Simple droit de réponse ...
Salut Jack,
Ah, tu es chirurgien ...

Je te cite : "Je suis toujours surpris de lire des assertions péremptoires, voire insultantes, adressées à un corps de métier "dans son ensemble" par une personne - habituellement non qualifiée pour quelque évaluation ou jugement technique - qui, de plus, n'a rencontré qu'un, ou quelques-uns, de ces professionnels."
Le fait d'être "toujours surpris" peut éventuellement t'amener à t'interroger sur l'origine d'une surprise ... répétée. Et voir, ce qui au-delà de la connerie humaine, peut les motiver.
Tu peux éventuellement t'interroger ...
Tu poursuis : "Je n'ai pourtant aucune prétention à détourner qui que ce soit de ses certitudes, quelles qu'elles puissent être, même inexactes. "
Excès de modestie de ta part.
Parce qu'en fait, mine de rien, tes bonnes paroles sont de nature à me faire sérieusement reconsidérer les informations dont je dispose, pour me ranger à ton avis, c'est à dire loin des "certitudes inexactes".
Informations par expérience directe (personnelle et par personnes très proches), informations par expérience professionnelle qui m'a amené à prendre en compte différentes sanctions disciplinaires et pénales concernant tes pairs, ainsi que les plaintes et témoignages de différentes victimes, de leurs familles et ... de blouses blanches qui curieusement dérogeaient à l'esprit de corps ... afin de mettre un terme à certains agissements.
Je te prie donc de m'excuser pour l'aspect ... péremptoire de mes paroles. Le caractère fondé et aimable des tiennes m'y oblige. On ne s'interroge jamais assez sur l'incompétence de ceux qui sont amenés à documenter, évaluer, critiquer, juger certains praticiens. Et il est possible qu'on s'interroge toujours trop sur ceux-ci.
Nul doute qu'ainsi prévenus, on soit à présent à même de considérer d'un oeil très critique tout à la fois malades, associations de malades, journalistes, économistes de la santé, ingénieurs sanitaires, professionnels de santé, administratifs divers, ordre des médecins, policiers et magistrats quand ils ne sacrifient pas au respect inconditionnel.
Enfin, tu témoignes : "Ce n'est pas si grave. Nous en avons vu d'autres, et de bien pires. Ca fait partie du métier - même si ça n'est jamais agréable."
Très sensible à tes misères, pour reprendre un terme de David.
Devant leur importance, il est sans doute de bon ton que d'autres taisent les leurs, somme toutes superficielles et fugaces.
A ce titre, afin que nulle ombre ne se porte sur ton stoïcisme dans l'épreuve, et vu que le principal intéressé de ce fil a pu en prendre amplement connaissance, je supprime mon témoignage.
L'habit ne fait pas le moine. Quelle que soit sa couleur.
Pas plus la soutane que la blouse blanche.
Hélas.
Les faits sont têtus. Et disponibles pour qui s'en donne la peine et témoigne d'une curiosité d'esprit.
Ils ne sont pas tous blancs, ils ne sont pas tous noirs. N'en déplaise.
Dans les pays anglo-saxons, à la différence de la France, il y a la culture de l'échec : la prise en compte des erreurs permet leur correction. Les dissimuler sous le tapis expose à s'y prendre les pieds à répétition.
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Petit rappel de certains de mes propos, en contraste avec d'autres délibérément cinglants et polémiques que j'ai tenus :
"Cf. Berthram qui a l'air d'en toucher une bille dans sa partie. "
"écouter les hommes de l'art, malgré tout ce qui peut et doit leur être reproché"
"il y a blouse blanche, blouse blanche, ... et même blouse blanche"
