Le schizotypique et les couteaux
Le schizotypique est caractérisé par un mode général de déficit social et interpersonnel marqué par une gêne aiguë et des compétences réduites dans les relations proches, par des distorsions cognitives et perceptuelles, et par des conduites excentriques.
Notre ami le schizotypique est tout un personnage des plus bizarre. Hors de ses passions, il sera très difficile de le faire bouger. Surtout si c'est pour l'inviter dans un espèce de délire comme une fête de Noël, Pâque ou même la St-Valentin. Il ne bougera même pas le petit doigt, car il n'a que très peu de considération pour ce genre de choses. Par contre, si vous l'invité dans une activité qui le passionne et qu'il n'a pas rencontré d'extra-terrestres en cours de route, il sera là parfaitement à l'heure et bien organisé.
En forêt, le schizotypique se sentira très à l'aise en autant qu'il en a déjà l'habitude. Dans un environnement inhabituel, il passera en mode méfiance. Évidement, chaque élément rencontré en forêt sera sujet à une interprétation ésotérique. Avec un schizotypique il y a toujours des fantômes ou toutes autres choses du même genre pas très loin. Les phénomènes parapsychologiques le suivre à la trace et ne le lâche pas d'une semelle. Il arrive même souvent que ses compagnons d'aventure se mettre eux-mêmes à voir, entendre, ressentir toutes sortes de choses inhabituelles et ou étranges.
Généralement, il est plutôt prudent sur le fait de se mêler aux autres. Mais une fois introduit, il traite tous les sujets avec humour et il est généralement de bonne compagnie en autant que l'on ne le prend pas trop au sérieux. De plus, si il y a un autre schizotypique dans le groupe vous pouvez êtes certains que tous les deux vont parler un langage pratiquement incompréhensible pour le commun des mortels.
Se mettre à dos un schizotypique peut être un jeu dangereux, car ses couteaux ne sont pas comme les autres, ils sont dotés de pouvoirs magiques. Bien qu'il est généralement non violent, un schizotypique sur un mode défensif peut devenir un personnage vraiment hallucinant à vous faire figer le sang. C'est vraiment pas le genre de personne à contredire. Vaut mieux le laisser aller sur son mode bizarre, ainsi il ne devrait pas faire de mal à personne. D'ailleurs, dans une situation de conflit, il aura plutôt tendance à disparaître sans laisser de traces et ce n'est pas le genre à ressentir le besoin de s'expliquer.
En situation de survie, étant habitué de vivre constamment dans Alice au pays des merveilles, il n'aura pas trop tendance à paniquer. Le schizotypique va plutôt agir et peut être même prendre la tête des opérations. De plus, si c'est un habitué de la forêt, il est probablement en mesure de s'orienter par le soleil, la lune et les étoiles. Il est peut être même en mesure de communiquer avec les plantes, les animaux, les extra-terrestres ou même par télépathie directement avec les secours. Il n'y a rien à faire pour tenter de sortir un schizotypique d'Alice au pays des merveilles...
Source : trouble de la personnalité schizotypique (DSM-IV)
1. idées de référence (à l'exception des idées délirantes de référence) c'est-à-dire, croyance erronée selon laquelle les événements, les objets ou les autres personnes de l'environnement immédiat du sujet ont une signification particulière et inhabituelle.
2. croyances bizarres ou pensée magique qui influencent le comportement et qui ne sont pas en rapport avec les normes d'un sous-groupe culturel (par exemple superstition, croyance dans un don de voyance, dans la télépathie ou dans un "sixième" sens; chez les enfants et les adolescents, rêveries ou préoccupations bizarres)
3. perceptions inhabituelles, notamment illusions corporelles
4. pensée et langage bizarres (par exemple vagues, circonstanciés, métaphoriques, alambiqués ou stéréotypés)
5. idéation méfiante ou persécutoire
6. inadéquation ou pauvreté des affects
7. comportements ou aspect bizarre, excentrique ou singulier
8. absence d'amis proches ou de confidents en dehors des parents du premier degré
9. anxiété excessive en situation sociale qui ne diminue pas quand le sujet se familiarise avec la situation et qui est due à des craintes persécutoires plutôt qu'à un jugement négatif de soi-même.