Bonsoir
Philippe13, l'homme a de tous temps consommer peu ou prou. Seulement aujourd'hui, il gaspille surtout et encore plus qu'avant, prenons comme exemple l'informatique : tu sors de la boutique avec le dernier modèle avec toutes les options (boîte de vitesses synchronisée et chromée, gyrophare, suspension oléo-pneumatique, clavier flottant, écran en bois pour inconditionnels de radio, etc.) qu'il est déjà périmé avant de franchir la porte.
On ne recoud plus le bouton de la chemise (encore faut-il savoir encore le faire, c'est quoi une aiguille, du fil ?), on préfère en acheter une neuve.
Ce n'est pas le progrès qui nous tue, mais l'usage unique par paresse et grâce au crédit compulsif.
Avant, et même encore aujourd'hui pour quelques uns, nous avions juste le nécessaire, maintenant nous nous vautrons dans le superflu et nous en demandons toujours davantage. Pas toi en particulier, mais la majorité insatisfaites de nos temporains.
Non avant, ce n'était pas mieux, demandes à nos compagnes si elles veulent laver le linge au lavoir municipal, comme autrefois. Et ce n'est qu'un exemple.
_________
Avant, il y avait l'avant d'avant. Il y a toujours un avant, un présent que nous vivons et un après que nous supposons. Avant 1945, c'était les congés payés et les Années-folles, avant elles c'était la Grande Guerre, avant c'était la Belle-époque (par rapport à quoi d'ailleurs ?). Bien avant encore c'était la poule au pot du bon roi Henri.
Alors, SVP, tous ne dites pas qu'avant c'était mieux, peut-être par certains côtés qui sont l'arbre qui nous cache la forêt.
Rien de plus idiot que de dire de mon temps (il est au Père-Lachaise), tant qu'on est vivant on est de son temps.
Un gamin (pour les octo et nonagénaires, voire plus) presque sexagénaire.
À +