Finalement si nous avions tous conscience de n'être qu'un seul peuple, lié par une même planète, continuerions nous à ravager le jardin du voisin sans nous rendre compte que ça nuit aussi au notre?
Bien entendu que si... Et n'est ce pas ce qu'il se passe actuellement ?
J'ai le sentiment (purement subjectif) qu'il y a aujourd'hui moins de conflits qu'avant. Ceci serait à mon humble avis du à la mondialisation.
Pour que l'être humain prenne conscience de n'être qu'un seul et même peuple, il faudrait soit que la totalité des individus humain sur terre ouvrent les yeux en même temps (chose malheureusement impossible), ou qu'au fil des années les différences entre les peuples se lissent, s'atténuent.
C'est ce que la mondialisation (qui existe là aussi depuis toujours mais qui s'accélère ces dernières années/décennies) fait : elle mélange, elle brasse, elle atténue les différences (mais pas les inégalités, quoi que c'est discutable).
Si on souhaite un jour ne plus voir de guerre sur Terre (auuu payyys deee canndiii...), il faudrait que les peurs cessent. Et les peurs naissent souvent de la non-connaissance de l'autre, de sa culture, etc. Mais si la culture de l'autre est plus ou moins identique à la notre... alors, il y a moins de peur. Donc moins de raison pour tabasser l'autre. etc.
Est_ce que ce un pour cent de la population mondial qui posséde la majeur partie des richesses est vraiment représentative de l'ensemble de la population, ce qui permettrait de dire qu'effectivement l'Homme ne se soucie pas d'autrui?
Non, bien entendu. Tu as raison...
Mais globalement, ce ne sont pas ces 1% qui sont les seuls à ne pas se soucier de l'autre. Ce sont 99%...
Attention ! Tout le monde (ou presque) se soucie d'aider ceux de sa "tribu" (remplacer "tribu" par "famille", "famille + amis", "peuple", "citoyens de son pays", etc. selon chaque individu)... mais sortis de cette "tribu"... rares sont ceux qui sont prêts à aider l'autre ! Malheureusement !...
J'espère que tu es dans le vrai, mais pour moi, il y a trop de gens qui reste sur le bord de la route, et bien avant le début de cette crise. En fait je ne vois pas comment l'ensemble de la population pourra accédée à des conditions de vie digne (et ce n'est pas posséder la dernière Ninten*o à la mode) avec la logique economique qui est mise en avant pour résoudre la crise.
Et si c'était l'inverse ?
Et si il n'y avait jamais eu autant de personnes à monter dans le bus et jamais eu aussi peu de monde au bord des routes ?...
Aujourd'hui, grâce aux médias dans nos pays de riches, nous avons la possibilité de voir toute la misère du monde. Et c'est révoltant...
Mais ce qu'on a tendance à oublier, c'est que TOUS les pays étaient comme l'Afrique à une époque. Et qu'aujourd'hui, il y en a de moins en moins.
Avant, l'espérance de vie mondiale devait avoisiner les 30ans... aujourd'hui, c'est 70ans.
C'est un exemple, il y en a des milliers.
J'suis peut être naïf... Mais je reste persuadé qu'on (l'humanité) va dans le bon sens.
Bien entendu, faut corriger de temps à autres le cap (c'est ce que la crise aujourd'hui fait) mais si on regarde dans les grandes lignes, c'est plutôt pas mal. Si on regarde dans les petites lignes (ce que nous permettent tous les médias), alors c'est catastrophique... mais ça l'a toujours été, et souvent pire.
C'est mon avis.

A Drigar, certaines entreprises vont disparaitre et d'autres grossir,oui,surement, mais dela a en conclure qu'elles etaient "mieux gerees" ca me semble un gros raccourci. Les soutiens politiques,les politiques sociales, l'ethique de travail(e.g.quels trucs degeulasses ils sont pret a faire ou pas) par exemple vont faire une difference dans la survie des entreprises mais je vois pas comment on lie ca á une "bonne gestion" ou á un "assainissement".
Un exemple grossier mais clair,si de deux petites PME egales á part ca, l'une rogne sur ses salaires et confort de ses employes pour investir dans son budget marketing, elle va surement mieux traverser la crise, mais je vois pas ou il y aurait dans ce cas quelque progres que ce soit pour qui que ce soit.
Tu as raison.
Je ne suis pas rentré dans le détail mais il y a en effet des soutiens politiques, politiques sociales, etc. qui rentrent en jeu. C'est parfois nécessaire (comme dans le cas des banques ou de l'industrie automobile) et parfois abusé (magouilles entre un patron et son maire), ... et parfois ce sont les deux !
Il n'en reste pas moins qu'une fois passé ces exceptions (car c'en sont), le marché va se trouver assainit.
Je prendrai comme exemple la filière immobilière : des milliers d'agences ont fermées depuis surtout 2 ans, date de la mise en évidence de la crise immo par les médias (ca faisait pourtant déjà quelque temps)... tous les acteurs de ce marché sont d'accord pour le dire : il était temps ! Il y avait trop de monde sur le gâteau.
Or, lorsqu'il y a trop de monde sur un même gâteau, les participants ont chacun une toute petite part. Tous se serrent du coup la ceinture.
La questions alors est de savoir si on préfère être moins nombreux et mieux nourri... ou beaucoup de faméliques.
Et dans le cas où on est moins nombreux, ça ne veut pas dire que les autres crèvent... ça veut juste dire qu'ils devront aller sur un autre gâteau où il y a de la place.
(pfiou, je suis le roi de la métaphore pourrie moi !

)
Et amha ce ne sont pas les "plus forts" qui s'en sortiront le mieux ou qui crèveront le moins. (...)
Je pense que les entreprises qui auront le plus de chance de s'en sortir seront celles qui seront capables de s'adapter aux "nouvelles donnes", d'être inventives, voire de fusionner entre elles ( par ex). (...)
Les "biotopes" sociaux, commerciaux, économiques sont en train de changer à grande vitesse. Les plus clairvoyants ne sont pas obligatoirement les plus forts aujourd'hui ( ou ceux qui ont les reins les plus solides).
Tu te contredis. Encore une fois, le souci est la désignation de ce que sont les "forces" et "faiblesses" !
"être capable de s'adapter, être inventif, etc" sont des forces ! Donc si des boites s'en sortent grâce à ça (et je suis totalement de ton avis sur ce point), c'est que d'une certaine manière, ces boites étaient les plus "fortes".

Les "forces"/"faiblesses" ne sont pas que dans les fonds de roulement, c'est clair. Elles sont aussi marketing and co.
Il est nécessaire que chacun comprenne (et vite) que le temps de faire des bénéfices sans pour autant produire des biens de consommation ou des services en échange est révolu. Ceux là, ceux qui n'ont pas encore compris ça vont mourir, ça ne fait pas un pli...
Et les boites comme celles ci sont nombreuses... Mais il faut un coup de vent pour les déraciner. C'est ce qu'il se passe aujourd'hui.
Même si, malheureusement, certaines de ces entreprises vont rester car elles auront été aidées par l'état (ou autre) ... et même si malheureusement, d'autres sociétés méritantes vont aussi se faire déraciner car elles auront été trop faibles sur le moment.
Ton raisonnement se tient, tu marques un point 
Mais je pense qu'on a tord dans cette tendance à comparer le capitalisme, ou tout autre systême artificiel, avec la nature. Ok dans la nature les crocodiles mangent des gnous, mais les systêmes naturels sont le résultat de millions d'années d'évolution, beaucoup plus complexes que le sacro saint marché économique capitaliste dont la structure ne date que de plus d'un siècle.
Et surtout, la nature ne connait pas le gaspillage, lorsque les conditions climatiques restent adaptées à la vie, il n'y a pas d'appauvrissement du milieu en matière de ressources ou d'espèces. La notion même de profit, pilier de notre systême, et celle de gaspillage, n'existent pas dans la nature.
Je pense que les hommes ont toujours cherché à justifier leurs actions en cherchant des comparaisons avec la nature et qu'on peut tout justifier comme ça, mais je me trompe peut être.
Tu as totalement raison lorsque tu dis que la Nature et les systèmes économiques n'ont rien à voir. C'est simplement une métaphore.

Par contre, les marchés économiques capitalistes existent depuis des millénaires. Pas un siècle.
(enfin, comme je l'entends, à savoir : Une façon rationnelle et méthodique dans le seul but de produire. On accumule et investit ses biens pour en produire de plus en plus, non pas dans un but de consommation future ou de sécurité, mais dans une logique de pure croissance.)D'une certaine manière, cette volonté de produire toujours plus dans la logique de pure croissance permet aussi de sécuriser en partie l'avenir par les ressources ainsi accumulées. Et si on part de ce principe, on peut retrouver ce type d'"idéologie" dans la nature...
Je pense entre autre aux fourmis.
Leur unique but est la croissance pour leur survie, non pas croitre pour croitre. Mais si l'objectif un peu différent, le résultat n'est il pas un peu le même ? (c'est une question !)
Les gars, tout le malentendu dans votre discussion vient de ce que vous ne marquiez pas la différence entre ce qui est "bon" moralement parlant, et ce qui est "bon" pour aider une entreprise ou une personne à survivre économiquement dans un contexte donné.
Du coup la conversation part doucement au non-sens.
Y'a pas de "malentendu" ! Juste divergence d'opinion.
On partage nos idées afin que chacun en sorte grandit !

Enfin, perso c'est comme ça que je vois les choses.
Mais sinon, t'as raison. Le "bon" moralement ne l'est pas forcement pour l'individu et inversement.