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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Dans Survie, il y a Vie... Qui en soit est aussi une survie de tous les jours !  (Lu 20723 fois)

22 novembre 2009 à 12:51:08
Réponse #75

Anke


Mon but n'était d'insulter personne, mais juste de rappeler des trucs en les décrivant tels qu'ils ont été faits vraiment, parce qu'on a tendance à oublier un peu ( c'est normal, lire la souffrance et la ressentir, c'est pas pareil), la violence de mes propos était choisie et volontaire
Pour faire simple : on est sur une corde cinq ou six mecs, la corde elle est pas solide, elle va pas tenir tout le monde. Qui va couper la corde, en dessous de qui ? Qui va vivre, qui va mourir ? Pourquoi ? Au nom de quoi ?
Plongeur lors de la catstrophe du "Zeebruge", qui je vais repousser, à qui je vais passer le harnais pour qu'il monte dans l'hélico ? Jusqu'où je vais pouvoir aller pour regarder les gens se noyer sous mes yeux... Comment je vais faire après, qu'est ce que je vais dire aux familles ?
Comment vas-tu expliquer à ma femme, mes gosses que tu as choisi de couper la corde au-dessus de moi et que je suis tombé ? Qu'est-ce qui va bien pouvoir justifier ton acte à leurs yeux ?
Je n'ai pas les réponses, je suis complètement désemparé devant ça, je sais pas faire, je sais pas jouer à dieu...
Ce que je sais faire en revanche, c'est que si y'a pas assez dans la gamelle pour deux, c'est chercher à faire en sorte à ce que toi aussi tu puisses manger, en me rationnant un brin, en cherchant AVEC toi comment NOUS allons bien pouvoir faire...
Voilà, c'est tout ce que je sais faire.

22 novembre 2009 à 21:21:30
Réponse #76

philippe13


montrer qu'on peut être parfaitement heureux sans devoir "consommer" cinq fois la planète,

Comment? ceux qui ont connu l'avant la consommation massive (fin des années 50 début 60 pour mon enfance) dans un milieu équilibré mais simple connaissent la réponse....J'y retournerai volontier sauf  sur un point: un chiotte commun sur le palier pour trois appartements et le pot de chambre à aller y vider le matin.
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

23 novembre 2009 à 15:35:05
Réponse #77

DriGar


Comment? ceux qui ont connu l'avant la consommation massive (fin des années 50 début 60 pour mon enfance) dans un milieu équilibré mais simple connaissent la réponse....J'y retournerai volontier sauf  sur un point: un chiotte commun sur le palier pour trois appartements et le pot de chambre à aller y vider le matin.

Avant 1950... Ah oui ! Ça me parle : 1945 !!
On sortait tout juste de la seconde guerre mondiale... qui fut une vraie époque équilibrée et simple... un bonheur cette période, et dans le monde entier !

Il est simpliste àmha de se dire qu'on peut vivre comme avant tout en imaginant une période de paix comme aujourd'hui. L'un ne va pas sans l'autre.

Si aujourd'hui, l'Europe est si soudée, c'est grâce au marché commun... et ce marché commun vit grâce aux échanges, à la mondialisation... et aussi à la consommation massive (qui sous entend échanges plus nombreux). Il en est de même pour les USA et la Chine, les USA et l'Europe, l'Amérique du sud et les USA, le Japon et l'Europe, le Brésil et l'Europe, etc.

Tous ces pays sont aujourd'hui intimement liés les uns aux autres et ont d'énormes intérêts économiques entre eux. Ceci uniquement grâce aux échanges commerciaux "massifs"...
Le fait que le collègue te doit de la thune te donne moins envie de lui taper sur la tronche.

S'il n'y avait pas de buziness entre ces pays, alors on se retrouverait comme avant 1950... la guerre. Partout. Tout le temps. (je ne parlerai même pas du reste des conditions de vie).

Ce n'est pas totalement HS. La "morale" ou plutôt l'idée que je souhaite dégager de mon post, c'est la même idée exprimée à de nombreuses reprises par plusieurs d'entre vous dans ce fil de discussion : on ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière.

L'idée que tout est imbriqué et que rien n'est aussi simple qu'on le souhaiterait (cf. mon premier post ;) ) !

Au moins, j'aurai compris ça... ! C'est un bon début pour le reste.  ;D

23 novembre 2009 à 18:17:31
Réponse #78

Wapiti


Bonsoir

Philippe13, l'homme a de tous temps consommer peu ou prou. Seulement aujourd'hui, il gaspille surtout et encore plus qu'avant, prenons comme exemple l'informatique : tu sors de la boutique avec le dernier modèle avec toutes les options (boîte de vitesses synchronisée et chromée, gyrophare, suspension oléo-pneumatique, clavier flottant, écran en bois pour inconditionnels de radio, etc.) qu'il est déjà périmé avant de franchir la porte.

On ne recoud plus le bouton de la chemise (encore faut-il savoir encore le faire, c'est quoi une aiguille, du fil ?), on préfère en acheter une neuve.

Ce n'est pas le progrès qui nous tue, mais l'usage unique par paresse et grâce au crédit compulsif.

Avant, et même encore aujourd'hui pour quelques uns, nous avions juste le nécessaire, maintenant nous nous vautrons dans le superflu et nous en demandons toujours davantage. Pas toi en particulier, mais la majorité insatisfaites de nos temporains.

Non avant, ce n'était pas mieux, demandes à nos compagnes si elles veulent laver le linge au lavoir municipal, comme autrefois. Et ce n'est qu'un exemple.

_________
Avant, il y avait l'avant d'avant. Il y a toujours un avant, un présent que nous vivons et un après que nous supposons. Avant 1945, c'était les congés payés et les Années-folles, avant elles c'était la Grande Guerre, avant c'était la Belle-époque (par rapport à quoi d'ailleurs ?). Bien avant encore c'était la poule au pot du bon roi Henri.

Alors, SVP, tous ne dites pas qu'avant c'était mieux, peut-être par certains côtés qui sont l'arbre qui nous cache la forêt.

Rien de plus idiot que de dire de mon temps (il est au Père-Lachaise), tant qu'on est vivant on est de son temps.

Un gamin (pour les octo et nonagénaires, voire plus) presque sexagénaire.

À +

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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