir cette autonomie?
- En arrêtant d'attendre.
En arrêtant d'attendre un signe, l'année prochaine, qu'autrui change, que la société change...
-En arrêtant d'avoir peur.
En renonçant à posséder/dominer les gens ou les choses, disparaissent beaucoup de formes de peurs qui nous empêchent d'être heureux.

Finalement la vie, est-ce que ça ne revient pas à choisir entre être paysan de sa vie ou agriculteur-entrepreneur?


10 novembre 2009 à 10:32:53
Réponse #7

Wapiti


Bonjour.

C'est parce que nous avons peur de vivre que nous avons celle de mourir.

L'individu est unique, pourtant il s'ingénie toute sa vie à ressembler aux autres par peur de leur regard. S'il passe outre, il est désigné à l'opprobre publique : « Non, les braves gens n'aiment pas qu'on suive une autre route qu'eux. », chantait Brassens.

Les Chinois disent : « Un homme n'est pas un homme s'il n'a pas planté un arbre, fait un enfant et écrit un livre. » Beau programme certes, mais on peut trouver mieux.

L'important est d'utiliser son sursis sans nuire aux autres. En tout cas d'essayer.

La vie c'est la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide.

À +

10 novembre 2009 à 10:45:47
Réponse #8

Anke


Citer
lorsqu'on découvre le côté éphémère et le fait que nous ne sommes rien... rien du tout dans une masse d'autres riens.
Ce qui revient à dire : " personne n'est irremplaçable" ?
 
Eh ben pas d'accord, on m'a assez rabattu les oreilles avec ça ! Je suis irremplaçable, car je suis unique en mon genre. Personne d'autre n'est comme moi. Dire que je ne suis "rien" c'est nier l'essence même de mon existence. Que je pourrais aussi bien disparaitre et ça ne changerait rien. Mes genoux ! Si je disparais ça change tout ! Parce qu'unique je suis précieux, au même titre que tout le monde. Dire qu'on est rien c'est cultiver un défaitisme tendant vers la non-vie. Je refuse çà, non par orgueil ( c'est le piège, en allant vers les concepts de surhomme par ex), mais parce qu'en pensant que je suis important ( toutes proportions gardées) au moins dans mon entourage, je m'offre la possibilité d'être acteur de ma vie et non pas de subir les évènements, d'attendre que "ça" arrive. Et ça, ça donne envie de se battre, de continuer même si c'est dur d'avancer, de se relever 7 fois et voire plus si nécessaire.
Pour moi, la bouteille sera toujours à moitié pleine, parce que j'ai décidé que ça serait comme ça !

10 novembre 2009 à 10:51:01
Réponse #9

Humain


Ce qui revient à dire : " personne n'est irremplaçable" ?
 
Eh ben pas d'accord, on m'a assez rabattu les oreilles avec ça ! Je suis irremplaçable, car je suis unique en mon genre. Personne d'autre n'est comme moi. Dire que je ne suis "rien" c'est nier l'essence même de mon existence. Que je pourrais aussi bien disparaitre et ça ne changerait rien. Mes genoux ! Si je disparais ça change tout ! Parce qu'unique je suis précieux, au même titre que tout le monde. Dire qu'on est rien c'est cultiver un défaitisme tendant vers la non-vie. Je refuse çà, non par orgueil ( c'est le piège, en allant vers les concepts de surhomme par ex), mais parce qu'en pensant que je suis important ( toutes proportions gardées) au moins dans mon entourage, je m'offre la possibilité d'être acteur de ma vie et non pas de subir les évènements, d'attendre que "ça" arrive. Et ça, ça donne envie de se battre, de continuer même si c'est dur d'avancer, de se relever 7 fois et voire plus si nécessaire.
Pour moi, la bouteille sera toujours à moitié pleine, parce que j'ai décidé que ça serait comme ça !

N'est-on pas "remplaçable" pour les autres et unique pour nous? À la fois rien et tout? Ce qui justifie qu'on puisse choisir nos vie (dans la mesure de la réalisation de nos engagements) puisque nous seul les vivons.

10 novembre 2009 à 11:47:13
Réponse #10

Bison


Bonjour,

Remplaçable, irremplaçable?

C'est sûr que l'on est "peu de chose" ...
Mais parfois, on est "essentiel" ...

Bien des inconnus à jamais ont été, sont, seront "essentiels" pour quelqu'un, pour leur entourage, pour la société.

Il existe des milliers d'instructeurs de survie.
Mais pour moi, David est essentiel, irremplacçable - simplement par ce qu'il m'a apporté via son forum.

Il existe des millions d'infirmiers, de toubibs, de kinés.
Pour moi, Anke est absolument irremplaçable ( - c'est juste un exemple, je n'oublie pas les autres qui nous offrent ici en partage le meilleur d'eux-mêmes).

Nous ne sommes rien ... mais tous ces "riens" sont des pièces essentielles pour faire avancer le scmillbick.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

10 novembre 2009 à 11:47:59
Réponse #11

DriGar


Merci de ton commentaire Anke.
Mon esprit est sombre et j'ai tendance sans m'en rendre compte à plutôt voir la bouteille à moitié vide... A moi de me mettre des coups de pieds au c** pour la voire à moitié pleine !  ;D

Ton discours me ramène à cette phrase "La vie n'est pas un restaurant où l'on vous sert... mais un buffet auquel vous devez aller vous servir".
Tout en devant imprimer le fait qu'on ne peut pas se servir de tout, qu'on doit choisir. Que si on prend du poisson, alors on ne pourra prendre de la confiture pour accompagner (c'est incompatible) ; on devra forcement choisir entre certains accompagnements. Même si on sait que la confiture à la fraise avec de la dorade, ça ne se fait pas, on reste un peu frustré de ne plus avoir ce choix. D'être limité. De devoir renoncer à certains plats sur la carte. On ne pourra pas tout manger de toute façon, la faim est trop rapidement comblée.

Alors quel plat choisir ? Est ce qu'on ne le regrettera pas une fois le repas terminé ? Si on prend le poisson, y'aura des arrêtes... mais ça reste plus sain que les nuggets, à la fois si délicieusement grasses et pourtant finalement si insipides... ?!

OULA ! Je viens de partir dans un trip philoso-gastronomique... C'est grave Docteur ?


Humain, veux tu dire par "remplaçable pour les autres et uniques pour nous" que nous ne sommes que des êtres profondément solitaires et que peu importe nos actions, elles n'influeront finalement de toute façon pas sur notre environnement ?

10 novembre 2009 à 12:35:26
Réponse #12

lilou6201


Pour ma part, je dirait qu'on est unique comme Anke, on est irremplaçable pour les amis, les proches, les gens qu'on aime tel son ou sa conjoint(e) ,son ou sa petit ami(e), ses enfants.On est remplaçable pour la sociétée , l'entreprise car il y a toujours du monde qui se bouscule à la porte.

Il est vrai que la vie est fait de choix, des bons et des mauvais.Pour ma part j'en ai fait beaucoup de mauvais, qui m'ont apportés malgrés tout beaucoup de choses.Les bonnes celles-là j'espère comme tout le monde qu'elles viendront la prochaines fois et sans faire demi tour.

La vie on en a qu'une à nous de donner ce qu'on à de meilleur de soi pour se sentir bien,se sentir utile comme je dit souvent. Malgré tout on est unique en notre genre car unique de par notre personnalité, physique et autres... On croise bon nombres de personnes qui nous aident à avancer, nous poussent ou au contraire nous enfoncent, nous critiquent et disent du mal de nous.Jalousie, lassitude de nous entendre nous plaindre ou autre....

Bref, chaque vie et différentes et pourtant malgré tout cela nous avons besoins des uns des autres, pour avancer et reculer pour reavancer à nouveau.L'amour, l'amitié sont des choses fondamentales, douloureuses aussi parfois et pourtant tellement belle à vivre  :love:

Fait t'on chemin à toi mon grand et dis toi que tu n'es pas seul à l'arpenter ce chemin, on le fait tous à notre manière avec, nos convictions, nos envies, nos joies, nos peines et ce qui fait ce qu'on est NOUS...

10 novembre 2009 à 12:45:05
Réponse #13

Humain


Citer
Humain, veux tu dire par "remplaçable pour les autres et uniques pour nous" que nous ne sommes que des êtres profondément solitaires et que peu importe nos actions, elles n'influeront finalement de toute façon pas sur notre environnement ?
:) Oui et non. On peut bouleverser la vie (en bien et en mal) d'une personne, mais, fondamentalement, notre non-existence n'empêcherait pas ceux qui nous cotoyons aujourd'hui d'exister. Leurs histoires seraient différentes (en bien comme en mal) ; ils feraient d'autres rencontres, d'autres expèriences, prendraient d'autres chemins.
Mais bien malin qui peut dire ce qu'aurait été la vie d'untel s'il avait fait ou non telle ou telle rencontre.
Finalement il ne reste que la certitude de notre propre existence.

C'est pourquoi je trouve dommage de se la gâcher pour des considérations qui tiennent plus de la culture et de la peur que du choix et de l'engagement personnel. C'est aussi pourquoi je trouve dommage, puisque finalement on n'a pas grand chose à perdre en agissant autrement, de ne pas se donner à fond dans ce qu'on entreprend. On veut faire un enfant? Bien, mais on fait tout pour l'aider à devenir un merveilleux adulte. On veut faire ce métier plutôt qu'un autre? OK mais à condition de parfaitement en maîtriser toutes les subtilités. On veut être capable de survivre deux mois en parfaite autonomie dans la forêt? Très bien, on n'écoute pas les Cassandre, on se prépare sérieusement et on le fait.

PS: ne jamais partir du principe qu'on n'aimera pas la confiture mélangée au poisson juste parce que ça ne se fait pas...
« Modifié: 10 novembre 2009 à 12:55:09 par Humain »

10 novembre 2009 à 13:51:34
Réponse #14

ERECTUS


ah bon, ça se fait pas la confiote avec du poisson...? :blink:

C'est pas toujours facile d'avoir les idées claires.
On peut adorer certains aspects de sa vie et en détester d'autres.
Souvent, on a une sensation d'obligation par rapport a quelque chose, ça peut etre le travail, les amis, un principe...

D'où viennent ces obligations qu'on se fixe? pourquoi cet (auto)conditionnement qui nous "compresse" parfois?
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

10 novembre 2009 à 14:39:30
Réponse #15

Anke


Pour l'allégorie de la bouffe :
Poisson ou confiture ? M'en fout l'un ou l'autre j'ai faim !
Je déteste les épinards, beurk, un jour y'avait que ça à manger et j'avais faim. J'ai pas attendu trois heures pour racler mon assiette.
Le choix dans ce cas là, c'est du luxe. Si on peut faire la fine bouche et vouloir prétendre que la sole et la confiotte de prunes ça va pas ensemble, c'est qu'on a pas assez faim.
Imaginons que je sois parti en stage avec le ceets du genre " vivre sur le terrain ", à bouffer des plantes, des glands, des vers de terre ou des larves de mouche ... Le but de la manoeuvre sera juste de pouvoir tenir debout pendant 24 à 48 h avec ce que je trouve dans la nature, je n'aurai pas le luxe de dire : " ça c'est pas bon..." Bien sur que ça sera pas bon ! Et alors faut manger mon gars, sinon t'es cuit !  :lol:
Y'a des moments ou c'est blanc ou noir et pis c'est tout... Le reste c'est de la littérature... ou des noeuds au cerveau avec des trucs qui servent à rien.

10 novembre 2009 à 15:41:49
Réponse #16

Berhthramm


sans proselythisme, va revoir "la parabole des talents"...

;)

et à la fin il faudr rpéondre à la question "qu'à tu fais de ton talent ?"

Ma grand mére est décédée trés recemment, ma mére (sa fille) a lu un courrier que sa mère avait écrit : "ne vous attachez par trop à l'argent, il vous perdra, et c'est un bagage qui n'est pas admis dans le dernier train"...

ça répond au moins a un de tes points dans ta conversation fictif " travailler pour amasser moins de la moitié de ce que vous auriez voulu avoir"...

être ou avoir ? c'est un bonne question non.

A la fin de ma vie je voudrais pouvoir me trouver face à mon Dieu et qu'il me dise "t'as pas été parfait, t'as pas été trop dégeu non plus, tu laisses pas de dettes, t'as pas amassé sur la gueule des autres, t'as tendu la main quand tu pouvais, t'as pas abusé... Au bilan je te laisse rentrer et je te fous pas dehors avec mon pied au cul..." mais j'ai des relations particuliére avec mon dieu.

;)

10 novembre 2009 à 17:15:36
Réponse #17

Anke


Hs : Si il te fout dehors ( ce qui serait étonnant, mais bon, on est sûr de rien de nos jours !), tu viens à la maison  ;))
Fin du Hs

17 novembre 2009 à 10:15:51
Réponse #18

Barnabé




Cependant, et comme le dit AMHA très justement Anke, je pense qu'il existe de très grandes similitudes entre les individus, des "dénominateurs communs". Les êtres humains ne sont pas si différents les uns des autres et se poseront très souvent les mêmes questions, auront les mêmes soucis, etc.
Déjà parce que nous sommes tous monté sur la base d'un même kit (bras, jambe, tête, synapses...) et ensuite parce que nous sommes presque tous formatés de manière plus ou moins identique (société, famille, etc).


Par rapport à ton message initial, et à cette remarque en particulier, tu sembles accorder beaucoup d'importance au "formatage", à la force normalisatrice de la société.

Une façon d'en sortir... c'est d'en sortir ! En particulier, voyager, rencontrer des gens très différents de soi.

Il est vrai que l'enfance et l'adolescence "normales" sont fortement normalisatrices. Mais quand on est adulte, on devient responsable de sa propre vie. On a le choix de faire des choses et de rencontrer des gens qui nous sortent de cette norme, de ce microcosme. Il y a peut-être effectivement des barrières invisibles autour de toi, qui te cantonnent aux mêmes activités, aux mêmes gens, à une vision du monde réductrice. Mais rien ne t'empêche de franchir ces barrières. C'est TON choix.

Par exemple, si tu choisis de partir un mois en vacances en WOOFing sur des fermes à l'étranger, ou en mission humanitaire dans un pays pauvre, tu reviendras avec une vision du monde bien différente que si tu passes tes vacances sur la cote d'azur à bronzer la journée et à t'"éclater en boîte" le soir.

C'est une banalité de dire que les voyages forment la jeunesse, mais c'est vrai. Mais c'est pas forcément un grand voyage, et c'est pas forcément coûteux. L'aventure est au coin de la rue !
« Modifié: 17 novembre 2009 à 10:20:59 par Barnabé »

17 novembre 2009 à 13:15:32
Réponse #19

DriGar


Bonjour Barnabé,

Merci pour ton message.

J'octroie une grande importance au formatage, c'est exact.
Je pense qu'il est responsable, à la réflexion, de nombreux soucis que traverse aujourd'hui ma génération : désillusions, manque de motivations ...

Concernant ta réflexion sur le voyage, je ne suis pas forcement d'accord avec toi.
Cela permet en effet de s'ouvrir, rencontrer des gens, voir la réalité... Mais il ne permet pas obligatoirement de se sortir de ce formatage si on ne le souhaite pas. C'est une démarche volontaire que le voyage peut aider mais juste aider...

Pour ma part, j'ai voyagé dans plus d'une vingtaine de pays (plus d'un pays par année de vécu, et toujours entre 2 et 4 semaines) ; je suis partit "à l'arrache" pendant un an au Mexique, Canada et Australie ; enfin, j'ai travaillé en République Dominicaine pendant 3-4 mois.

Tout ceci m'a fait rencontrer énormément de personnes, découvrir des cultures différentes, m'a apporté une richesse extraordinaire... et m'a amené à de nombreuses reprises à réfléchir sur nombre de sujets. Je n'ai pas eu justement une enfance "normale" et donc "normalisatrice".

Et pourtant...  ;)

--

J'ai p'têt mal été compris dans mes précédents messages car il est difficile d'exprimer avec des mots des sentiments, des sensations, etc.

J'ai parlé de ce sujet avec quelque personnes de mon entourage (de tous les âges, toutes origines) ; et je me suis rendu compte que les personnes plus âgées (passé 30/45 ans) avaient plus de difficultés à appréhender avec exactitude mes réflexions (ceux de mon âge & alentours se sont pour la plupart déjà posé "la" question ou se la posent, de la même manière à peu de chose prêt). En soit, c'est assez logique... Nous n'avons pas été "formaté" précisément de la même manière  ;D

En tout cas, merci encore à tous pour vos réflexions sur le sujet.  :doubleup:

17 novembre 2009 à 22:34:43
Réponse #20

Barnabé


Si je n'ai parlé que des voyages, c'est parce que j'ai trouvé qu'il y avait déjà beaucoup de réponses intéressantes dans le fil ; ce n'était donc qu'un complément. Puisque tu as déjà beaucoup voyagé, tu as déjà cette richesse d'expériences qui devrait te permettre de te sentir un peu moins coincé ou désabusé que les gens autour de toi.

Après, je dois avouer que je ton premier post est un peu vague et que je comprends pas exactement le problème.

18 novembre 2009 à 21:50:07
Réponse #21

Wapiti


Bonsoir.

Le formatage est inéluctable pour le fonctionnement d'une société : on conditionne les individus pour satisfaire les besoins présents et supposés futurs (là, on se trompe souvent). C'est pourquoi l'éducation prodiguée dans ces sociétés manque d'éclectisme, paradoxe avec le soi-disant accès à la connaissance universelle pour tous, alors que celle dispensée est totalement univoque.

Il est reproché le manque d'esprit critique ; pourtant, il n'est pas enseigné, celui qui le développe réfléchi, celui qui réfléchit commence à chercher à désobéir et est ainsi très mal vu.

Le formatage n'échappe à aucune hiérarchie, ni économie.

Partout ailleurs nous ne voyons que les « appartements témoins » qu'il nous est agréable de voir, selon nos aspirations, idéaux, sensibiltés, etc.

Quelques uns essaient d'être objectifs, très peu y parviennent même partiellement. Il ne s'agit pas d'être désabusés, seulement réalistes, mais en fonction de nos propres réalités comparatives.

Comme tout débat plus ou moins philosophique ça tourne facilement à l'onanisme cérébral.

À +

19 novembre 2009 à 07:14:06
Réponse #22

Anke


Citer
on conditionne les individus pour satisfaire les besoins présents et supposés futurs
Qui c'est "On" ?
En fait plutot que de dire "formatage", je préfèrerais employer le terme de "contrat social" en y mettant les concepts suivants :
Nous autres, choisissons de nous comporter d'une certaine manière, d'adopter certains usages d'une manière commune afin de nous comprendre, soit par le geste, soit par le verbe. En fait, animaux sociaux, pour nous entendre et nous comprendre, nous choisissons( et choisissons pour nos progénitures) certaines conventions.
Est-ce que cela doit nous empêcher de réflechir pour autant ?
Cela nous e^mpêche-t-il de faire des choix complémentaires( qui ceux là ne relèvent pas obligatoirement d'un comportement social) ou de nous adapter ?
Par exemple :
Nous faisons tous l'effort ici d'écrire en français chatié, de vérifier notre orthographe et notre grammaire et d'éviter au maximum le langage texto. C'est un "formatage" ou une vraie démarche de communication ? La convention primaire dans ce cas est d'avoir été assidu à l'école et d'avoir appris les fondements de notre langue ( les règles grammaticales, l'étude de quelques auteurs etc...). Et nous restituons en quelque sorte ce savoir acquis ( qui fait partie de notre culture et donc de notre groupe linguistique) à nos contemporains en communiquant avec eux...
ça ne m'empêche pas pour autant de communiquer en texto avec mes gamins au téléphone...
Formatage ou contrat, c'est kif-kif. L'affirmation de soi par opposition à certains dogmes, c'est aussi une manière de se construire, mais encore faut-il connaitre son sujet et avoir assimilé le dogme en question au préalable.
Le formatage ou contrat est donc nécessaire voire souhaitable. L'opposition, dans tous les cas, sur touts les sujets( même en politique par ex), c'est toujours une garantie de l'expression de la liberté et de sa reconnaissance.
Le "formaté" n'est pas toujours le dernier des crétins, de même celui qui fait preuve "d'originalité" dans ses comportements n'est pas forcément le fou furieux de service. Dans tous les cas, garder l'esprit ouvert et aiguiser sa curiosité sont, pour moi hein, le gage d'un épanouissement maximum et sources de grandes joies...
En fait c'est ça le but : être heureux !

19 novembre 2009 à 08:31:50
Réponse #23

philippe13


Je vous conseillerai de lire "sur la brieveté de la vie" de Sénèque qu'on trouve en opuscule scolaire d'une soixantaine de pages. il y a 2000 ce romain avait tout dit. Ce n'est pas du tout difficile à lire, moins  qu'un article du "Monde", c'est pour ça qu ece très court ouvrage est très utilisé en scolaire, ne pas avoir peur  du terme "philosophe".

Pour ceux qui ont une bible chez eux chercher dedans le livre "la sagesse de Salomon". La surprise bien des verset de cette partie sont devenus des proverbes dont on  a oublié la source. C'est assez décoiffant sur la vanité de tout ce qu'on peut entreprendre.

Si vous aimez lire habituellement, car le livre est dense sans être intello: "Walden ou la vie dans les bois"
de Thoreau auteur américain du XIX eme. L'auteur est un naturaliste qui recherche une vie simple, voir simplifiée et fait une expérience de vie d'ermite. Le livre alterne considération sur le sens de la vie, qu'est-ce qui est utile-inutile, genre travailler plus pour acheter des choses inutiles et observation sur la nature environnante (un chapître sur l'observation de l'évolution de la glace de son étang bluffant).....
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

19 novembre 2009 à 09:29:55
Réponse #24

ERECTUS


Salut,

Pour en revenir à ce que disait Anke,
A mon avis, le formatage, c'est faire une chose d'une seule et unique façon :
Tu sais écrire en "texto" et pas en "français" = tu es formaté et tu te fermes des portes
Tu sais écrire en "français" et pas en "texto" = tu es formaté et tu te fermes des portes
Tu sais écrire en "français" et en "texto" = tu ne te fermes pas de portes

bon, j'ai énormément simplifié, mais vous voyez.

On peut élargir, tu sais parler anglais, tu connais le html, tu sais utiliser le bon noeud, tu connais bien les chiens, tu.... bref, si "tu sais" : "tu ouvres des portes"

Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //