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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Seule notre peur nous empêche d'être efficace......  (Lu 13770 fois)

19 avril 2007 à 20:09:14
Lu 13770 fois

Patrick


.......... en combat réel. Nous avons en face de nous des individus à l'air pathibulaire, affranchi, avec des cicatrices, des tatouages, apparemment déshinibés, qui parlent fort et qui nous menacent des pires sévices et ça nous fout une trouille bleue justement parce que toute notre éducation nous fait tendre excatement vers l'opposé : une attitude policée, respectueuse et bienséante, où on s'explique par le dialogue et les arguments.

Sauf que cela c'est notre monde à nous dont les individus en face se moquent éperdument et pour tout dire, qui leur est étranger. Leur monde à eux c'est la hiérarchisation à coups de latte dans la gueule et les bastons comme autant de faits d'armes qui vont les positionner à l'intérieur du clan.

Pourtant si on y réfléchit posément, quelle que soit la force, l'attitude ou l'apparence physique de votre opposant, des gestes déterminés, ne nécessitant ni force physique ni endurance peuvent les mettre facilement hors d'état de vous nuire. Aucun être humain n'a, en effet, de muscles protégeant ses yeux (vision) ou sa gorge (respiration), ou encore ses genoux ou chevilles (mobilité).

Et les burnes me direz vous ? et bien là par contre, j'émettrais un bémol car j'ai très souvent vu des gens résister à un coup même puissant dans les gesticules selon l'angle de frappe, la position du corps, etc. Aussi si on a qu'une chance de pouvoir passer un coup pour ensuite entamer un enchainement (cycling) il ne faut absolument pas le gâcher par une cible incertaine qui va, au contraire, en cas d'échec augmenter d'autant la fureur du bad guy.


En fait, n'importe qu'elle jeune femme de 45 kg, pas spécialement affutée, mais qui parviendrait à rester lucide et dont le niveau de refus serait atteint, peut tendre le bras, la main en forme de griffe (ainsi, même au jugé on est pratiquement sur de choper  au moins un des yeux).


ou de frapper la gorge avec la partie entre le pouce et l"index


ou encore du tranchant


Et ensuite d'enchainer pourquoi pas du genoux dans les gesticules.


puis aux genoux ou sur l'arrête tibiale


en martelant la maléole aussi pour éviter d'être poursuivi.


Très souvent, eu au lieu de faire des gestes très simples et économes en énergie comme ceux-ci, nous rentrons en boxe maladroite ou en lutte pour exorciser notre peur et malheureusement là, la sanction du plus fort sera inéluctable.

Comme quoi, la survie en combat, c'est principalement maîtriser le stress et rester lucide et par dessus tout refuser de subir l'inacceptable. Même s'il est vrai que cette dernière notion est différente pour chacun et surtout variable dans le temps.

« Modifié: 25 avril 2007 à 11:58:07 par Patrick »

19 avril 2007 à 20:55:55
Réponse #1

humpfrey


Je te rejoins tout à fait là dessus Patrick et te remercie pour ton exposer... De plus, tu m'a permis de découvrir un auteur dont les écrits (en particulier le dernier que j'ai fini de lire hier soir...) m'ont marqué : il s'agit de Geoff Thompson...
Le dernier livre en question a profondément changer ma vision des choses et je vais tâcher d'appliquer maintenant ses principes. Ce livre est intitulé "Fear, the friend of exceptionnal people". Je le conseille vivement à tous ceux qui comme moi, souhaite apprendre à accepter et controler leurs peurs...

19 avril 2007 à 20:57:35
Réponse #2

Petrus


Bravo Patrick! :doubleup:
C'est vrai que même Le Banner à aussi des yeux! ;D

Parfois ce qui peut bloquer, c'est de franchir le pas.Je m'explique:
 Lors d'un trajet en RER, 3 patibulairemaispresque montent à l'étage. Un à chaque issue, l'autre va voir un jeune BCBQ et lui demande son portable pour téléphoner...Il l'embrouille gentiement, un tour de passe-passe, j'te change ta batterie, ta carte sim....Le BCBG :"et qu'est-ce que tu fais!? Mon portable!"
Le mec n'a pas réagit, il s'est fait dépouiller de son téléphone sans broncher. S'il s'était fait "bousculé" peut-être aurait-il réagit autrement?
Tout ça pour souligner ce mini syndrome de Stockolm pour ne pas déclancher la riposte : Il veut juste téléphoner, il veut juste mon portable, ma thune, toucher mes seins...

A+

Petrus
Quand lama fâché, lui toujours faire ainsi!

19 avril 2007 à 21:26:57
Réponse #3

Patrick


En plus, plus le défenseur aura l'air inoffensif, moins le méchant se méfiera et exposera de près ses zones VR (vision, respiration) tellement il sera sur de son ascendant.

20 avril 2007 à 03:10:23
Réponse #4

Blue


Oui oui oui...

Par contre je ne comprends pas bien le coup porté par la ptite dame en blanc...
Et le tranchant de la main, chez moi c'est pas naturel...Je dois être une vraie fille, j'y vais les griffes en avant...lol

Le tibia et le pied, c'est pas instinctif non plus...pourtant faudrait bien que je le travaille maintenant que mes mains yoyottent...

Blue

20 avril 2007 à 15:32:45
Réponse #5

Patrick


Par contre je ne comprends pas bien le coup porté par la ptite dame en blanc...
C'est un coup de pied remontant et en fonction de la distance séparnt le défenseur du malfaisant la zone d'impact se situe soit sur le dessus du pied soit sur la zone tibiale (ici en l'occurence). Je préfère deloin la frappe avec le genou car plus rapide, plus stable et donc plus sure.

J'ai déjà vu des gars se faire shooter les noix de la sorte et serrer les jambes de façon réflexe emprisonaat ainsi la jambe, ce qui se finit imanquablement en combat de chiffonnier au sol avec le risque de voir sa tête servir de ballon de foot à des comparses éventuels.

20 avril 2007 à 16:50:13
Réponse #6

guillaume


Oserais-je rajouter, en plus, que cette technique du coup de pied n'a d'efficacité sur quelqu'un portant un pantalon ajouter à la taille (et non pas des baggys) ;).
Donc Patrick, tafdac :).

a+

PS: J'adore ce genre de post, je le dis rarement mais c'est génial  :)

23 avril 2007 à 19:36:17
Réponse #7

Sayamon


Pour les gesticouille je dirait que c'est pas forcement les coup les plus violent qui font le plus mal !

J'ai fait un peu de skate et je suis tombé sur une barre direct sur les noix... ça fait affreusement mal j'en convient. Mais ça fait beaucoup beuacoup beaucoup moin mal qu'une balle de squash qui vient en persuté une en la rasant.

Donc je pense qu'un coup fouété serait peut etre plus efficace qu'un coup enfoncé... Enfin je pose la question surtout. (de toute façon dans un cas comme dans l'autre il m'aurai été impossible meme de m'étandre parterre tellement la douleur est atroce ! Pour le coup de la balle de squash j'ai meme vomi  :down: )
Tous savaient que c'était impossible, un fou qui ne le savait pas est venu et l'a fait.

23 avril 2007 à 21:09:56
Réponse #8

DavidManise


Le squash est un sport dangereux, tout comme le sasquach est un animal horrible ;)

+ 1 avec Pat.  Plus ils sont tatoués, plus ils gueulent fort et plus ils ont de cicatrices et plus j'ai la certitude que je vais pas être sympa du tout avec eux. 

Les mecs vraiment dangereux portent des chemises hawaïennes, c'est bien connu ;)

Ciao :)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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23 avril 2007 à 22:52:03
Réponse #9

Blue


Oui mais elles courrent beaucoup moins vite si nécessaire et attirent nettement plus l'oeil des gros vilains concupiscents...Je n'en porte pas pas mais je pense qu'un bon coup de DocMartens à cet endroit là doit laisser plus de souvenirs qu'un coup de chaussure pointue porté en équilibre précaire sur la talon de sa jumelle chaussant l'autre pied...

Blue

23 avril 2007 à 23:48:40
Réponse #10

Rod


Le squash est un sport dangereux, tout comme le sasquach est un animal horrible ;)
Toi aussi viens nous rejoindre... ;)



Les mecs vraiment dangereux portent des chemises hawaïennes, c'est bien connu ;)


 ;D

Pour revenir sur le sujet, il est clair que l'opinion qu'on peut se faire d'un adversaire tant à influencer notre jugement...
Et cela dans les deux sens, trop de peur mais aussi trop de confiance... Il faut simplement se concentrer sur le résultat qu'on veut obtenir càd la neutralisation de la menace.

Bien à vous,

Rod

25 avril 2007 à 13:09:22
Réponse #11

Campeur



Comme quoi, la survie en combat, c'est principalement maitriser le stress et rester lucide et par dessus tout refuser de subir l'inacceptable. Même s'il est vrai que cette dernière notion est différente pour chacun et surtout variable dans le temps.


Suis tafdak, il est bien la le souci, j'ai pratiqué pendant plusieurs années le ju jitsu et l'aiki budo, jusqu'à la ceinture marron, et pourtant je n'ai jamais réussi à me départir de ce stress. Stress tellement important qu'il me fait perdre toute lucidité et me paralyse, type stupeur et tremblements en situation de combat réelle :'(.

je n'ai pas l'impression que l'entrainement puisse y changer quoique ce soit. Vous qui avez peut être rencontré ce type de problème, comment l'avez vous surmonté ?

"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

25 avril 2007 à 13:24:13
Réponse #12

DavidManise


Perso ça m'est arrivé une fois ou deux de rester complètement paralysé AVANT que le combat ne commence.  Puis de dégeler et de "sortir de mes gonds" une fois que j'ai eu reçu la première baffe. 

En fait la stupeur et le tremblement, c'est une sorte de refus d'aller au charbon.  Mais bon quand le charbon vient à toi et que t'as plus rien à perdre, c'est rare que ça dure plus longtemps.  Ou alors c'est que t'es intrinsèquement une proie ou que t'as des pulsions suicidaires très profondes, ce qui m'étonnerait.

Il y a toujours un moment où on doit soi-même déclencher une action (pro-active ou réactive).  Ça, c'est pas facile.  La peur est normale.  L'idée c'est qu'en bossant des scénarios qui te mettent en situation de devoir prendre ce type de décision (exemple le drill du carré), tu t'entraînes à le faire sous stress et à réagir correctement.  C'est en faisant qu'on apprend.  Donc l'entraînement au combat doit aussi inclure toute la phase qui vient AVANT le combat, de manière à pouvoir l'initier à temps.  Sinon tu oublies d'engager le combat et tu l'as dans l'oignon (copyright PP).

Ciao ;)

David
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25 avril 2007 à 13:34:17
Réponse #13

Petrus


Perso ça m'est
Il y a toujours un moment où on doit soi-même déclencher une action (pro-active ou réactive).  Ça, c'est pas facile.  La peur est normale.  L'idée c'est qu'en bossant des scénarios qui te mettent en situation de devoir prendre ce type de décision (exemple le drill du carré), tu t'entraînes à le faire sous stress et à réagir correctement.  C'est en faisant qu'on apprend.  Donc l'entraînement au combat doit aussi inclure toute la phase qui vient AVANT le combat, de manière à pouvoir l'initier à temps.  Sinon tu oublies d'engager le combat et tu l'as dans l'oignon (copyright PP).


C'est mon problême le "moment" du déclenchement du combat.
Avec toutes les conséquences que cela entraîne. Notamment légales!
Si tu attends d'avoir pris des baffes pour réagir, légalement c'est bon (si c'est un coup de surin, c'est moins bon).
 Mais si c'est toi que cogne le premier?


Petrus.


Quand lama fâché, lui toujours faire ainsi!

25 avril 2007 à 14:22:16
Réponse #14

Patrick


C'est mon problême le "moment" du déclenchement du combat.
Avec toutes les conséquences que cela entraîne. Notamment légales!
Si tu attends d'avoir pris des baffes pour réagir, légalement c'est bon (si c'est un coup de surin, c'est moins bon).
 Mais si c'est toi que cogne le premier?
Ah la la, que les croyances ont la vie dure. Si ton adversaire agit le premier tu ne saura qu'àprès, si tu es toujours de ce monde, ce qu'il y avait au bout de son bras, tant en terme d"équipement que de potentiel.

Je m'explique, si tu prends une baffe de la part de Madame Michu parce t'as bousculé son caddy, tu as de grande chance de survivre y compris au ridicule. Si, par contre, tu prends une baffe donnée par David et quelques autres membres du forum ici, il restera tellement peu de place entre tes deux oreilles pour ta cervelle qu'il y a de grandes chance pour que celle-ci subisse des dommages irréversibles.

Aussi, il ne faut jamais attendre de prendre le premier gnon car cela risque d'être tout bonnement le dernier et même si ce n'est pas le cas, on observe que dans l'immense majorité des cas, celui qui a pris l'initiative a le dessus, car un coup n'est que rarement isolé et anonce un déluge d'autres.

Se préocuper des suites juridiques c'est bien mais cela risque d'être le cadet de vos souçis, alors.

Par contre, conscient qu'un combat est toujours suivit de conséquences on voit tout l'intéret de pratiquer une bonne prévention, de se carapater, de savoir dialoguer y compris en acceptant de paraître pour un foie jaune et si tout cela n'a pas suffit de rentrer vite et fort et de se replier aussitôt.

N'oublions pas que le droit français et j'immagine les autres aussi, vous autorise à anticiper une situation de risque imminente (le gars vous a menacé et son attitude est elle-même menaçante).

A l'inverse, vous aurez du mal à plaider une défense légitime si après avoir morflé une baffe, vous cassez les bras et jambes, crevez un oeil et ouvrez la tête de votre opposant.

Je crois qu'au hit parade des légendes urbaines le "ne frappez jamais le premier" arrive juste après "mon couteau est de port légal car la lame est moins large que la paume de ma main".

En clair : toujours faire ne sorte de ne pas être dans l'obligation de frapper mais si prévention, fuite, désescalade ne sont pas possible, toujours frapper le premier.

25 avril 2007 à 14:28:46
Réponse #15

Nicolas


faut pas avoir peur de celui qui a les cicatrices mais de celui qui les lui a faites
ciao :)

25 avril 2007 à 14:32:11
Réponse #16

DavidManise


Bah +1 avec Pat.  Frapper le premier si on n'a pas le choix.  Le premier qui "sonne" l'autre, de toute manière, a gagné la baston.  C'est la deuxième loi de la rue, juste après "même les plus gros ont un dos".

Les témoins utilisent une sorte de mémoire "globale" pour définir qui était l'agresseur et qui était l'agressé dans une altercation.

En gros, l'agresseur c'est celui qui avance vers l'autre, qui est menaçant et qui n'a pas peur.  L'agressé, c'est celui qui recule, qui évite le combat et qui a les jetons, qui gueule "je veux pas me battre", etc.

Rien n'empêche de lever les deux mains, de reculer, de gueuler "stop !  je veux pas me battre !  Stop !  Je veux pas me battre !" tout en étant prêt à cogner pour sauver sa peau si l'autre vient trop près.  Ça permet aux témoins éventuels de se faire une idée rapidement et précisément de la situation, et ils analysent tout à partir de là. 

Ensuite, tu appelles la police en premier.  Tu déposes plainte ou au minimum tu fais une main courante.  Tu dis la vérité : le gars me menaçait, il a foncé sur moi, j'ai reculé en gueulant "je veux pas me battre" mais comme il me fonçait dessus comme un fou j'ai eu peur et j'ai cogné avant lui", etc.  S'il y a des témoins, et si c'est possible, tu prends leur nom et leur phone, histoire qu'ils témoignent (la plupart refuseront) mais surtout qu'ils te perçoivent comme une victime qui s'est défendu, pas comme l'agresseur/malfrat.

S'il n'y a pas de témoins, c'est bien d'avoir des preuves...  style une ecchymose qui prouve que t'as reçu et que tu t'es défendu.  Sinon c'est la parole du mec contre la tienne.  Souvent ça va se solder par un non-lieu, mais si tu t'acharnes sur le mec et que tu l'amoches vraiment, ça risque d'être dûr à justifier en légitime défense, quoi... 

Donc pour résumer :

1) que de l'extérieur on voie bien que tu n'es pas l'agresseur (mains en l'air, gueuler stop, gueuler je veux pas me battre, fous moi la paix, reculer un peu, appeler à l'aide, gueuler stop, etc.). 

2) comme le prévoit la loi : appliquer la force minimum pour que le danger cesse.  Autrement dit, pas obligé de danser une petite gigue irlandaise sur la bouche du type pour être sûr qu'il ne se relève plus jamais...  tu l'étales et dès que la menace cesse, tu stoppe tout, scanne 360 et tu reprends de la distance.

3) si possible, chercher ou repérer des témoins, leur expliquer tout de suite ce qui s'est passé (pour figer leur mémoire) : il m'a agressé, vous avez vu, j'ai gueulé stop il a continué, j'ai pas eu le choix, j'espère qu'il n'a rien de trop grave, appelez la police SVP, etc.

4) appeler la police / gendarmerie le premier, déposer plainte ou au minimum une main courante, dire la vérité (y compris "j'ai eu peur j'ai tapé 3-4 fois de trop je pense, j'en sais trop rien ça s'est passé très vite).

Mes deux grelots.  D'autres -- plus compétents au niveau juridique ou de la self -- pourront me rendre service et compléter ;)

Ciao ;)

David
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25 avril 2007 à 17:52:51
Réponse #17

Campeur



David, Patrick,

merci pour les conseils.

une petite question tout de même David , c'est quoi le "carré drill" ?

Salut
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

25 avril 2007 à 22:05:46
Réponse #18

Bikeman


Ce message aurait peut etre plutôt sa place au "feu de camp" mais je dois dire que je suis vraiment content d'avoir trouvé ce forum vu la qualité des discussions qui concernent la "survie urbaine" (sur les autres sujets aussi sans doute  :D mais ça m'intéresse moins). Ce fil de discussion et ses différentes interventions en est un bon exemple.
Bravo  :doubleup:

26 avril 2007 à 11:34:57
Réponse #19

emmuel


Je plussoie pour désamorcer la légende urbaine : le coup de pied dans les c*u!lles règle tout. J'ai fait du viet vu dao pendant quelques années. J'ai pris pas mal de coup de pieds dans les c*u!lles. Par erreur. j'en ai jamais reçu UN qui m'ai empéché de continuer le combat. Par contre, PRESQUE TOUS m'ont permis de coller un bon ramponeau à mon partenaire tellement celui ci était sûr de m'avoir mis hors de combat.

En revanche, en 15 ans de judo, j'ai pris pas mal de coups ddans les c*u!lles et ceux là faisaient très très mal. Parce que distance plus proche et que donc c'était soit un coup de genoux, soit tout un mollet qui choppait bien le tout en remontant trrrèèès trèès haut… Et là aïe…

26 avril 2007 à 14:35:09
Réponse #20

plonky


Au sujet de la peur,

Je conseillerais la lecture d'un très bon livre "freedom from fear reactivity" écrit par scott Sonnon.
(le site ouaib http://www.rmaxinternational.com/")

Ce livre s'attache à expliquer d'une part les effets de la peur sur le métabolisme, de mettre en relief la relation souvent négligée entre état émotionnelle et état physique. Puis d'autre part, propose des méthodes de travail sur la gestion du stress et de la peur, par un travail physique et non pas un travail de divan :), en partant du principe de la bidirectionnalité de la relation physique/esprit.

C'est très impressionnant. Cela explique plein de trucs que l'on a tous vécu.

Cordialement



27 avril 2007 à 01:45:18
Réponse #21

Moonlight


Je suis un fervent partisan de la non-violence et même en situation de conflit imminent. J'ai beau faire 1.90m pour 85kg, être sportif, je suis toujours parvenu à éviter une bagarre provoquée par la discussion, quitte à passer pour un blaireau.
Le plus récent évènement, je traversais la rue devant chez moi avec mon ex copine pour aller au ciné, et un trou de cul en Golf TDI manque de nous renverser alors que nous étions sur le passage clouté. De colère autant que de frayeur, j'hurle après le mec. Le gars pile en se garant un poil plus loin. Et il sort très énervé de sa voiture (j'ai tout de suite remarqué un pote à lui sur le siège du passager) et se met à m'insulter en me provoquant, le visage à 20cm du mien. Là les idées tournent très vite dans la tête :
 1/ ce c*nnard sait pas se battre, sinon il ne serait pas si près de moi. Un mec rompu aux arts martiaux se met en garde à une distance respectable. de plus il a pas l'air d'un terminator rompu à la muscu, mais j'ai appris à me méfier des apparences.
 2/ bonne nouvelle, son pote ne descend pas de la bagnole. A 1 contre 1 j'ai plus de chance que 2 contre 1.
 3/ c'est le premier qui tape qui gagne. soit je cherche pas à discuter et je vise direct le coup direct et vicieux en pleine gorge ou à la pointe du nez pour le péter ou le coup de boule direct au visage, soit je prends tout de suite une distance de sécurité en évitant de le repousser pour pas gangréner la situation.
4/ je ne suis pas seul, je dois aussi protéger ma nana derrière moi qui peut se prendre un coup dans une frénésie combative
5/ c'est c*n à dire mais je passais le concours de gardien de la paix la semaine suivante. Si je me bats et m'en sort avec une plainte, ça la fout mal direct. mais bon par la suite j'ai été recalé aux oraux...
6/ point positif, j'aperçois des témoins de la scène derrière nous malgré la tension et l'adrénaline qui réduit mon champ de vision à mon agresseur. Si je tape, ils pourront peut-être dire que le mec est descendu exprès de sa bagnole pour chercher la baston et qu'il l'a trouvé.
7/ point négatif : je portais un spyderco Spyker dans ma poche; En cas de baston et d'interpellation par des flics, même si je m'en sers pas je suis marron...
8/ malgré tout le rationnalisme dont j'ai fait preuve jusqu'alors, je réalise que personne n'est vraiment prêt à affronter sereinement un conflit qui met clairement sa santé en péril : bref je crevais quand même de trouille à l'idée qu'il m'arrive du mal, mais plus encore à ma copine (enfin ex), que mon premier coup ne fasse pas mouche même si je sais où frapper pour annihiler la menace...
9/ autre point négatif : je suis devant chez moi. N'importe où ailleurs, si je rétame le mec au point qu'il aille à l'hosto, il y a peu de chance qu'il me dénonce aux flics. Déjà parce qu'il me connait pas et sera bien incapable de faire ma description après un trauma crânien, ensuite parce que c'est lui qui m'a provoqué, et enfin parce que les flics ne sont pas "les experts" : ils ne vont pas s'amuser à récolter mon ADN sur les dents cassés et me retrouver comme par magie, et je ne vais pas gentiment attendre les flics sur place, aussi calme qu'une vache sacrée en disant "j'étais dans mon droit!". Là c'st mal barré je suis du quartier...

Les idées 4, 5 et sans doute 8 ont eu raison de mon envie de rétamer le mec, et j'ai donc observé un repli tactique, en faisant culpabiliser le mec. En lui disant qu'il était passé à 30cm de nous, qu'on a juste eu le temps de bondir en arrière avec moi retenant ma nana car elle avait rien entendu venir, mais qu'une grand-mère n'aurait pas eu ce réflexe. Visiblement, le mec en avait pas grand chose à foutre. Donc dernière solution : reculer sans lui tourner le dos en secouant la tête et en lui disant "allez dégage va! j'ai autre chose à foutre!"
ça fait très mal à l'amour propre et ça m'a bouffé ma soirée (j'ai rien suivi du film au ciné), voire les jours suivants où je me refaisais le film de ce moment en explosant la tronche du gars. Mais quelque part au fond de moi, je savais que j'avais pris la bonne décision.




27 avril 2007 à 07:38:00
Réponse #22

Patrick



27 avril 2007 à 08:10:11
Réponse #23

DavidManise


Moonlight : très bonne réaction.  T'as évité les ennuis juridiques ET une baston.  T'as évité au mec d'être blessé.  T'as évité toute blessure pour ta copine et toi-même.  Bref, tout bon.  Ça, pour moi, c'est 20/20. 

Après, que ça fasse mal à l'amour propre on qu'on doive se mettre son envie de cogner sur l'oreille, ok.  Je comprends.  Mais c'est pas ça le plus important.

Ciao ;)

David
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27 avril 2007 à 13:46:26
Réponse #24

Sayamon


Tien en ce qui concerne les gars plein de tatouages et de cicatrice j'ai une petite annecdote :D


L'anée dernière je suis allé a un festival, le lendemain alors qu'on allai repartir avec 2 pote 3 gars arrivent 2 punk avec tatouages et cicatrice avec des bagues aux doit de celle a qui ont as pas envie de faire la bise ( ::) ) et un skinhead. Les mec vennait droit vers nous les poings fermé l'air très décidés. Nous on commencé a flipper sévère et on était déjà près a cogner si les gars vennaient un peu trop près. Pourtant arrivé a 2m de nous les gars s'arrettent nous regardent et le gars du centre nous dit "salut les gars désolé de vous dérangé mais c'est juste pour vous rappelez que ce serait super sympa de votre part de nettoyer autour de votre voiture avant de partir meme si c'est pas vous qui avez tout dégueulasser ça nous aiderais beaucoups. Merci d'avance et j'espère que le festival vous a plus." Et sur ces entrefaits les gars sont repartis avec un petit signe de main. Moi je tremblais encore. On s'est regardé avec mes potes et ont a éclaté d'un rire nerveux sachant pertinemment qu'on avait tous penssé qu'on allai se faire démonter.

Donc aussi pour dire que parfoit les apparences peuvent etre trompeuse ;)
Tous savaient que c'était impossible, un fou qui ne le savait pas est venu et l'a fait.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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