C'est vraiment l'aventure d'aller quelque part, avec une carte établie par l'Institut Géographique National et une boussole pour t'indiquer la direction?
La vraie aventure, n'est-ce pas de se dire : j'ai envie d'aller voir ce qu'il y a par là, au dela de l'horizon ... et d'y aller? Avec les mêmes moyens que nos ancêtres?
En demandant son chemin, en se laissant guider par le paysage, en mémorisant son parcours?
Il y a tellement de pays encore où il n'y a pas de carte ... quel plaisir de partir sans savoir où on va, de découvrir des lieux, des passages, des voies d'accès ... qui n'ont pas été au paravant "répertoriés" sur un bout de papier!
De découvrir, souvent, ce que l'on ne cherchait pas?

certes...dans l'absolu, tu n'as pas tort. En même temps, je pense que l'aventure, ici du moins, elle est vite asseptisée. Inutile de se la jouer Indiana Jones, ou mieux Robinson Crusoë, pour ressentir l'appel de la nature. Quand je suis dehors, je suis dehors, c'est tout ce qui importe. Mais j'évite de me lancer dans les bois, même de Dordogne, sans un minimum de papier ou un brin de boussole, au moins de prépa. Pourquoi?
Simplement parce que, comme certains ici, j'ai des enfants (tous petits), une famille, un job, que le lundi je dois etre au boulot parce que des gars comptent sur ma présence, etc... Bien sur, si je n'avais rien de tout celà, je me casserais sans carte. Mais pour etre parfois (il y a des années) rentré bien à la bourre, j'évite: ce n'est pas une question de conditionnement, mais de responsabilités.
Pour finir avec une certaine notion un brin absolutiste de ce que peut etre l'aventure, j'ai perdu le gout du silex taillé il y a 400 000 ans. Si un jour j'ai besoin, un besoin viscéral de quelque chôse, je ferai comme tout un chacun partout dans le monde: je le prendrai. Alors tant que c'est de l'aventure pour le plaisir, je me fais plaisir. Et tu sais, je sais toujours surprendre un chevreuil au petit matin ou sentir les herbers ou ont dormi les sangliers, poser une matole (ou des pieges plus gros...

)... des choses ultra simples, comme aller respirer l'air de la colline d'en face.
Donc en résumé, je ne suis pas un idéaliste, désolé. En situation de survie, je pense que je serais capable de tout, sans trop de scrupules. Cà ne me réjouit pas, mais je n'ai jamais eu faim pendant deux semaines, soif pendant 3 jours, etc... Donc je préfère penser que je suis peut etre le moins éthique d'entre vous. Pour le reste, si je suis meilleur que ce que je pense, ce ne pourra etre que tout bénef.

Quid de l'équimement...? Vaste débat, maintes fois reconduit ici. Mais si j'ai l'iphone dans la poche, je m'en sers. Sans scrupules, puisque je sais aussi me servir dune carte ou lire les herbes ou s'empetrent les lièvres au petit matin, avant que le jour ne se leve...
NB: je n'ai jamais mordu personne durant mes stages mili...
