Interdire l'homme ? C'est une réponse d'absolu ou tout du moins de quelqu'un qui est en quête d'absolu. Et cette quête est source de révolte ( peu importe que ce soit bien ou mal, dégageons nous de ces concepts) et est motrice, ou tout du moins doit l'être.
L'homme est quelque chose de génial, mais peut être la dernière des saloperies à exterminer. C'est là le paradoxe et c'est ce paradoxe qu'il faut examiner.
Je crois que la seule chose
à ne pas interdire, c'est le concept de perfectibilité( et la volonté qui l'accompagne) et ça soutend pleins d'autres concepts ( fiabilité, possibilité de faillite ou d'erreur, être sûr de ses arguments ou être sûr de détenir LA vérité).
Le doute est amha essentiel, pour autant qu'il ne soit pas paralysant.
A mon âge, je pourrais être certain de ce que je pense et dire de Vik ( par ex) : " Quel gamin !". Quand j'avais son âge, j'étais à un instant "T" à une époque donnée, dans un contexte particulier ( Giscard était au pouvoir si ma mémoire est bonne, c'est juste pour resituer dans le contexte socio-économique de l'époque). Aujourd'hui si j'avais l'âge de Vik, penserais-je les mêmes choses ?
Rien n'est moins sûr. ça veut tout simplement dire que je suis "relatif" et que ce "gamin" là a plein de choses à m'apprendre et inversement.
Mes souvenirs d'ados m'aident à essayer de comprendre ce qu'il ressent, ce qu'il est. Pour autant, je peux "humer" ses sentiments, je ne les ressents pas pour autant. Ecouter, renifler, s'ouvrir en bottant le cul à ses certitudes est gage d'avenir.
L'espoir n'est pas une rue pavée de certitudes... ( je suis bon là les mecs, je suis bon ! Celle là je la garde

!)
L'autre, l'homme ce peut être l'enfer( Jean-Sol Partre*) ou le paradis, faut juste choisir d'y croire et s'en donner les moyens ( bon celle là est moins bonne je trouve, non ?)
(*) Relire "L'écume des Jours" de Boris Vian ( Jean-Sol Partre = Jean-Paul Sartre, auteur de "Huis Clos" ouvrage d'où la maxime " L'enfer, c'est les autres." est tiré à demi-mot dans mon propos.
