Salut à tous.
Voilà, je vais vous parler d'un homme, d'un homme comme il n'en existeras peut-être plus.
L'oncle Cellier.
98 ans, il a vécu toute sa vie au Villaret, petit hameau Savoyard de la Tarentaise.
Force de la nature car élevé par la nature, 1m95 + 125 kilos de muscles au plus fort, moins avec son grand âge, mais il coupe encore son bois. Un menton a encaisser un crochet de champion du monde des lourds, des paluches avec une couche de corne capable de prendre une braise entre les doigt pour allumer sa pipe et une force à vous arracher un mélèze + un coeur trop gros pour sa puissante poitrine.
Cellier n'est pas son nom, c'est le surnom que les âmes du coin lui on donné. Et oui les gens savait que le glacier de Cellier l'avait accepté, accepté lui seul, comme un fils lui qui avait été élevé par la nature, certains sont passé dans ce glacier et certains y sont restés pas pour longtemps car où les sauveteurs avait laissé les corps, lui il allait les chercher.
Et oui il a ramené des fils à leur famille et y a laissé quelques doigts, c'était le prix à payer, il fallait donner de soi pour être accepté.
Quand il a su que mon fils était handicapé, il a dit " et bien il a un avantage sur les communs des mortels, il entreras le premier au paradis, car il est innocent".
L'oncle à un bois et un clos qui porte son nom, bien sur plusieurs prometteurs sont venus dealer à maintes reprises, la dernière fois il les a reçu à coup de fusil et c'est bien marré en les voyants détaler, les gendarmes sont venus, en tenue d'été, il lui ont dit "l'oncle va falloir que tu te calme, tu peux pas recevoir les gens à coups de fusil." il leur à répondu, " d'abord, tu m'appelles Monsieur, pour moi t'es qu'un gamin en culotte courte et si tu veux qu'on discute, met un pantalon", il était comme ça, nature, comme celle qui l'avait élevé, ce matin il a croisé le Claude cousin de mon père "hé, ou tu vas l'oncle", "dans mon bois Claude, viens m'embrasser comme un bon fils, je vous ai tous aimé, embrasse Marcel et les 2 tios pour moi". Le Claude ne relève pas, le vieux va dans son bois, il y passe tout les matins. Et mon vieux Cellier part dans son bois, choisi le plus grand sapin et si installe, dans sa besace, une demi boule de pain, une chopine de rouge, un morceau de saucisson, un large tranche de beaufort et son couteau et puis son thermos de thé sucré, vieille habitude de montagnard. Dans la poche de sa chemise, là sur le coeur, le mouchoir de sa douce, partie trop tôt, elle avait pas la santé de son homme, elle les avait brodées elle même avec sa soeur (ma regrettée grand-mère), cela faisait partie de son trousseau.
Mon vieux Cellier, il a vu son glacier, changé de couleurs avec les heures qui passent, vu comme la nature qui l'avait élevé était là pour lui, les oiseaux, le rouge gorge qui l'accompagnait au bois, il s'est souvenu des bons moments et des moments tragiques ou il a été chercher les corps pour les familles, la lumière qui passe changeant les couleurs les odeurs, l'odeur du bois.......... et puis sa femme est venue accompagnée de ses chiens tout ceux qui l'ont accompagnés le long de cette vie bien remplie, elle lui à murmuré un doux message, " viens, viens dans mes bras mon amour tu m'as manqué".
Voilà mon père viens de m'appeler, "un grand bonhomme est parti" qu'il m'a dit.
Voilà, je voulais lui rendre hommage ici, pourquoi, parce-que c'était un bonhomme que vous auriez aimer connaître, né dans la nature, élevé par la nature vivant au rythme de la nature et parti en pleine nature, face à ce glacier qui l'avait accepté comme l'un des siens.
Salut Tonton Cellier, garde un peu de sauciflar, je viendrais avec mon opinel !
Le Gros Calou qui pleure.