Bon, j'ai regardé la video, mais sans le son ( je n'aime pas les bruits que font les ordis !)
Je vis dans un coin relativement tranquille, même s'il m'est arrivé de grandir dans des cités ( parents sans trop de pognon) au cours de mon adolescence, puis en y travaillant ( infirmier libéral).
Mon analyse n'engage que moi et mon expérience n'est surement pas une référence en la matière (m^me en vivant quelques temps dans les quartiers dits "chauds" du Havre ou de Rouen, je n'ai jamais été agressé) et puis je suis bien au chaud devant l'ordi....
Je pense au regard de ce que j'ai vu sur l'ordi, que le garçon à l'écharpe est la victime évidente. Je me suis fait la reflexion de comparer sa situation à celle d'un zèbre séparé du troupeau en retrait et lui gambadant au milieu des lions...
Il occupe l'espace et de toute évidence il gène dans le chemin ( le noman's land que tous les usagers du bus empruntent) tout seul, les bras écartés, écharpe pendante, manteau ouvert. Quand il est frolé ( ou bousculé je ne sais plus) il revient à la position initiale, tout le contraire du "grey man" en quelque sorte. De plus le groupe auquel il semble appartenir ( pas les agresseurs, les autres) sont : ou bien assis ou au fond du bus ou encore font face aux prédateurs dans un coin ou dos aux parois du bus.
On peut discuter de la normalité ou l'anormalité de cet accident, ça changera rien au niveau des pains qu'il s'est pris dans le portrait.
Il est prit à partie par un gars à casquette, les portes s'ouvrent, il reste

. Il ne faut pas être grand clerc pour envisager la suite.
Les prédateurs : C'est le petit en blanc qui fait monter la mayonnaise. On le voit taper la main du black ( assis à coté de la nana), lui c'est le "grand frère" ( ou le "père" remplaçant), il surveille, il évalue, mine de rien. Je ne suis pas loin de penser que l'on assiste au cours de cette vidéo à une sorte de rite de "passage" ou un truc du genre. Les autres vilains préparent le "client" pour le petit en blanc comme si ils lui préparaient SA proie, un peu comme un groupe préparait une victime pour un jeune qui va passer du statut d'enfant au statut d'homme On le voit, à un moment, le petit est aidé dans sa tâche... Bon à la fin, c'est la curée, tout le monde y va. De plus comme on rentre et on sort de ce bus comme dans un moulin ( le chauffeur,il a pas un bouton pour fermer les portes quand les méchants sont sortis ? Il a tout vu le chauffeur qu'est-ce qu'il fout ?). A tel point que les agresseurs sortent et rentre pas moins de trois fois ( il me semble) pour en remettre une couche.
Pour moi, c'est là que ça ne va plus. Le garçon est par terre tout ce que j'ai pu voir c'était un mec secouer la tête genre :" Ahh, ma pauvre Lucette dans quel monde on vit !"
Le groupe des zèbres y bouge pas quand les lions sont dehors. Le chauffeur, il a l'accélérateur, la manette pour fermer les portes, mais rien...
La victime n'a pas été très maligne sur ce coup là et s'est peut-être fait des films ( "y va rien m'arriver, c'est pas possible, j'y crois pas etc...) le dénie ou un truc comme ça.
Les voyous ça n'exsite pas d'aujourd'hui, allons voir au moyen-age : pour mémoire : " la bourse ou la vie !" C'était un peu plus pire je crois, on te tranchait la gorge pour deux écus. Au 19eme, les mauvais garçons lardaient "le bourgeois" sous les porches. C'est comme ça, quand on est un zèbre, faut pas trainer chez les lions ou alors faut se déguiser, passer inaperçu ou avoir assez de matos (dans sa tête et sa pratique) pour "s'encadrer" le grand black d'entrée de jeu et le coucher pour le compte comme dans les vieux westerns, tu tue le chef, les indiens y z'arrètent de se battre ( y sont cons les indiens hein !

).
Tout ça, moi je sais pas faire, alors je me planque et je me débine à la première occaze...
