Bonjour à tous,
quand je vois régulièrement la façon dont certains enfants se débarassent de leurs parents, ça me rend dingue.
.
C'est une réaction qui se comprend. Cependant, prudence et circonspection, les rapports parents-enfants ont (sont ) une histoire, ne nous hatons donc pas de juger trop vite.
Vu de l'extérieur, on pourrait par ex me prendre pour un fils indigne, tant mes rapport avec ma mère sont distants et froids. J'ai tout plein de raisons légitimes d'être comme ça, ce n'est pas dû qu'à ma seule personne : ses petits enfants et sa frangine ont la même distance, car c'est quelqu'un de pervers et dangereux au niveau psy, capable de cruauté mentale extrème. Mais toi qui me regarde, que connais-tu de cette histoire ?
Peut-être devons nous éviter de faire tout un tas d'amalgames et tenter d'analyser les situations au cas par cas.
Une chose est sûre en tous cas, notre société est passée d'une économie agricole où les vieux participaient jusqu'au tombeau à "l'entreprise familiale"( ferme et famille) pour aller vers l'industrie et le tertiaire et là faute de pouvoir s'adapter ( passer du poste à galene avant guerre à internet et téléphone portable aujourd'hui, faut reconnaitre que c'est pas évident !) ou d'avoir la place pour s'adapter aux changements ( éclatement de la famille, travail des femmes qui avant étaient cantonnées à la maison avec un rôle pré-défini), on ne leur à laissé qu'une place de "boulet" à trainer.
Le maitre-mot aujourd'hui, c'est d'être : jeune, beau, en bonne santé, rentable et productif. Si on ne rentre pas dans ce cadre là : poubelle !
Faute de temps, on paye( impots) des gens pour s'occuper de nos vieux dans des lieux où on les regroupe ( soins sériels) en tentant de se donner bonne conscience ( le terme est trop fort, mais je ne trouve pas le terme exact , je ne voudrais pa un terme péjoratif, mais je trouve pas) alors qu'aujourd'hui, force est de reconnaitre qu'une grand-mère est plus en sécurité "chez les vieux" plutot que chez elle, surtout si elle risque de se casser la gueule dans l'escalier en allant à la cave ( parce que là, l'issue : c'est un "petit jardin " sur le ventre.)
A noter également que les générations précédente n'ont pas forcément envisagé une vieillesse pénible à sécuriser ( regarder combien d'anciens ont contracté une assurance ou une mutuelle pour "des fois que"). Nous pensons différemment aujourd'hui parce que nous vivons avec la peur du lendemain ( autrefois tu quittais un boulot pour en retrouver un autre mieux payé dans la journée sans pb !), nous ça fait plus de trente ans qu'on angoisse pour trouver du boulot.
ça ne résoud rien evidemment, pour ceux là. Mais pour nous, ça va surement changer la "donne" quand on aura 65 ou 70 balais.
Travailler jusqu' à la mort, c'est certainement pas réjouissant, surtout qu'il faudra qu'il y ai du travail et un brave patron de 80 balais qui accepte les ouvriers de plus de 90 ans
Euh, regarde l'age moyen des derniers présidents de la république française par ex.
Ces mecs là ont des horaires de folie, des emplois du temps en rapport et pourtant ils ont occupé les plus hautes fonctions du pays !
Victor ( un ancien patient ), à 99 ans écrivait toujours des articles dans le journal local ( une vraie encyclopédie ce gars là !)ça donne à réfléchir sur les capacités des vieillards.
Je crois également qu'un gars qui aime son boulot, qui aime ça : "bosser" est capable de travailler jusqu'à sa mort. C'est peut-être notre conception du "travail- corvée" qui est bancale. Combien de vieux retournent leur jardin à la bêche( et à la main! ) pour planter carottes, poireaux salades et autres patates, sans compter l'entretien du jardin ( c'est chiant et crevant je déteste !).
Gisèle 82 ans met des cailloux dans sa brouette et comble les trous du chemin, parce quand elle passe avec la voiture "ça me secoue..."
Mon père est mort à 63 ans, il a bossé jusqu'à sa mort....
Bon on réfléchit hein ! Y'a surement des trucs à inventer pour que "ça" se passe mieux....