Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: EDC et Kit de survie en voyage dans pays chaud.  (Lu 33009 fois)

04 janvier 2010 à 14:52:16
Réponse #25

Lily


Salut Espadon,
J'ai du attendre un peu avant de répondre car mes listes EDC/BOB étaient sur mon DD externe... Bref.

On est au Kenya parce que Chéri travaille dans une ONG suisse et toute petite qui lutte contre l'excision et le mariage précoce. Je ne peux que demander à tous de lire l'article qui est en pièce jointe pour comprendre quelles sont les conséquences des mutilations génitales féminines. C'est pas hyper gai mais c'est aussi la réalité de milliers de femmes dans le monde et particulièrement en Afrique...

Je joins aussi donc mes listes. Les kits sont complémentaires évidemment.

Le niveau 1 est mon EDC. Par rapport à la liste, je n’ai pas de fil laiton ni de kit de pêche. D’une part parce que j’ai fait mes courses au Kenya et pas en France et surtout parce que de toute façon je ne saurais pas m’en servir pour le moment. Beaucoup de choses sont des trucs « de fille » dans ce petit kit… Mais presque tout m’a déjà servi d’une manière ou d’une autre. J’ai par contre rapatrié les gants du niveau 2 à l’EDC parce que j’ai pesté de pas les avoir eu sur moi quand j’ai eu besoin.
Le téléphone est bien sûr sous entendu. Ainsi que le permis de conduire et une gourde. La lampe et le sifflet sont au porte-clef, ainsi qu’un mini couteau suisse dont la taille peut faire rigoler mais qui m’a rendu des milliards de tout petits services.

Le niveau 2 est pour les déplacements sachant que :
-   on ne se déplace jamais sans la voiture, ce qui explique que la liste puisse paraître longue et un peu lourde
-   je suis assez une grosse angoissée des maladies, d’où la liste plutôt complète de médocs. A ma décharge, j’ai eu des trucs assez lourds lors de mes premières virées africaines en Mauritanie. Et à part ça, je sais me servir de tous les médics que j’ai.
Il y a du Dettol, que ne connaissent sans doute que ceux qui ont vécu dans les pays anglophones. C’est un désinfectant liquide avec lequel on peut laver le sol, le corps, ou les plaies. C’est efficace et bien polyvalent. Et je n’ai pas de scie-fil. Parce que ça a l’air un peu pas terrible en qualité et que de toute façon, au Kenya, ya pas.
J’ai ajouté un jeu de cartes, parce que c’est un bon moyen de se changer les idées et de rester éveillé.
Le BoB est c*nçu pour deux (+ les bestiaux) avec la voiture et pour trois jours. La radio FM à piles a avantageusement été remplacée à Noël par une Eton solaire/manivelle FM et SW, plus adaptée à chez nous.  :)

Tout ça, c’est du kit de débutant et je m’aperçois au fur et à mesure que j’ai sur-représenté le poste santé aux dépends d’autres postes sans doute plus utiles. Qu'ajouteriez-vous que je pourrais acheter avant de repartir (sachant que j'ai un budget qui se réduit comme une peau de chagrin...) ?

Lil'

Les docs (merci Flocondavoine !) :

Le bob (cliquer pour agrandir)


Niveau 1 et 2 (cliquer pour agrandir)

« Modifié: 02 février 2010 à 19:26:11 par Lily »
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

04 janvier 2010 à 17:53:56
Réponse #26

Wla


Salut,
Dans la catégorie eau du BOB, il y a dans la liste un tamis, peux-tu nous en dire plus?

wla
Dans l'urgence, la première chose négligée est la sécurité.
Je ne suis responsable que de mes paroles, pas de leur interprétation

04 janvier 2010 à 17:58:41
Réponse #27

LOOPING


Salut Lily  ;)

commence à y ' avoir pas mal d'humanitaires ou ancien humanitaires sur le forum...  ::) Je vous souhaite plein de joie, viens nous raconter vos aventures quand tu peux  ;) Et soyez prudents.

Belle liste déja, c'est un équipement complet tout cela. je ne sais pas si tu es en zone urbaine ou si tu vas dans la brousse.

quelques trucs qui peuvent être utiles, bon tu en as peut être certains déja.

1 longueur de fil de fer tout simple remplace le fil de laiton (le laiton n’est pas indispensable c’est juste plus souple)
Des colliers d’electricien rilsan ou colson de differentes longueurs (usage fixation, bricolage)
un morceau de gaine thermoretractable (pour réparer une branche de lunette cassée par exemple, à l'origine c'est pour isoler en electricité)
python à visser, vis et clous pour accrocher une moustiquaire (ou autre) dans un sachet minizip
des bonnes piles duracell pour l'equipement essentiel, pas facile de trouver des bonnes piles alcalines en afrique.

Mini boussole bouton recta (chez decat)
lampes led à pile bouton genre ph**on ou copie (voir les commandes groupées rubrique petites annonces) pour avoir toujours de l'eclairage sur soi (accroché aux clés, aux fermetures eclair, à un sac...)

dosettes de serum physiologique c'est ultra utile
les grosses doses aussi pour laver une plaie (miniversol je crois)
Huile essentielle tea tree usage multiple, desinfectant, anti viral et anti bacterien, anti fongique puissant...
Huile essentielle Helychrisum italicum puissant anti inflammatoire pour entorse hématome grave, fracture et brulure.
c'est du verre, ca casse, enrouler les tubes en verre dans du scotch large ou les mettre dans un tube plastique

Pansement compressif – (appelé maintenant tampon relais  en emballage etanche) (exemple ceux de l’US Army)
est tu sur d'avoir un traitement palu curatif efficace en cas de crise ? l'arthemesia, les comprimés de coartem ou son equivalent local sont ce qu'il y a de plus puissant actuellement (source un medecin expert palu aupres de l'OMS) .

des pansements anti ampoules compeed si tu dois marcher longtemps ou te tirer à pied en vitesse. :-\

1 sachet de muesli est utile comme alimentation de dépannage
Allume feu coton vaseline dans une boite etanche
Firesteel (barre de ferocerium qui fait des étincelles) certains membre du forum peuvent surement t’en procurer un.
Je pense que tu as : Cable chageur 12v pour téléphone portable

Oublie la scie fil, les petits models sont trop fragiles, on s’en passe fort bien ,
 La scie d’un couteau suisse est plus utile.

Un de ses jours faudra que je détaile ce que j'avais dans le sac et dans mes bagages lors de ma dernière mission.

On parle beaucoup materiel mais d'autres éléments sont ultra importants, concevoir son propre plan d'evacuation en cas de soucis, se creer son reseau de contacts  (dans la population, les administrations, les ONG, l'ambassade de fr...), apprendre un peu la langue, connaitre les fréquences des stations de radios en onde courtes  ...

A bientot,
« Modifié: 04 janvier 2010 à 18:35:30 par LOOPING »

04 janvier 2010 à 18:37:35
Réponse #28

flocondavoine


Ni grand baroudeur, ni spécialiste de l'Afrique ni rien du tout je me permets tout de même de faire l'affront aux grands de ce forum de poster qq questions/impressions.


En cas de problème, à part attraper le niveau 1&2, ton chéri et le garde-mang tes animaux ton véhicule est prêt ?
Tu montes, et hop départ tout est dans la voiture ? As tu testé pour voir combien de temps vous mettez pour un départ précipité (genre en pleine nuit plus ou moins habillés) ?

Si j'ai bien tout compris le niveau 1 est sur toi (poches, sac à dos/main ?).
Le niveau 2 c'est un sac à dos que tu prends à chaque sortie ?

Pas de carte ni dans le niveau 1 ni le niveau 2 ? Itinéraires prévus en cas de troubles/évacuation ? Les numéros indispensables (ambassade france et autres, contact association, famille etc). De l'eau ?
J'imagine que tu as toujours ton couvre-chef sur toi.

Pour le bob j'ai un peu de mal.
Le concept c'est "je prends le sac et je me tire".
C'est le cas dans ton véhicule ? (ou c'est devenu comme moi un joyeux bordel dans le coffre, mix entre bob et "fond de véhicule" ? Pas spécialement pratique si on doit abandonner son véhicule rapidement de gré ou force - cas peu probable dans mon cas mais plus plausible au Kenya je suppose).
Si (on te) tu sors du véhicule et que tu peux attraper un sac à tes pieds est-ce que tu as ce qu'il te faut pour rejoindre à pieds un endroit sûr (eau/vêtements/carte/boussole/nourriture/abris/trucskenyan) ?

L'accès à ton véhicule est facile, rapide sans aucun soucis ?
Si celui-ci est indisponible (abimé, volé, cramé) un plan B vu que ton "bob" est dans le véhicule ?

ps : j'en profite, merci Looping pour tes interventions
« Modifié: 04 janvier 2010 à 18:42:37 par flocondavoine »

04 janvier 2010 à 19:26:18
Réponse #29

Lily


@Wla
En Afrique, les tamis sont petits, d’un maillage très fin mais en plastique très léger, et super courants. Au Kenya, les plus grands servent à filtrer l’eau. Les plus petits à passer l’incontournable thé ☺.
Le tamis me sert quotidiennement an saison des pluies pour passer l’eau de pluie récupérée du toit, souvent avec un linge posé dessus (ça fait une base dure, c’est plus pratique pour filtrer toute seule). Il y a toujours plein de bestioles et/ou de brindilles. Ce filtrage est en général suffisant pour la douche. Pour l’eau à boire, ça permet de ne pas trop encrasser le filtre céramique.

@Looping
Merci pour les idées, je vais intégrer tout ça. Seule limite à mon avis : le muesli, qui est invariablement infesté de bestioles, même quand je l’achète chez le détaillant indien du coin…
Pour le palu, j’ai du Lariam, qu’on peut utiliser en curatif. Et un autre curatif dont je n’ai plus le nom en tête à prendre si je suis enceinte. Pas de prévention trop spécifique chez nous : peu d’anophèles grimpent à 2200 mètres d’altitude.
Je ne sais pas moi-même si on est en zone urbaine ou sur le terrain…  ;) Un peu des deux ? La zone où nous sommes est très peuplée mais l’habitat est très dispersé. En gros, nous habitons plutôt dans une zone urbaine (routes, électricité, marché) mais un déplacement de 5 km nous emmène déjà dans la grande brousse.
Pour ce qui est de l’organisation (hors matériel), effectivement, j’ai tenté de penser l’évacuation au mieux, avec un plan A (avec l’ambassade) et un plan B (avec passage de frontière, etc.). On a quelques personnes de confiance parfaitement indispensables. Le réseau est, je pense, ok.

@ flocondavoine
Plein de questions pertinentes… auxquelles je n’ai pas toujours de réponse. 
La voiture est le meilleur des cas puisqu’on en a pas toujours (elle est aussi souvent sur le terrain). Sans ça, il faut pouvoir compter sur le voisinage et les quelques contacts que nous avons. J’ai essayé de réduire au max les incertitudes mais ça, c’en est une énorme.
Je cherche actuellement des cartes correctes de la zone. Les topos faites par les Kenyans ne sont accessibles que sur autorisation et celles que j’ai eu sous les yeux ont une bonne 40aine d’années.
Je connais les numéros d’urgence par cœur et ils sont dans les téléphones. J’ai potassé les plans d’évacuation de l’ambassade. Je la sais plutôt efficace mais je sais aussi que ça fait longtemps qu’elle n’a pas eu de ressortissants aussi éloignés de Nairobi que nous. D’où un plan B, je vais leur en parler à mon retour au Kenya.

Le BoB, c’est une expérimentation (et, soyons clairs, une manière de ma rassurer…). Il est largement assez léger pour être porté. Non, il n’est pas dans la voiture, il est dans la chambre à coucher. Et il est vraiment attrapable facilement. Mais il ne contient pas d’abris. Les bâches sont dans la voiture...  :'(

Je râle contre moi-même, là, tout de suite, parce que je vois toutes les incohérences de mon système. Mais en même temps, c’est chouette à vous tous de me les avoir montrées. Je ne pourrai pas faire de miracles avec une logistique limitée mais je vais pouvoir apporter de vraies améliorations à tout ça, et c'est très précieux  :) .
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

05 janvier 2010 à 18:47:53
Réponse #30

Espadon


Concernant les evacs par l'ambassade, je pense qu'il va falloir pas mal relativiser. Un plan B c'est pas mal à mon avis. Les evacs de l'ambassade par voies terrestre ou aérienne sont la plupart du temps encadrés par les militaires Français. Donc soit, y a une base dans le pays ou tu es et ça peut être rapide, soit pas, et dans ce cas, voir ou sont les plus proches. Donc compter quand même le temps qu'ils arrivent sur site. Attention au mythe de l'intervention ultra rapide ! une evac ça se prépare, donc ça prend du temps.

La capacité de réaction des fonctionnaires internationaux est assez lente, souvent teinté d'intérêt pour le pays pour lequel ils bossent, ou l'organisme international. Le fonctionnaire en France ou ailleurs est procédurié, ce qui limite parfois le temps de réaction. Idem pour les Agences des Nations unis. J'en ai fait les frais en Mai.
Les militaires Français sous mandat UN, devaient venir m'extraire d'une zone à risque encerclé de rebelle. Ils ont du négocier toute la journée avec leur boss, un civil responsable du Service UN en question,  pour avoir l'accord. Au final je suis resté 24 de plus et suis partie en voiture par mes propres moyens a travers la brousse le lendemain. Tout ça parce que venir me chercher signifié que l'insécurité était grandissante alors que eux, sont payés pour ramener la situation au calme. C'est le genre de situation auquel tu peux être confronté. Et encore les militaires français sont quand même les plus réactifs, maintenant on a des Ghanéens...dur dur...

Si y a evacs, c'est qu'en gros tu te trouves dans un lieu de danger important pour ta sécurité et qu'il est trop tard pour en sortir. Premier truc, prévois de pouvoir te mettre en sécurité, dans une salle d'hibernation sécurisé, dans laquelle tu vas pouvoir rester confiné entre 24 à 72 h, le temps qu'on te sorte de là. Une Salle de bain par exemple. Une pièce sans fenétre, des murs ne donnant pas directement vers l'extérieur et une bonne porte en fer difficile a forcer. Tu peux renfoncer le tout avec des sacs de jute ou de plastique et du sable, assez efficace contre les balles. Ton Bob te permettra de tenir. Penses au moyen de communication pour appeler les secours.

Pour communiquer le portable c'est bien mais limité, dans certain pays lors d'affrontement les lignes sont coupés pour limiter les communications. C'est le cas ici au Tchad. Tu sais que quand y a plus de réseau, c'est pas bon ! Prévoir un plan B en moyen de communication, téléphone satellite par exemple, et encore la qualité de réception est plutôt mauvaise sur certain modèle ( je peux de te parler de la marque Thuraya par ex). Radio HF éventuellement si ta base est équipé et l'ambassade aussi. Sinon B Gan, boitier satellite qui permet de ce connecter à internet, mais aussi d'appeler avec un combiné. Encombrant mais assez fiable a condition de le charger en crédit.

Petit conseil (et vécue). Si tu as un GPS ou de quoi faire un relever GPS, essaye de repérer un endroit proche de chez toi ou du point de regroupement s'il yen a un, pour faire atterrir une hélico. Plutôt plat et dégagé. Prends les relevés et communique les à ton ambassade. Ça pourra aider l'hélico a atterrir et ca lui évitera de tourner pendant 3 heures pour trouver une place de parking.

"Se préparer au pire. Espérer le meilleur. Prendre ce qui vient." (Confucius)

05 janvier 2010 à 19:32:59
Réponse #31

lepapat


Citer
Sinon B Gan, boitier satellite qui permet de ce connecter à internet, mais aussi d'appeler avec un combiné. Encombrant mais assez fiable a condition de le charger en crédit.

Tu peux développer ?  :)
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


05 janvier 2010 à 20:23:40
Réponse #32

flocondavoine


Je cherche actuellement des cartes correctes de la zone. Les topos faites par les Kenyans ne sont accessibles que sur autorisation et celles que j’ai eu sous les yeux ont une bonne 40aine d’années.
Ton ong t'as pas filer des cartes fiables de ta région et des régions attenantes ? :ohmy:
Je comprends qu'une petite ONG n'ai pas des moyens gigantesques, mais ne pas avoir de cartes à jour ! :-\

05 janvier 2010 à 23:56:16
Réponse #33

Lily


@ Espadon : j'ai même pas de salle de bain  :'(

@ flocondavoine : Non, pas de cartes... On leur a soufflé (très fort) qu'un plan d'évac avec essence, bâches, eau et argent serait le bienvenu. Ils sont d'accord, mais ils n'y avaient pas pensé avant... Bref...
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

06 janvier 2010 à 05:28:47
Réponse #34

François


Il existe beaucoup de pays, la majorité de l'Afrique sub-saharienne entre autre, où il n'existe pas de carte précises, encore moins de cartes à jour. Les grandes puissances essayent de maintenir une carto du monde entier du mieux possible, mais c'est spécifiquement pour leurs armées, plus ou moins secret et illégal du point de vue du droit local. Donc elles ne les donnent pas aux civils. La qualité est de toutes façons, euh, on va dire inégale ;D
Reste les photos satellites (merci G**gleEarth), et les points et traces GPS et autres annotations qu'on peut y porter.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

06 janvier 2010 à 10:27:59
Réponse #35

flocondavoine


[post à vie courte]
Que les cartes soient plus ou moins à jours soit.
Mais que ce soit aux volontaires de se démerder intégralement...
Je dis pas qu'ils doivent pas améliorer eux-même les cartes / plans d'évacuations ou autres mais qu'il me parait inacceptable de ne pas leurs fournir une base.
« Modifié: 06 janvier 2010 à 10:53:44 par flocondavoine »

06 janvier 2010 à 10:32:40
Réponse #36

DavidManise


Par ailleurs, de bosser soi-même sur la cartographie d'une zone en fonction des photos aériennes est un exercice très intéressant en soi : ça permet de vraiment bien connaître la topo d'un coin, au moins d'un point de vue général.  

Je me suis amusé à le faire pour mon petit coin de pays, sur une petite centaine de KM carrés.  J'ai inséré les refuges, les sources, les obstacles majeurs, les routes et les zones habitées...  et plein de relevés GPS un peu abstraits, mais qui en fait sont des intersections de routes "hors piste".  

Le plus sympa c'est de tester tout ça ensuite, ça fait des randos...  inattendues ;D

Un bon moyen de tester son BOB, c'est de se prévoir 12h ou 24h sur son temps de repos, et de le tester.  Tu joues le jeu.  Tu prends ton BOB et tu sors.  Et là tu vois :)  S'il te manque du matos, si t'as des trucs en trop, tu vas le savoir tout de suite.  Y'a pas besoin de faire très lourd en fait hein... 

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

06 janvier 2010 à 10:33:32
Réponse #37

Patrick


@ flocondavoine : Non, pas de cartes... On leur a soufflé (très fort) qu'un plan d'évac avec essence, bâches, eau et argent serait le bienvenu. Ils sont d'accord, mais ils n'y avaient pas pensé avant... Bref...
C'est tout bonnement criminel et contraire au droit. L'employeur ou l'organisateur à le devoir d'analyser les risques et de fournir les moyens de prévention collectif et/ou individuel en fonction de cette analyse à ses salariés ou bénévoles.

06 janvier 2010 à 11:18:10
Réponse #38

François


Faut être trop sévère non plus, certaines grosses organisations ont la compétence et les moyens en matière de sécurité (çà n'empêche pas toujours les problèmes, d'ailleurs) . Pour d'autres l'enthousiasme et le sens du service en tiennent lieu.
Il y a toute la gamme, comme quand on compare les armées de différents pays :)

D'un autre coté, quand on demande conseil à des spécialistes de la sécurité, on se retrouve souvent avec des conseils inapplicables parce que complétement décalés par rapport aux exigences de la mission.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

06 janvier 2010 à 11:23:55
Réponse #39

François


Un bon moyen de tester son BOB, c'est de se prévoir 12h ou 24h sur son temps de repos, et de le tester. 
24 h de repos d'affilée ? Ils sont pas nombreux ceux qui travaillent sur le terrain et qui ont çà ;)
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

06 janvier 2010 à 11:30:00
Réponse #40

Thanos


@ flocondavoine : Non, pas de cartes... On leur a soufflé (très fort) qu'un plan d'évac avec essence, bâches, eau et argent serait le bienvenu. Ils sont d'accord, mais ils n'y avaient pas pensé avant... Bref...

Tu peux toujours essayer de faire une "carte compilée", on utilise beaucoup ça en archeo, tu prends un fond de carte, même si il date et tu reportes dessus tes nouvelles informations acquises via les images satellite, les photos, les prise de points GPS, les relevés topo etc..etc...

Avant, on utilisait des feuilles de papier calque, mais un bon logiciel de dessins vectoriel ou le must de SIG, sera plus pratique.


Sinon, pas mal de "sociétés de sécurités privées" font des formations pour les journalistes et humanitaires, mais ça a sont prix :/

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

06 janvier 2010 à 11:35:25
Réponse #41

DavidManise


24 h de repos d'affilée ? Ils sont pas nombreux ceux qui travaillent sur le terrain et qui ont çà ;)

J'imagine bien :(

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

06 janvier 2010 à 11:49:33
Réponse #42

Lily


Bon, moi, je bosse pas, je fais femme d'expat, dans la vie, au pire, je peux me les prendre les 24 heures  ;# C'est d'ailleurs pour ça que j'ai le temps de me pencher sur les protocoles de sécurité.

Pour la carte compilée, c'est ce que j'ai commencé à faire (vieille formation de géographe...) mais il faut que j'aie de nouveau accès aux topos parce que c'est un point très discriminant de la zone. Qui est juste sublime mais aussi tout à fait accidentée. La montagne, quoi  :) D'ailleurs, si il y a des volontaires pour venir faire une rando montagnarde sous les tropiques... La vallée du Rift, deux trois volcans, un beau 4000, des oiseaux partout et quelques zèbres  :)
Je me bats avec la sécurité (et grâce à vous, j'ai enfin l'impression que c'est raisonnable de la faire) mais qu'est-ce que ce pays est beau, quand même !
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

06 janvier 2010 à 12:08:14
Réponse #43

Patrick


Faut être trop sévère non plus, certaines grosses organisations ont la compétence et les moyens en matière de sécurité (çà n'empêche pas toujours les problèmes, d'ailleurs) . Pour d'autres l'enthousiasme et le sens du service en tiennent lieu.
Il y a toute la gamme, comme quand on compare les armées de différents pays :)

D'un autre coté, quand on demande conseil à des spécialistes de la sécurité, on se retrouve souvent avec des conseils inapplicables parce que complétement décalés par rapport aux exigences de la mission.
Parce qu'on demande aux mauvais spécialistes, ceux qui croient encore que la Rhodésie en en guerre et qu'ils vons se farcir du conseiller cubain ou popov. Il y a de bonnes boites qui préparent bien les ONG et la presse à leurs risques propres.

Je pense en ce qui me concerne qu'on doit demander le même niveau de sécurité à toutes les ONG ou interdire celles qui ne sont pas en capacité de faire.

Imaginez un instant qu'on vous renvoie votre gamin dans un sac plastique parce que l'ONG n'avait pas les moyens de le former et de l'informer sur les risques qu'il encourait. Considéreriez-vous toujours que la noblesse de la tâche l'emporte ? Attention je ne parle pas de supprimer le risque,  intrinsèque dans ce domaine, mais de le gérer.

Une connaissance a vu comme ça sa gamine revenir en plusieurs morceaux dans un cercueil plombé du Caucase. On ne lui avait juste pas parlé des risques d'enlèvements et des précautions à prendre et que la police ne s'embarassait que fort peu des otages pendant l'assaut.

06 janvier 2010 à 15:14:30
Réponse #44

LOOPING


Toutes les ong n'ont pas de plan de securité/evacuation dans les pays relativement calmes. Ca me surprend pas Lily.

les grandes ONG (MSF, CICR ) en ont par exemple. Même si c'est léger de ne pas en avoir, Patrick, pour les grandes qui en ont ca n'empêche pas forcemment les enlevements et même les déces d'humanitaires.

Faut voir le contenu. Même si on est en equipe, le choix final au moment décisif doit être un choix perso d'ailleurs.

Essai d'avoir des contacts avec des collegues d'ONG plus importante. Consulte leur plan. Et construit toi le tient.

En esperant que ca serve pas. Car le jour là faudra adapter et faire preuve de bon sens en fonction des circonstances.

même si le Kenya c'est peut être super calme. On peut commencer par quelques questions :

Est ce que j'ai un billet retour Open (à date libre au choix)? Ai-je la somme d'argent en cash pour me payer un billet retour plein tarif quand je veux?

Quelle est la meilleure route pour rejoindre l'aeroport? Tracer sur papier. Quelles sont les routes détournées?

Quels sont les autres aeroport du pays avec des vols réguliers vers l'etranger ou l'europe. Quel est l'aeroport du pays voisin le plus proche avec des vols internationaux? Tracer les routes.

Ou me planquer si je dois éviter mon domicile absolument? Ou me planquer au vert avant que le moindre déplacement dans les rues ou sur la route devienne trop dangereux?

Quels sont les ports maritimes, les petits ports de plaisance, voir les aerodromes avec des avions privés...?

Ou sont les forces francaises les plus proches? Les forces de l'ONU? Est ce que je peux rencontrer quelqu'un à l'ambassade de fr?

Je note aussi où je peux me procurer de l'eau, de l'energie, des aliments, si toute les sources d'appro habituelle sont coupées, je me fait un petit stock de secu.  Je trouve d'autres moyens d'informations à la radio en passant par des stations etrangeres, satelites par exemple (si TV radio muette ou propagande), une radio satelitte worlspace, les onde courtes, ca ma été utile...

Looping  ::)    qui n'avait pas bouclé totalement son plan securité/evac ...
« Modifié: 06 janvier 2010 à 15:28:34 par LOOPING »

06 janvier 2010 à 15:15:55
Réponse #45

Bison


Patrick, on ne gère RIEN dans ces pays là, dans ces missions là ...

Tu ne peux pas comparer une ONG à un "employeur" au sens européen du terme.
Tu as vu "Le dernier roi d'Écosse"? C'est cela qu'il faudrait montrer à tous les volontaires.
Après, ils partiraient en connaissance de cause ...

Et puis, avec un peu de chance, leur mission se passera plutôt dans le style "Les dieux sont tombés sur la tête".
Le drame ou la farce ... c'est le "charme" de l'Afrique!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

06 janvier 2010 à 18:07:11
Réponse #46

Patrick


Tu as vu "Le dernier roi d'Écosse"? C'est cela qu'il faudrait montrer à tous les volontaires.
Non, mais j'ai séjourné quelques fois en Afrique pour le taf.

Ce que je dis, ce n'est pas d'exiger la sécurité c'est :
1. analyser
2. prévoir des plans B

et surtout éviter d'éluder afin que JUSTEMENT les personnes partent en toute connaissance de cause et avec quelques billes.

06 janvier 2010 à 19:23:45
Réponse #47

ACORN


Patrick, on ne gère RIEN dans ces pays là, dans ces missions là ...

Tu ne peux pas comparer une ONG à un "employeur" au sens européen du terme.
Tu as vu "Le dernier roi d'Écosse"? C'est cela qu'il faudrait montrer à tous les volontaires.
Après, ils partiraient en connaissance de cause ...

Et puis, avec un peu de chance, leur mission se passera plutôt dans le style "Les dieux sont tombés sur la tête".
Le drame ou la farce ... c'est le "charme" de l'Afrique!

+ 1000 avec Bison
Tu arrives pour une mission "cool" et le lendemain tu te retrouve au milieu d'une rébellion et tu dois improviser. C'est du vécu. (en plus t'as pas la bonne couleur de peau pour passer inaperçu)

Par contre je ne connais pas "Le dernier roi d'Écosse". C'est un film. Vais voir chez Goog*e  ;)

06 janvier 2010 à 19:36:14
Réponse #48

ACORN


Merci pour le lien. Je sais quel film je vais prendre à la vidéothèque ce week-end  ;)

07 janvier 2010 à 03:55:26
Réponse #49

undujura


Quelques remarques résultant de mon expérience sur le terrain (Burundi-Zaïre-Rwanda en juillet août 1994) + Rwanda + Niger + Maroc lors de plusieurs voyages et séjours.

Le côté matos est bien abordé. Parfois, c'est un peu gadget, mais quand vous sortez votre lampe frontale pour allez aux toilettes de nuit pendant la saison des pluies au fond de la cours. C'est pas ridicule du tout. Mettre l'accent sur l'Hygiène et l'eau me semble vraiment important.

A mon sens à moins d'être intégré à une force militaire il faut éviter d'avoir une armes à feu. La probabilité de ce mettre en grand danger à cause d'elle est bien supérieures à un éventuel avantage.

Sur les trois pages de post deux choses  m'ont extrêmement étonné.
1) C'est que personne ne soulève le fait que dans de nombreux pays d'Afrique appartenir à un pays qui projette ses troupes régulièrement dans le but de maintenir un tyran au pouvoir ou de garantir l'accès à des matières premières à bas prix est mal perçu par les africains (sans parler des crimes commis directement) . Et dans ce registre la France fait particulièrement fort depuis des décennies. En tant qu'humanitaire de nationalité française dans des zones ou l'armée française intervient vous devez vous rendre compte que vous n'êtes en réalité que des supplétifs, des auxiliaires de ces troupes et que la populations locales vous considère peu ou prou comme tel. Ceci est pour vous une cause de mise en danger permanente.

2) C'est l'attitude par rapport aux africains. Ils sont absents de vos post ou peu s'en faut. Votre sécurité dépends d'abord de votre capacité à avoir une bonne relation avec eux. Une ''alliance'' de fait fondée sur une relation humaine vraie, sincère, emphatique non biaisée par du fric, du sexe, du racisme, ou autre  est  la base de la qualité/sécurité de votre séjour. Ce n'est pas facile. Il faut de l'expérience, de l'écoute. Et avoir des valeurs personnelles fortes et compatibles avec les gens qui vous entourent.

Je me risquerai à deux bref conseils. Deux erreurs sont à éviter. Si vous les gérez bien cela peut devenir des atouts très important. D'une manière générale les africains sont pudiques et la vie de famille est au centre de leurs relations sociales. En tant qu'humanitaire sur place vous devez évitez toutes relations sexuelles n'ont basées sur un amour sincère, durable et réciproque. Vous devez dans ce cas évidemment être disponible.  Ceci est valable pour un homme ou une femme. Si vous êtes sur place pour quelques semaines (voire plus) ceci se saura et votre bonne conduite pourra vous aider beaucoup pour être respecté et pris au sérieux tant par les employés subalternes que par des responsables de hauts rangs. Selon l'expérience que j'ai, plusieurs pays se renseignent via leur administration sur la manière dont vous vous conduisez sur ce plan là.
La 2ème des choses difficile à gérer c'est la distance qu'il y a entre vous et les africains en matière de niveau de vie et de pouvoir d'achat. Même si vous ne vous considérez pas comme riche, la grande pauvreté de la majorité est quelque chose qui rends les relations difficiles. Montrez-vous généreux mais avec intelligence. Ne payez pas la tournée de bière (ou de Fanta) à tout bout de champs, mais amenez une boite de lait en poudre, du thé, du sucre et du café en poudre et faite en sorte de partagez d'une manière périodique une bonne tasse avec votre entourage africain. Pour beaucoup une simple tasse de café sucré avec du lait en poudre est une friandise hors de prix.  Conviez également la femme de ménage ou le portier à partager ce moment avec vous. Si l'occasion se présente seulement lors de réunions ou ils ne peuvent être convié, prenez le temps de leurs préparez personnellement une tasse et allez le leur apportez vous-mêmes avec naturel, gentillesse et discrétion. Souvent les africains sont pauvres mais ils sont toujours d'une grande finesse dans les relations sociales. C'est vous qui êtes chez eux et non l'inverse.
Ne promettez aucune prestation même si elle vous semble peu importante. Un simple cachet contre la malaria est important pour quelqu'un sans moyen et sans perspective d'emplois correct. Soyez discret et évitez les ambiguïtés. Plutôt que de saupoudrez sans méthode les montants que vous pouvez partagez/donnez soyez sélectif. Si vous êtes responsable d'un projet (même modeste) faite une petit cagnotte pour les frais de santé urgent de vos employés. Soyez très attentif, fin et juste dans la manière dont vous la dépensez. Prenez l'avis des femmes avec respect, sans les draguez. Prenez l'avis de personnes qui ne sont pas demandeuse de ces prestations. Une pharmacienne, une commerçante qui se débrouille bien. etc....
Pour faire vos courses passez par l'intermédiaire de votre entourage africain. L'argent que vous pourrez donné pour le service rendu sera mieux dans les poches de votre chauffeur que dans les poches du commerçant (En tant que blanc vous payez beaucoup de prestations bien plus chère. C'est la loi de l'économie informelle ou le prix est adapté à la bourse de l'acheteur).

Sachez vous intégrer et devenez un véritable africain par le rayonnement de votre personnalité. C'est la condition sine qua non pour vivre pleinement vos missions.
undujura


 

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //