Excusez pour le déterrage mais la lecture de ce post m'a particulièrement intéressé.
L'histoire de Moonlight, par exemple. Je pige parfaitement son sentiment après l'embrouille, et le malaise inhérent. MAIS.
Les soucis qui me turlupinent sont ceux évoqués par pas mal d'intervenant du post.
Situation : embrouille avec un abruti agressif.
Souci 1 :La peur, naturelle, qui ramollit les genoux. L'impression d'avoir oublié tout ce qu'on sait, tout ce qu'on a répété des centaines de fois à l'entrainement. L'impression, en fait, que toute une partie du cerveau est désormais INACTIVE.
- Y'a-t-il un moyen de la mettre de coté, de ne bénéficier que des effets positifs (adrénaline, etc) sans les effets négatifs (mou du genou)?
Comme David, j'ai remarqué que cette peur disparait dès le début de l'action, c'est un peu comme pendant un exam à la fac. Une fois dans le jus, on nage. D'où le souci 2, peut-être le principal.
Souci 2 : QUAND commencer? ou comment savoir s'il faut commencer? Je veux dire, dans l'histoire de Moonlight, tout s'est bien terminé, sans doute un abruti pas très déterminé, une lotte comme on dit ici, grande gueule et petite queue. MAIS. On voit bien que Moonlight a beaucoup gambergé. J'aurais fait parei. Et la gamberge, franchement, c'est chiant, et chronophage. Supposons que l'abruti motorisé ait frappé. Badaboum, ça part, mais avec 10 point de retard pour Moonlight si le coup porte et si le type sait ce qu'il fait (si ce n'est pas juste une pêche+gueulante). Moonlight aurait eu raison, MAIS se serait fait étaler. La limite est très très fine, et bien malin celui qui pourrait lire dans le marc de café. Patrick et David ont bien insisté sur l'importance de frapper le premier, je suis d'accord. Mais même en étant d'accord, j'ai BEAUCOUP de mal à le faire. Je ne l'ai jamais fait je crois. J'ai pété mon plomb une fois frappé, dans les quelques situations rencontrées, et m'en suis plutôt pas trop mal sorti, je veux dire, j'ai sauvé mon cul, peu importe une soit disante victoire, ce genre de délire est pour les cons. Je persiste à penser que SI j'avais été capable de frapper le premier, j'aurais quand même évité pas mal d'ennuis.
Et je crains (même si l'âge m'a permis de bien mieux appréhender les situations alakon et de les sentir venir dix plombes avant des plus jeunes) la prochaine situation alakon. Faut-il aller au charbon? Ou faire le canard? Mais si je la ferme, je vais peut-être m'en prendre une? Donc je frappe?
PS: ce n'est pas l'aspect légal qui m'occupe. Seuls les vivants ont des procès. ça, c'est le dernier de mes soucis, d'autant que je n'ai jamais chercher à détruire, mais seulement à neutraliser. L'histoire de la gigue de David...
