comme je l'ai dis : il n'y a as d'expérience de l'honneur. c'est une valeur. POINT. donc comment peux t-on parler d'expérience? c'est complètement bête...
Et pourtant jeune Jedi, tes aînés écouter aussi tu dois car au service de tes passions leur expérience servira.
Personnellement, j'ai beaucoup entendu disserter sur l'honneur dans l'absolu, moi je pense ceci et je ferais cela et patati et patata. Sauf qu'au pied du mur les actes se révélaient bien peu en accord avec les principes moraux pourtant exposés avec force auparavant.
Pourquoi, tout simplement parce que l'on se fait souvent une très haute opinion de soi même qui malheureusement se trouve ébréchée au contact de la réalité et seule celle-ci peut prouver que l'on a ou pas le sens de l'honneur.
Enfin, ce même sens de l'honneur n'est pas figé dans le marbre et prend un sens différent avec l'âge.
Je m'explique, il y'a 20 ans j'aurais été prêt à tout pour ne pas me laisser insulter, y compris à subir ou infliger les plus graves dommages. Étais-je alors un homme honorable ?
Aujourd'hui, tu peux me traiter de tous les noms d'oiseaux que tu veux, je m'en contre fout.
Je me rappelle de deux anecdotes de ma période "chevalier sans peur et sans reproches" :
1. Je suis en train de patienter dans un embouteillage en rentrant au boulot avec le véhicule de service. Des hurlements me tirent de ma torpeur et je vois dans le rétro sur la place en contrebas deux voyous arracher le sac d'un vieille dame celle-ci tombant lourdement au sol. Les deux malfaisants remontent la file où je suis et quand ils arrivent à ma hauteur j'ouvre soudain la portière. Gros carton, un reste dans le potage et je finis le deuxième d'un coup de pied en pleine tronche. Je récupéré le sac et la police arrive.
La vieille dame ne veut plus porter plainte vu qu'elle a récupéré son bien et n'a que quelques écorchures et par contre, les deux étant dans un triste état, je passe plusieurs heures au commissariat avec un risque de plainte car mon intervention ne rentrait pas dans le cadre de la légitime défense et c'est finalement un brigadier compatissant qui convaincra les fripouilles de ne pas donner suite.
Par contre, je perds illico mon job pour faute grave (destruction du véhicule et violences volontaires).
2. En sortant d'un consulat, un gars est en train d'avoiner sa copine, je m'interpose, essaye de raisonner le mec qui finit par reporter sa colère sur moi et essaye de me rentrer dedans. Les flics finissent par arriver le gars est en vrac pas terre au milieu de ses dents, sa femme me désignant à la vindicte de la maréchaussée. Heureusement que les marques sur la tronche de celle-ci et des témoins acceptant de relater les faits m'évitent un passage en correctionnelle.
Aujourd'hui, je vais intervenir seulement si un risque majeur guette des personnes et si pour cela je ne mets pas en danger la sécurité de mes proches. Sinon, je fais le 17, je témoigne mais pas plus.
Suis-je moins honorable pour autant ?
Il faut se garder de prendre pour argent comptant les faits de chevalerie, même si je rêve parfois moi aussi d'une chevalerie unisex, athée et roturière.
Des femmes déportées dans des camps de concentration ont acceptées de coucher avec des nazzis pour survivre ont elles pour autant manqué d'honneur ou bien fait la seule chose qu'il y avait à faire pour survivre.