Pas de critique dans mes propos camarade ' au sens fort du terme)
je ne vois pas comment cela pourrai arriver aujourd'hui, je me protège des autres, de tous les autres.
Ben ça c'est sûr hein. Se mettre un gilet pare-balles ça minimise le fait de prendre des balles. Fermer la lumière, ça limite aussi sa faculté à voir les choses ... Mais on y voit moins bien que quand c'est allumé ! Bon tu sais bien...

mais je suis trop fragile à l'intérieur pour risquer quoique ce soit, et surtout pas mon équilibre
C'est légitime et légitimable. Mais aujourd'hui tu es debout non ? Pourtant t'en as vu des vertes et des pas mures ! Que pourrais-tu connaitrre de pire ? Tu l'as dèjà vécu... Il ne peut rien t'arriver de scabreux aujourd'hui, tout du moins quelque chose dont tu ne te relèveras pas !
Arrètez un peu de penser à ce que vous pouvez perdre. Ce que vous pouvez perdre vous pouvez le refaire, le reconstruire. C'est super facile, vous l'avez déjà fait ! Par contre inventer demain, ça c'est plus dur ! Faut fouiller, mouiller le tee-shirt, s'exposer, prendre les risques par ce que c'est l'inconnu !
L'équilibre et la douleur éventuelle de le perdre ça immobilise, parlyse un bonhomme. Tu bouges plus une oreille parce que t'as PEUR de perdre tes acquis. Rien n'est acquis, jamais. Tout se gagne, tous les jours. Faut "aller au charbon" pour aimer et être aimé.
La peur de la douleur de "perdre" fait de nous des "petits bourgeois" de l'âme et du coeur, avec des "petits" mouvements, de "petites" aventures, de "petits" besoins...
Réveillez vous !
AUX ARMES !
La vie se finit demain et bordel de Dieu ( avec une maj pour ne vexer personne) avec ce qu'on a vécu, on peut rendre quelqu'un heureux. On a des choses à dire, à transmettre, à donner et qu'importe qu'on nous "rende " ou pas ou qu'on nous épargne ou pas. Le temps nous est compté, mais put**n, on a pas de montre, alors... faire comme si ça allait finir tout de suite. On a pas de temps à perdre avec des trucs qui servent à rien, ces espèces de barrières à la c*n construites avec nos angoisses, nos peurs ( que l'on verbalise en parlant "d'intérêts").
Si je mange seul, je me fais un "plattée de nouilles" avec un bout de beurre dedans en regardant une connerie à la tv en espèrant que le sommeil va vite me prendre.
Si tu viens becqueter à la maison, je fais la bouffe en faisant les courses avant, je vais chercher une bonne bouteille, je prépare l'apero avec les petits amuses-gueule qui vont bien, je range mon bordel dans la maison, je prends la douche et mets la jolie chemise, je te guette à la porte en me disant": C'est long, quand c'est qu'ils arrivent ?"
La recherche de l'amour c'est tout pareil ! C'est : " Quand est-ce qu'il ( elle ) arrive ?" et surement pas : " Je ferme la porte à clé, je décroche le téléphone et je ferme les lumières pour pas qu'on voit que je suis à la maison."
Lacher ses certitudes et ses craintes et se nourrir d'espoir...
Avoir peur de perdre quelque chose, c'est pareil que de mettre du plastique sur le canapé de peur de l'abimer. Si c'est pas pour servir, il était aussi bien à rester chez le marchand où là il serait resté tout neuf, sans aucun risque d'usure. Rien n'est jamais terminé, ni jamais acquis. Il nous faut conquérir, à chaque instant. Le bonheur, ce n'est pas en restant assis sur son cul qu'on l'obtient, faut aller le chercher en se donnant les moyens donc en prenant les risques...Et en s'exposant, forcément et l'incertitude fait partie du "deal". La seule chose dont on peut être sûr, c'est de sa volonté à ne jamais "se coucher", même si c'est de la fierté mal placé, qu'est-ce qu'on s'en fiche , tant que ça te tient debout !
Ce que tu risque de perdre, tu t'en fous, tu sais ce que c'est, c'est du déjà vu, ce n'est plus interessant, tu peux reproduire au besoin. C'est demain qui est "bandant". Vivre sa vie comme un conquérant ou un conquistador.... Hombre !
Mais bon, chui un bisounours, alors forcément.... N'empêche, y'a des bisounours teigneux
